Les théâtres

Théâtre de la Contrescarpe 

© Fabienne Rappeneau
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5 rue Blainville 75005 Paris
 

T : 01 42 01 81 88

Directrice Artistique : Maud MAZUR

Directeur : Dominique GOSSET

Inscrit dans un environnement vivant, intellectuel, chargé d’histoire, à deux pas du Panthéon, du Jardin du Luxembourg, de la Sorbonne,… le Théâtre de la Contrescarpe met à l’honneur le théâtre contemporain (historique, philosophique, sociétal, jeune public…), avec une sélection exigeante de spectacles tous publics !

 

Le Théâtre de la Contrescarpe accueille ainsi, depuis septembre 2015, le succès "Et pendant ce temps Simone veille !".

 

Le Théâtre de la Contrescarpe abrite et participe également à la création d’œuvres théâtrales inédites. 

 

L’intimité avec le public et l’acoustique sont particulièrement appréciées, en théâtre, mais aussi lors des spectacles musicaux et concerts ! Musique baroque, concerts internationaux de guitare Fingerstyle, artistes Pop/Rock,… ont déjà choisi le Théâtre de la Contrescarpe pour des représentations exclusives ! (Imany, Oldelaf, Ben Mazué, Austin Brown…)

 

Le Théâtre de la Contrescarpe, écrin rouge et noir de 110 places, se niche dans une petite rue pittoresque du quartier mythique du Quartier Latin et de la rue Mouffetard.

A l'affiche au Théâtre de la Contrescarpe

Et pendant ce temps Simone veille !

Et pendant ce temps Simone veille !

HISTOIRE(S) DE FEMME(S) Un spectacle désopilant sur l’histoire des droits de la femme ?!? Si, c’est possible ! Enfin un spectacle qui raconte avec humour l’évolution de la condition féminine en France,... Lire plus

HISTOIRE(S) DE FEMME(S)
Un spectacle désopilant sur l’histoire des droits de la femme ?!? Si, c’est possible !
Enfin un spectacle qui raconte avec humour l’évolution de la condition féminine en France, des années 1950 à nos jours, au travers de trois lignées de femmes sous le regard historico-comique de Simone qui veille.
De scènes de la vie quotidienne en parodies de chansons, une autre façon de parler des femmes…  Fermer

La presse parle du Théâtre de la Contrescarpe

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Et pendant ce temps Simone veille !

Mi revue, mi comédie, le spectacle est amusant, son grand mérite étant de ne se prendre jamais au sérieux

On est conquis.

Télérama sortir Paris

Et pendant ce temps Simone veille !

À travers ce spectacle à la fois divertissant et intelligent, la piquante Dominique Mérot et ses partenaires – toutes parfaites – rendent un bel hommage à Simone Veil « qui a fait de la femme une personne"

Logo Pariscope

Et pendant ce temps Simone veille !

Ce spectacle intelligent est à partager avec sa mère, ses filles, ses petites-filles, ses copines.

Comme le féminisme est aussi une affaire d’hommes, ces derniers y trouveront aussi bien du plaisir.

Cosmopolitan

Et pendant ce temps Simone veille !

Aussi hilarant que touchant ce spectacle rappelle que l’émancipation a été un combat.

À voir avec sa sœur, sa mère … et son mec.

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Et pendant ce temps Simone veille !

Un spectacle de dames, qui évite avec talent de se prendre au sérieux grâce à des filles riant volontiers d’elles-mêmes.

Logo Causette

Et pendant ce temps Simone veille !

Le tour de force de ce spectacle est de faire à la fois rire et réfléchir sur un sujet – le féminisme, hou ! le vilain mot !

Rhinoceros

Et pendant ce temps Simone veille !

Un moment réjouissant à vivre en famille, toutes générations confondues.

Cosmopolitan

Et pendant ce temps Simone veille !

Pièce drôle et intelligente ! Chapeau !

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Et pendant ce temps Simone veille !

Spectacle mêlant intelligemment histoire et humour !

Enlever vos soutiens gorges, portez une mini-jupe ou mettez un pantalon… Oui Femme, affirme ta liberté et vient au théâtre accompagné d’un homme. Venez... Lire plus

Enlever vos soutiens gorges, portez une mini-jupe ou mettez un pantalon… Oui Femme, affirme ta liberté et vient au théâtre accompagné d’un homme. Venez écouter l’histoire d’une lutte pour l’égalité commencée il y a plus de 60 ans et qui ne doit jamais s’arrêter.

Elles n’en n’ont pas raz-le-pompon de jouer « Et pendant ce temps Simone Veille ! ». Chaque soir, depuis la Journée des droits de la femme en 2012, la compagnie Le Pompon présente son spectacle dans des théâtres parisiens. Actuellement c’est au théâtre de la Contrescarpe que Samantha Benoît, Prisca Demarez, Marie Montoya, Nathalie Portal, Hélène Serres, Vanina Sicuranie et Annadré Vannier se relaient tous les soirs pour nous emporter dans un voyage temporel sur 60 ans. A travers quatre générations, le combat des femmes s’écrit. Droit de travailler et droit d’ouvrir un compte en banque sans l’autorisation du mari (1965), droit de vote, avortement, pilule contraceptive, divorce, port du pantalon, pma … voilà une courte liste de droit qui ont permis l’émancipation des femmes. Hommes et religieux ont dû accepter qu’ils ne soient pas les seuls maîtres à bord. Une femme a la capacité de comprendre, de choisir et d’agir seule.

Trois comédiennes vont jouer les mères aux arrières petits filles qui se rencontrent et partage leur quotidien sur un banc public. Une mise en scène simple et au combien ingénieuse. Pour faire le lien dans le temps et apporter des explications historico-comique, une madame loyale, Simone, à droite de la scène dans une magnifique robe rétro. Marie Montoya joue à merveille cette femme féministe, maladroite, alcoolique, fumeuse de joint et au combien drôle. D’autant plus avec un grand sens de la répartie. Quand elle fait participer le public pour trouver des rimes en –asses pour parler des femmes, on entend pétasse, grognasse ou blondasse. Un des rares hommes dans la salle tente aussi de participer et lance : godasse. Manifestement, il y a quelque chose qu’il n’a pas compris. Impossible de ne pas rire de cette réponse qui incite notre Simone à mettre Monsieur en boîte. Et oui, encore un homme qui n’écoute pas. L’humour coquin cocasse fait que toute la salle se laisse emporter et rigole de bon cœur. Même si c’est affligeant de voir que le combat pour le droit d’exister comme un être humain est long, il faut y mettre du sourire. Et le final ouvre sur le fait qu’il ne faut pas s’arrêter sur des acquis qui ne sont jamais totalement. Fermeture d’espaces pour avorter, désinformation médicale sur la contraception, baisse de subventions à des plannings familiales, toujours une différence de salaire homme/femme même emploi… Alors pour espérer des lendemains plus juste, plus égalitaire, ce sont les femmes et les hommes qui doivent avancer ensemble main dans la main.

Alors Mesdames, prenez vos copines, vos copains, vos maris, vos collègues et emmenez les voir ce spectacle mêlant intelligemment histoire et humour. En sortant, il est certain que vous aurez envie de partager. C’est sûrement vous qui allez contribuer à changer demain.

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Dieu est mort. Et moi non plus j'me sens pas très bien !

Accompagné de Charlotte Zotto, Régis Vlachos est bondissant...

... déconne beaucoup dans un spectacle drôle et (im)pertinent, original et hautement réjouissant.

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Dieu est mort. Et moi non plus j'me sens pas très bien !

Comme si chaque naissance de l'homme était une Genèse renouvelée…

Sauf que ça foire tout le temps. Pas de premier, de deuxième, de sixième jour… Émerge de tout ça un grand cri de colère, une éructation...

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Dieu est mort. Et moi non plus j'me sens pas très bien !

Drôle !

Les deux compères sont aux commandes d’un objet théâtral assez inclassable, parfois truculent.

Logo La revue du spectacle

Dieu est mort. Et moi non plus j'me sens pas très bien !

Régis Vlachos enfile les scènes comme autant d'épisodes d'une conscience en chemin vers elle-même.

L'on peut déguster, en famille, entre amis, ce spectacle qui donne à chacun le chemin de l'humour.

Logo Webthéa

Dieu est mort. Et moi non plus j'me sens pas très bien !

Du charme ! De l’oralité comme dans une soirée entre amis.

La présence de l’auteur-acteur est forte, escortée par sa complice Charlotte Zotto.

Logo Pariscope

Dieu est mort. Et moi non plus j'me sens pas très bien !

Original et gonflé, drolatique et poétique sur le parcours d’un homme confronté à Dieu…

Nous avons toujours besoin de rire pour ne pas avoir à en pleurer ; cela Régis Vlachos l’a parfaitement réussi.

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Dieu est mort. Et moi non plus j'me sens pas très bien !

Hyperactif, aux délires les plus osés ; c’est une colère ponctuée d'amour, un rire mêlé de larmes, un coup de gueule haut en couleurs.

C'est atypique et ça ne manque pas de courage ni de piquant !

Logo France cahtolique

Dieu est mort. Et moi non plus j'me sens pas très bien !

Ce spectacle n'est vraiment pas de nature à ébranler la foi.

Il est désopilant, d’un rire intelligent grâce à son esprit, son talent et son lyrisme.

logo United Sates of Paris

Dieu est mort. Et moi non plus j'me sens pas très bien !

Régis Vlachos soulève en toute perspicacité les véritables questions sur le rapport qu’entretient l’Homme avec ses croyances.

Dieu est mort. Et moi non plus j’me sens pas très bien ! en est une riposte lucide et éclairée.

Logo L'Express

Dieu est mort. Et moi non plus j'me sens pas très bien !

Bonté divine ! Régis Vlachos nous propose un bric-à-brac comique...

... dans un esprit interactif inondé de l’humeur du festival off d’Avignon.

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Théâtre au vent

Dieu est mort. Et moi non plus j'me sens pas très bien !

Régis VLACHOS forme avec la charmante Charlotte ZOTTO un joyeux tandem...

... et dans leur cour de récréation, l’arbre de vie jubile de plaisir !

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Infusion

Dieu est mort. Et moi non plus j'me sens pas très bien !

L’énergie qui circule sur le plateau jusque dans les muscles, les orteils du comédien mimant un bain de pied est une énergie de désespoir face à la barbarie et la violence engendrées par un Dieu que les hommes revendiquent.

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Péguy - Le visionnaire

Ce magnifique comédien est aussi un conteur fascinant.

C'est une biographie théâtrale consacrée à Charles PEGUY (1873-1914), que nous devons à Samuel BARTHOLIN. Bertrand CONSTANT, interprète tous les... Lire plus

C'est une biographie théâtrale consacrée à Charles PEGUY (1873-1914), que nous devons à Samuel BARTHOLIN.

Bertrand CONSTANT, interprète tous les rôles des rencontres importantes de Charles PEGUY.

Ce magnifique comédien est aussi un conteur fascinant.

Le spectacle débute, alors qu'un jeune journaliste, qui se présente comme écrivant dans plusieurs revues, veut tout savoir de cet Homme de Lettres, propriétaire d'une librairie, qui s'apprête à partir pour défendre la France dans le conflit 14-18, où il laissera très vite sa vie.

Bertrand CONSTANT, m'a réconcilié peu ou prou avec Charles PEGUY que j'ai toujours considéré comme une façon d'excentrique exalté tendance bigot... Je ne l'ai plus compris, après son juste engagement pour défendre Dreyfus.

 Création Musiques et Sons: Tim AKNINE et David ENFREIN.

Des lumières intelligentes, qui suivent le texte et l'action de Charly HOVE.

Le tout orchestré par une Mise en Scène précise de Laetitia GONZALBES.

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Péguy - Le visionnaire

Une figure complexe dont l’œuvre s’avère d’une actualité brûlante !

Sur scène, le comédien Bertrand Constant est seul à incarner tous les personnages, de Péguy au journaliste, en passant par les différents personnages qui ont... Lire plus

Sur scène, le comédien Bertrand Constant est seul à incarner tous les personnages, de Péguy au journaliste, en passant par les différents personnages qui ont marqué la vie de l’auteur.
La pièce donne envie de découvrir ou redécouvrir les textes de l’un des plus grands auteurs du XXème siècle, dont la pensée échappe à tout système dichotomique, alliant anti-modernisme et vision personnelle du progrès, et dont certains raisonnements trouvent un écho singulier dans l’actualité.
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Péguy - Le visionnaire

Une approche intelligente, complexe mais aussi lisible à la connaissance du personnage de Péguy !

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Tu Paris combien ?

Péguy - Le visionnaire

Quelle belle façon de (re) découvrir Péguy !

"Quelle belle façon de (re) découvrir Péguy." "Bertrand Constant jongle avec tant d’aisance entre les différents personnages que l’on finit... Lire plus

"Quelle belle façon de (re) découvrir Péguy."
"Bertrand Constant jongle avec tant d’aisance entre les différents personnages que l’on finit par oublier qu’il est seul en scène. "
"Cette pièce est passionnante !"
"D’une élégante sobriété, c’est une très belle pièce qui vous attend au théâtre de la Contrescarpe. On comprend à quel point Péguy était visionnaire. Émotion garantie."
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Péguy - Le visionnaire

Avec humilité, la pièce parvient à balayer son parcours !

Bertrand Constant incarne plusieurs personnages ayant croisé la route de Charles Péguy. Le spectateur - même profane - (re)découvre les multiples facettes de cet homme... Lire plus

Bertrand Constant incarne plusieurs personnages ayant croisé la route de Charles Péguy. Le spectateur - même profane - (re)découvre les multiples facettes de cet homme libre et fidèle, humaniste et patriote.
Sans oublier la vie affective de Péguy qui donne l'occasion au comédien d'offrir la scène la plus touchante : comment rédiger une lettre à une femme que l'on aime et qui n'est pas la sienne ?

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Péguy - Le visionnaire

Un hussard de la République, héroïque et très actuel !

Seul sur scène, Bertrand Constant incarne non seulement Péguy, mais aussi la petite quinzaine de personnages qui interviennent au cours du récit : famille, amis,... Lire plus

Seul sur scène, Bertrand Constant incarne non seulement Péguy, mais aussi la petite quinzaine de personnages qui interviennent au cours du récit : famille, amis, militants. C’est une gymnastique : Jean, le jeune journaliste qui boîte bas, la vieille Etiennette cassée en deux, Eugène qui tente une (désastreuse) démonstration de savate, un guesdiste enférocé qui veut la peau du traître, Péguy priant au sol, bras en croix… Ça bouge, ça discute, ça s’empoigne si bien qu’on finit par voir des gens et des choses là où il n’y a ni personnages, ni costumes ni décor ou si peu – chaise, table, quelques livres. Une belle performance d’acteur. 

Et une jolie mise en scène de Laetitia Gonzalbes qui exploite à propos la forme physique de Bertrand Constant – on n’a pas tous les jours sur les planches un saint-cyrien, ancien légionnaire parachutiste et sportif émérite. 

A noter : la partie son et musique créée par David Enfrein et Tim Aknine que Laetitia Gonzalbes a voulu« presque comme un deuxième personnage derrière le comédien ». Son utilisation sur la scène finale, sacrificielle, poignante, est remarquable.

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Péguy - Le visionnaire

Sortir Charles Péguy de l’oubli dans lequel il a plongé est toujours une bonne action !

En deux mots... Sortir Charles Péguy de l’oubli dans lequel il a plongé est toujours une bonne action. Il est comme son héroïne, Jeanne d’Arc, un brin... Lire plus

En deux mots...

Sortir Charles Péguy de l’oubli dans lequel il a plongé est toujours une bonne action. Il est comme son héroïne, Jeanne d’Arc, un brin ostracisé parce que victime d’une tentative de détournement opérée par les droites radicales, avant – il y a dans la pièce, une confrontation électrique entre Péguy et un journaliste del’Action française – et, bien sûr, après sa mort. 

Pourquoi est-il si “visionnaire”, comme le veut l’après-titre de la pièce ? Parce qu’il défend sans compromis la vérité, ce qu’il appelle « bêtement la vérité bête, ennuyeusement la vérité ennuyeuse, tristement la vérité triste ». Ce faisant, ce républicain absolu se place en dehors des clivages politiques, en dehors du discours partisan. On dirait aujourd’hui qu’il n’est pas dans le politiquement correct. Ni de droite ni de gauche, en somme (tout rapport avec un président en exercice étant en l’occurrence fortuit). Pour le philosophe Alain Finkielkraut, « Péguy devrait être une référence incontournable pour tous ceux qui veulent penser le monde moderne ».

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Famille Chrétienne

Péguy - Le visionnaire

Dialogues finement écrits ! Une bonne porte d'entrée pour les adolescents !

"C'est ce Péguy intense et complexe qui se dresse devant nous" "Bertrand Constant, seul sur scène retrace brillamment le destin du non moins brillant poète et écrivain... Lire plus

"C'est ce Péguy intense et complexe qui se dresse devant nous"
"Bertrand Constant, seul sur scène retrace brillamment le destin du non moins brillant poète et écrivain du siècle passé"
"Dialogues finement écrits"
"Une bonne porte d'entrée pour les adolescents aux textes de Péguy."

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Péguy - Le visionnaire

Bonne porte d’entrée vers un écrivain inclassable et souvent intimidant !

Sur scène, une initiation à Charles Péguy. Fort d’une narration limpide et d’un humour bienvenu, ce seul en scène intimiste, joué à Paris... Lire plus

Sur scène, une initiation à Charles Péguy.

Fort d’une narration limpide et d’un humour bienvenu, ce seul en scène intimiste, joué à Paris jusqu’à l’été, constitue une bonne porte d’entrée vers un écrivain inclassable et souvent intimidant. « Charles Péguy, le visionnaire » de Samuel Bartholin Théâtre de la Contrescarpe, à Paris Charles Péguy fut tué dans un champ près de Meaux le 5 septembre 1914, aux tout premiers jours de la Grande Guerre. Or l’écrivain catholique de 41 ans avait soigneusement préparé son départ pour le front, mettant de l’ordre aussi bien dans ses affaires que dans ses relations. C’est précisément à ce moment de sa vie, quand semble venue l’heure d’un bilan au moins provisoire, que le journaliste Samuel Bartholin a choisi de situer l’action initiale de sa pièce « Charles Péguy, le visionnaire », jouée ce printemps au théâtre de la Contrescarpe, à Paris. Relecture d’une vie Été 1914, à Paris. Au siège de sa revue des Cahiers de la Quinzaine, Charles Péguy reçoit un jeune journaliste venu recueillir les vues des intellectuels français de l’époque à la veille des combats. Leur dialogue se fait prétexte à une vaste rétrospective de Péguy sur sa propre vie, de son enfance dans un foyer pauvre d’Orléans à sa ferveur patriote d’avant-guerre, en passant par ses engagements socialistes, dreyfusards, puis ses convictions chrétiennes qui s’affirment à partir du début du siècle. « Toutes ces ruptures ont laissé des traces : que croyez-vous ? Je suis couturé de partout », déclare-t-il avec émotion. Seul en scène, le comédien Bertrand Constant, ancien militaire à la démarche assurée, incarne tour à tour Péguy et ses proches, ses admirateurs et ses adversaires : une telle performance mérite d’être saluée, même si certains personnages convainquent plus que d’autres. On retient notamment ce militant de l’Action française aux airs gargantuesques, s’empiffrant de poulet rôti tout en essayant de rallier Péguy – en vain – à la cause réactionnaire. Quant à la mère de l’écrivain, rempailleuse de chaises analphabète, elle émeut quand elle apprend au jeune Charles l’existence d’une bergère « tellement courageuse » qui, des siècles plus tôt, s’était battue « pour mettre fin aux souffrances des petites gens »… Jeanne d’Arc fut par la suite une figure clé de l’œuvre de l’écrivain. Les vertus d’une initiation Somme toute assez linéaire, la pièce ne séduit pas tant par l’audace de sa construction ou de sa mise en scène que par la clarté du propos, au service d’un personnage inclassable et souvent intimidant pour le non-initié. Une initiation, voilà à quoi pourrait s’apparenter ce seul en scène intimiste et souvent drôle. Il s’agit de la première fiction théâtrale de Samuel Bartholin, amateur de Péguy qui a longtemps vécu en Asie du Sud-Est en tant que journaliste indépendant. « Visionnaire » et toujours d’actualité, Charles Péguy l’est sans nul doute quand, au cours de la pièce, son personnage rend hommage à l’école républicaine, distingue la pauvreté de la misère, s’élève contre l’antisémitisme ordinaire, ou encore anticipe la disparition de la paysannerie et le recul du catholicisme en France. « Je crois que trop de monde dans l’Église considère qu’il faut s’éloigner des hommes pour se rapprocher de Dieu », affirme celui qui a rompu brutalement avec plusieurs figures du catholicisme de son époque, qui lui reprochaient de ne pas avoir fait baptiser ses enfants (son épouse Charlotte était athée). Ces disputes, brouilles et coups d’éclats sont peut-être, justement, ce qui manque à cette pièce : l’on aurait imaginé un Péguy encore plus virulent et ombrageux, plus poète aussi, que celui que campe ici Bertrand Constant. Quoi qu’il en soit, cette pièce devrait savoir attiser la curiosité du grand public sur la vie et à l’œuvre profuse de ce grand écrivain. Mélinée Le Priol

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Péguy - Le visionnaire

Seul en scène étonnant !

Vous l’avez déjà vu dans les séries Engrenages et Un village français. Bertrand Constant est actuellement à l’affiche d’un seul en scène... Lire plus

Vous l’avez déjà vu dans les séries Engrenages et Un village français. Bertrand Constant est actuellement à l’affiche d’un seul en scène étonnant, Péguy le visionnaire, au Théâtre de la Contrescarpe, dans lequel il interprète pas moins d’une quinzaine de personnages, dont le poète Charles Péguy. Voici son Paris.

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Péguy - Le visionnaire

Interprétation sans faille et un système narratif audacieux !

Quand Péguy laisse sa place à Charles… Pari audacieux que de monter un seul en scène entièrement consacré à Charles Péguy,... Lire plus

Quand Péguy laisse sa place à Charles…

Pari audacieux que de monter un seul en scène entièrement consacré à Charles Péguy, poète et essayiste quelque peu oublié du grand public. Mais le pari est relevé haut la main, grâce à une interprétation sans faille et un système narratif audacieux.

Un spectacle sur Charles Péguy a de quoi étonner. Car le poète s’est fait un peu oublier du grand public, l’homme politique (car il était doté de fortes convictions qui manquent de nos jours) encore davantage. Tout juste Bruno Dumont avait tenté de le remettre au goût du jour avec sa comédie musicale Jeannette, l’enfance de Jeanne d’Arc, remarquée à la Quinzaine des réalisateurs à Cannes l’an dernier, sur des textes de Péguy, féru de la paysanne qui entendait des voix. Sans succès. Mais très rapidement, on entre dans le jeu. Car finalement, ce n’est pas véritablement à un biopic sur Charles Péguy auquel on assiste. Ce dernier est d’ailleurs une sorte de prétexte, de fil rouge pour raconter une époque, la sienne. Celle où la gauche luttait contre les extrêmes, celle où il s’en suffisait d’un rien pour que tout s’embrase. Celle où tout finit par éclater tout de même, à l’image de la Première Guerre mondiale, où Péguy va périr en militaire dès 1914. Mais il l’ignore encore. Il raconte ici son histoire à un journaliste venu l’interviewer. Et il n’oublie aucun détail : ni son enfance pauvre entouré de sa mère et sa grand-mère, ni la rencontre avec sa femme, ni sa petite librairie où il tente de vendre des brûlots politiques, ni ses élans poétiques. Le tout sur un procédé cinématographique, avec flash backs et voix-off féminine douce, qui contrebalance avec le fait qu’un seul homme se trouve au centre de toute l’attention.

Bertrand Constant, déjà aperçu dans les séries Engrenages et Un village français, est formidable de justesse de bout en bout, d’autant qu’il incarne à lui seul près d’une quinzaine de personnages, femmes incluses. Et qu’il parvient à transmettre les doutes, les certitudes qui volent en éclat, une dernière histoire d’amour interdite ou la passion qu’il ressent pour la figure de Jeanne d’Arc. On a littéralement l’impression de les voir toutes et tous, graviter autour du poète à la destinée tragique. Le tout, dans une mise en scène sobre et efficace de Laetitia Gonzalbes, avec un travail ciselé sur le son et les lumières. De quoi être ébloui, même en clair obscur où le spectacle évolue souvent, avec lumières ocres ou bleutées. Et de donner envie de se plonger dans les poèmes transcendés de Charles Péguy… 

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Péguy - Le visionnaire

On découvre la flamme qui anima sa vie !

Au-delà de l’œuvre austère de Charles Péguy, On découvre la flamme qui anima sa vie. Enfant de la pauvreté et de l’honnêteté,... Lire plus

Au-delà de l’œuvre austère de Charles Péguy,
On découvre la flamme qui anima sa vie.
Enfant de la pauvreté et de l’honnêteté,
C’est un caractère bien trempé et entêté
Qui se forge à « La Contrescarpe » et s’y épanouit.
Du socialisme à l’Affaire Dreyfus, il fut pris
Dans la tourmente de ces causes à défendre et qui
« Commencent en mystique et se terminent en politique ».
En août mille-neuf-cent-quatorze, l’auteur s’explique.

Ami de la vérité, loin de l’hypocrisie,
L’écrivain, qui remit Jeanne d’Arc à l’honneur, prie.
Quand la Grande Guerre l’attend, il ferme boutique,
Emportant avec lui son idéalisme antique.
De tout cela, reste son « espérance immortelle »
Qui fuse à travers les entretiens et les querelles.

 

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L'Évasion des Sens

Péguy - Le visionnaire

Une belle performance !

Charles Péguy, un esprit critique: un one man show inspirant. Le comédien Bertrand Constant , fait revivre, seul sur scène, cet intellectuel né dans une famille... Lire plus

Charles Péguy, un esprit critique: un one man show inspirant.

Le comédien Bertrand Constant, fait revivre, seul sur scène, cet intellectuel né dans une famille modeste à la fin du XIXème dont le destin a basculé grâce à l‘école.

Charles PEGUY est oublié, à tort d’ailleurs, voire inconnu chez le jeune public et cette création vient réveiller les esprits en retraçant la vie de ce témoin de son époque en quête de sens.

Le face à face entre Charles PEGUY et ce jeune journaliste sur scène est une occasion de révéler la personnalité et les différentes facettes de PEGUY dont la vie a été marquée par l’affaire Dreyfus, l’antisémitisme, le socialisme. L’homme est franc, intransigeant, anticonformiste, critique.

Le comédien livre sur scène une belle performance, en incarnant une quinzaine de personnages hommes et femmes qui ont « façonné » Charles PEGUY et son existence.

La mise en scène de la pièce est très sobre – pas de changement de costume – ; les personnages s’enchaînent, ce qui accentue la richesse de la vie de PEGUY et fait résonner plus fort le texte.

Le spectateur est véritablement transporté en 1914 au siège de la revue les Cahiers de la Quinzaine. Une époque qui paraît bien lointaine, et pourtant… Alors que nous commémorons le centenaire de la guerre 14-18, souvenons-nous.

Charles PEGUY, écrivain, poète, homme engagé, un personnage inspiré et inspirant.

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Péguy - Le visionnaire

Un biopic touchant et enrichissant !

Jouer Charles Péguy n’est pas chose simple et pourtant, Bertrand Constant incarne le personnage à merveille. Seul sur scène, le comédien nous conte... Lire plus

Jouer Charles Péguy n’est pas chose simple et pourtant, Bertrand Constant incarne le personnage à merveille. Seul sur scène, le comédien nous conte l’histoire de ce formidable écrivain français du XXème siècle. Un biopic touchant et enrichissant.

Bertrand Constant nous plonge dans l’univers de Charles Péguy, l'écrivain, essayiste et poète français que l'on connaît, au moment où un jeune journaliste, un peu maladroit, se présente pour dresser son portrait. Nous sommes en Août 1914, Péguy ferme définitivement les Cahiers de la Quinzaine - la revue qu’il a fondée - pour partir à la guerre.

Sur la scène commence alors un long voyage dans les souvenirs de Charles Péguy. De son enfance à son départ le jour même, Péguy se raconte et raconte ce qui l'a fondé. Dès son enfance, il se passionne pour les lettres. Issu d’une famille de la classe ouvrière, il attache une grande importance à l’école et à l’enseignement. Persévérant et ambitieux, il passe trois fois le concours de l’ENS pour être enfin reçu en 1894. Tout au long de sa vie, il n’a cessé d’être un personnage atypique.

L'homme public

Charles Péguy est connu pour ses engagements politiques et ses prises de position sur l’Affaire Dreyfus dans laquelle il prend le parti du capitaine, accusé d’espionnage... Péguy c'est aussi le désir d’unifier le socialisme français, un humanisme de premier plan. Considéré comme un dissident de son époque, Péguy est resté fidèle à ses convictions...

Voilà tout ce que nous raconte Bertrand Constant, un comédien talentueux qui incarne Péguy et une kyrielle d'autres personnages sur le principe du flash-back qui vient illustrer les souvenirs.

 
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Péguy - Le visionnaire

Présence indéniable et forte !

Seul sur scène Bertrand Constant nous fait traverser la vie et le destin de Charles Péguy, témoin du début du XX e siècle, qui a laissé une... Lire plus

Seul sur scène Bertrand Constant nous fait traverser la vie et le destin de Charles Péguy, témoin du début du XXe siècle, qui a laissé une réflexion moderne sur la société, la politique, l’Homme, réflexion aujourd’hui toujours d’actualité. L’auteur de la pièce, Samuel Bartholin : « J’ai voulu tenter de rendre vivante et accessible la quête passionnée de sens et d’authenticité qui soutient l’existence de Péguy, son goût de s’inscrire dans quelque chose de plus grand que lui… »

La metteuse en scène, Laetitia Gonzalbes : « Il nous fallait raconter en 70 minutes 41 ans de notre Histoire tout en s’emparant d’une quinzaine de protagonistes de tous âges et de tous sexes. J’ai souhaité avant tout me concentrer sur la matière vivante, corporelle et sensible du comédien. Je savais que Bertrand Constant pouvait relever ce défi et composer à partir de détails, de gestes, de postures, de modulations de la voix et d’émotions. » Sobriété de la scène avec un bureau et quelques livres, peu de décor, une chaise en paille, pas de changements de costumes, les espaces délimités par les lumières, sur les compositions musicales de Tim Aknine et David Enfrein. Quelques voix de femmes interviennent, Eve, Marie, Jeanne ? 

Août 1914, Charles Péguy ferme le siège de sa revue les Cahiers de la quinzaine avant de rejoindre son régiment. Arrive un jeune journaliste avec lequel il entame un dialogue nerveux et amical, au cours duquel il revient sur différents épisodes de sa vie. Issu de famille modeste, entre une mère et une grand-mère travaillant pour les besoins du foyer, il puise là son héritage. L’école est précieuse pour lui, elle le mène, excellent élève, à Normale Sup, où il adhère en 1895 au Parti socialiste et aux idées de Jaurès. Poète, écrivain, essayiste, penseur engagé, Péguy est aujourd’hui souvent oublié.

Il milite pour des associations caritatives, soutient les ouvriers en grève. Supprimer la misère est pour lui « le premier devoir ». Il s’engage avec passion dans l’affaire Dreyfus, manifeste pour le capitaine injustement condamné, signe des pétitions. Critiquant les dérives totalitaires, refusant le marxisme et la propagande, il se retrouve seul face aux socialistes

Il avait créé Les cahiers de la quinzaine en 1900. Dans le spectacle, un dénommé Mandart, journaliste à l’Action Francaise : « …tous ces juifs qui vous entourent dans vos Cahiers, les Halevy, Suarès, Benda, Bergson et consorts… une vraie synagogue ce papelard. Ils vous auront fait confondre le beau visage de Jeanne d’Arc avec le nez crochu de Dreyfus ». Volontaire pour le front, l’écrivain tombe le 5 septembre 1914, jour de la victoire de la Marne.

Bertrand Constant est doté d’une présence indéniable et forte, il incarne avec justesse cet homme honnête, passionné, hors norme. « Je suis fier de le faire revivre à travers mon art. » Le comédien est lui-même atypique. Après 4 ans à l’école de Saint-Cyr, suivis de 3 ans dans le régiment parachutiste de la Légion étrangère « qui m’ont inspiré un livre, « Légionnaire », récits, portait, photos, 64 légionnaires se racontent. Je ne savais pas ce que je voulais, je suis parti en mission humanitaire au fond de l’Amazonie. A mon retour, je décide de vivre mon vieux rêve d’enfant, comédien ! Je travaille la nuit au SAMU social, je suis des cours de théâtre et je débute dans les petites salles, dans les courts-métrages, je suis conseiller militaire au cinéma. Ensuite j’obtiens des rôles dans les séries télé et au cinéma. »

Mais le comédien a envie d’un seul en scène au théâtre et découvre Charles Péguy. Il demande alors à un ami journaliste d’écrire la pièce, qui est publiée aux éditions Mareuil et jouée à la maison de quartier de Palaiseau, à 300m de la maison de Péguy. « Des descendants de Péguy sont venus et ont aimé notre création. Nous avons rappelé aux spectateurs l’homme révolté contre l’injustice, l’oppression, l’homme de lettres à l’immense talent, qui s’est battu pour Dreyfus et les opprimés. » Il a disparu sans jamais trahir ses idées. Ce spectacle est passionnant.

 

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The Artchemists

Péguy - Le visionnaire

Un seul en scène vibrant !

Il fallait avoir de l’audace pour s’attaquer à Charles Péguy, écrivain souvent mal compris, mal aimé qui a aujourd’hui presque disparu des manuels... Lire plus

Il fallait avoir de l’audace pour s’attaquer à Charles Péguy, écrivain souvent mal compris, mal aimé qui a aujourd’hui presque disparu des manuels scolaires. Mais Bertrand Constant, magnifique dans Charles Péguy, le visionnaire, ce seul en scène de Samuel Bartholin programmé par le théâtre de la Contrescarpe, semble aimer les défis et l’adrénaline.

Le parcours d’un humaniste

Patriote, socialiste et fervent défenseur de Dreyfus, mais aussi républicain, admirateur de Jeanne d’Arc, anticlérical et croyant, Péguy fut tout cela à la fois, brouillant les pistes, et allant à contre courant de la pensée de son temps, les convictions chevillées au corps, luttant jusqu’au bout pour défendre ses idées. C’est ce qui a parlé au comédien, à l’origine de ce projet créé l’an dernier à Avignon : « J’ai été touché par le parcours humain de cet homme et notamment cette façon qu’il a eu de garder sa ligne, et son intégrité par rapport à sa propre pensée, cette force de caractère, et son courage d’assumer qui il est, quitte à y perdre beaucoup ».  

Une ténacité et un courage qui font sans doute écho au propre parcours de Bertrand Constant, qui fut élève à St Cyr puis officier dans la légion étrangère, et quitta une carrière militaire toute tracée pour réaliser un rêve d’enfant et monter sur les planches. Péguy, lui, a fait presque le chemin inverse, quittant sa vie d’écrivain et de poète pour s’engager au front. Il fut fauché en 1914 à seulement 41 ans par la mitraille allemande, un mois seulement après sa mobilisation. Dès lors, récupéré de toute part et notamment pas le régime de Vichy et le courant nationaliste catholique, Charles Péguy, passé proche de l’oubli, regagne aujourd’hui ses lettre de noblesse et n’a jamais été aussi vivant. 

Un homme « couturé » de partout 

La pièce débute en 1914 dans le quartier latin (là même où se trouve aujourd’hui le petit théâtre de la Contrescarpe), dans la « boutique » où Charles Péguy créa les cahiers de la quinzaine. Lieutenant de réserve, il s’apprête à partir au combat au moment de la mobilisation, quand un jeune journaliste pacifiste, fasciné par son parcours, va lui faire revivre les grandes étapes de son existence et le mettre devant ses contradictions. Une vie qui démarre modestement, en province, dans une famille pauvre mais honnête et travailleuse. C’est là que Peguy puisera des valeurs fondamentales. Puis il y aura l’école et les instituteurs, ces « hussard noirs » (l’expression est de lui) qui le sortiront de sa condition et lui feront accéder à la pensée humaniste. 

Guidé par son idéal d’une société d’égalité entre les hommes, il embrassera le socialisme, et sera un défenseur de la première heure du capitaine Dreyfus, poussant son compagnon Jean Jaurès à s’engager. Mais sa conception du dreyfusisme était finalement une affaire universelle  qui dépassait les conflits de classe. Charles Péguy s’éloignera de la pensée de gauche (des lendemains qui chantent) et quittera les rangs du progrès en marche. Anti moderne, il questionnera sans relâche ceux qui par démagogie n’adoptent pas la pensée qu’ils prônent. Polémiste, philosophe, et grand poète, Péguy est resté jusqu’à la fin de sa vie un esprit libre et novateur en quête de sens et de vérité.

Une performance d’acteur

Ce sont ces idées et cette pensée que le comédien Bertrand Constant et son auteur Samuel Bartholin ont voulu transmettre dans un récit ciselé porté par une véritable performance d’acteur. Crédible aussi bien dans le rôle de Péguy que de ses proches ou de ses compagnons de lutte, Bertrand Constant donne vie à une quinzaine de personnages qu’il incarne dans un jeu plein de finesse et de sensibilité. Et c’est un bonheur de le voir évoluer sur le plateau. « J’aborde ce spectacle avec beaucoup de joie et de plaisir, même si cela me demande un grand effort de concentration chaque soir. Je joue aussi bien des femmes, que des personnages avec des accents, je modifie ma posture, ma voix, c’est une gymnastique difficile mais agréable et c’est une pièce très gratifiante à jouer. Quand je sors de scène, j’ai l’impression d’avoir fait pleinement mon métier d’acteur ». 

Grâce à une mise en scène sobre mais efficace de Laetitia Gonzalbes, il parvient à rendre l’ambiance de toute une époque, avec une simple table, quelques livres et une chaise en paille. Une époque, le début de 20ième siècle souvent méconnue mais où se reflètent, à travers la pensée de Péguy, des problématiques très actuelles qui interrogent toujours : le refus d’une certaine idée de la modernité et de la possession matérielle, et la défense des valeurs universelles et humanistes.

Péguy, ce génie français continue de fasciner et de nous faire réfléchir à notre rapport à la société, à l’éducation et au monde moderne, lui qui préférait l’action à la parole, « sans jamais renier un atome de son passé ». 

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Péguy - Le visionnaire

Intéressant, Séduisant, Brillant, Éloquent !

Bertrand Constant nous relate le parcours  de   Péguy (1813-1914) à  travers divers épisodes de son existence. Tout commence  rue de la Sorbonne,... Lire plus

Bertrand Constant nous relate le parcours  de   Péguy (1813-1914) à  travers divers épisodes de son existence. Tout commence  rue de la Sorbonne, « Aux cahiers de la quinzaine »   Péguy  s’apprête pour partir à la guerre lorsqu’ un jeune journaliste vient l’interviewé. Il va s’ensuivre une série  de flash-back  nous relatant  son existence.

Péguy enfant menant une vie modeste entre sa mère et sa grand-mère à Orléans

Ses souvenirs d’écoles / son ascension  jusqu’à  ENS

Ses amours

Son engagement politique / l’affaire Dreyfus.

Le journal avec Léon Blum / Les cahiers de la quinzaine

Son virage de libre- penseur au mysticisme…..

Bertrand Constant nous conte une histoire, l’histoire d’un « grand homme »  poète, journaliste, humaniste  mais  malheureusement supprimé du programme scolaire. Un homme qui est toujours resté intègre face à ses idées, qui a eu le courage d’aller jusqu’au bout de ses croyances  et de ses convictions.

« Aller au bout de ce que l’on croit, c’est atteindre l’éternité »  Ch Péguy

 Bertrand Constant  va incarner et donner vie à une quinzaine de personnages avec brio.  Nous verrons apparaitre sous nos yeux ; Péguy mais aussi sa mère, sa grand-mère, son instituteur…….des dialogues se créent entre eux, c’est dynamique, vivant et attrayant.

La création musicale de David Enfrein et de Tim Aknine  ainsi que la mise en scène de Laetitia Gonzalbes   sobre et harmonieuse, nous enveloppent  dans l’univers de Péguy et accroissent  nos émotions.

Bertrand Constant nous captive et nous émeut.  C’est un grand plaisir de redécouvrir  ou découvrir Péguy dans ce spectacle accessible à tous.

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Péguy - Le visionnaire

Intelligent et passionnant !

A la découverte de la vie et de l'oeuvre de Charles Péguy Péguy, le visionnaire  est un seul-en-scène consacré au poète Charles Péguy.... Lire plus

A la découverte de la vie et de l'oeuvre de Charles Péguy

Péguy, le visionnaire est un seul-en-scène consacré au poète Charles Péguy. Ecrit par Samuel Bartholin, et interprété par Bertrand Constant, ce spectacle est un sublime hommage à la vie et à l'oeuvre de l'intellectuel. 

 Charles Péguy est né en 1873 à Orléans et il est mort en 1914 à Villeroy. Ecrivain, poète, essayiste et officier de réserve français, il est également connu sous les noms de plume de Pierre Deloire et Pierre Baudouin. Péguy, le visionnaire est un spectacle qui lui est consacré.

L'histoire débute en août 1914. Alors qu'il est en train de fermer le siège de sa revue, les Cahiers de la Quinzaine, pour rejoindre son régiment, un jeune journaliste se présente à lui. Il souhaite réaliser un portrait à son sujet et lui pose pour cela diverses questions. Un dialogue s'établit entre les deux personnages et Charles Péguy est invité à revivre des moments clés de sa vie. 

Expliquer la complexité du personnage

Dans ce seul-en-scène, Bertrand Constant interprète tous les personnages : Charles Péguy en 1914 et le journaliste qui l'interroge, mais aussi tous ceux que le poète a pu rencontrer au cours de sa vie. Les épisodes qui ont marqué l'existence de l'intellectuel avant son départ pour la guerre sont donc présentés sur scène. Des épisodes que Charles Péguy revit de manière nostalgique en août 1914, un mois à peine avant sa mort au champ d'honneur, le 5 septembre 1914. 

Le texte, ponctué de citations issues de l'oeuvre de Charles Péguy, permet aux spectateurs de comprendre l'écrivain dans toute sa complexité. Ils y rencontrent un poète en quête de liberté et d'indépendance qui s'accroche à des valeurs mystiques et nationales. Ils apprennent également à connaitre un intellectuel engagé, devenu militant socialiste libertaire, anticlérical et dreyfusard, avant de suivre une idéologie catholique et nationaliste. Péguy, le visionnaire est un spectacle intelligent et passionnant. L'interprétation de Bertrand Constant captive le public et la touche pédagogique du texte signé Samuel Bartholin permet une immersion totale dans la vie et l'oeuvre de Charles Péguy. 

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Péguy - Le visionnaire

Beau texte théâtral (…) parfaitement incarné par Bertrand Constant !

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Péguy - Le visionnaire

Un spectacle pétillant d’intelligence et brillant d’éloquence.

Charles Péguy est un homme de conviction. Il n’a jamais baissé les bras, ni abandonner sa verve face aux attaques. Et même quand il trouve la foi, il ne basculera jamais... Lire plus

Charles Péguy est un homme de conviction. Il n’a jamais baissé les bras, ni abandonner sa verve face aux attaques. Et même quand il trouve la foi, il ne basculera jamais vers les idées extrêmes comme Action Française. Il reste un homme qui défend la tolérance, la liberté de pensée et l’égalité pour tous.
Faire un spectacle autour de Charles Péguy est un choix surprenant. On pourrait penser que c’est un défi lancé au spectateur. Une façon de l’inciter à venir soit découvrir un homme de caractère ou soit de nouveau rencontrer un auteur que l’on connaît. Une fois que l’on a fait le choix de franchir les portes du théâtre de la contrescarpe, le doute n’est plus permis. De toute façon, une fois que la représentation commence on sait que l’on a fait le bon choix de venir.
Bertrand Constant, seul en scène incarne Charles Péguy, debout, fier, la voix pleine d’assurance qui va partir à la guerre. Dans sa librairie va arriver un jeune journaliste, Paul Gerbier des Joncs, qui souhaite faire un portrait de lui. Charles Péguy accepte avec plaisir ce dernier échange dans un monde qui ne s’est pas encore écroulé. Bertrand Constant change de voix, de position. Il devient alors tous les autres personnages (accompagné parfois d’une voix off) qui sont les acteurs du passé de l’auteur. On le découvre enfant avec une grand-mère qui lui racontait des histoires. Puis adolescents à l’école où il brille par la qualité de son écriture. Et enfin adulte, là où il lutte pour l’innocence de Dreyfus. Dans son journal « La Quinzaine littéraire », on lui reproche d’écrire des articles avec moins de mordant depuis qu’il a trouvé la foi. Son regard sur la société a changé et il prie pour elle. D’ailleurs, un journaliste et un prêtre d’Action Française vont lui proposer de les rejoindre. : “…tous ces juifs qui vous entourent dans vos Cahiers, les Halevy, Suarès, Benda, Bergson et consorts… une vraie synagogue ce papelard. Ils vous auront fait confondre le beau visage de Jeanne d’Arc avec le nez crochu de Dreyfus”. Mais son opinion religieuse n’a pas changé sa tolérance envers les autres.

Le comédien m’a emporté dans l’histoire. J’ai suivi le fil conducteur avec plaisir car tout amener avec beaucoup d’intelligence et de délicatesse dans le texte de Samuel Bartholin. Bertrand Constant donne une interprétation avec simplicité, naturelle et intensité des personnages. J’avais même l’impression de voir parfois plusieurs personnages discutées alors qu’il était seul sur scène. La nuance légère dans la voix et le comportement créer tout de suite l’illusion. Il sait imposer un rythme pour emmener le spectateur dans son univers. Ainsi après que l’on en apprit un peu plus sur l’écrivain et ses convictions, on revient au point de départ : la librairie et la fin de l’interview. Un point final à un échange très riche et passionnant. La mise en scène de Laetitia Gonzalbes joue à l’efficacité avec juste quelques meubles, quelques livres qui suffisent à faire voyager et tout dire. Appuyé bien entendu par le travail tout en finesse de lumière de Charly Hove qui accompagne Bertrand Constant en toute circonstance. Un très beau travail d’équipe qui a donné naissance à un spectacle pétillant d’intelligence et brillant d’éloquence.

Alors si vous voulez rencontrer un homme révolté contre l’injustice, l’oppression, la haine, poussez, vous aussi les portes du théâtre. Vous y trouverez Bertrand Constant qui vous insufflera une rage de vivre et une folle envie de s’exprimer librement.

“Aller au bout de ce que l’on croit, c’est atteindre l’éternité.”

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Bulles de culture

Péguy - Le visionnaire

Bien rythmé, savamment construit !

  Bulles de Culture a découvert au Théâtre de la Contrescarpe la pièce Charles Péguy le visionnaire, la nouvelle création de la Compagnie... Lire plus

 

Bulles de Culture a découvert au Théâtre de la Contrescarpe la pièce Charles Péguy le visionnaire, la nouvelle création de la Compagnie Kabuki. Nous vous racontons. Notre avis et critique de ce seul en scène écrit par Samuel Bartholin et mis en scène par Laetitia Gonzalbes.


Charles Péguy le visionnaire : à la rencontre d’un homme peu connu
Pour être tout à fait sincère, l’auteure de ces lignes ne connaissait de Charles Péguy, avant d’assister au spectacle, que sa foi chrétienne et son aspect contesté, ainsi que certains de ses vers les plus célèbres. Ces préjugés plutôt négatifs sur l’homme Péguy ont été largement remis en question avec Charles Péguy le visionnaire.
On découvre ainsi un homme complexe, qui illustre bien la jonction entre le XIXe siècle et le XXe siècle. On le voit par exemple dreyfusard, socialiste dans ses jeunes années ; on le découvre ensuite nationaliste, mystique, contradicteur de la modernité de son époque. Ce qui apparaît de prime abord comme une forme de contradiction se déroule et se dévoile au fil du spectacle, et met en lumière un homme refusant les carcans de toute idéologie.
De l’enfant qui grandit dans un milieu pauvre, de l’écolier façonné par l’école de la République, de ses choix politiques, nous entrevoyons l’image à travers un système de flash-back bien mis en œuvre. Cela confère au personnage de Charles Péguy une dimension profondément humaine.

Un seul en scène bien mené
C’est Bertrand Constant qui porte véritablement la pièce Charles Péguy le visionnaire. Seul sur scène, il incarne tour à tour le Péguy quarantenaire, qui meurt quelques semaines plus tard sur le front, le journaliste qui l’interroge, Péguy aux différents âges de sa vie, mais aussi la mère ou la grand-mère de celui-ci ainsi que ses interlocuteurs dans les flash-back. La mise en scène deLaetitia Gonzalbes est à la fois sobre et bien pensée, permettant les aller-retours dans le temps sans grande difficulté.
Le texte de Samuel Bertholin, la mise en scène de Laetitia Gonzalbes et le jeu de Bertrand Constant font ainsi un savant mélange, offrant à voir un personnage aux multiples facettes, dont l’unité est conférée par la sincérité et la forte conscience d’avoir un rôle à jouer dans le destin de la nation.


Bien rythmé, savamment construit, Charles Péguy le visionnaire offre un voyage documenté, éclairé et éclairant, dans notre société de la fin du XIXe et du début du XXe.

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CABARET LOUISE : Louise Michel, Louise Attaque, Rimbaud, Hugo, Mai 68, Johnny…

Un coup de jeune aux idées de révolte. Un spectacle déjanté !

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CABARET LOUISE : Louise Michel, Louise Attaque, Rimbaud, Hugo, Mai 68, Johnny…

Les comédiens ont la science du théâtre et osent tout devant un public hilare.

Revigorant !

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CABARET LOUISE : Louise Michel, Louise Attaque, Rimbaud, Hugo, Mai 68, Johnny…

Un spectacle malin ou comment dépoussiérer l’histoire de façon drôle, fine et inventive.

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CABARET LOUISE : Louise Michel, Louise Attaque, Rimbaud, Hugo, Mai 68, Johnny…

Une théâtralité inventive et épanouie...

pour un spectacle jouissif et impertinent avec des comédiens virtuoses.

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Bulles de culture

CABARET LOUISE : Louise Michel, Louise Attaque, Rimbaud, Hugo, Mai 68, Johnny…

Un spectacle engagé et enjoué, résolument rock.

Cabaret Louise appartient absolument aux inclassables fabuleux.

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CABARET LOUISE : Louise Michel, Louise Attaque, Rimbaud, Hugo, Mai 68, Johnny…

Entre narration, chanson, humour et parodie

Les spectateurs assistent à un spectacle intelligent, drôle et émouvant.

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picto De la cour au jardin

CABARET LOUISE : Louise Michel, Louise Attaque, Rimbaud, Hugo, Mai 68, Johnny…

Un théâtre intelligent, spirituel, drôle, historique, pédagogique, engagé !

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La grande parade

CABARET LOUISE : Louise Michel, Louise Attaque, Rimbaud, Hugo, Mai 68, Johnny…

Comédie pleine d’humour au rythme bien tenu, original et inclassable !

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LaProvence

L'Exception > 1 Livre. 1 Adaptation. 1 Débat.

L’interprétation de Sandra Duca est impressionnante par son intelligence et son expressivité.

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L'Exception > 1 Livre. 1 Adaptation. 1 Débat.

Travail de mémoire et mise en scène originale !

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L'Exception > 1 Livre. 1 Adaptation. 1 Débat.

La jeune comédienne interprète avec justesse cette parole et fait entendre un cri sourd !

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L'Exception > 1 Livre. 1 Adaptation. 1 Débat.

C’est un spectacle, un texte à découvrir. Pour continuer à ne pas oublier.

Ce 19 janvier, au Théâtre de la Contrescarpe, il ne manquait que la présence de Ruth Klüger pour cette première édition de LAD (« Livre,... Lire plus

Ce 19 janvier, au Théâtre de la Contrescarpe, il ne manquait que la présence de Ruth Klüger pour cette première édition de LAD (« Livre, Adaptation, Débat » dont j’expliquais le principe dans un article précédent). La pièce, de Jacky Katu, formidablement interprétée par Sandra Duca, est un texte tiré du livre « Refus de témoigner » de Ruth, née à Vienne, juive, déportée à 10 ans avec sa mère. Elle sortira de cet enfer à 16 ans, émigrera aux Etats-Unis pour reprendre le cours de sa vie de jeune fille pour y devenir adulte. 
Ruth a 7 ans lors de l’Anschluss, ce raccordement entre l’Autriche et l’Allemagne nazie. Elle est déportée avec sa mère dans plusieurs camps avant d’être envoyée à Auschwitz. Elles parviennent à s’échapper en 1945, pendant la marche de la mort. En arrivant aux Etats-Unis, Ruth reprend ses études, et devient germaniste, contre toute attente. Ce n’est que bien longtemps après qu’elle finit par écrire son livre, que Jacky Katu nous fait vivre pendant ce spectacle. Seule sur scène, une petite fille nous raconte son quotidien. Elle ne pleure pas, elle suit le chemin qu’on lui dit de suivre. Elle prend conscience de sa situation en se confrontant aux autres enfants de son âge. Heureusement, elle est avec sa mère. Elle est dure, et l’a certainement aidée à survivre. Car il n’y a que ça à faire … Survivre. Au moins, essayer. 
La pièce alterne des passages monologués avec des séquences de gestuelle intenses. Toute la douleur que la petite fille ne peut extérioriser, car il en va de sa survie, toute ce mal qu’elle vit, qu’elle voit, qu’elle ressent tous les jours, est reformulé dans ces séquences, dans un silence presque difficile à supporter. Son corps se contorsionne, se tord de douleur. C’est son seul moyen de supporter cette vie … 
Une fois la pièce terminée, dans une ambiance intimiste, l’actrice et le metteur en scène s’installent avec nous pour parler de la pièce. Des spectateurs un peu timides au début, les langues se délient et s’ensuit une demi heure de questions sur la création de la pièce, le choix du texte, la vie de son auteur, Ruth Klüger qui aurait bien voulu être là, nous confirme Jacky. Il nous dit d’ailleurs qu’elle est très contente de ce projet, même si elle fait partie de ces survivants discrets. 
Une première édition à la hauteur de l’enthousiasme que nous avait témoigné Maud Mazur, directrice artistique du Théâtre de la Contrescarpe, le jour de la présentation saisonnière. Cette représentation de « L’exception » sera suivie de 2 autres, les 9 février et 16 mars. N’hésitez pas une seconde. C’est un spectacle, un texte à découvrir. Pour continuer à ne pas oublier. 

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L'Exception > 1 Livre. 1 Adaptation. 1 Débat.

Un texte à couper le souffle magistralement interprété !

L'Exception : la voix d'une adolescente au cœur des camps de la mort Dans le cadre des rendez-vous "LAD" : Un Livre, une Adaptation, Un débat, le Théâtre de la... Lire plus

L'Exception : la voix d'une adolescente au cœur des camps de la mort
Dans le cadre des rendez-vous "LAD" : Un Livre, une Adaptation, Un débat, le Théâtre de la Contrescarpe accueille une pièce touchante et prenante de Jacky Katu, L'Exception, adaptée du livre de Ruth Klüger, Refus de témoigner. Un texte à couper le souffle magistralement interprété par Sandra Duca. Une performance à découvrir le 16 mars 2019. 


Il y a des pièces qui font écho à la triste actualité de ces derniers jours. A l'heure où le mot "Juden" (Juifs) est inscrit en lettres jaunes sur la vitrine de magasins, où des portraits de Simone Veil sont marqués d'une croix gammée, où des arbres plantés en hommage à Ilan Halimi sont sciés.... L'Exception nous ramène à une histoire pas si lointaine, qui devrait nous servir de leçon... Et pourtant, comment parler de la Shoah aujourd'hui ?

 
L'Exception est une partie de l'histoire de Ruth Klüger. Petite fille juive, Ruth grandit à Vienne. Sa condition de juive, elle la découvre un jour où elle décide d'aller voir Blanche Neige au cinéma. Mais les juifs n'ont pas le droit d'aller au cinéma. C'est ce que lui rappelle une jeune fille de son quartier. 
Et ce n'est que le début... Elle n'a que 12 ans, quand en 1942, elle est déportée à Theresienstadt, avant un départ pour Auschwitz, en 1944. Elle échappe à cette mort certaine qui attend les enfants de moins de 15 ans, et se raccroche à cette volonté de vivre, de ne pas mourir dans les camps. Elle parviendra à s'enfuir avec sa mère, peu avant la libération. 


Et c'est cette histoire qu'elle nous raconte, des convois, de l'arrivée dans les camps, de cet instinct de survie, de ce qu'elle voit et de ce qu'elle vit. Un récit factuel, glaçant tant il est brut. 
Ce récit est d'autant plus touchant qu'il est celui d'une enfant face à la barbarie. Et c'est avec le regard de la jeune fille qu'elle était alors que Ruth partage avec nous son témoignage. 
Vêtue de la tenue rayée des déportés, Sandra Duca, nous livre ces mots, d'un ton presque détaché, mais qui nous prennent, et nous plongent dans l'horreur de la solution finale. Des mots, mais aussi une gestuelle. Ce corps qui se désarticule, cette bouche qui semble chercher une bouffée d'air pur... On suffoque avec elle, on partage cette inhumanité qui l'entoure et contre laquelle elle lutte pour garder son identité et ne pas être uniquement ce numéro tatoué sur son avant-bras gauche. 
Elle devient cette petite fille dans un cinéma de Vienne, cette adolescente que sa mère oblige à mentir sur son âge pour qu'elle survive... 

Un rôle fort qui est à sa mesure et qu'elle défend avec brio. 
C'est Jacky Katu qui signe cette adaptation de Refus de témoigner. Ce qui l'a attiré dans ce livre de Ruth Klüger, peu connu en France, c'est le côté brut du récit, bien loin de tout ce qui a pu être écrit sur le sujet. L'avis de Ruth Klüger quant au regard que l'on porte sur la Shoah est singulier. Elle qui a refusé de témoigner pendant plus de 50 ans, nous dit qu'à la liberation, il était difficile de parler des camps, car les gens voulaient passer à autre chose, reprendre le cours de leur existence en refusant de voir  la réalité atroce ou en l'occultant. De nos jours, la Shoah est sanctuarisée et les témoignages factuels tels que le sien passent mal. 


L'Exception est une pièce à ne manquer sous aucun prétexte. Ce qu'elle raconte c'est une page de notre histoire au travers du parcours d'une enfant exceptionnelle. Elle nous permet également une réflexion sur ce qu'on appelle le devoir de mémoire et sur la façon de transmettre ce que l'homme est capable de faire aux jeunes générations à l'heure où les survivants sont moins nombreux. 
Une thématique qui fait partie de celles développées lors du débat organisé après le spectacle. Les spectateurs peuvent alors dialoguer avec Sandra Duca et Jacky Katu. Un échange riche et passionnant qui permet de nourrir sa propre réflexion. 


Un moment de partage dont on ne sort pas tout à fait le même, tant il est clair que l'histoire est un éternel recommencement. Et qu'on voudrait à tout prix que cela se reproduise. 

 

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Contorsionniste de l'âme, Sandra Duca interprète avec force ce cri étouffé !

D'après le roman ' Refus de témoigner' de Ruth Klüger. Une pièce-matériaux de Jacky Katu Avec Sandra Duca  Au théâtre de la... Lire plus

D'après le roman ' Refus de témoigner' de Ruth Klüger.
Une pièce-matériaux de Jacky Katu

Avec Sandra Duca 

Au théâtre de la Contrescarpe. 

Représentation de la pièce dans le cadre des Rendez-vous L.A.D, un Livre / une Adaptation / un Débat  du Théâtre de la Contrescarpe

Prochain rendez-vous le samedi 16 mars 2019 à 14 heures 30.


Ruth est une enfant comme les autres, une enfant comme les autres qui porte une étoile jaune. 
Septembre 1942, arrêtée à l'hôpital de Vienne dans lequel travaillait son père, elle fera partie du dernier convoi en partance pour les camps.

Le personnage de la pièce ne se positionne pas en victime. Juive déportée dans le camp de Theresienstadt, puis en 1944 à Auschwitz, elle reste avant tout une enfant, et bientôt une adolescente.

Son rapport avec sa mère, déportée avec elle, reste conflictuel. Malgré la promiscuité et les souffrances de leur quotidien, elle n'a pas un sentiment de pitié pour sa mère, elle continue de ressentir de l'agacement, cet agacement propre à tous les adolescents. 
Elle est fière de son étoile, car elle a cette ambivalence de l'âge et cet esprit de contradiction : vous me rejetez, mais c'est moi qui vous méprise.
Tatouée à Auschwitz, marquée au fer, elle a cet instinct de survie et, déterminée, se convainc que cette trace indélébile sera l’illustration tangible de l'histoire qu'elle aura cœur à raconter.
De cette situation d'humiliation elle se crée des raisons de tenir, des idées d'avenir.

Elle ne mourra pas ici, cette intime conviction est sa façon de tenir debout.

Sandra Duca joue, mime, exprime ce cri qui ne sort pas. Ce combat pour résister se joue dans les mouvements du corps, intenses, électriques.
Au delà des mots ce sont les gestes qui expriment la souffrance.

Contorsionniste de l'âme, elle interprète avec force ce cri étouffé, ce refus de témoigner de Ruth Klüger. 

Jacky Katu adapte et met en scène ce texte profond en respectant le vœu le plus cher de l'auteur : se raconter mêlée aux prises de l'histoire sans jamais être l'Histoire.

On peut dire, cher Théâtre de la Contrescarpe, qu'un ange a traversé le plateau.

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SANDRA DUCA, UNE JEUNE COMÉDIENNE TRÈS PROMETTEUSE DANS LA PIÈCE "L'EXCEPTION"

SANDRA DUCA, UNE JEUNE COMÉDIENNE TRÈS PROMETTEUSE DANS LA PIÈCE "L'EXCEPTION" Pour 3 dates au théâtre de la Contrescarpe, Sandra Duca interprète le... Lire plus

SANDRA DUCA, UNE JEUNE COMÉDIENNE TRÈS PROMETTEUSE DANS LA PIÈCE "L'EXCEPTION"

Pour 3 dates au théâtre de la Contrescarpe, Sandra Duca interprète le rôle d’une petite fille juive pendant la seconde guerre mondiale dans un seul en scène époustouflant. Découvrez avec nous son parcours, ses conseils et sa préparation pour cette pièce inspirée du Livre de Ruth Klüger « Refus de témoigner ».
Sandra, vous êtes une jeune comédienne très prometteuse. Après des expériences dans différents projets artistiques, vous jouez seul sur scène dans la pièce “L’EXCEPTION”. Nous avons quelques questions à vous poser :

Pouvez-vous nous raconter votre parcours ?

Sandra Duca : Petite, je parle bien avant de marcher... Et pour parler je parle. Trop. Ça fatigue gentiment mes proches et amuse beaucoup le docteur. A quatre ans, je découvre la force et la beauté du mouvement grâce à Geneviève Choukroun, ancienne interprète de la Compagnie Carolyn Carlson.

En 2008, après plusieurs années durant lesquelles se mêlent pratiques de la Danse (classique, modern jazz, hip hop, contemporaine), du chant, du piano et du violon, je débute le théâtre.

Je rejoins en 2010 l'Echange Theatre Compagny à Londres. J'en profite pour me nourrir de cette ville, si vivante, si spontanée.
2012, retour en France, arrivée à Paris. En parallèle avec des études universitaires en Sciences du langage et Etudes Culturelles, je rejoins l'école de théâtre EIT Béatrice Brout. Je travaille durant 2 ans avec divers intervenants tels que Philippe Lelièvre, Sorën Prévot et Michaël Beaufrère.

Depuis, je tends à développer une Expérience approfondie de tous les aspects de la performance artistique en multipliant collaborations et expérimentations. Dernièrement avec  « Qui suis-je ? », duo vibrant qui aborde le thème de la transidentité et mon premier seule en scène « L'Exception », mêlant texte brut et travail du corps abimé ; deux créations du Festival d'Avignon OFF 2018.

La première a été reprise en novembre 2018 au Festival International de Théâtre de Jezkazgan au Kazakhstan, la seconde au Théâtre de la Contrescarpe (Théâtres parisiens associés) dès janvier 2019.

En février 2019, j'ai le grand plaisir d'intégrer l'équipe réduite de la formation "De la page à la scène" dirigée par François Rancillac au Théâtre de l'Aquarium (Cartoucherie) et au CFPTS (Centre de formation professionnelle aux techniques du Spectacle).

Qu'est ce qui vous a motivé à faire de la comédie ?

S.D : Les premiers spectacles que j’ai abordés furent ceux auxquels j’ai participé : ceux de mon école, de l’école de musique et surtout ceux de l’école de Danse que j’ai fréquentée de 4 à 18 ans. Outre qu’ils consacraient le parcours d’une année entière dans une discipline que j’aimais, j’étais sensible au mélange de fièvre et de rigueur qui accompagnait leur préparation, leur réalisation. Je n’étais pas d’un milieu où on avait vraiment les moyens d’assister à des manifestations culturelles, mais les vivre de l’intérieur, même à un niveau si juvénile et amateur me ravissait.

A 17 ans, j’ai débuté le théâtre et cette Expérience fut déterminante. Elle correspondait je crois à un profond désir/besoin d’expression que les autres disciplines n’avaient pas comblé. Petite, je « saoulais » mes proches car je parlais tout le temps. Maintenant, grandie, je reconnais ce fort désir d’intervenir et d’échanger dans ce goût, cette passion pour le théâtre ; qui porte en corollaire l’exploration de la parole ou des écrits des autres, la reprise d’histoires, de rôles… Monter sur scène, se montrer, se faire entendre, proposer une interprétation issue de sa sensibilité, de son travail et de ceux de l’Auteur, du Metteur en scène, des autres acteurs, des techniciens, m’apparaissent comme un challenge. Une nécessité presque. Celle de participer à cette convergence de créativité et d’échanges.

Comment avez-vous préparé votre rôle ?

S.D : Avant tout j’ai lu plusieurs fois le Livre « Refus de témoigner » de Ruth Klüger, dont la pièce est une adaptation. Je souhaitais vraiment m’imprégner de sa parole, me faire une idée sur qui était cette femme, quel était son caractère…

Au moment de préparer Avignon 2018, où la pièce a été crée, je me suis demandée s’il fallait que je lise davantage de livres, que je regarde davantage de films sur la Shoah. J’ai commencé à regarder « Nuit et brouillard » d’Alain Resnais puis « Shoah » de Claude Lanzmann. Je n’en ai regardé que des passages. Ça me paraissait si éloigné de la parole de Ruth Klüger que j’ai finalement décidé de ne me consacrer qu’à elle, qu’à son oeuvre. J’ai écouté quelques conférences, lu quelques essais, mais je dois dire que « Refus de témoigner » est si dense qu’il y avait de quoi faire !

D’un autre côté, comme c’est un rôle assez physique, il s’agissait alors de faire attention avant les Répétitions, de prendre le temps de s’échauffer correctement par exemple. Et surtout… pas d’excès !

Quel est le message que vous souhaitez véhiculer à travers cette pièce ?

S.D : Rien de plus que la parole de Ruth Klüger. Son Livre est un monument littéraire que très peu de personnes connaissent en France. C’est assez incroyable. Alors je suis heureuse de pouvoir faire entendre cette histoire et cette façon très spéciale de la raconter. C’est un Livre qui parle de la construction de soi. Ce n’est pas un appel à la compassion ni au pathos, c’est un appel à la lucidité et à l’indocilité ! C’est le message que j’en retiens et que je tends à défendre à travers la pièce.
Il faut dire qu’elle était contre tout sentimentalisme et contre tout culte de la mémoire. Je fais de même.

Nombreux sont nos membres à vouloir suivre vos pas, avez vous un conseil/une astuce à leur donner ?

S.D : Surtout ne laissez personne vous formater, soyez libres ! Il n’y a pas UN théâtre légitime, le Spectacle vivant est polymorphe, il fourmille de belles choses, de beaux êtres. Et chacun y a sa place. J’ose espérer…

Merci beaucoup et bonne continuation. 

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Pourquoi Blanche Neige ne se réveille pas ? et autres contes recyclables

Une très jolie fable à la fois drôle et écologique !

Naincroyable mais vrai ! C'est Nainporte quoi ! Rien ne va plus au Pays des contes ! 
Tel est le constat que sont obligés de dresser Atésouhè, Eduquenate et... Lire plus

Naincroyable mais vrai ! C'est Nainporte quoi !
Rien ne va plus au Pays des contes !



Tel est le constat que sont obligés de dresser Atésouhè, Eduquenate et Ravi, trois nains, dont un qui est géant. Si si...

Arrivant sur le plateau de manière tout à fait naintempestive, ils vont constater un phénomène jusqu'alors nainpensable : Blanche-Neige ne peut plus se réveiller !

Il faut donc enquêter !



L'infâme Toutéfini a encore fait des siennes. Il a refilé à la méchante sorcière un pesticide qui rend les pommes empoisonnées toutes bleues, empêchant tout réveil d'une bienaimée par un quelconque prince, fût-il charmant...



Mais s'il n'y avait que cela...
Ariel, vous savez, la petite sirène, Ariel ne peut plus remonter à la surface...
L'ignoble Toutéfini, encore lui, a vendu à Eric, le chéri d'Ariel, un projet de décharge dans les océans.
Dorénavant, ce sont des tonnes de déchets de PVC et de matière plastique qui polluent les eaux marines...



Mais ce n'est pas tout !
Ce décidément scélérat Toutéfini a réussi à faire en sorte que Pinocchio ne puisse sortir de son corps de bois.
Il a vendu à son créateur une gigantesque usine rejetant des tonnes et des tonnes de dioxyde de carbone et autres vapeurs toxiques.

Plus de contes, donc !


Sans ces histoires, les enfants seront-ils réduits à regarder en bloucle Cyril Hanounain ?

Vous l'aurez compris, c'est une très jolie fable à la fois drôle et écologique qui attend petits et grands à la Contrescarpe.


Fanny Roche a concocté la base de ce texte militant (l'écriture plateau a fait le reste), un texte qui parle aux têtes plus ou moins blondes à partir de cinq ans, ainsi qu'à leurs accompagnants en raison des nombreux degrés de lecture proposés.

Par le biais des personnages et des situations auxquelles ils sont confrontés, un vrai message passe.
Nous allons donc beaucoup rire.
Les trois comédiennes et comédien Carole Borderieux, Pauline Prévost et le très costaud Quentin Morillère sont excellents, à incarner tous les personnages, nains ou pas, de ce spectacle.
Dans des costumes très réussis, visuellement très beaux, ils déclenchent souvent l'hilarité générale, pour mieux enfoncer le clou écologique.

Les contrastes entre eux, les oppositions de caractère, de taille, de voix, tout ceci fait mouche.
Augustes et clown blanc, le trio fonctionne à merveille !
Les trois camarades s'amusent beaucoup sur le plateau, c'est évident. De beaux moments de comédie émaillent cette heure de spectacle.

Ils nous régalent également d'un RAP engagé :
« Pas de plastique
Dans l'Océan atlantique, 
Pas de déchets,
Dans la Méditerranée ! » Yo man !

Bien entendu, la résolution finale viendra donner une lueur d'espoir, concluant de bien belle façon le message pédagogique adressé mine de rien aux petits.

Très subtilement, sans avoir l'air d'y toucher, on nous a parlé de l'hyper-capitalisme qui conduit au dérèglement climatique de notre planète.
 
La méchante sorcière adoptera donc un comportement écologiquement très responsable. Je vous laisse évidemment découvrir cette hilarante conclusion.

J'ai donc passé une excellente après-midi dans laquelle petits et grands, tous captivés, ne perdent pas une miette de ce qui se joue sur scène.
On entendait les mouches voler, tout le monde riait de bon cœur aux bons endroits, une vraie complicité s'installant très vite entre le public et les comédiens.



Je vous recommande chaudement ce spectacle qu'il serait d'ailleurs dommage de laisser aux seuls petits !

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Pourquoi Blanche Neige ne se réveille pas ? et autres contes recyclables

Trouvailles scénaristiques, dialogues cocasses et inventivité tant de la scénographie que des costumes !

Pourquoi Blanche Neige ne se réveille Pas ? Le théâtre pour enfant est un exercice si ce n’est périlleux, à tout le moins délicat. Je parle bien ici... Lire plus

Pourquoi Blanche Neige ne se réveille Pas ?
Le théâtre pour enfant est un exercice si ce n’est périlleux, à tout le moins délicat. Je parle bien ici de théâtre et non de cirque. Faire le clown en multipliant gags, chutes et guignoleries est une chose. Maintenir l’attention du jeune public et distiller un message à sa portée mais porteur de sens en est une autre. Les plus grands auteurs d’une littérature parfois trop rapidement qualifiées d’enfantine étaient détenteurs de ce talent-là. De La Fontaine à Perrault en passant par Grimm, ils savaient tenir le lecteur en haleine et dire quelque chose de leur époque, du monde dans laquelle leurs personnages évoluaient. Leurs textes étaient empreints d’une dimension sociale et sociétale et c’est dans leurs pas que cette sympathique et joyeuse équipe pose ses pieds, avec humilité, drôlerie et fraîcheur.
Proposer une énième adaptation d’un conte connu de tous eut été une entreprise louable mais… rebattue. Ici, l’auteur et les deux metteurs en scène mêlent subtilement plusieurs histoires où tout est partie en vrille. Plus rien ne fonctionne, le rêve a refermé ses paupières au grand dam des petits comme des plus grands. On ne s’ennuie pas une seule seconde à suivre les aventures de trois nains qui tentent désespérément de ranimer une Blanche Neige tombée dans le piège non pas d’une sorcière jalouse, mais comme nous tous, dans celui de la… surconsommation.
L’écologie au cœur du récit, est abordée sans grandiloquence, pour mettre le spectateur devant ses responsabilités individuelles et collectives, tout particulièrement le jeune enfant à qui il est grand temps d’insuffler une pédagogie et une prise de conscience qui manquèrent cruellement aux générations qui l’ont précédé.
On se surprend à rire à gorge déployée tant les trouvailles scénaristiques, les dialogues cocasses et l’inventivité tant de la scénographie que des costumes absolument hilarants, nous embarquent dans l’univers des contes où tout fout le camp. Mais peut-être n’est-il pas encore trop tard ? Les méchants pollueurs –qui sont eux mais que nous sommes aussi à notre échelle- auront-ils encore le temps d’inverser la flèche du temps pour sauver ce qui peut l’être ? La pièce ne répond bien entendu pas à la question mais présente le mérite incommensurable de la poser. La Fontaine s’en serait sans doute amusé tout comme il en aurait salué l’ambition, à n’en point douter, messeigneurs.
Le pitch : La planète des contes s'est détraquée... et les héros n'arrivent plus à finir leurs histoires. Les nains mènent l'enquête...
Au Pays des contes, les histoires vont bon train. Chacune se répète invariablement, pour le plus grand bonheur de ses jeunes lecteurs. Un jour, alors que les personnages vivent tranquillement leurs aventures, survient un drame : Blanche Neige ne se réveille pas... du tout !
L'histoire ne peut pas se terminer : ni prince charmant, ni joyeuse noce, ni " ils vécurent heureux et eurent beaucoup... ". L'un après l'autre, les contes s'arrêtent : la Petite Sirène ne remonte plus à la surface, la Fée Bleue reste coincée dans les nuages, Pinocchio est prisonnier de son corps en bois...
Affolés par cette situation, les nains de Blanche Neige décident de résoudre au plus vite les problèmes qui détraquent leur belle planète. Avec l'aide des lecteurs, sauront-ils à mener à bien leur enquête, relever les défis, et libérer les héros ?
Un indice : les solutions seraient d'ordre écologique...
David Fargier – Vents d’Orage

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Pourquoi Blanche Neige ne se réveille pas ? et autres contes recyclables

Une pièce de théâtre engagée, sensible et drôle pour tous !

Une pièce de théâtre engagée: "Pourquoi Blanche Neige" ne se réveille pas La pièce jouée au Théatre de la Contrescarpe à... Lire plus

Une pièce de théâtre engagée: "Pourquoi Blanche Neige" ne se réveille pas
La pièce jouée au Théatre de la Contrescarpe à Paris offre un voyage au pays des contes, celui de Pinocchio, de la Petite Sirène et de Blanche Neige. Mais c’est une tragédie: l’éco- système du pays est complètement bouleversé !  Trois nains sur sept de Blanche-Neige ne supportent plus cette situation et décident de résoudre les problèmes qui détraquent leur belle Planète. Questionnements, enquêtes, expériences en temps réel…



Pourquoi Blanche Neige ne se réveille pas, en résumé
Les deux nains Éduquenat et Atessoué se préparent à partir au boulot. Éduquenat envoie Atessoué dire à Blanche Neige que c’est l’heure de recommencer l’histoire. 
Il revient paniqué avec un mot signé du Prince : 
“ Impossible de la réveiller malgré tous mes efforts ! Mes baisers ne fonctionnent pas, j’ai les lèvres gercées, je rentre au Château !” 
Les deux frères réalisent aussi que la petite sirène n’est pas remontée à la surface, coincée sous une masse de choses étranges, et que Pinocchio attend la Fée bleue perdue dans des nuages très bizarres et nauséabonds. Au même moment arrive Ravi, leur frère, lui aussi affolé. Il a étonnamment grandi pendant la nuit et est devenu nain géant : ses habits sont carrément trop petit pour lui ! Quand ils réalisent qu’il a mangé le cageot de pommes de Blanche Neige, ils comprennent qu’il y a un problème avec celles-ci.  En interrogeant la sorcière, ils découvrent qu’elle a été démarchée il y a plusieurs mois par l’engrais TOUTESTFINI, et qu’elle arrose depuis ses pommiers avec. À la suite de cet aveu, les trois nains décident de mener l’enquête. Qui est ce TOUTESTFINI ? D’où vient-il ? Comment réparer le Pays des contes pour qu’ils continuent de nous être racontés ? 



Une pièce de théâtre sensible et drôle, pour tous
A travers une actualisation « environnementale » des contes de Blanche-Neige, de La Petite Sirène et de Pinocchio, la compagnie ‘le vent se lève il faut vivre »   met en lumière les différents problèmes écologiques. Elle les rend accessibles aux enfants, sans les culpabiliser. Comme l’expliquent Emilie Letoffe et Amandine Rousseau, co-metteures en scène :« Les enfants n’y sont pour rien dans le monde actuel. Nous pensons que c’est l’amour pour la planète qui fait agir, et non un fatalisme contraint. » 
Elles ajoutent que le message qu’elles souhaitent faire passer est le suivant: « nous appartenons à la Terre » et non « La Terre nous appartient ».

 

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Pourquoi Blanche Neige ne se réveille pas ? et autres contes recyclables

Comédie tonique et engagée ! Efficace !

Blanche-Neige, la Petite sirène et la Fée bleue luttent contre des pesticides, détritus et autre pluies acides. Un spectacle écolo actuellement à l’affiche... Lire plus

Blanche-Neige, la Petite sirène et la Fée bleue luttent contre des pesticides, détritus et autre pluies acides. Un spectacle écolo actuellement à l’affiche au théâtre de la Contrescarpe (Ve).


Blanche-Neige a mangé une pomme aux pesticides toxiques. La Petite sirène est bloquée au fond de l’océan par un magma de détritus en plastique. La Fée bleue se retrouve coincée sous les pluies acides. Décidément, rien ne va plus au pays des contes !


Trois nains vont donc tenter de débloquer cette ignoble situation. Les petits spectateurs ne manquent pas, eux non plus, de venir en aide aux personnages en répondant à leurs questions. Les décors et surtout les costumes sont très réussis.

Cette comédie tonique et engagée de la compagnie Le Vent se lève, qui aborde les thèmes du recyclage et de l’amour de la planète, ne manque ni d’humour, ni de musique. Pour preuve, ce petit rap qui fait mouche : « Pas de plastique/Dans l’océan Atlantique/Pas de déchets/dans la Méditerranée ». Efficace.

Note de la rédaction : 4/5

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Pierre DAC et Francis BLANCHE et réciproquement !

Quelle belle idée de faire ressusciter Pierre Dac et Francis Blanche !

♥♥♥ Quelle belle idée de faire ressusciter Pierre Dac et Francis Blanche pour (re)découvrir ce binôme intemporel d’auteurs, familiers des... Lire plus

♥♥♥ Quelle belle idée de faire ressusciter Pierre Dac et Francis Blanche pour (re)découvrir ce binôme intemporel d’auteurs, familiers des cabarets, hommes de radio à l’humour caustique et à l’amitié indéfectible à la scène comme à la ville… et réciproquement !

Chansons absurdes, faux-reportages, fausses pubs, canulars téléphoniques, fausses petites annonces, émissions de radio décalées, sketchs loufoques sans oublier chroniques radiophoniques contre le nazisme s’enchaînent dans un décor minimaliste des années 50 sur la petite scène du Théâtre de la Contrescarpe. Le tout donne le ton d’un cabaret joyeux toujours, poétique parfois et désordonné à souhait pour le plus grand plaisir du public.

C’est certain, l’esprit de Pierre Dac et Francis Blanche habite ce spectacle, il enchantera tous ceux qui n’ont souscrit qu’à un seul parti, le parti d’en rire. ♦

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Pierre DAC et Francis BLANCHE et réciproquement !

Un sourire... qui dans tous les cas fait du bien !

Lorsque l’on évoque Pierre Dac et Francis Blanche, l’on parle d’un temps que les moins de… ne soyons pas déplaisants, mais enfin que les « moins... Lire plus

Lorsque l’on évoque Pierre Dac et Francis Blanche, l’on parle d’un temps que les moins de… ne soyons pas déplaisants, mais enfin que les « moins de pas mal d’ans » ne peuvent pas connaître puisque ce duo mythique de la radio et de la télévision s’est formé dans les années 50 (oui, celles du siècle dernier) avec les petites annonces du journal satirique l’os à moelle (fondé par Pierre Dac en 1938), avant de passer à l’écriture de sketchs dont certains sont restés très longtemps mythiques, et le sont sans doute encore pour nombre d’anciens auditeurs. Tous deux écrivains et hommes de spectacles (et de cinéma), ils feront vivre pendant plus de 25 ans l’esprit « loufoque » (de la « société des loufoques » elle aussi créée par Pierre Dac) que l’on qualifierait aujourd’hui d’absurde.

Dans ce cabaret hommage à ces deux grands noms du monde du spectacle, trois comédiens font revivre l’esprit de l’époque, en montrant que si les temps ont en effet quelque peu changé, cette écriture subtile n’a rien perdu de son mordant. Ils entraînent donc le public avec délices à la grande époque de l’ORTF tout en redonnant une jeunesse à ces textes qui, s’ils parlent de l’URSS et d’un temps où les femmes étaient encore trop souvent cantonnées à des rôles de potiches, a souvent une véritable résonnance avec notre époque, témoignant soit du fait que la vie est un éternel recommencement, soit hélas de celui qu’elle n’évolue pas si vite.

Passant de questions existentielles sur le maniement de l’aspirateur à la paranoïa d’être écoutés à la radio via les micro-cachés tout en parlant ouvertement dans celui de l’animateur,  Sophie-Anne Lecesne avec sa fausse candeur, Igor Koumpan avec sa stature charismatique et Étienne Rattier avec sa maladresse créent un univers tendre et touchant et donnent au public un sourire pour les uns de découverte, pour les autres de nostalgie… et qui dans tous les cas fait du bien !

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Pierre DAC et Francis BLANCHE et réciproquement !

Ce spectacle possède à mes yeux trois grands mérites.

Ce spectacle possède à mes yeux trois grands mérites. Tout d'abord rappeler aux jeunes générations quels féroces, burlesques et loufoques humoristes,... Lire plus

Ce spectacle possède à mes yeux trois grands mérites.


Tout d'abord rappeler aux jeunes générations quels féroces, burlesques et loufoques humoristes, rois des calembours, empereurs des jeux de mots étaient Pierre Dac et Francis Blanche.


Bien souvent, on ne retient d'eux que le célébrissime sketch du Sâr Rabindrana Duval. Un point c'est tout. Avec l'inénarrable prise de la smala d'Abd-el-Kader par les troupes du Duc d'Aumale, tatouée sur ce que vous savez.


Blanche et Dac, c'est bien autre chose. Et notamment en ce qui concerne Pierre Dac, créateur dans les années 30 du journal l'Os à Moelle.


Ensuite, le deuxième grand mérite est de nous faire nous souvenir quelle figure de la Résistance fut Pierre Dac.
L'humoriste décida assez tôt de quitter Paris, en 1941, pour rejoindre la capitale britannique. Il deviendra l'un des piliers de Radio Londres, parodiant des chansons connues tournant en dérision l'Allemagne nazie, écrivant des textes féroces contre les collabos français.


L'un de ces textes, adressé à Philippe Henriot, « La France, qu'est-ce que cela peut bien signifier pour lui ? », sera d'ailleurs dit sur scène.


Le troisième avantage de ce spectacle est de rappeler quel grand et prolifique parolier (plus de quatre-cents chansons) fut Francis Blanche, avec notamment « Le prisonnier de la tour », et une goguette sur le Boléro de Ravel. (Ces deux titres seront chantés sur scène.)


Pour info, Francis Blanche adaptera également en Français le célèbre chant de Noël « White Christmas » composé par Irving Berlin, sous le titre « Noël blanc ».


Alors après, oui, des questions se sont posées à moi.

Les articles de presse écrite du journal l'Os à Moelle supportent-ils d'être oralisés et portés sur une scène, peut-on dire du Pierre Dac et du Francis Blanche sur un rythme autre, beaucoup plus lent que le leur, peut-on mettre en scène sur un plateau des textes de radio sans un débit et un phrasé radio, le tout en « s'affranchissant de la cohérence dans ce montage de textes » (je cite le metteur en scène) ?

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GALATÉE ou la rencontre surréaliste de Dalí et Gala

Mise en scène excellente, entre fiction, rêve et réalité !

C’est dans une salle comble qu’a eu lieu ce soir, au Théâtre de la Contrescarpe, la première de Galatée ou la rencontre surréaliste de... Lire plus

C’est dans une salle comble qu’a eu lieu ce soir, au Théâtre de la Contrescarpe, la première de Galatée ou la rencontre surréaliste de Dalí et Gala, une pièce qui met en avant l’attachement de ces deux êtres, au delà de la réalité. Ce qui fut cependant bien réel, c’est le succès total de la pièce auprès du public. 
« Le surréalisme, c’est moi ! » disait Dalí en 1978 alors interviewé à la télévision, ses moustaches bien peignées, la tête haute et les yeux ronds comme des billes. 

Sur une mise en scène extrêmement bien travaillée, nous sommes accueillis dans la salle par Maria Dalí, la sœur du Maître, en nous invitant à parler moins fort car il dort … et en effet. Sur la scène plongée dans le noir, les célèbres moustaches se détachent dans une faible lueur … il dort sur son fauteuil, se retourne, gémit quelque peu, une cuillère en argent dans la main … Une jeune femme dans un fauteuil roulant, sur l’autre côté de la scène, est également assoupie. On est ainsi directement plongés dans la pièce, avant même de retirer nos vestes … 

Mathilde Aurier nous emmène dans un va et vient de rêve, de réalité, d’absurdité, de surréalisme. De spectateurs, on devient les témoins directs de cette rencontre, en plein subconscient des deux protagonistes, car c’est ainsi qu’on aime à imaginer la rencontre de ces deux êtres, le peintre et sa muse, malgré un Paul Eluard qui tente de garder sa femme auprès de lui … La pièce nous donne l’impression que la vie commune des deux amoureux fut courte, voir inexistante dans la vie réelle. Elle dura pourtant 45 ans. Mais ne leur a-t-elle pas paru aussi rapide qu’un rêve qui s’efface au petit matin, tandis qu’on essaie de s’en rappeler au réveil ? 

On a parfois du mal à savoir s’il s’agit de rêve ou de réalité, mais dans tous les cas, les acteurs nous enchantent par l’intensité de leur jeu. Eva Ramos et Baptiste Carrion-Weiss sont justes à nous dresser les poils sur les bras, dans une mise en scène excellente, entre fiction, rêve et réalité. 

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GALATÉE ou la rencontre surréaliste de Dalí et Gala

Servie par un beau travail sur la lumière et interprétée par de fort bons comédiens !

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GALATÉE ou la rencontre surréaliste de Dalí et Gala

Ambitieux, sympathique, efficace et réussi !

THÈME Galatée ou la rencontre surréaliste de Salvador Dali et Gala. Une interprétation onirique et surréaliste du coup de foudre  de deux des fous les... Lire plus

THÈME
Galatée ou la rencontre surréaliste de Salvador Dali et Gala. Une interprétation onirique et surréaliste du coup de foudre  de deux des fous les plus géniaux du XXe siècle. Une ode à l’amour, à la création deux facettes d’un même feu.
Transgressant cupidité et possession, la rencontre de Dali et de Gala – autrement dit l’Amour -  libère le génie de la création.


POINTS FORTS
- Les acteurs : tous issus de la Compagnie du Cri, ils portent la pièce avec justesse et une indéniable énergie.  Une mention spéciale pour Baptiste Carrion-Weiss qui campe un Dali hypnotique, hystérique, impressionnant. De crises créatives fulgurantes aux profonds abattements sous l’emprises de substances douteuses, il réussit à nous laisser croire… que le jeune Maître est là. Lola Blanchard materne Dali, son frère, en parfaite mégère, son autoritarisme est convaincant. Eva Ramos livre une Gala ambigüe, diaphane et évanescente, caractérielle et manipulatrice.
- la mise en scène : Mathilde Aurier, par ailleurs auteure de la pièce, signe une mise en scène efficace. Dans le petit espace de ce théâtre, elle réussit à faire exister deux lieux réels : celui de Dali dans son atelier et celui de Galla en hôpital psychiatrique… auxquels s’ajoutent les lieux imaginaires des phantasmes des deux protagonistes. Tout cela avec trois ampoules, un vieux fauteuil et une chaise roulante !
- la pièce : pour la composition des personnages.  Dali est plus que crédible, Gala  est très plausible,  Paul Eluard et  Maria - la sœur de Dali -  en contrepoints des deux ‘héros’ -jouent, à ce titre, parfaitement leurs rôles (avec une petite réserve pour le personnage d’Eluard, traité ici à la Feydeau, ce qui contribue à le dévaloriser).
- Egalement, pour les passages incessants du rêve à la réalité, très efficacement rendus, et qui nous font peu à peu abandonner toute lecture rationnelle.
- de nouveaux et jeunes talents : toute la troupe, les quatre comédiens et l’auteur metteur en scène appartiennent à une nouvelle génération  qui n’a pas froid aux yeux. S’attaquer à un tel sujet dans une telle économie de moyens et réussir… cela mérite d’être encouragé !


POINTS FAIBLES
-        La composition un peu déséquilibrée de la pièce : si la lente approche réciproque de Gala et de Dali occupe dans une aurore naissante toute la scène et toute la pièce…  l’extravagante lumière créatrice de la rencontre n’a pas la clarté ni la fulgurance que l’on pourrait attendre.


EN DEUX MOTS ...
Amour et Création / Rêve et réalité / Nouveaux talents.


UN EXTRAIT
« Puisque c’est à travers mes rêves que je vois Gala, peut-être que je peux aussi communiquer avec elle par ce biais… »

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GALATÉE ou la rencontre surréaliste de Dalí et Gala

Bel état d'esprit où l'hommage au grand homme et à sa compagne est propice à de jolis moments théâtraux !

Comédie écrite et mise en scène par Mathilde Aurier, avec Lola Blanchard, Baptiste Carrion-Weiss, Théo Delezenne et Eva Ramos. Sous-titré... Lire plus

Comédie écrite et mise en scène par Mathilde Aurier, avec Lola Blanchard, Baptiste Carrion-Weiss, Théo Delezenne et Eva Ramos.


Sous-titré opportunément, "la rencontre surréaliste de Dali et Gala", "Galatée" est la première pièce écrite et mise en scène par Mathilde Aurier.


Elle s'est entourée d'un quatuor d'acteurs qui furent ses condisciples au cours Florent, et l'on sent entre eux une grande complicité qui fait beaucoup pour le rythme alerte du spectacle.


Qu'on ne s'y trompe pas : "Galatée" n'est pas un biopic théâtral de plus. Si l'on y croise, Dali, Gala, Eluard, Anna-Maria la sœur de Dali, ce qu'ils disent ou vivent n'est pas forcément la vérité biographique.
Alors que dans la "vraie vie", à l'époque de leur rencontre, Gala a pour amant Max Ernst et s'est déjà partiellement détachée d'Eluard, et Dali est en pleine collaboration avec Bunuel dans la préparation du "Chien andalou", dans "Galatée", Dali est sous la coupe de sa sœur et dans une phase d'infertilité artistique alors que Gala est en fauteuil roulant dans un sanatorium où la maintient le pervers Eugène Grindel dit Paul Eluard.


La scène est partagée en deux : d'un côté, Gala souvent dans l'ombre, de l'autre, Dali dans son fauteuil royal cherchant à peindre ses rêves. Les deux maillons, prêts pour former l'un des couples mythiques du vingtième siècle artistique, vont se découvrir par une forme de télépathie surréaliste.


C'est en effet par leurs rêves qu'ils entrent en contact. On sait que les surréalistes croyaient en la puissance des rêves et étaient fanatiques de "Pete Ibbetson", le roman de George Du Maurier devenu un classique du cinéma grâce à Henry Hathaway dirigeant l'immense Gary Cooper dans le rôle titre. C'est ainsi que Mathilde Aurier imagine Dali et Gala réunissant leurs affinités électives par le songe.


Au début de "Galatée", on est face à une caricature de Dali, arrogant, moustachu façon "Chocolat Lanvin", répétant ad libitum qu'il est un génie et l'on pourrait craindre qu'il ne soit que ça pendant une heure.
Mais, heureusement, Dali est démoustachisé par l'un de ses proches et, dès lors, on découvre un tout autre homme... et surtout un comédien pour l'interpréter en la personne de Baptiste Carrion-Weiss, qui s'offre une performance d'acteur pour être Dali à temps plein en amoureux dématérialisé de Gala.
Toute la petite bande est d'ailleurs à vanter, notamment Lola Blanchard qui, en Maria Dali, est étonnante dans une double composition où elle réussit non seulement à ne pas se ressembler physiquement mais également à ne pas jouer dans le même registre en sœur mère poule humiliée et en sœur maîtresse femme.


Pareillement, Eva Ramos en Gala et Théo Delezenne en "Paulo" Eluard doublé d'un plombier, sont au diapason. On les sent tous les quatre faits pour la comédie, les intrigues ébourifées de Labiche comme les dialogues surécrits de Guitry.


Si tout n'est pas parfait dans "Galatée", tout a été conçu dans un bel état d'esprit où l'hommage au grand homme et à sa compagne est propice à de jolis moments théâtraux. La performance des uns et des autres est d'autant plus remarquable que tout se passe dans un décor minimaliste unique, Dali et Gala étant de surcroît quasi collés à leurs sièges respectifs.


Loin de la vérité historique, Mathilde Aurier et son quatuor a réussi à trouver la vérité des êtres par la preuve surréaliste. Une première tentative réussie qui en appelle d'autres que l'on espère de la même qualité d'écriture et de jeu.
 


Philippe Person

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GALATÉE ou la rencontre surréaliste de Dalí et Gala

C’est vif (également grâce aux acteurs), alerte, drôle et grave !

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GALATÉE ou la rencontre surréaliste de Dalí et Gala

Une pièce bien écrite et formidablement bien jouée par quatre excellents comédiens !

Dali et Gala, on connaît leur histoire d’amour, immense, passionnée, fusionnelle, qui a duré un demi-siècle. Gala fut la muse principale de ce peintre... Lire plus

Dali et Gala, on connaît leur histoire d’amour, immense, passionnée, fusionnelle, qui a duré un demi-siècle. Gala fut la muse principale de ce peintre génial, un peu fou, vivant dans la démesure, qu’était Dali.


L’auteur de la pièce, nous donne sa version de la rencontre de ces deux personnages, à travers le rêve qui finit par se confondre à la réalité.


Épouse de Paul Éluard, c’est lors d’un week-end, invités par Dali, qu’ils se rencontrèrent et là, ce fut le coup de foudre.


La pièce commence où l’on voit les deux personnages endormis chacun dans leur coin, et l’on découvre que Dali avait une méthode bien particulière pour peindre ses rêves. En effet, il tenait dans sa main une cuillère en argent, plaçait un récipient en métal à ses pieds, s’installait dans son fauteuil et s’endormait.
La cuillère tombait alors de sa main dans le récipient, et le bruit métallique le réveillant, il pouvait comme cela peindre les rêves qui étaient encore dans son esprit.


Une pièce bien écrite et formidablement bien jouée par quatre excellents comédiens. Une mise en scène de l’auteur simple et efficace.


Un bon moment de théâtre, à voir, et à apprécier.
Robert Aburbe

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GALATÉE ou la rencontre surréaliste de Dalí et Gala

Un regard inhabituel, presque ensorcelé, sur une passion...

DALI DANS UN RÊVE ENSORCELÉ « Galatée » écrit et mise en scène par Mathilde Aurier, conte une étrange rencontre par songes interposés... Lire plus

DALI DANS UN RÊVE ENSORCELÉ
« Galatée » écrit et mise en scène par Mathilde Aurier, conte une étrange rencontre par songes interposés entre Salvator Dali et sa muse Gala. Une histoire d’amour qui dura plus de 45 ans dans la vie réelle.


Comment rendre compte du tourbillon de la rencontre puis de la vie tumultueuse du peintre Salvator Dali et de sa muse Gala ? Exercice complexe, auquel se livre Mathilde Aurier dans ce « Galatée » dont elle signe aussi la mise en scène. Avec un parti pris qui passe par les rêves de l’artiste, au cour desquels il aurait imaginé cette jolie et jeune femme qu’il peignit de multiples façons.


Née en Russie en 1894, de son vrai nom Elena Ivanovna Diakonova, Gala est d’abord l’épouse du poète Paul Eluard, Eugène Grindel pour l’État Civil. Dali et Gala, se rencontrent en 1929 à Cadaquès (Espagne), où séjournent pour l’été plusieurs surréalistes invités par Dali. Ils deviennent mari et femme en 1932. En dépit de quelques aventures ça et là, ils resteront uni jusqu’à la mort de Gala, en 1982.


Sur la scène, Lola Blanchard, Baptiste Carrion-Weiss, Théo Delezenne et Eva Ramos sont les interprètes de cette séquence qui, comme le dit Mathilde Aurier « convoque les valeurs de l’irrationnel, du rêve, du désir et de la révolte ». Après une période de rodage, sans doute que l’ensemble gagnera en fluidité, mais déjà il propose un regard inhabituel, presque ensorcelé, sur une passion entre celle qui veilla sur un artiste peu commun, et ce spécialiste autant de la démesure que des montres molles.


En faisant l’impasse (mais ce n’est pas le propos) sur le Dali tristement fasciné par Hitler comme par Franco, en témoignent quelques toiles, qui valurent au couple une exclusion du mouvement surréaliste et quelques années d’exil aux USA. Dali nia toujours des sympathie avec le système nazi. Ce n’est qu’en 1948 que le couple pourra se réinstaller en Espagne. Et Salvator Dali est reconnu depuis pour ses créations imprévisibles.

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GALATÉE ou la rencontre surréaliste de Dalí et Gala

Les comédiens sont tous remarquables et remarqués.

Une fiction surréaliste de Mathilde AURIER, qui signe la Mise en Scène. Cela débute bien, avec la révélation d'une pratique connue de tous ceux qui sont... Lire plus

Une fiction surréaliste de Mathilde AURIER, qui signe la Mise en Scène.

Cela débute bien, avec la révélation d'une pratique connue de tous ceux qui sont familiers de la vie de Salvador DALI.

Effectivement, il s'endormait avec une petite cuiller en argent en équilibre, et quand elle tombait, il se réveillait et tentait de mettre en image son rêve sur une toile.

Mais Eugène Grindel, devenu Paul Eluard n'a jamais été plombier. Gala n'a jamais été folle, mais a souffert d'une maladie respiratoire qui la conduira dans un sanatorium, et c'est là qu'elle rencontrera Salvador Dali.

Pour avoir un peu connu Gala et Salvador Dali, par l'intermédiaire de Mafalda Davis, au début des années 70, je me souviens parfaitement que Gala avait les pieds sur terre, et a largement contribué à la réussite de son époux.

Mafalda Davis, leur a fait connaitre le Merchandising qui a fait la fortune du couple.

Dans GALATÉE, il faut faire le tri entre le "vrai" et "l'imaginé".

Mais cette pièce, qui ressemble à un Essai, est de bonne qualité.

Les comédiens sont tous remarquables et remarqués.

Une mention particulière pour: Baptiste CARRION-WEISS, qui a une densité de jeu étonnante. Un Salvador Dali plus légendaire, que le vrai...

Il y a aussi:

Lola BLANCHARD, un vrai talent.

Eva RAMOS, du beau travail.

Théo DELEZENNE, un bon comédien pour un personnage abstrait...

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La nouvelle claque

GALATÉE ou la rencontre surréaliste de Dalí et Gala

Une comédie piquante et bien écrite servie par de jeunes comédiens à suivre.

Il y a Gala, enfermée dans un hôpital psychiatrique d’un côté et de l’autre Dali, vissé sur son fauteuil cuillère et pinceaux en mains. Dans ses... Lire plus

Il y a Gala, enfermée dans un hôpital psychiatrique d’un côté et de l’autre Dali, vissé sur son fauteuil cuillère et pinceaux en mains. Dans ses expériences de rêve éveillé, Dali commence à percevoir sa muse Gala. De chaque côté, un proche pour accompagner ces deux êtres hors du temps et de la société. Deux proches, oui, mais bien tenté d’utiliser leur captif pour se faire une santé…

Une fois la situation initiale établie, la pièce prend une tournure inattendue avec la pointe de surréalisme qui fait tout partir en vrille, pour le bonheur des spectateurs complices. Il y a de la fantaisie dans l’écriture de Mathilde Aurier et un peu de poésie qui part à tout va !
Dans le rôle de dandy enfiévré, Baptiste Carrion-Weiss se donne à fond. Ses gestes un poil exagérés font rire la salle en incarnant la folie exubérante de Dali. Remarquable, Eva Ramos est à la fois capricieuse et fantasque dans le rôle de Gala. Lola Blanchard et Théo Delezenne dans les rôles de Maria et Paulo ont le jeu ambivalent qui convient à leur personnage.


La mise en scène qui sépare en deux la scène et la proximité avec le spectateur que créé la salle de Contrescarpe participent à l’atmosphère de rêve et d’intimité.


Absurde juste comme il faut et interprétée avec un poil (trop ?) d’emphase, Galatée séduit par son originalité. Le temps passe agréablement. C’est un bon moment de divertissement à privilégier pour une sortie entre amis.


Une comédie piquante et bien écrite servie par de jeunes comédiens à suivre. Prometteur!

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