Les théâtres

Théâtre de la Contrescarpe 

© Fabienne Rappeneau
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5 rue Blainville 75005 Paris
 

T : 01 42 01 81 88

Directrice Artistique : Maud MAZUR

Directeur : Dominique GOSSET

Inscrit dans un environnement vivant, intellectuel, chargé d’histoire, à deux pas du Panthéon, du Jardin du Luxembourg, de la Sorbonne,… le Théâtre de la Contrescarpe met à l’honneur le théâtre contemporain (historique, philosophique, sociétal, jeune public…), avec une sélection exigeante de spectacles tous publics !

 

Le Théâtre de la Contrescarpe accueille ainsi, depuis septembre 2015, le succès "Et pendant ce temps Simone veille !".

 

Le Théâtre de la Contrescarpe abrite et participe également à la création d’œuvres théâtrales inédites. 

 

L’intimité avec le public et l’acoustique sont particulièrement appréciées, en théâtre, mais aussi lors des spectacles musicaux et concerts ! Musique baroque, concerts internationaux de guitare Fingerstyle, artistes Pop/Rock,… ont déjà choisi le Théâtre de la Contrescarpe pour des représentations exclusives ! (Imany, Oldelaf, Ben Mazué, Austin Brown…)

 

Le Théâtre de la Contrescarpe, écrin rouge et noir de 110 places, se niche dans une petite rue pittoresque du quartier mythique du Quartier Latin et de la rue Mouffetard.

La presse parle du Théâtre de la Contrescarpe

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Péguy - Le visionnaire

Ce magnifique comédien est aussi un conteur fascinant.

C'est une biographie théâtrale consacrée à Charles PEGUY (1873-1914), que nous devons à Samuel BARTHOLIN. Bertrand CONSTANT, interprète tous les rôles des rencontres importantes de Charles PEGUY. Ce magnifique comédien est aussi un conteur fascinant. Le spectacle débute,... Lire plus

C'est une biographie théâtrale consacrée à Charles PEGUY (1873-1914), que nous devons à Samuel BARTHOLIN.

Bertrand CONSTANT, interprète tous les rôles des rencontres importantes de Charles PEGUY.

Ce magnifique comédien est aussi un conteur fascinant.

Le spectacle débute, alors qu'un jeune journaliste, qui se présente comme écrivant dans plusieurs revues, veut tout savoir de cet Homme de Lettres, propriétaire d'une librairie, qui s'apprête à partir pour défendre la France dans le conflit 14-18, où il laissera très vite sa vie.

Bertrand CONSTANT, m'a réconcilié peu ou prou avec Charles PEGUY que j'ai toujours considéré comme une façon d'excentrique exalté tendance bigot... Je ne l'ai plus compris, après son juste engagement pour défendre Dreyfus.

 Création Musiques et Sons: Tim AKNINE et David ENFREIN.

Des lumières intelligentes, qui suivent le texte et l'action de Charly HOVE.

Le tout orchestré par une Mise en Scène précise de Laetitia GONZALBES.

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Péguy - Le visionnaire

Une figure complexe dont l’œuvre s’avère d’une actualité brûlante !

Sur scène, le comédien Bertrand Constant est seul à incarner tous les personnages, de Péguy au journaliste, en passant par les différents personnages qui ont marqué la vie de l’auteur. La pièce donne envie de découvrir ou redécouvrir les textes de l’un des... Lire plus

Sur scène, le comédien Bertrand Constant est seul à incarner tous les personnages, de Péguy au journaliste, en passant par les différents personnages qui ont marqué la vie de l’auteur.
La pièce donne envie de découvrir ou redécouvrir les textes de l’un des plus grands auteurs du XXème siècle, dont la pensée échappe à tout système dichotomique, alliant anti-modernisme et vision personnelle du progrès, et dont certains raisonnements trouvent un écho singulier dans l’actualité.
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Péguy - Le visionnaire

Une approche intelligente, complexe mais aussi lisible à la connaissance du personnage de Péguy !

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Péguy - Le visionnaire

Quelle belle façon de (re) découvrir Péguy !

"Quelle belle façon de (re) découvrir Péguy." "Bertrand Constant jongle avec tant d’aisance entre les différents personnages que l’on finit par oublier qu’il est seul en scène. " "Cette pièce est passionnante !" "D’une élégante... Lire plus

"Quelle belle façon de (re) découvrir Péguy."
"Bertrand Constant jongle avec tant d’aisance entre les différents personnages que l’on finit par oublier qu’il est seul en scène. "
"Cette pièce est passionnante !"
"D’une élégante sobriété, c’est une très belle pièce qui vous attend au théâtre de la Contrescarpe. On comprend à quel point Péguy était visionnaire. Émotion garantie."
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Péguy - Le visionnaire

Avec humilité, la pièce parvient à balayer son parcours !

Bertrand Constant incarne plusieurs personnages ayant croisé la route de Charles Péguy. Le spectateur - même profane - (re)découvre les multiples facettes de cet homme libre et fidèle, humaniste et patriote. Sans oublier la vie affective de Péguy qui donne l'occasion au coméd ien d'offrir la... Lire plus

Bertrand Constant incarne plusieurs personnages ayant croisé la route de Charles Péguy. Le spectateur - même profane - (re)découvre les multiples facettes de cet homme libre et fidèle, humaniste et patriote.
Sans oublier la vie affective de Péguy qui donne l'occasion au comédien d'offrir la scène la plus touchante : comment rédiger une lettre à une femme que l'on aime et qui n'est pas la sienne ?

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Péguy - Le visionnaire

Un hussard de la République, héroïque et très actuel !

Seul sur scène, Bertrand Constant incarne non seulement Péguy, mais aussi la petite quinzaine de personnages qui interviennent au cours du récit : famille, amis, militants. C’est une gymnastique : Jean, le jeune journaliste qui boîte bas, la vieille Etiennette cassée en deux, Eugène qui... Lire plus

Seul sur scène, Bertrand Constant incarne non seulement Péguy, mais aussi la petite quinzaine de personnages qui interviennent au cours du récit : famille, amis, militants. C’est une gymnastique : Jean, le jeune journaliste qui boîte bas, la vieille Etiennette cassée en deux, Eugène qui tente une (désastreuse) démonstration de savate, un guesdiste enférocé qui veut la peau du traître, Péguy priant au sol, bras en croix… Ça bouge, ça discute, ça s’empoigne si bien qu’on finit par voir des gens et des choses là où il n’y a ni personnages, ni costumes ni décor ou si peu – chaise, table, quelques livres. Une belle performance d’acteur. 

Et une jolie mise en scène de Laetitia Gonzalbes qui exploite à propos la forme physique de Bertrand Constant – on n’a pas tous les jours sur les planches un saint-cyrien, ancien légionnaire parachutiste et sportif émérite. 

A noter : la partie son et musique créée par David Enfrein et Tim Aknine que Laetitia Gonzalbes a voulu« presque comme un deuxième personnage derrière le comédien ». Son utilisation sur la scène finale, sacrificielle, poignante, est remarquable.

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Péguy - Le visionnaire

Sortir Charles Péguy de l’oubli dans lequel il a plongé est toujours une bonne action !

En deux mots... Sortir Charles Péguy de l’oubli dans lequel il a plongé est toujours une bonne action. Il est comme son héroïne, Jeanne d’Arc, un brin ostracisé parce que victime d’une tentative de détournement opérée par les droites radicales, avant – il y a dans... Lire plus

En deux mots...

Sortir Charles Péguy de l’oubli dans lequel il a plongé est toujours une bonne action. Il est comme son héroïne, Jeanne d’Arc, un brin ostracisé parce que victime d’une tentative de détournement opérée par les droites radicales, avant – il y a dans la pièce, une confrontation électrique entre Péguy et un journaliste del’Action française – et, bien sûr, après sa mort. 

Pourquoi est-il si “visionnaire”, comme le veut l’après-titre de la pièce ? Parce qu’il défend sans compromis la vérité, ce qu’il appelle « bêtement la vérité bête, ennuyeusement la vérité ennuyeuse, tristement la vérité triste ». Ce faisant, ce républicain absolu se place en dehors des clivages politiques, en dehors du discours partisan. On dirait aujourd’hui qu’il n’est pas dans le politiquement correct. Ni de droite ni de gauche, en somme (tout rapport avec un président en exercice étant en l’occurrence fortuit). Pour le philosophe Alain Finkielkraut, « Péguy devrait être une référence incontournable pour tous ceux qui veulent penser le monde moderne ».

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Famille Chrétienne

Péguy - Le visionnaire

Dialogues finement écrits ! Une bonne porte d'entrée pour les adolescents !

"C'est ce Péguy intense et complexe qui se dresse devant nous" "Bertrand Constant, seul sur scène retrace brillamment le destin du non moins brillant poète et écrivain du siècle passé" "Dialogues finement écrits" "Une bonne porte d'entrée pour les adolescents aux textes de Péguy." Lire plus

"C'est ce Péguy intense et complexe qui se dresse devant nous"
"Bertrand Constant, seul sur scène retrace brillamment le destin du non moins brillant poète et écrivain du siècle passé"
"Dialogues finement écrits"
"Une bonne porte d'entrée pour les adolescents aux textes de Péguy."

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Péguy - Le visionnaire

Bonne porte d’entrée vers un écrivain inclassable et souvent intimidant !

Sur scène, une initiation à Charles Péguy. Fort d’une narration limpide et d’un humour bienvenu, ce seul en scène intimiste, joué à Paris jusqu’à l’été, constitue une bonne porte d’entrée vers un écrivain inclassable et souvent... Lire plus

Sur scène, une initiation à Charles Péguy.

Fort d’une narration limpide et d’un humour bienvenu, ce seul en scène intimiste, joué à Paris jusqu’à l’été, constitue une bonne porte d’entrée vers un écrivain inclassable et souvent intimidant. « Charles Péguy, le visionnaire » de Samuel Bartholin Théâtre de la Contrescarpe, à Paris Charles Péguy fut tué dans un champ près de Meaux le 5 septembre 1914, aux tout premiers jours de la Grande Guerre. Or l’écrivain catholique de 41 ans avait soigneusement préparé son départ pour le front, mettant de l’ordre aussi bien dans ses affaires que dans ses relations. C’est précisément à ce moment de sa vie, quand semble venue l’heure d’un bilan au moins provisoire, que le journaliste Samuel Bartholin a choisi de situer l’action initiale de sa pièce « Charles Péguy, le visionnaire », jouée ce printemps au théâtre de la Contrescarpe, à Paris. Relecture d’une vie Été 1914, à Paris. Au siège de sa revue des Cahiers de la Quinzaine, Charles Péguy reçoit un jeune journaliste venu recueillir les vues des intellectuels français de l’époque à la veille des combats. Leur dialogue se fait prétexte à une vaste rétrospective de Péguy sur sa propre vie, de son enfance dans un foyer pauvre d’Orléans à sa ferveur patriote d’avant-guerre, en passant par ses engagements socialistes, dreyfusards, puis ses convictions chrétiennes qui s’affirment à partir du début du siècle. « Toutes ces ruptures ont laissé des traces : que croyez-vous ? Je suis couturé de partout », déclare-t-il avec émotion. Seul en scène, le comédien Bertrand Constant, ancien militaire à la démarche assurée, incarne tour à tour Péguy et ses proches, ses admirateurs et ses adversaires : une telle performance mérite d’être saluée, même si certains personnages convainquent plus que d’autres. On retient notamment ce militant de l’Action française aux airs gargantuesques, s’empiffrant de poulet rôti tout en essayant de rallier Péguy – en vain – à la cause réactionnaire. Quant à la mère de l’écrivain, rempailleuse de chaises analphabète, elle émeut quand elle apprend au jeune Charles l’existence d’une bergère « tellement courageuse » qui, des siècles plus tôt, s’était battue « pour mettre fin aux souffrances des petites gens »… Jeanne d’Arc fut par la suite une figure clé de l’œuvre de l’écrivain. Les vertus d’une initiation Somme toute assez linéaire, la pièce ne séduit pas tant par l’audace de sa construction ou de sa mise en scène que par la clarté du propos, au service d’un personnage inclassable et souvent intimidant pour le non-initié. Une initiation, voilà à quoi pourrait s’apparenter ce seul en scène intimiste et souvent drôle. Il s’agit de la première fiction théâtrale de Samuel Bartholin, amateur de Péguy qui a longtemps vécu en Asie du Sud-Est en tant que journaliste indépendant. « Visionnaire » et toujours d’actualité, Charles Péguy l’est sans nul doute quand, au cours de la pièce, son personnage rend hommage à l’école républicaine, distingue la pauvreté de la misère, s’élève contre l’antisémitisme ordinaire, ou encore anticipe la disparition de la paysannerie et le recul du catholicisme en France. « Je crois que trop de monde dans l’Église considère qu’il faut s’éloigner des hommes pour se rapprocher de Dieu », affirme celui qui a rompu brutalement avec plusieurs figures du catholicisme de son époque, qui lui reprochaient de ne pas avoir fait baptiser ses enfants (son épouse Charlotte était athée). Ces disputes, brouilles et coups d’éclats sont peut-être, justement, ce qui manque à cette pièce : l’on aurait imaginé un Péguy encore plus virulent et ombrageux, plus poète aussi, que celui que campe ici Bertrand Constant. Quoi qu’il en soit, cette pièce devrait savoir attiser la curiosité du grand public sur la vie et à l’œuvre profuse de ce grand écrivain. Mélinée Le Priol

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Péguy - Le visionnaire

Seul en scène étonnant !

Vous l’avez déjà vu dans les séries Engrenages et Un village français. Bertrand Constant est actuellement à l’affiche d’un seul en scène étonnant, Péguy le visionnaire, au Théâtre de la Contrescarpe, dans lequel il interprète pas moins d’une... Lire plus

Vous l’avez déjà vu dans les séries Engrenages et Un village français. Bertrand Constant est actuellement à l’affiche d’un seul en scène étonnant, Péguy le visionnaire, au Théâtre de la Contrescarpe, dans lequel il interprète pas moins d’une quinzaine de personnages, dont le poète Charles Péguy. Voici son Paris.

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Péguy - Le visionnaire

Interprétation sans faille et un système narratif audacieux !

Quand Péguy laisse sa place à Charles… Pari audacieux que de monter un seul en scène entièrement consacré à Charles Péguy, poète et essayiste quelque peu oublié du grand public. Mais le pari est relevé haut la main, grâce à une interprétation... Lire plus

Quand Péguy laisse sa place à Charles…

Pari audacieux que de monter un seul en scène entièrement consacré à Charles Péguy, poète et essayiste quelque peu oublié du grand public. Mais le pari est relevé haut la main, grâce à une interprétation sans faille et un système narratif audacieux.

Un spectacle sur Charles Péguy a de quoi étonner. Car le poète s’est fait un peu oublier du grand public, l’homme politique (car il était doté de fortes convictions qui manquent de nos jours) encore davantage. Tout juste Bruno Dumont avait tenté de le remettre au goût du jour avec sa comédie musicale Jeannette, l’enfance de Jeanne d’Arc, remarquée à la Quinzaine des réalisateurs à Cannes l’an dernier, sur des textes de Péguy, féru de la paysanne qui entendait des voix. Sans succès. Mais très rapidement, on entre dans le jeu. Car finalement, ce n’est pas véritablement à un biopic sur Charles Péguy auquel on assiste. Ce dernier est d’ailleurs une sorte de prétexte, de fil rouge pour raconter une époque, la sienne. Celle où la gauche luttait contre les extrêmes, celle où il s’en suffisait d’un rien pour que tout s’embrase. Celle où tout finit par éclater tout de même, à l’image de la Première Guerre mondiale, où Péguy va périr en militaire dès 1914. Mais il l’ignore encore. Il raconte ici son histoire à un journaliste venu l’interviewer. Et il n’oublie aucun détail : ni son enfance pauvre entouré de sa mère et sa grand-mère, ni la rencontre avec sa femme, ni sa petite librairie où il tente de vendre des brûlots politiques, ni ses élans poétiques. Le tout sur un procédé cinématographique, avec flash backs et voix-off féminine douce, qui contrebalance avec le fait qu’un seul homme se trouve au centre de toute l’attention.

Bertrand Constant, déjà aperçu dans les séries Engrenages et Un village français, est formidable de justesse de bout en bout, d’autant qu’il incarne à lui seul près d’une quinzaine de personnages, femmes incluses. Et qu’il parvient à transmettre les doutes, les certitudes qui volent en éclat, une dernière histoire d’amour interdite ou la passion qu’il ressent pour la figure de Jeanne d’Arc. On a littéralement l’impression de les voir toutes et tous, graviter autour du poète à la destinée tragique. Le tout, dans une mise en scène sobre et efficace de Laetitia Gonzalbes, avec un travail ciselé sur le son et les lumières. De quoi être ébloui, même en clair obscur où le spectacle évolue souvent, avec lumières ocres ou bleutées. Et de donner envie de se plonger dans les poèmes transcendés de Charles Péguy… 

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Péguy - Le visionnaire

On découvre la flamme qui anima sa vie !

Au-delà de l’œuvre austère de Charles Péguy, On découvre la flamme qui anima sa vie. Enfant de la pauvreté et de l’honnêteté, C’est un caractère bien trempé et entêté Qui se forge à « La Contrescarpe » et s’y... Lire plus

Au-delà de l’œuvre austère de Charles Péguy,
On découvre la flamme qui anima sa vie.
Enfant de la pauvreté et de l’honnêteté,
C’est un caractère bien trempé et entêté
Qui se forge à « La Contrescarpe » et s’y épanouit.
Du socialisme à l’Affaire Dreyfus, il fut pris
Dans la tourmente de ces causes à défendre et qui
« Commencent en mystique et se terminent en politique ».
En août mille-neuf-cent-quatorze, l’auteur s’explique.

Ami de la vérité, loin de l’hypocrisie,
L’écrivain, qui remit Jeanne d’Arc à l’honneur, prie.
Quand la Grande Guerre l’attend, il ferme boutique,
Emportant avec lui son idéalisme antique.
De tout cela, reste son « espérance immortelle »
Qui fuse à travers les entretiens et les querelles.

 

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L'Évasion des Sens

Péguy - Le visionnaire

Une belle performance !

Charles Péguy, un esprit critique: un one man show inspirant. Le comédien Bertrand Constant , fait revivre, seul sur scène, cet intellectuel né dans une famille modeste à la fin du XIXème dont le destin a basculé grâce à l‘école. Charles PEGUY est oublié,... Lire plus

Charles Péguy, un esprit critique: un one man show inspirant.

Le comédien Bertrand Constant, fait revivre, seul sur scène, cet intellectuel né dans une famille modeste à la fin du XIXème dont le destin a basculé grâce à l‘école.

Charles PEGUY est oublié, à tort d’ailleurs, voire inconnu chez le jeune public et cette création vient réveiller les esprits en retraçant la vie de ce témoin de son époque en quête de sens.

Le face à face entre Charles PEGUY et ce jeune journaliste sur scène est une occasion de révéler la personnalité et les différentes facettes de PEGUY dont la vie a été marquée par l’affaire Dreyfus, l’antisémitisme, le socialisme. L’homme est franc, intransigeant, anticonformiste, critique.

Le comédien livre sur scène une belle performance, en incarnant une quinzaine de personnages hommes et femmes qui ont « façonné » Charles PEGUY et son existence.

La mise en scène de la pièce est très sobre – pas de changement de costume – ; les personnages s’enchaînent, ce qui accentue la richesse de la vie de PEGUY et fait résonner plus fort le texte.

Le spectateur est véritablement transporté en 1914 au siège de la revue les Cahiers de la Quinzaine. Une époque qui paraît bien lointaine, et pourtant… Alors que nous commémorons le centenaire de la guerre 14-18, souvenons-nous.

Charles PEGUY, écrivain, poète, homme engagé, un personnage inspiré et inspirant.

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Péguy - Le visionnaire

Un biopic touchant et enrichissant !

Jouer Charles Péguy n’est pas chose simple et pourtant, Bertrand Constant incarne le personnage à merveille. Seul sur scène, le comédien nous conte l’histoire de ce formidable écrivain français du XXème siècle. Un biopic touchant et enrichissant. Bertrand Constant nous... Lire plus

Jouer Charles Péguy n’est pas chose simple et pourtant, Bertrand Constant incarne le personnage à merveille. Seul sur scène, le comédien nous conte l’histoire de ce formidable écrivain français du XXème siècle. Un biopic touchant et enrichissant.

Bertrand Constant nous plonge dans l’univers de Charles Péguy, l'écrivain, essayiste et poète français que l'on connaît, au moment où un jeune journaliste, un peu maladroit, se présente pour dresser son portrait. Nous sommes en Août 1914, Péguy ferme définitivement les Cahiers de la Quinzaine - la revue qu’il a fondée - pour partir à la guerre.

Sur la scène commence alors un long voyage dans les souvenirs de Charles Péguy. De son enfance à son départ le jour même, Péguy se raconte et raconte ce qui l'a fondé. Dès son enfance, il se passionne pour les lettres. Issu d’une famille de la classe ouvrière, il attache une grande importance à l’école et à l’enseignement. Persévérant et ambitieux, il passe trois fois le concours de l’ENS pour être enfin reçu en 1894. Tout au long de sa vie, il n’a cessé d’être un personnage atypique.

L'homme public

Charles Péguy est connu pour ses engagements politiques et ses prises de position sur l’Affaire Dreyfus dans laquelle il prend le parti du capitaine, accusé d’espionnage... Péguy c'est aussi le désir d’unifier le socialisme français, un humanisme de premier plan. Considéré comme un dissident de son époque, Péguy est resté fidèle à ses convictions...

Voilà tout ce que nous raconte Bertrand Constant, un comédien talentueux qui incarne Péguy et une kyrielle d'autres personnages sur le principe du flash-back qui vient illustrer les souvenirs.

 
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Péguy - Le visionnaire

Présence indéniable et forte !

Seul sur scène Bertrand Constant nous fait traverser la vie et le destin de Charles Péguy, témoin du début du XX e siècle, qui a laissé une réflexion moderne sur la société, la politique, l’Homme, réflexion aujourd’hui toujours... Lire plus

Seul sur scène Bertrand Constant nous fait traverser la vie et le destin de Charles Péguy, témoin du début du XXe siècle, qui a laissé une réflexion moderne sur la société, la politique, l’Homme, réflexion aujourd’hui toujours d’actualité. L’auteur de la pièce, Samuel Bartholin : « J’ai voulu tenter de rendre vivante et accessible la quête passionnée de sens et d’authenticité qui soutient l’existence de Péguy, son goût de s’inscrire dans quelque chose de plus grand que lui… »

La metteuse en scène, Laetitia Gonzalbes : « Il nous fallait raconter en 70 minutes 41 ans de notre Histoire tout en s’emparant d’une quinzaine de protagonistes de tous âges et de tous sexes. J’ai souhaité avant tout me concentrer sur la matière vivante, corporelle et sensible du comédien. Je savais que Bertrand Constant pouvait relever ce défi et composer à partir de détails, de gestes, de postures, de modulations de la voix et d’émotions. » Sobriété de la scène avec un bureau et quelques livres, peu de décor, une chaise en paille, pas de changements de costumes, les espaces délimités par les lumières, sur les compositions musicales de Tim Aknine et David Enfrein. Quelques voix de femmes interviennent, Eve, Marie, Jeanne ? 

Août 1914, Charles Péguy ferme le siège de sa revue les Cahiers de la quinzaine avant de rejoindre son régiment. Arrive un jeune journaliste avec lequel il entame un dialogue nerveux et amical, au cours duquel il revient sur différents épisodes de sa vie. Issu de famille modeste, entre une mère et une grand-mère travaillant pour les besoins du foyer, il puise là son héritage. L’école est précieuse pour lui, elle le mène, excellent élève, à Normale Sup, où il adhère en 1895 au Parti socialiste et aux idées de Jaurès. Poète, écrivain, essayiste, penseur engagé, Péguy est aujourd’hui souvent oublié.

Il milite pour des associations caritatives, soutient les ouvriers en grève. Supprimer la misère est pour lui « le premier devoir ». Il s’engage avec passion dans l’affaire Dreyfus, manifeste pour le capitaine injustement condamné, signe des pétitions. Critiquant les dérives totalitaires, refusant le marxisme et la propagande, il se retrouve seul face aux socialistes

Il avait créé Les cahiers de la quinzaine en 1900. Dans le spectacle, un dénommé Mandart, journaliste à l’Action Francaise : « …tous ces juifs qui vous entourent dans vos Cahiers, les Halevy, Suarès, Benda, Bergson et consorts… une vraie synagogue ce papelard. Ils vous auront fait confondre le beau visage de Jeanne d’Arc avec le nez crochu de Dreyfus ». Volontaire pour le front, l’écrivain tombe le 5 septembre 1914, jour de la victoire de la Marne.

Bertrand Constant est doté d’une présence indéniable et forte, il incarne avec justesse cet homme honnête, passionné, hors norme. « Je suis fier de le faire revivre à travers mon art. » Le comédien est lui-même atypique. Après 4 ans à l’école de Saint-Cyr, suivis de 3 ans dans le régiment parachutiste de la Légion étrangère « qui m’ont inspiré un livre, « Légionnaire », récits, portait, photos, 64 légionnaires se racontent. Je ne savais pas ce que je voulais, je suis parti en mission humanitaire au fond de l’Amazonie. A mon retour, je décide de vivre mon vieux rêve d’enfant, comédien ! Je travaille la nuit au SAMU social, je suis des cours de théâtre et je débute dans les petites salles, dans les courts-métrages, je suis conseiller militaire au cinéma. Ensuite j’obtiens des rôles dans les séries télé et au cinéma. »

Mais le comédien a envie d’un seul en scène au théâtre et découvre Charles Péguy. Il demande alors à un ami journaliste d’écrire la pièce, qui est publiée aux éditions Mareuil et jouée à la maison de quartier de Palaiseau, à 300m de la maison de Péguy. « Des descendants de Péguy sont venus et ont aimé notre création. Nous avons rappelé aux spectateurs l’homme révolté contre l’injustice, l’oppression, l’homme de lettres à l’immense talent, qui s’est battu pour Dreyfus et les opprimés. » Il a disparu sans jamais trahir ses idées. Ce spectacle est passionnant.

 

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The Artchemists

Péguy - Le visionnaire

Un seul en scène vibrant !

Il fallait avoir de l’audace pour s’attaquer à Charles Péguy, écrivain souvent mal compris, mal aimé qui a aujourd’hui presque disparu des manuels scolaires. Mais Bertrand Constant, magnifique dans Charles Péguy, le visionnaire, ce seul en scène de Samuel Bartholin programmé par... Lire plus

Il fallait avoir de l’audace pour s’attaquer à Charles Péguy, écrivain souvent mal compris, mal aimé qui a aujourd’hui presque disparu des manuels scolaires. Mais Bertrand Constant, magnifique dans Charles Péguy, le visionnaire, ce seul en scène de Samuel Bartholin programmé par le théâtre de la Contrescarpe, semble aimer les défis et l’adrénaline.

Le parcours d’un humaniste

Patriote, socialiste et fervent défenseur de Dreyfus, mais aussi républicain, admirateur de Jeanne d’Arc, anticlérical et croyant, Péguy fut tout cela à la fois, brouillant les pistes, et allant à contre courant de la pensée de son temps, les convictions chevillées au corps, luttant jusqu’au bout pour défendre ses idées. C’est ce qui a parlé au comédien, à l’origine de ce projet créé l’an dernier à Avignon : « J’ai été touché par le parcours humain de cet homme et notamment cette façon qu’il a eu de garder sa ligne, et son intégrité par rapport à sa propre pensée, cette force de caractère, et son courage d’assumer qui il est, quitte à y perdre beaucoup ».  

Une ténacité et un courage qui font sans doute écho au propre parcours de Bertrand Constant, qui fut élève à St Cyr puis officier dans la légion étrangère, et quitta une carrière militaire toute tracée pour réaliser un rêve d’enfant et monter sur les planches. Péguy, lui, a fait presque le chemin inverse, quittant sa vie d’écrivain et de poète pour s’engager au front. Il fut fauché en 1914 à seulement 41 ans par la mitraille allemande, un mois seulement après sa mobilisation. Dès lors, récupéré de toute part et notamment pas le régime de Vichy et le courant nationaliste catholique, Charles Péguy, passé proche de l’oubli, regagne aujourd’hui ses lettre de noblesse et n’a jamais été aussi vivant. 

Un homme « couturé » de partout 

La pièce débute en 1914 dans le quartier latin (là même où se trouve aujourd’hui le petit théâtre de la Contrescarpe), dans la « boutique » où Charles Péguy créa les cahiers de la quinzaine. Lieutenant de réserve, il s’apprête à partir au combat au moment de la mobilisation, quand un jeune journaliste pacifiste, fasciné par son parcours, va lui faire revivre les grandes étapes de son existence et le mettre devant ses contradictions. Une vie qui démarre modestement, en province, dans une famille pauvre mais honnête et travailleuse. C’est là que Peguy puisera des valeurs fondamentales. Puis il y aura l’école et les instituteurs, ces « hussard noirs » (l’expression est de lui) qui le sortiront de sa condition et lui feront accéder à la pensée humaniste. 

Guidé par son idéal d’une société d’égalité entre les hommes, il embrassera le socialisme, et sera un défenseur de la première heure du capitaine Dreyfus, poussant son compagnon Jean Jaurès à s’engager. Mais sa conception du dreyfusisme était finalement une affaire universelle  qui dépassait les conflits de classe. Charles Péguy s’éloignera de la pensée de gauche (des lendemains qui chantent) et quittera les rangs du progrès en marche. Anti moderne, il questionnera sans relâche ceux qui par démagogie n’adoptent pas la pensée qu’ils prônent. Polémiste, philosophe, et grand poète, Péguy est resté jusqu’à la fin de sa vie un esprit libre et novateur en quête de sens et de vérité.

Une performance d’acteur

Ce sont ces idées et cette pensée que le comédien Bertrand Constant et son auteur Samuel Bartholin ont voulu transmettre dans un récit ciselé porté par une véritable performance d’acteur. Crédible aussi bien dans le rôle de Péguy que de ses proches ou de ses compagnons de lutte, Bertrand Constant donne vie à une quinzaine de personnages qu’il incarne dans un jeu plein de finesse et de sensibilité. Et c’est un bonheur de le voir évoluer sur le plateau. « J’aborde ce spectacle avec beaucoup de joie et de plaisir, même si cela me demande un grand effort de concentration chaque soir. Je joue aussi bien des femmes, que des personnages avec des accents, je modifie ma posture, ma voix, c’est une gymnastique difficile mais agréable et c’est une pièce très gratifiante à jouer. Quand je sors de scène, j’ai l’impression d’avoir fait pleinement mon métier d’acteur ». 

Grâce à une mise en scène sobre mais efficace de Laetitia Gonzalbes, il parvient à rendre l’ambiance de toute une époque, avec une simple table, quelques livres et une chaise en paille. Une époque, le début de 20ième siècle souvent méconnue mais où se reflètent, à travers la pensée de Péguy, des problématiques très actuelles qui interrogent toujours : le refus d’une certaine idée de la modernité et de la possession matérielle, et la défense des valeurs universelles et humanistes.

Péguy, ce génie français continue de fasciner et de nous faire réfléchir à notre rapport à la société, à l’éducation et au monde moderne, lui qui préférait l’action à la parole, « sans jamais renier un atome de son passé ». 

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Péguy - Le visionnaire

Intéressant, Séduisant, Brillant, Éloquent !

Bertrand Constant nous relate le parcours  de   Péguy (1813-1914) à  travers divers épisodes de son existence. Tout commence  rue de la Sorbonne, « Aux cahiers de la quinzaine »   Péguy  s’apprête pour partir à la guerre lorsqu’ un... Lire plus

Bertrand Constant nous relate le parcours  de   Péguy (1813-1914) à  travers divers épisodes de son existence. Tout commence  rue de la Sorbonne, « Aux cahiers de la quinzaine »   Péguy  s’apprête pour partir à la guerre lorsqu’ un jeune journaliste vient l’interviewé. Il va s’ensuivre une série  de flash-back  nous relatant  son existence.

Péguy enfant menant une vie modeste entre sa mère et sa grand-mère à Orléans

Ses souvenirs d’écoles / son ascension  jusqu’à  ENS

Ses amours

Son engagement politique / l’affaire Dreyfus.

Le journal avec Léon Blum / Les cahiers de la quinzaine

Son virage de libre- penseur au mysticisme…..

Bertrand Constant nous conte une histoire, l’histoire d’un « grand homme »  poète, journaliste, humaniste  mais  malheureusement supprimé du programme scolaire. Un homme qui est toujours resté intègre face à ses idées, qui a eu le courage d’aller jusqu’au bout de ses croyances  et de ses convictions.

« Aller au bout de ce que l’on croit, c’est atteindre l’éternité »  Ch Péguy

 Bertrand Constant  va incarner et donner vie à une quinzaine de personnages avec brio.  Nous verrons apparaitre sous nos yeux ; Péguy mais aussi sa mère, sa grand-mère, son instituteur…….des dialogues se créent entre eux, c’est dynamique, vivant et attrayant.

La création musicale de David Enfrein et de Tim Aknine  ainsi que la mise en scène de Laetitia Gonzalbes   sobre et harmonieuse, nous enveloppent  dans l’univers de Péguy et accroissent  nos émotions.

Bertrand Constant nous captive et nous émeut.  C’est un grand plaisir de redécouvrir  ou découvrir Péguy dans ce spectacle accessible à tous.

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Péguy - Le visionnaire

Intelligent et passionnant !

A la découverte de la vie et de l'oeuvre de Charles Péguy Péguy, le visionnaire  est un seul-en-scène consacré au poète Charles Péguy. Ecrit par Samuel Bartholin, et interprété par Bertrand Constant, ce spectacle est un sublime hommage à la vie et à... Lire plus

A la découverte de la vie et de l'oeuvre de Charles Péguy

Péguy, le visionnaire est un seul-en-scène consacré au poète Charles Péguy. Ecrit par Samuel Bartholin, et interprété par Bertrand Constant, ce spectacle est un sublime hommage à la vie et à l'oeuvre de l'intellectuel. 

 Charles Péguy est né en 1873 à Orléans et il est mort en 1914 à Villeroy. Ecrivain, poète, essayiste et officier de réserve français, il est également connu sous les noms de plume de Pierre Deloire et Pierre Baudouin. Péguy, le visionnaire est un spectacle qui lui est consacré.

L'histoire débute en août 1914. Alors qu'il est en train de fermer le siège de sa revue, les Cahiers de la Quinzaine, pour rejoindre son régiment, un jeune journaliste se présente à lui. Il souhaite réaliser un portrait à son sujet et lui pose pour cela diverses questions. Un dialogue s'établit entre les deux personnages et Charles Péguy est invité à revivre des moments clés de sa vie. 

Expliquer la complexité du personnage

Dans ce seul-en-scène, Bertrand Constant interprète tous les personnages : Charles Péguy en 1914 et le journaliste qui l'interroge, mais aussi tous ceux que le poète a pu rencontrer au cours de sa vie. Les épisodes qui ont marqué l'existence de l'intellectuel avant son départ pour la guerre sont donc présentés sur scène. Des épisodes que Charles Péguy revit de manière nostalgique en août 1914, un mois à peine avant sa mort au champ d'honneur, le 5 septembre 1914. 

Le texte, ponctué de citations issues de l'oeuvre de Charles Péguy, permet aux spectateurs de comprendre l'écrivain dans toute sa complexité. Ils y rencontrent un poète en quête de liberté et d'indépendance qui s'accroche à des valeurs mystiques et nationales. Ils apprennent également à connaitre un intellectuel engagé, devenu militant socialiste libertaire, anticlérical et dreyfusard, avant de suivre une idéologie catholique et nationaliste. Péguy, le visionnaire est un spectacle intelligent et passionnant. L'interprétation de Bertrand Constant captive le public et la touche pédagogique du texte signé Samuel Bartholin permet une immersion totale dans la vie et l'oeuvre de Charles Péguy. 

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Péguy - Le visionnaire

Beau texte théâtral (…) parfaitement incarné par Bertrand Constant !

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Péguy - Le visionnaire

Un spectacle pétillant d’intelligence et brillant d’éloquence.

Charles Péguy est un homme de conviction. Il n’a jamais baissé les bras, ni abandonner sa verve face aux attaques. Et même quand il trouve la foi, il ne basculera jamais vers les idées extrêmes comme Action Française. Il reste un homme qui défend la tolérance, la liberté de... Lire plus

Charles Péguy est un homme de conviction. Il n’a jamais baissé les bras, ni abandonner sa verve face aux attaques. Et même quand il trouve la foi, il ne basculera jamais vers les idées extrêmes comme Action Française. Il reste un homme qui défend la tolérance, la liberté de pensée et l’égalité pour tous.
Faire un spectacle autour de Charles Péguy est un choix surprenant. On pourrait penser que c’est un défi lancé au spectateur. Une façon de l’inciter à venir soit découvrir un homme de caractère ou soit de nouveau rencontrer un auteur que l’on connaît. Une fois que l’on a fait le choix de franchir les portes du théâtre de la contrescarpe, le doute n’est plus permis. De toute façon, une fois que la représentation commence on sait que l’on a fait le bon choix de venir.
Bertrand Constant, seul en scène incarne Charles Péguy, debout, fier, la voix pleine d’assurance qui va partir à la guerre. Dans sa librairie va arriver un jeune journaliste, Paul Gerbier des Joncs, qui souhaite faire un portrait de lui. Charles Péguy accepte avec plaisir ce dernier échange dans un monde qui ne s’est pas encore écroulé. Bertrand Constant change de voix, de position. Il devient alors tous les autres personnages (accompagné parfois d’une voix off) qui sont les acteurs du passé de l’auteur. On le découvre enfant avec une grand-mère qui lui racontait des histoires. Puis adolescents à l’école où il brille par la qualité de son écriture. Et enfin adulte, là où il lutte pour l’innocence de Dreyfus. Dans son journal « La Quinzaine littéraire », on lui reproche d’écrire des articles avec moins de mordant depuis qu’il a trouvé la foi. Son regard sur la société a changé et il prie pour elle. D’ailleurs, un journaliste et un prêtre d’Action Française vont lui proposer de les rejoindre. : “…tous ces juifs qui vous entourent dans vos Cahiers, les Halevy, Suarès, Benda, Bergson et consorts… une vraie synagogue ce papelard. Ils vous auront fait confondre le beau visage de Jeanne d’Arc avec le nez crochu de Dreyfus”. Mais son opinion religieuse n’a pas changé sa tolérance envers les autres.

Le comédien m’a emporté dans l’histoire. J’ai suivi le fil conducteur avec plaisir car tout amener avec beaucoup d’intelligence et de délicatesse dans le texte de Samuel Bartholin. Bertrand Constant donne une interprétation avec simplicité, naturelle et intensité des personnages. J’avais même l’impression de voir parfois plusieurs personnages discutées alors qu’il était seul sur scène. La nuance légère dans la voix et le comportement créer tout de suite l’illusion. Il sait imposer un rythme pour emmener le spectateur dans son univers. Ainsi après que l’on en apprit un peu plus sur l’écrivain et ses convictions, on revient au point de départ : la librairie et la fin de l’interview. Un point final à un échange très riche et passionnant. La mise en scène de Laetitia Gonzalbes joue à l’efficacité avec juste quelques meubles, quelques livres qui suffisent à faire voyager et tout dire. Appuyé bien entendu par le travail tout en finesse de lumière de Charly Hove qui accompagne Bertrand Constant en toute circonstance. Un très beau travail d’équipe qui a donné naissance à un spectacle pétillant d’intelligence et brillant d’éloquence.

Alors si vous voulez rencontrer un homme révolté contre l’injustice, l’oppression, la haine, poussez, vous aussi les portes du théâtre. Vous y trouverez Bertrand Constant qui vous insufflera une rage de vivre et une folle envie de s’exprimer librement.

“Aller au bout de ce que l’on croit, c’est atteindre l’éternité.”

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Bulles de culture

Péguy - Le visionnaire

Bien rythmé, savamment construit !

  Bulles de Culture a découvert au Théâtre de la Contrescarpe la pièce Charles Péguy le visionnaire, la nouvelle création de la Compagnie Kabuki. Nous vous racontons. Notre avis et critique de ce seul en scène écrit par Samuel Bartholin et mis en scène par Laetitia... Lire plus

 

Bulles de Culture a découvert au Théâtre de la Contrescarpe la pièce Charles Péguy le visionnaire, la nouvelle création de la Compagnie Kabuki. Nous vous racontons. Notre avis et critique de ce seul en scène écrit par Samuel Bartholin et mis en scène par Laetitia Gonzalbes.


Charles Péguy le visionnaire : à la rencontre d’un homme peu connu
Pour être tout à fait sincère, l’auteure de ces lignes ne connaissait de Charles Péguy, avant d’assister au spectacle, que sa foi chrétienne et son aspect contesté, ainsi que certains de ses vers les plus célèbres. Ces préjugés plutôt négatifs sur l’homme Péguy ont été largement remis en question avec Charles Péguy le visionnaire.
On découvre ainsi un homme complexe, qui illustre bien la jonction entre le XIXe siècle et le XXe siècle. On le voit par exemple dreyfusard, socialiste dans ses jeunes années ; on le découvre ensuite nationaliste, mystique, contradicteur de la modernité de son époque. Ce qui apparaît de prime abord comme une forme de contradiction se déroule et se dévoile au fil du spectacle, et met en lumière un homme refusant les carcans de toute idéologie.
De l’enfant qui grandit dans un milieu pauvre, de l’écolier façonné par l’école de la République, de ses choix politiques, nous entrevoyons l’image à travers un système de flash-back bien mis en œuvre. Cela confère au personnage de Charles Péguy une dimension profondément humaine.

Un seul en scène bien mené
C’est Bertrand Constant qui porte véritablement la pièce Charles Péguy le visionnaire. Seul sur scène, il incarne tour à tour le Péguy quarantenaire, qui meurt quelques semaines plus tard sur le front, le journaliste qui l’interroge, Péguy aux différents âges de sa vie, mais aussi la mère ou la grand-mère de celui-ci ainsi que ses interlocuteurs dans les flash-back. La mise en scène deLaetitia Gonzalbes est à la fois sobre et bien pensée, permettant les aller-retours dans le temps sans grande difficulté.
Le texte de Samuel Bertholin, la mise en scène de Laetitia Gonzalbes et le jeu de Bertrand Constant font ainsi un savant mélange, offrant à voir un personnage aux multiples facettes, dont l’unité est conférée par la sincérité et la forte conscience d’avoir un rôle à jouer dans le destin de la nation.


Bien rythmé, savamment construit, Charles Péguy le visionnaire offre un voyage documenté, éclairé et éclairant, dans notre société de la fin du XIXe et du début du XXe.

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La presse en parle

Péguy - Le visionnaire

Bertrand Constant incarne avec brio et émotion cet auteur de renom.

Si le nom de Charles Péguy est connu, sa vie et son oeuvre le sont moins. Le Théâtre de la Contrescarpe, niché au coeur du Quartier Latin à Paris, vous invite tous les week-ends jusqu'à la fin juillet à découvrir l'auteur grâce à une pièce forte, émouvante,... Lire plus

Si le nom de Charles Péguy est connu, sa vie et son oeuvre le sont moins. Le Théâtre de la Contrescarpe, niché au coeur du Quartier Latin à Paris, vous invite tous les week-ends jusqu'à la fin juillet à découvrir l'auteur grâce à une pièce forte, émouvante, un seul en scène joué par Bertrand Constant et intitulé "Charles Péguy, le visionnaire", dans une mise en scène de Laetitia Gonzalbes.
Silence et obscurité totale dans la salle... Soudain, on entend une plume gratter le papier, une lumière apparaît, une porte grince en s'ouvrant et voilà le spectateur plongé dans le Paris d'août 1914. Pas besoin de décor. L'image, le son, le verbe de Bertrand Constant vous plongent, d'emblée, à la veille du départ au combat, juste après la mobilisation. Un homme fait face à son destin. A 41 ans, Charles Péguy est un auteur connu, reconnu, engagé. Il rencontre un journaliste. Le moment est intime. L'auteur répond aux questions et retrace toute sa vie dont il ne sait encore qu'elle touche à sa fin. Bertrand Constant, sur scène, incarne l'auteur et tous les personnages qui jalonnent son existence.
Mais qui est Charles Péguy ? Né en 1870 à Orléans, il est issu d'une famille d'artisans modestes. Orphelin de père, l'enfant grandit entre sa mère, rempailleuse de chaises et sa grand-mère qui participe à son éducation. Ma grand-mère contait des histoires amusantes et merveilleuses, explique l'auteur incarné sur scène. En fait, rien ne pouvait prédire une carrière littéraire, intellectuelle, politique pour cet enfant ayant vécu dans la pauvreté et non la misère, comme il le souligne. Nous étions pauvres mais dans un honneur absolu, évoque le comédien, ajoutant: L'instruction publique était une ouverture pour les paysans en sabots que nous étions. Et d'évoquer les Hussards noirs de la République tels que nommait Péguy, les instituteurs de l'époque, vecteurs indispensables pour Jules Ferry permettant aux enfants de l'époque de s'extraire de l'analphabétisme.  Monsieur Naudy, l'instituteur, décèle un talent et oriente l'enfant vers la sixième au lieu d'études professionnelles.

L'univers de la connaissance s'ouvre à lui, avec le latin comme passion. Ces années d'études, la possibilité de s'élever socialement, grâce à l'école marqueront sa vie entière. Baccalauréat, Ecole Normale Supérieure, cet enfant du peuple se passionne pour le sort des hommes. Fasciné par Jaurès, engagé dans la défense de Dreyfus,  il devient socialiste, tout en gardant un attachement fort à Jeanne d'Arc, qui le relie à Orléans et son enfance.  Il refuse les nationalismes, la pensée réductrice, réfléchit, écrit, critique les dérives totalitaires dans l'évolution du socialisme français. Il est aussi chrétien et assume ses choix au risque d'être exclu. Engagé volontaire au début de la Grande Guerre, il affirme : Je pars soldat de la République, pour le désarmement général et la dernière des guerres . Il meurt le 5 septembre 1914.
Le texte de Samuel Bartholin, de grande qualité souligne les paradoxes d'un homme passionné et empreint d'humanisme. Bertrand Constant, comédien au cinéma, au théâtre  mais aussi dans des séries bien connues comme Un Village français y incarne avec brio et émotion cet auteur de renom. 

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La presse en parle

Péguy - Le visionnaire

Pièce très agréable à voir et instructive.

Ce soir j’ai passé un très bon moment dans un théâtre que je ne connaissais pas et que j’ai trouvé très sympathique, le théâtre de la Contrescarpe. J’y ai vu L’histoire de Charles Péguy. Un auteur, philosophe, poète et politologue. Un personnage assez... Lire plus

Ce soir j’ai passé un très bon moment dans un théâtre que je ne connaissais pas et que j’ai trouvé très sympathique, le théâtre de la Contrescarpe.
J’y ai vu L’histoire de Charles Péguy. Un auteur, philosophe, poète et politologue. Un personnage assez peu connu, il me semble, et qui a pourtant vécu une vie passionnante, fait de très belles rencontres et reste encore aujourd’hui, un visionnaire.

J’ai beaucoup aimé Bertrand Constant qui joue plein de personnages avec délicatesse et a vraiment l’air de s’amuser sur scène.

J’ai également apprécié la mise en scène de Laetitia Gonzalbez, très fluide avec de très belles lumières et un traitement presque cinématographique.

C’est une pièce très agréable à voir et instructive. Je vais vous faire partager l’interview que j’ai faite tranquillement sur un banc près de la rue de la contrescarpe avec un comédien passionnant et chaleureux.




Pourquoi Charles Péguy ?
J’avais envie de faire un seul en scène, mais je voulais essayer quelque chose de nouveau. Quand on m’a parlé de Péguy, j’ai trouvé cette idée très intéressante et j’ai demandé à Samuel Bartholin d'essayer d'écrire sur ce sujet.


C'est marrant que vous parliez de seul en scène. Car j’ai ressenti ça également. Même si c’est un seul en scène qui raconte une histoire avec des personnages et une trame.
Oui, en effet c’est tout à fait ça. Il faudrait peut-être trouver un nouveau mot pour décrire mon spectacle. Une pièce jouée seul ? Ce n’est pas seulement l'histoire de Charles Péguy en soi mais aussi celle de son passé, son vécu, ses rencontres.

Mais qui est donc Charles Péguy et que reste-t-il de lui ?

Vous savez, je ne suis pas professeur à La Sorbonne, mais je ne pense pas que ce soit tellement son œuvre en soi qui reste mais plutôt des pensées, des idées, des phrases qui sont reprises très régulièrement par les hommes et femmes politiques d’aujourd'hui.


Ce que je trouve très intéressant c’est que ce personnage nous permette d’aborder l’histoire de la fin du XIXe et début XXe siècle.

Oui, c’est une histoire qui n’est pas vraiment abordée et pourtant qui ressemble beaucoup à l’époque actuelle. Mais vous savez les gens qui ont des idées fortes, nouvelles, hors du temps passent les années.


Hors temps, finalement.

Je pense qui c'était le bon moment pour aborder ce sujet alors que dans le monde d’aujourd'hui Les gens ont la tentation d’être dans le repli.

Ce que j’ai vraiment aimé aussi c’est le montage de la pièce avec ses noirs. Ces flash-back.

C'est drôle que vous disiez ça, car j’ai surtout fait beaucoup de cinéma en dehors de mes années d’études du théâtre et nous avions justement l'envie de faire une mise en scène proche d’un film avec les fondus au noir, la musique, la voix Off.


Je l’ai ressenti et je trouve aussi que vous jouez presque plus comme un acteur qu’un comédien et ça fait du bien.

On avait envie de transmettre un côté intime à la pièce. Mais aussi d’aborder ce sujet avec une certaine légèreté J'aime bien parler de choses graves tout en gardant de la légèreté et du sourire.

C'est vrai et j’ai beaucoup souri en effet. J’ai trouvé ça très abordable, drôle et agréable comme traitement et je pense que c’est une pièce que les ados devraient venir voir.

Je le pense aussi. J’ai joué cette pièce dans les lycées. C’était très intéressant, les jeunes étaient à l’écoute et avaient l’air d'apprécier. On faisait aussi un débat suite à la représentation.

Je vous trouve très courageux dans le choix de ce sujet sur l’histoire de Charles Péguy. Quand on lit le sujet, ça ne donne pas particulièrement l’envie de venir voir la pièce.

Oui, je sais, mais je trouve vraiment ce personnage très intéressant. Du fait de son histoire, ses rencontres et ses idées.


Je voulais vous dire quelque chose aussi. J’ai beaucoup aimé la scène où vous êtes assis dos au public et que vous faites l’enfant. J’ai trouvé qu’il y avait encore une part d’enfance en vous.

Ah ! c’est drôle ce que vous dites. On me l'a souvent dit sur les plateaux mêmes quand je joue des gros durs, mais vous savez, Charles Péguy aussi avait une âme d’enfant par ses choix, ses directions son absence totale d’obscurantisme, il n’a jamais voulu se laisser enfermer dans des dogmes.

Pensez-vous, concernant l’histoire de Jeanne d’arc, comme vous le dites dans la pièce, Qu'il l’avait également entendu enfant ?

Pour cela. Il faudrait le demander à l’auteur mais, ce qui est certain, c’est qu’il a vécu à Orléans dans un milieu certainement très pieux.

Je voulais vous dire que j’ai passé un merveilleux moment agréable et instructif. C'était donc l’avant-dernière, ce soir ?

Oui, en effet, mais on reprend en septembre et il y aura, peut-être, encore pas mal de dates de prévu.

En tout cas ce soir il y avait quand même du monde pour cette saison.

Vous savez, ça fait plus de 100 fois que je joue cette pièce et j'en suis très heureux. Le bouche-à-oreille fonctionne très bien.

Sincèrement (comme toujours) c’est un beau spectacle à ne pas manquer dès la rentrée.

Je voulais aussi tirer un petit coup de chapeau au régisseur du spectacle. J'étais assis à côté de lui et j’en ai profité pour découvrir un nouveau métier que je ne connaissais pas vraiment.

J’ai trouvé qu’il avait une concentration incroyable et une grande délicatesse dans la gestion des lumières et des sons.

C'est une belle personne et grâce à lui, ce soir, je suis devenu fou de ce métier : Régisseur de théâtre.

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Anna Karénine

Le scandale est décuplé !

Résolument moderne, la mise en scène de Laetitia Gonzalbes est aussi finement ciselée que l’adaptation qu’elle a réalisée du chef-d’œuvre de Léon Tolstoï. Le scandale est décuplé.

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Anna Karénine

Un spectacle rythmé, esthétique et émouvant !

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Anna Karénine

Dans de très beaux costumes, chaque personnage apporte son ambiance !

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Anna Karénine

La variation moderne sur l’ouvrage de Tolstoï actualise le classique du XIXe siècle.

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Anna Karénine

De l’audace, du talent et une mise en scène envoutante.

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Le Bonbon

Anna Karénine

On se fascine pour la pièce Anna Karénine !

On se fascine pour la pièce Anna Karénine Dans cette adaptation de Laetitia Gonzalbes, Anna Karénine, issue de la "bonne" société et mariée a un haut fonctionnaire, trompe son mari avec Varinka. Une adaptation encore plus intemporelle et criante de modernité, à découvrir... Lire plus

On se fascine pour la pièce Anna Karénine

Dans cette adaptation de Laetitia Gonzalbes, Anna Karénine, issue de la "bonne" société et mariée a un haut fonctionnaire, trompe son mari avec Varinka. Une adaptation encore plus intemporelle et criante de modernité, à découvrir dès le 29 octobre au Théâtre de la Contrescarpe.

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La grande parade

Anna Karénine

Un spectacle rythmé et émouvant pour qui aime l’amour, toujours !

Léon Tolstoï au Théâtre : et si Anna Karénine avait aimé une femme ? Il fallait oser : adapter librement et de manière contemporaine, un classique de la littérature amoureuse : « Anna Karénine », du grand Léon Tolstoï, que l’on résume trop souvent... Lire plus

Léon Tolstoï au Théâtre : et si Anna Karénine avait aimé une femme ?
Il fallait oser : adapter librement et de manière contemporaine, un classique de la littérature amoureuse : « Anna Karénine », du grand Léon Tolstoï, que l’on résume trop souvent à la femme adultère qui se suicide (pour expier ses pêchés) en se jetant sous un train…

Mais Laetitia Gonzalbes développe en décortiquant les rapports humains. Elle questionne la morale pour démontrer que le bonheur d'un être (d'une femme, en l'occurrence) ne peut pas reposer sur le sacrifice de ses besoins fondamentaux. Si l'amour est au centre du roman de Léon Tolstoï, la liberté est au cœur de l'Anna Karénine revue par Laetitia Gonzalbes. Elle questionne : la dichotomie entre morale et liberté est-elle inévitable ? Cette morale (religieuse la plupart du temps) pousse à penser qu'Anna Karénine, du fait de l'adultère et « l'abandon » de son fils, serait l'incarnation du pêché. Sa « déchéance » la conduit au suicide, rongée qu'elle est par les remords. Mais si on place, au contraire, Anna Karénine en symbole de la liberté, donc de la libération de la femme, elle devient le miroir de nos propres questionnements et nous renvoie à nos choix, nos renoncements, nos lâchetés...Toute la force du roman réside dans cette double interprétation du rôle d'Anna, superbement campée par Lise Laffont, parfaite en jeune ingénue, encore fragile sur ses patins, qui va se transformer en loque humaine ravagée par l'alcool. Finalement,l'homosexualité passe au second plan. On finit par l'oublier car ce sont les sentiments qui comptent. Malgré tout, on peut voir dans l'exclusion d'Anna Karénine (par la « bonne société), femme surveillée jusqu'à sa sexualité, le point de vue obsolète que l'on portait alors, au XIXe sicèle (et encore aujourd'hui, on croit rêver !) sur le mariage et la position de la femme (soumise, docile, dominée). En effet, il subsiste toujours une frange de la société, de l'Humanité, via la religion, qui entend imposer ses vues dans le domaine du privé (la sexualité).
L'homosexualité suscite encore des  actes de malveillance et d'agressivité́. Nous y sommes confrontés quotidiennement. En ce sens, cette mise en scène résolument moderne d'Anna Karénine décuple la force du sujet : l'amour n'a pas de sexe. Tous les interprètes sont excellents. Les costumes (de Claire Avias) sont parfaits. Léger bémol sur l'éclairage (Charly Hove) et la musique (Tim Aknine et David Enfrein) peut-être trop présents... Affaire de point de vue. Le texte ayant un peu vieilli, Laetitia Gonzalbes modernise, « déringardise », avec de la danse (ça le fait) et les apartés du narrateur masqué (clin d'œil au Bel-Ami de Maupassant et aux poèmes et partitions de Jean Fournée ?), pour combler le caractère tragico-dramatique de ce classique indépassable. Mais parfois plombant. Cela reste un spectacle rythmé et émouvant pour qui aime l'amour, toujours !

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Anna Karénine

Une partition singulière et atypique, à plus d'un titre !

Comédie dramatique conçue et mise en scène par Laetitia Gonzalbes, avec Lise Laffont, Maroussia Henrich, David Olivier Fischer et Samuel Debure. Ardue et téméraire s'avère la transposition théâtrale d'un texte littéraire et davantage encore quand le choix se porte sur un chef... Lire plus

Comédie dramatique conçue et mise en scène par Laetitia Gonzalbes, avec Lise Laffont, Maroussia Henrich, David Olivier Fischer et Samuel Debure.

Ardue et téméraire s'avère la transposition théâtrale d'un texte littéraire et davantage encore quand le choix se porte sur un chef d'oeuvre de la littérature, comme en l'occurrence sur "Anna Karénine" de Léon Tostoï.

Et donc émérite se révèle l'entreprise de Laetitia Gonzalbes qui propose une partition singulière et atypique, à plus d'un titre et qui, pour le moins, ne peut encourir la critique de formatage à l'aune des codes de la jeune scène contemporaine mainstream.

En effet, resserrée sur le trio de l'adultère, instillée d'emprunts à d'autres textes et poèmes, dont le "Bel-Ami" de Guy de Maupassant, et retenant les lignes de force de l'opus original, avec l'inconciliable trinité raison/passion/foi, elle présente une variation contemporanéisée de ce drame de la passion, destructrice et autodestructrice, en déclinant celle-ci de manière saphique, tout en le plaçant sous l'obédience du romantisme noir pour rendre compte des tourments psychologiques du personnage-titre.

Et noir c'est noir, tant pour la dramaturgie que pour la scénographie "black cube" avec un esthétisme qui n'est pas sans évoquer celui "papier glacé" des photos des années 70 d'Helmut Newton, avec des assises mêlant méridienne baroque et chaises napoléon façon Ghost starckien, les lumières crépusculaires que Charly Hove strie de traits de couleur vive avec un plafonnier en tubes diodes disposés façon Dan Flavin et les costumes confectionnés par Claire Avias qui, à l'exception du choix du blanc et de la dentelle vintage pour l'héroïne, s'inspire du style "new fetish" et de celui de l'heroic fantasy.

Ce qui immerge cette chronique d'une mort inéluctable dans une atmosphère d'étrangeté soutenue par la présence d'un énigmatique personnage surnuméraire campé par Samuel Debure à l'inquiétante placidité, narrateur intradiégétique, main du destin, ange de la mort et maître de cérémonie, une cérémonie à l'allure de sarabande orchestrée par Eros et Thanatos.

La mise en scène avisée de Laetitia Gonzalbes soutient ses parti-pris qui se traduisent dans un opus composé de scènes courtes et d'ellipses chorégraphiées scandées par la musique syncrétique deTim Aknine et David Enfrein et un jeu placé sous le registre du réalisme distancié godardien.

David Olivier Fischer, parfait en mari psychorigide et factotum des conventions sociales, et Maroussia Henrich, fascinante en maîtresse libertaire épargnée de l'opprobre par son statut d'artiste, entoure Lise Laffont lumineuse en ingénue mystique et sensuelle éprise de liberté qui se mue en femme fatale surtout pour elle-même qu'elle incarne avec une sensibilité à fleur de peau.

Un beau projet porté par la jeune et prometteuse Compagnie Kakuki.

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Anna Karénine

Une création audacieuse, dans de beaux costumes.

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Anna Karénine

Une écriture précise, des comédiens investis et une mise en scène ingénieuse !

Une écriture précise, des comédiens investis et une mise en scène ingénieuse… Adaptation très originale qui saura changer votre regard sur Anna Karénine… L’amour ça ne se commande pas. Alors quand Anna se marie et tombe amoureuse d’une autre personne,... Lire plus

Une écriture précise, des comédiens investis et une mise en scène ingénieuse…

Adaptation très originale qui saura changer votre regard sur Anna Karénine…

L’amour ça ne se commande pas. Alors quand Anna se marie et tombe amoureuse d’une autre personne, elle va devoir faire face à un dilemme. Un choix impossible qui va la mener vers un destin funeste.

Laetitia Gonzalbes auteure et metteure en scène, décide de créer une version assez singulière d’Anna Karénine. Un défi de taille car adapter un roman russe riche de descriptions, une pièce d’1h30 dans un petit espace, se montrait difficile à relever. Pour donner plus de volume au récit, elle va également intégrer des références à Bel-Ami et Enragée ? de Guy de Maupassant et des poèmes et partitions de Jean Fournée. Mais grâce à une écriture précise, des comédiens investis et une mise en scène ingénieuse tout est possible. Ainsi notre jeune amoureuse prend vie et nous, les spectateurs, allons la suivre dans sa descente aux enfers.
Il faut prévenir le puriste, celui passionné par l’œuvre de Léon Tolstoï. Cette Anna Karénine est une libre adaptation du roman. Notre jeune écervelée ne tombe pas sous le charme du Comte Vronsky mais de Varinka, une femme passionnée, libre, au tempérament de feu qui ne rend de compte à aucun homme. C’est Alexi, le mari d’Anna qui les mettra en relation. Très vite un lien va se créer entre elles. Nous allons assister à une magnifique scène érotico-sensuelle entre Lise Laffont et Maroussia Henrich. C’est le moment de rupture car le secret va être découvert par un mari jaloux. Anna devra choisir entre son cœur et sa raison. Son cœur l’emportera mais sa raison va l’abandonner petit à petit. La folie va la gagner et la perdre.
Le choix qu’Anna aime une femme au lieu d’un homme ne change pas le message critique derrière. La société et les biens pensants jugent ceux qui ne choisissent pas le chemin dit classique. Alors ils sont persécutés, rejetés et parfois humiliés. Un texte qui raisonne toujours autant malheureusement à notre époque. Les quatre talentueux comédiens donnent fougue passion à cette histoire.

Maroussia Henrich interprète avec douceur et sensibilité cette femme libre qui sait aimer avec sincérité et raison. Son costume de saltimbanque donne un mélange entre rebelle et force. Une tenue qui lui va à merveille. Lise Laffont, elle campe Anna, cette innocente enfant qui découvre le sexe le jour de son mariage. « Un viol légal ». Elle découvre la vie dans sa complexité et son injustice. Son personnage qui semble si épanoui à la première scène sombre dans la folie. Elle tient une magnifique scène de fin où elle perd pied et se rend compte de la situation. Son regard se porte au loin derrière le public et la justesse du ton montre sa fragilité. Les hommes ne sont pas en reste. David Olivier Fischer tient avec cruauté son rôle d’homme, égocentrique et cruel. Le visage blanchit, tenu noir, il incarne l’élégance et l’autorité. On ne doute jamais qu’il est cet Alexi. Pour lui tenir compagnie, l’énigmatique Samuel Debure, caché sous un masque. Même si l’on ne le voit jamais son visage, il s’impose là, de façon charismatique. Sa voix un peu pincée, se veut juge et partie. Les costumes de Claire Avias sont vraiment très bien pensés. C’est un mélange subtil de plusieurs matières et style qui donne un côté intemporel. Tout comme la mise en scène, avec des décors qui font anciens qui se couplent avec des cubes de rangement en plastique et des tubes lumineux au plafond qui changent de teintes. La musique créée pour le spectacle se dirige vers la techno avec des sons répétitifs qui correspond totalement à l’ambiance.

Ne passez pas à côté de cette adaptation très originale qui saura changer votre regard sur Anna Karénine.

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Anna Karénine

Émouvant, prenant, impressionnant.

Et si David Lynch s’installait dans un théâtre pour raconter la vie d’Anna Karénine ? Laetitia Gonzalbes donne une idée de ce que pourrait en être le résultat au théâtre de la Contrescarpe. Anna Karénine… le chef d’oeuvre de Tolstoï. Femme vertueuse... Lire plus

Et si David Lynch s’installait dans un théâtre pour raconter la vie d’Anna Karénine ? Laetitia Gonzalbes donne une idée de ce que pourrait en être le résultat au théâtre de la Contrescarpe.

Anna Karénine… le chef d’oeuvre de Tolstoï. Femme vertueuse mariée à un homme pieux et aussi respectueux des conventions et des apparences, Anna lutter contre, puis vivre, une passion chahutée avec un autre homme. Elle part avec son amant, ne supporte pas d’avoir abandonné son fils, met fin à ses jours. La passion vient de perdre contre la morale.

Dans cette version, Vronski est Varinka, l’amant est une amante. Une façon de rendre l’histoire plus actuelle. On est en 2018, j’ose espérer que personne ne sera ni surpris ni choqué.

La mort accueille le public, masque mi vénitien mi crane d’oiseau, habit noir, peau parcheminée. « Je vous observe depuis longtemps ». Anna arrive, l’histoire se déroule telle que Tolstoï l’a écrite – voire vécue, il y a de l’autobiographie dans cette histoire. Avec quelques inserts, Maupassant, Jean Fournée.

Dans son adaptation d’Anna Karanine, Laetitia Gonzalbes ose. Elle ose modifier le texte, elle crée un univers. Un univers visuel et auditif qui marche. Appuyé sur une distribution qui tient le choc, des costumes de grande qualité, une utilisation audacieuse de la lumière. Elle ne tombe pas dans le piège de la performance pour la performance, c’est du théâtre, des personnages sont là, bien là, ils prennent le temps de raconter leur histoire. Une histoire intemporelle, racontée d’une façon très actuelle.

Actuelle et élégante.

Anna Karenine, c’est la passion contre la morale, le sexe animal contre la religion torturée. Je me souviens de la scène où les corps d’Anna et de Varinka se mêlent dans une danse sensuelle. Je me souviens de l’accouchement d’Anna. Tout est là, animal, charnel, entre ombre et lumière, sans franchir les limites de l’élégance.

L’esthétique de son univers m’a rappelé celle de David Lynch. Oui, c’est ça. Costumes, lumières, place de la musique, utilisation de la danse, c’est l’âme russe transportée à Twin Peaks, émouvant, prenant, impressionnant.

Avec une mention particulière pour le jeu de Lise Laffont, que j’ai trouvée magnifique dans le rôle d’Anna Karénine.

Ça peut étonner. Déstabiliser. Ou emporter. J’ai été un peu surpris au début, puis curieux. Et puis je me suis laissé emporter.

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Anna Karénine

Mise en scène sobre et étonnante, pour un spectacle indispensable !

Lesbien raisonnable ? Et si Anna Karénine était tombée amoureuse d’une femme ? Cela changerait-il le cours de son histoire d’amour ou au contraire, lui apporterait-il encore plus de chair et de cœur ? Réponse dans cette mise en scène sobre et étonnante, pour un... Lire plus

Lesbien raisonnable ?
Et si Anna Karénine était tombée amoureuse d’une femme ? Cela changerait-il le cours de son histoire d’amour ou au contraire, lui apporterait-il encore plus de chair et de cœur ? Réponse dans cette mise en scène sobre et étonnante, pour un spectacle indispensable en ces temps où l’homosexualité est encore et toujours fustigée.
On connaît tous l’histoire d’Anna Karénine, considéré comme le chef d’œuvre de Tolstoï. La belle Anne qui épouse sans l’aimer vraiment, Alexis Karénine, avant de tomber éperdument amoureuse du Comte Vronski dont elle porte l’enfant. Leur passion ravage tout sur leur passage et finit par être trop lourde pour eux et Anna se jette sous un train. Des transpositions au cinéma, à la télévision, en ballet en au théâtre ont déjà eu lieu. Comment rendre actuelle une telle histoire, à l’heure où l’infidélité ne cause plus un tel opprobre ?

Laetitia Gonzalbes a trouvé la parade. On a récemment vu à l’œuvre la metteure en scène qui a remis au goût du jour Charles Péguy dans Péguy le visionnaire. Ici, pour sa version d’Anna Karénine, elle casse les codes et les conventions : Anna épouse bien Alexis, mais elle tombe amoureuse de Varinka, la meilleure amie de ce dernier. Une autre histoire d’amour impossible qui continue, malheureusement, de résonner avec l’actualité où l’homophobie continue de tuer et de blesser chaque jour de nombreuses personnes homosexuelles.

Pour appuyer son propos et sa mise en scène esthétique et sophistiquée, Laetitia Gonzalbes s’est adjointe la triste figure de la Mort en personne, ou plutôt de la Fatalité, qui s’invite aux discussions, interagit, sous son masque de mystère, avec les personnages, prodigue des conseils et des remontrances, tente d’alerter les funestes horizons et finit par s’en réjouir. Le décor oscille entre modernité et tradition, avec ses néons suspendus qui évoquent des épées de Damoclès, prêtes à fondre sur Anna et Varinka. Les costumes sont à l’avenant, entre habits de gala et froufrous érotiques. La bande son est remarquable, servant les comédiens qui parfois entament un pas de danse ou une chanson, avant de se laisser aller vers l’inéluctable…

L’histoire fonctionne justement parce ces quatre-là entament un ballet mortel avec autant de force que de sensibilité. Lisa Laffont campe une Anna éperdue entre sympathique pour son mari, amour pour son enfant et passion dévorante pour sa maîtresse ; Varinka, plus dure et plus sensée, est incarnée par une incandescente Maroussia Henrich. Chez les hommes, David Olivier Fischer fait un Alexis effacé très crédible, tandis que la figure allégorique du Destin prend corps et voix de Samuel Debure. On ne sait pas ce que Tolstoï aurait pensé de cette version 2018 ancrée dans son époque, mais force est de reconnaître que l’histoire d’amour tragique qu’il a imaginée fonctionne tout aussi bien que la version originale.

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Anna Karénine

Simple, juste et puissant !

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Anna Karénine

Excellent spectacle, qui dégage, entre autres, un fort parfum de mystère !

Sous une forme théâtrale à la fois méditative et très vivante Laetitia Gonzalbes  met en scène Anna Karénine de Tolstoï au Théâtre de la Contrescarpe.  Ecrit en 1877, ce roman,  l’un des plus connus... Lire plus

Sous une forme théâtrale à la fois méditative et très vivante Laetitia Gonzalbes  met en scène Anna Karénine de Tolstoï au Théâtre de la Contrescarpe. 

Ecrit en 1877, ce roman,  l’un des plus connus de Tostoï,  concentre sans doute bon nombre d’interrogations cruciales chez les auteurs dramatiques dès la fin du XIXe siècle. Dans Anna Karénine, on évoque ouvertement le poids des conventions sociales, celui du rôle restrictif dévolu aux femmes (même issues de la haute société),  la place de l’argent dans le couple  ou encore la culpabilisation féminine dans ses dimensions amoureuses et éducatives. En cela Anna Karénine a beaucoup de points communs avec d’autres œuvres phares du théâtre européen  comme Une Maison de poupée (1879)  du Norvégien Ibsen,  Gertrud (1906) du Suédois Söderberg ou La Peur (1913) de l’Autrichien Zweig.

Sans cesse réinventée, selon le style, le talent et la nationalité de chaque auteur, c’est toujours la même histoire : celle d’une femme de bon milieu, écartelée entre un confort bourgeois illusoire et une passion fugitive et dévorante, situation d’autant plus éprouvante pour les personnages féminins qu’ils sont la plupart du temps confrontés au rejet de la société et victime doublement (du mari et de l’amant). Tragique par son dénouement Anna Karénine est l’histoire d’une femme (Anna Karénine) mariée à un haut fonctionnaire de la haute société pétersbourgeoise découvrant l’amour auprès d’un brillant officier (Vronsky). Par le menu le roman de Tolstoï nous conte le long pourrissement de ce couple – à la suite de la révélation de l’adultère – et ses continuels atermoiements ainsi que la fuite des amants jusqu’au suicide de son héroïne.

À la fois romantique et sombre, la symbolique d’Anna Karénine nous parle de passion amoureuse et d’individus rejetés par la bonne société sous couvert de bonne conscience. Sans en esquiver la dimension étouffante, la libre adaptation et mise en scène de Laetitia Gonzalbes se caractérise par une grande fluidité et une liberté au ton original autour de scènes rythmées et courtes. Les comédiens n’en font jamais ni trop ni pas assez. Ils sont pleinement présents à la scène, par l’élocution, par la manière de se déplacer, par l’émotion juste, par l’expressivité affichée de vêtements changeants. Le plateau scénique donne d’ailleurs le ton : une méridienne baroque, quelques cubes en plexiglas, une table et des chaises ; au plafond, des tubes de diodes électroluminescentes.

Tout cela oriente le spectateur vers une impression de volupté scandaleuse, de rudesse des temps, de labyrinthique dilemme amoureux… Dans cette adaptation Vronsky (l’amant) devient Varinka (l’amante), ce qui – au-delà de l’évidente connotation homosexuelle – contribue peut être à rendre plus compréhensible le décalage d’origine entre Anna Karénine et son mari. Quant à l’Homme sans nom, c’est un personnage masqué devisant avec les autres personnages et ne dédaignant pas de se promener dans la salle. Sorte de chef d’orchestre mortuaire, il participe pleinement au climat allégorique de cet excellent spectacle, qui dégage, entre autres, un fort parfum de mystère.

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L'Évasion des Sens

Anna Karénine

Adaptation libre et exaltante !

Le théâtre de La Contrescarpe présente une adaptation très libre de Laetitia Gonzalbes du célèbre roman « Anna Karénine » de Léon Tolstoï. Un spectacle rythmé, un amant devenu amante, un personnage inédit d’une formidable présence,... Lire plus

Le théâtre de La Contrescarpe présente une adaptation très libre de Laetitia Gonzalbes du célèbre roman « Anna Karénine » de Léon Tolstoï.

Un spectacle rythmé, un amant devenu amante, un personnage inédit d’une formidable présence, une mise en scène évoquant à la fois le 19ème siècle de Tolstoï et notre 21ème siècle.
Sur scène : une méridienne baroque, une table, des chaises et des cubes de plexiglas, des diodes électroluminescentes…
Fidèle au thème du roman, Laetitia Gonzalbes nous confronte à la place de la femme dans la société (« Oui, mais les femmes qui ont des ombres finissent mal en général »), au choc des convenances (« Tu t’es tenue de façon inconvenante. Je désire que cela ne se reproduise pas») et nous entraîne dans d’inattendues embardées : références à Tolstoï, emprunts à d’autres auteurs, création musicale contemporaine, homosexualité, lugubres ponctuations par l’homme sans nom…
Dans son journal rédigé en 1854, Léon Tolstoï s’interroge sur son identité « Que suis-je ?… Je suis laid, gauche, malpropre, sans vernis mondain. » Pour Tolstoï, l’écriture est un cheminement vers la connaissance de soi.
À travers la vie d’un couple et le destin tragique d’Anna, l’auteur jette un regard critique sur la noblesse russe et aborde les questions existentielles et politiques qui lui tiennent à cœur (le sens de la vie, la vérité et la religion, le mariage et l’amour, le travail de la terre et l’oisiveté, les questions ouvrière et agricole, les droits des femmes).
Laetitia Gonzalbes fait affleurer la richesse de ses pratiques artistiques (danse, chant, théâtre) et nous livre une adaptation libre et exaltante de la quête et du désordre émotionnel décrits par Tolstoï.
Bref, propulsez-vous jusqu’à ce théâtre intimiste niché à deux pas de la chaleureuse place de la Contrescarpe !

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Anna Karénine

This version of the famous story explores homosexuality !

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Anna Karénine

Pièce émouvante et impressionnante ! Adaptation sublime !

Une version moderne d’Anna Karénine Sur la scène du Théâtre de la Contrescarpe se joue une adaptation d’Anna Karénine de Léon Tolstoï. Des enjeux contemporains ont été insufflés à l’histoire et le public se passionne pour ce drame.   ... Lire plus

Une version moderne d’Anna Karénine
Sur la scène du Théâtre de la Contrescarpe se joue une adaptation d’Anna Karénine de Léon Tolstoï. Des enjeux contemporains ont été insufflés à l’histoire et le public se passionne pour ce drame. 
 
Publié en feuilleton dans Le Messager russe, le grand public découvre pour la première fois Anna Karénine en 1877. Dans ce chef-d’œuvre littéraire, l’auteur raconte l’histoire de deux couples. Il y a d’un côté Lévine et Kitty Stcherbatskï qui incarnent le ménage honnête. De l’autre, Alexis Vronski et Anna Karénine qui incarnent la passion dévastatrice. 

À l’origine, Anna Karénine est une épouse aimante et fidèle à son mari. Mais un jour, alors qu’elle se rend chez son frère à Moscou, elle rencontre le comte Vronski et tombe folle amoureuse de lui. Ne pouvant lutter contre cette passion dévorante, elle finit par s’abandonner dans les bras de cet officier frivole.

Un drame qui subjugue
Sur la scène du Théâtre de la Contrescarpe, Laetitia Gonzalbes propose une relecture subtile du texte de Tolstoï. Ainsi, Vronski devient Varinka et l’histoire d’Anna Karénine prend un tout autre sens. Par amour pour cette femme, elle sacrifie tout : sa réputation, mais aussi sa vie de mondaine, d’épouse et de mère. De sa première rencontre avec Alexis Karénine à sa mort, son histoire est retracée. L’adaptation de Laetitia Gonzalbes permet d’actualiser Anna Karénine en proposant une réflexion sur notre société moderne et la place qu’elle accorde à la femme, à la liberté et à l’homosexualité.

Anna Karénine est une pièce émouvante et impressionnante. L’ambiance (éclairage, son, décor, costume, chorégraphie) permet aux spectateurs de suivre avec passion et empathie la vie d’Anna Karénine. L’interprétation puissante et juste des comédiens, ainsi que le rythme impulsé par la mise en scène happent le public dans une histoire bouleversante. L’adaptation d’Anna Karénine par Laetitia Gonzalbes est donc sublime et permet de redécouvrir un classique de la littérature.

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Anna Karénine

Un travail remarquable et atypique !

Anna Karénine, un chef d’œuvre de la littérature russe de Léon Tolstoi (1877). C’est au Théâtre de la Contrescarpe que nous assistons à sa mise en scène conduite par Laetitia Gonzalbes avec Maroussia Henrich, Lise Laffont, David Olivier Fischer et Samuel Debure. C’est... Lire plus

Anna Karénine, un chef d’œuvre de la littérature russe de Léon Tolstoi (1877). C’est au Théâtre de la Contrescarpe que nous assistons à sa mise en scène conduite par Laetitia Gonzalbes avec Maroussia Henrich, Lise Laffont, David Olivier Fischer et Samuel Debure.

C’est l’histoire d’une femme aux traits bovariens, mariée à un homme dont elle n’est pas amoureuse, Alexis Karénine. Une liaison monotone les berce jusqu’à ce qu’elle fasse la rencontre du Comte Vronsky dont elle tombe instantanément et intensément amoureuse et dont elle portera l’enfant.
De prime abord, nous sommes tentés de nous attendre à une représentation fidèle au roman et de retrouver tous les personnages de Tolstoi ainsi que la même évolution du récit dans la représentation. Surprise ! La metteure en scène s’est bien prêtée à nous surprendre. En effet, une démarche atypique qui s’aligne intelligemment et avec subtilité avec la contemporanéité des thème abordés. En gardant le fond et les lignes de force du texte original, elle décline d’une manière nouvelle ce croisement classique de la morale et des normes sociales, de la passion destructrice et de la religion. Un magnifique tableau psychologique des quatre personnages présents qui représentent un microcosme de la société.
En libre adaptation du roman, Laetitia Gonzalbes transgresse toutes les formes antérieures de représentations théâtrales et cinématographiques car fait coïncider l’histoire d’Anna Karénine avec l’actualité du débat autour de l’homosexualité et de l’homophobie et des violences que subissent plusieurs personnes.
C’est ainsi que la Anna imaginée par la metteure en scène n’a pas un amant (le Comte Wronsky) mais une amante (Varinka), pour qui elle éprouve un amour fougueux et ravageur. Choix franchement inattendu mais qui répond au final au même message : l’interdit, l’inconvenable, l’adultère, etc.
Le personnage d’Anna a grandement été interprété par la belle Lisa Laffont. Tout en finesse et en sensibilité, la comédienne a su rendre compte du mysticisme et la soif de liberté qui anime le personnage. Face à elle et dans le rôle de Varinka, Maroussia Henrich en artiste et femme fatale avec un charisme et une présence remarquable. Alexis Karénine est interprété par David Olivier Fischer qui a bien su souligner le côté froid et détaché du personnage, quoiqu’un peu plus de nonchalance aurait été peut-être plus adapté au caractère sage et religieux du personnage. Enfin, la présence de l’homme masqué, ténébreux et mystérieux a fait son effet. La réalité de la mort et de la fatalité, qui entourent le récit est justement représentée sur scène et prend forme humaine à travers Samuel Debure qui a excellemment transmis par la qualité de son jeu et de ses interventions la peur, l’angoisse, l’étrangeté mais surtout le mauvais présage.

La mise en scène est une réussite assurée qui passe par le caractère moderne-traditionnel du décor, des magnifiques costumes qui nous renvoient tantôt à la société russe de ces temps-là, tantôt aux belles robes des temps présents, mais aussi par le choix de la musique et des pas de danses qui rapprochent et éloignent les comédiens. Un travail remarquable et atypique qui a conquis le public et qui aura assurément des échos positifs et encourageants.

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Des mots pour vous dire

Anna Karénine

C’est à la première seconde que nous plongeons...

C’est à la première seconde que nous plongeons dans le froid intense de cette pièce de théâtre à l’accent russe. « L’Homme sans nom » (incarné par Samuel Debure), de noir vêtu, au masque de la mort, se tient déjà devant nous et nous... Lire plus

C’est à la première seconde que nous plongeons dans le froid intense de cette pièce de théâtre à l’accent russe. « L’Homme sans nom » (incarné par Samuel Debure), de noir vêtu, au masque de la mort, se tient déjà devant nous et nous explique les arcanes de la passion irrépressible vouée inéluctablement à l’irréparable.
Mais le feu, pour la minute, est sous la glace et, Anna (Lise Laffont), rayonnante, patine sur scène quand le comte Karénine (David Fischer) la remarque et accroche son regard. Il ne tardera pas à l’épouser et à la présenter innocemment à son amie de toujours Varinka (Maroussia Henrich). La morgue aristocratique d’Alexis Karénine, plus préoccupé à remplir les obligations de son rang qu’à pallier les attentes d’affection de sa femme, jettera Anna dans les bras de Varinka. Elle deviendra sa maîtresse et la suivra jusqu’à quitter son époux et son fils Serge…
L’adaptation libre de Laetitia Gonzalbe ne nous éloigne pas pour autant de l’univers de Tolstoï et de la complexité de ses personnages qui oppressent le spectateur comme ils le feraient pour le lecteur. Chacun suit le déroulement de l’histoire avec ses valeurs et… celles de son époque. Si le XXIe siècle pose un regard plus clément sur l’adultère, il est encore sévère sur l’homosexualité : la metteuse en scène a choisi d’éclairer ce sujet non évoqué par l’écrivain par des jeux de rôle parfois sans entrave (Lise Laffont se dénude à demi), et dans une expression artistique multiforme (danse…).

Les scènes rythmées et très courtes accélèrent le temps de ce très gros et grand roman sans en perdre sa profondeur. Les transitions entre elles sont ponctuées par des effets de lumières et musicaux qui œuvrent en poésie. Aussi quand des pétales rouges s’échappent d’un petit ballon pour évoquer le sang qu’Anna perd quand elle accouche, ou quand la fumée blanche du train de la gare où Anna se suicide s’évapore jusqu’au premier rang. Le noir s’épaissit. Les applaudissements retentissent.

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La Parisienne Life

Anna Karénine

Relecture novatrice, originale et inattendue de ce classique

En 1877, Léon Tolstoï publie « Anna Karénine » et quelques années après, le roman fait entrée la littérature russe dans la culture européenne. Incarnation de l’incrédulité, du péché mais également de la... Lire plus

En 1877, Léon Tolstoï publie « Anna Karénine » et quelques années après, le roman fait entrée la littérature russe dans la culture européenne.

Incarnation de l’incrédulité, du péché mais également de la liberté et de la modernité, Anna Karénine traverse les époques comme par magie et l’adaptation libre de Laetitia Gonzalbes le montre bien.

L’auteure qui signe également une mise en scène brillante offre une relecture novatrice, originale et inattendue de ce classique.
Dans cette version moderne et audacieuse qui n’est absolument pas linéaire, le spectateur est captivé et totalement emporté par ce qui se joue devant ses yeux.

Sur scène, Lise Laffont, Maroussia Henrich, David Olivier Fischer et Samuel Debure incarnent avec force et conviction leurs rôles et ils font entrer le public dans une ronde où la passion côtoie la folie et la mort.
Durant 1h30, on assiste à la grandeur et à la décadence d’Anna Karénine et on en ressort subjugué.

Ne manquez pas cette fabuleuse adaptation qui ne manque pas de sensualité et dans laquelle vous retrouverez également du Maupassant, des passages chorégraphiés travaillés, un esthétisme dingue et des compositions musicales originales de Tim Aknine et David Enfrein qui habillent magnifiquement l’œuvre.

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artistikrezo.com

Anna Karénine

Une mise en scène originale et innovante !

Transposer un classique de la littérature russe en pièce de théâtre est un projet ambitieux. C’est pourtant le pari que s’est lancé Laetitia Gonzalbes, en adaptant au théâtre Anna Karénine de Léon Tolstoï, une œuvre complexe de plus de huit cents pages. Pari... Lire plus

Transposer un classique de la littérature russe en pièce de théâtre est un projet ambitieux. C’est pourtant le pari que s’est lancé Laetitia Gonzalbes, en adaptant au théâtre Anna Karénine de Léon Tolstoï, une œuvre complexe de plus de huit cents pages. Pari réussi ?
 
Le roman de Tolstoï transposé sur scène
Publié par Léon Tolstoï en 1877, Anna Karénine est un chef-d’œuvre  de la littérature russe et, à plus grande échelle, de la littérature européenne. Tout comme dans le roman, la comédie dramatique se déroule en Russie, dans les années 1870. Anna Karénine (Lise Laffont) est mariée à Monsieur Karénine (David Fisher), homme de haut rang. Il se veut intègre, mais est aveuglé par la morale et le maintien de sa réputation. Délaissée et incomprise, Anna ne tardera pas à entreprendre une liaison . Liaison qui détruira son mariage et sa vie entière. Si la pièce, qui se joue en ce moment au Théâtre de la Contrescarpe, est différente du roman en bien des points, elle en conserve pourtant l’essence.
Une réadaptation libre et intelligente
Gonzalbes a en effet effectué quelques changements. D’abord, l’amant d’Anna n’est pas le comte Vronski. En fait, l’amant d’Anna n’est pas un amant tout court, mais une amante. Celle-ci répond au doux nom de Varinka (Maroussia Henrich). Aussi séduisante que libre, cette femme n’a que faire des convenances. Seulement, tout comme Anna, elle ne sera pas épargnée par l’intensité et le danger de leur relation.
Puis, la metteuse en scène a choisi d’emprunter des extraits aux œuvres de Guy de Maupassant (auteur adulé par Tolstoï) et des poèmes à Jean Fournée. Choix approuvé, puisque la pièce n’en ressort que plus profonde et poétique.
 
Une intrigue rythmée par un personnage étonnant
Dès le début, le spectateur est surpris, car la pièce s’ouvre sur un personnage mystérieux. Celui-ci, debout dans un coin, entame un discours sur les dangers de la passion. Il s’agit là de « l’homme sans nom » (Samuel Debure). Toujours habillé de noir, son visage reste masqué tout du long. D’ailleurs, il semble constamment s’exprimer de manière étrange et solennelle.
Mais qui est vraiment cet homme ? Est-ce un narrateur omniscient ou une allégorie de la Mort ? Est-ce Tolstoï  lui-même ou Lévine ? Ou bien est-ce tout cela à la fois ? Quoi qu’il en soit, c’est lui qui rythme l’intrigue. « L’homme sans nom » est à la fois la particularité de cette adaptation et l’âme de l’œuvre de Tolstoï.
Une mise en scène originale et innovante 
Toute l’atmosphère du roman est retranscrite sur scène, aussi grâce au décor : une méridienne baroque, une table et des chaises en plexiglas, etc. Laetitia Gonzalbes explique ce choix : « La méridienne évoque la bourgeoisie, les plaisirs, les échanges. Les éléments en plexiglas, la rudesse et froideur russe ».
Il y a la musique et des danses transcendantes, des plafonniers néon qui changent sans cesse de couleur. D’ailleurs, ceux-ci forment des croix, tel un signe de mauvais augure qui planerait au-dessus des protagonistes. Enfin, la compagnie Kabuki se démarque grâce à son jeu remarquable, son ton juste, ou encore sa manière d’occuper la scène.
 
Une histoire intemporelle…
L’histoire d’Anna Karénine n’a ni âge ni époque, peu importe l’adaptation. Celle-ci dépeint l’évolution de deux relations malsaines. La première est l’union sacrée entre un homme et une femme, une relation inégale et étouffante. La seconde est une liaison, passionnée mais interdite. Les deux – Anna en est le dénominateur commun – se détériorent à un moment donné.
C’est donc une histoire qui traite d’une femme tiraillée entre morale et liberté, mais également celle d’un homme trahi et seul face à son désarroi. La réadaptation de Gonzalbes montre parfaitement comment la passion peut se transformer en souffrance, puis en folie, et comment la folie peut mener à la mort.
… et moderne
Cependant, avec cette liaison homosexuelle, la pièce de théâtre ne traite pas d’un adultère commun pour l’époque. Cette relation prend alors encore plus de sens. La souffrance mise en scène n’en est que d’autant plus grande. En effet, au-delà, se cache la volonté de mettre en lumière un sujet malheureusement toujours problématique dans notre société actuelle : « L’objectif est toujours de parler à toutes les générations et de traiter des sujets de fond », justifie la metteuse en scène.
 
«  Les montagnes russes  »
Ainsi, même si cette pièce semble située à une époque définie (au XIXe siècle) et à un endroit précis (la Russie en plein Empire), elle nous présente un sujet à la fois intemporel et moderne. Le spectateur en ressort plongé dans une réflexion sur sa vie personnelle. Et nous, si nous avons été si bouleversés, c’est bien parce que la pièce nous a fait voyager d’une émotion à une autre : le désir, la peur, la colère, les larmes… Ce n’est pas pour rien que Laetitia Gonzalbes surnomme son œuvre « les montagnes russes ».

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Anna Karénine

Un moment rare de théâtre !

En allant voir Anna Karenine au théâtre, je dois avouer que je ne connaissais absolument rien du roman, étant peu attirée par les pavés romans fleuves russes en général et par Tolstoï en particulier (et pour prévenir toute critique : j’ai essayé avant de... Lire plus

En allant voir Anna Karenine au théâtre, je dois avouer que je ne connaissais absolument rien du roman, étant peu attirée par les pavés romans fleuves russes en général et par Tolstoï en particulier (et pour prévenir toute critique : j’ai essayé avant de renoncer). J’étais en revanche enthousiaste à l’idée de pouvoir découvrir l’histoire de cette femme que je devinais tourmentée par les affres du choix amoureux sans avoir à parcourir 900 pages en très petits caractères. J’avais aperçu mais sans y prêter attention que cette adaptation libre s’inspirait également de Maupassant. Et cee croisement des influences est une belle idée.

Mais plus encore que le recours à ces deux illustres auteurs, l’originalité de cette Anna Karenine revisitée est de moderniser considérablement l’histoire. Dans le roman originel, Anna, mariée à Alexis Karénine, s’éprend du comte Vronski et sombre dans une liaison passionnelle qu’elle confessera à son mari. Ici, le scandale arrive par l’intermédiaire d’une femme, qui conduira progressivement Anna à être charmée par sa culture et son indépendance, et à se laisser séduire lors des fréquentes absences d’Alexis, qui découvre leur aventure en rentrant de voyage plus tôt que prévu. Il décide de pardonner à celle qui porte alors son fils, Serge, tout en exigeant le départ de l’intruse. La passion va bien entendu se révéler plus dévastatrice que la raison….

Le travail d’écriture de la pièce force l’admiration, et permet de découvrir les poèmes de Jean Fournée qui sont absolument magnifiques et contribuent pleinement à l’émotion que l’on ressent en découvrant ces personnages. Le parti pris d’un narrateur masqué est également osé et donne lui aussi du relief à cette pièce qui n’en manque déjà pas. Et les costumes d’Anna sont absolument superbes. Surtout, il est important de souligner le talent des 4 comédiens et leur capacité à nous emporter dans leurs tourments. Samuel Debure impressionne par sa carrure ou sa voix grave et affirmée, David Olivier Fischer par la façon dont il fait vivre l’ambivalence d’Alexis, Maroussia Henrich par son aura et Lise Laffont par son mélange de fragilité et de détermination. Toute la troupe nous offre un moment rare de théâtre qui mérite bien leur récente éligibilité aux Molières.

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Anna Karénine

les comédiens sont véritablement habités par leurs personnages !

Transposer la fresque de Léon Tolstoï (1877) à la scène est un pari que beaucoup ont tenté de relever. L’originalité de Laetitia Gonzalbes vient du fait qu’en plus d’en extraire l’essence, elle puise dans des textes de Maupassant pour souligner certains aspects de la relation... Lire plus

Transposer la fresque de Léon Tolstoï (1877) à la scène est un pari que beaucoup ont tenté de relever. L’originalité de Laetitia Gonzalbes vient du fait qu’en plus d’en extraire l’essence, elle puise dans des textes de Maupassant pour souligner certains aspects de la relation Anna-Alexis et de Francis Fournée pour apporter une touche poétique.
Cette version du mythe repose en grande partie sur la présence d’un personnage masqué plutôt mystérieux, qui accueille les spectateurs et qui plane ensuite sur tout le spectacle. Est-ce un corbeau annonçant la mort ? Est-ce le narrateur ? Est-ce la conscience des personnages ? Est-ce tout cela à la fois ? Toujours est-il qu’en tant qu’annonceur de la tragédie, il ajoute à l’ensemble une note angoissante.
Quant à la trame du roman, elle y est : Anna épouse Alexis après avoir dansé avec lui au bal, mais les voyages de son mari suscitent ennui et distance au point de le tromper. Contrairement au roman, l’épouse ne tombe pas amoureuse du Comte Vronski mais d’une femme. De l’envoutante Varinka, l’amie du mari, une femme artiste libre et indépendante.
Ce parcours de l’amour à la folie en passant par la passion se donne dans un décor et des costumes très travaillés, néobaroques, à la limite du gothique : c’est presque un clip de Mylène Farmer ! Sous les lumières de plusieurs couleurs et au gré des musiques les personnages se livrent à un ballet fatal qui, outre les sentiments et leurs conséquences, n’omet pas les références concernant la place de la femme dans la société ainsi que l’importance du regard des autres et des convenances. Si les puristes attachés au texte original pourraient s’en trouver contrariés, ceux qui sont en faveur de (re)toucher les œuvres d’art pour les rendre accessibles et contemporaines s’en trouveront satisfaits, d’autant que les comédiens sont véritablement habités par leurs personnages.

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Anna Karénine

La mise en scène de Laetitia Gonzalbes est particulièrement soignée, esthétique.

Il y a quelques semaines, nous avons découvert la pièce Anna Karenine, adaptée de Tolstoï par Laetitia Gonzalbes. Eligible aux Molières 2019, cette pièce nous plonge dans un univers captivant, de part une mise en scène particulièrement soignée.On s’installe dans une... Lire plus

Il y a quelques semaines, nous avons découvert la pièce Anna Karenine, adaptée de Tolstoï par Laetitia Gonzalbes.
Eligible aux Molières 2019, cette pièce nous plonge dans un univers captivant, de part une mise en scène particulièrement soignée.On s’installe dans une ambiance sombre et mystérieuse. Tout est noir, et un personnage très étrange arrive … Il nous parle. Nous raconte. Nous met en garde … Puis s’efface dans le fond de la scène. Entre ensuite Anna, et Alexis. L’étrange personnage revient vers nous, nous raconte. C’est une voix off qui n’est pas si off que ça, mais dissimulé tout de même derrière un étrange masque et vêtu tout de noir. Il laisse planer une crainte sur la scène, sur les personnages. On sent que tout ne va pas vraiment bien se passer … ça va certainement mal finir.

La mise en scène de Laetitia Gonzalbes est particulièrement soignée, esthétique. Nous sommes en Russie au 19eme siècle, dans la belle bourgeoisie. Les costumes sont en velours blanc et grenat. Tout resplendit. Du 19eme siècle, on est directement projeté aux problématiques modernes. Oh non pas que l’homosexualité n’existait pas à l’époque, mais elle n’était pas mise en avant comme aujourd’hui. C’est ainsi que, en lieu et place d’un amant, Laetitia Gonzalbes attribue une amante à Anna. Et ça colle. On se prend de passion pour cette passion. Autant qu’Anna de Varinka. Les deux femmes sont belles, vraies, aspirent à la liberté. Malheureusement, les choses ne sont pas si simples.  Et ce mystérieux personnage sombre qui est-il ? Un confident pour Anna ? Un observateur de cette dangereuse relation adultère ? Ou encore la mauvaise conscience d’Anna personnifiée par ce masque terrifiant ? Autant de possibilités que le spectateur peut prendre la liberté de choisir. Et à voir sa présence parfois si proche d’Anna, qui survit à sa vie, en gardant une main sur sa cuisse, comme pour se rassurer de sa présence … 
Une belle réussite pour cette pièce.
Des personnages captivants et une atmosphère dont on ne sort pas vraiment indemne … 

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Anna Karénine

Audacieux, fort et poignant comme un cri du cœur !

Quand Anna Karénine quitte son mari pour une femme... Du roman de Tolstoï, adapté sur la scène du Théâtre de la Contrescarpe, à Paris, Laetitia Gonzalbes a tout gardé... sauf que l'un des protagonistes a changé de sexe. Résultat, l'héroïne ne quitte plus son mari... Lire plus

Quand Anna Karénine quitte son mari pour une femme...
Du roman de Tolstoï, adapté sur la scène du Théâtre de la Contrescarpe, à Paris, Laetitia Gonzalbes a tout gardé... sauf que l'un des protagonistes a changé de sexe. Résultat, l'héroïne ne quitte plus son mari pour un homme, mais pour une femme. Audacieux, fort et poignant comme un cri du cœur. 


Pourquoi ce changement de sexe d'un personnage ? 
C'est pour retrouver la pleine puissance du texte dans une époque contemporaine. L'idée d'un adultère traditionnel, une femme de la haute société qui sacrifie tout pour un homme, fonctionnait moins. Je me suis dit que pour transmettre la force du texte, il fallait l'adapter à notre époque. L'histoire de Tolstoï en est d'autant plus puissante.

Est-ce une envie de sacrifier à l'air du temps ?
C'est bien plus fort que ça. J'ai envie de faire des pièces qui dénoncent des choses importantes. Je suis attachée à certaines valeurs républicaines. Pour moi, faire du théâtre, c'est faire de la politique. 

À l'heure du mariage pour tous, on pourrait penser que toutes ces histoires de mœurs et de choix de sexualité se sont banalisées. 
Étonnamment, on a des jeunes assez libérés sur certains sujets. En revanche, lorsqu'on rencontre les associations, on se rend compte que c'est pire qu'avant. Il se passe avec l'homophobie ce que l'on connaît aussi avec l'antisémitisme. Il y a un retour de la morale un peu judéo chrétienne.

 
Cette pièce contribue-t-elle, selon vous, à lutter contre l'homophobie ? 
J'espère, mais ce n'est pas une œuvre militante, au grand dam de certaines associations LGBT qui ont trouvé que je n'allais pas assez loin. Je n'ai pas voulu choquer, par exemple mettre deux femmes nues sur scène. En faisant une adaptation tout public, cela rend l’œuvre plus efficace. J'ai essayé de ne pas traiter directement du sujet de l'homosexualité car je reste dans l'histoire de Tolstoï. Je n'ai rien changé au texte.


Que voudriez-vous que l'on retienne de cette adaptation ? 
Que l'on sorte du théâtre avec l'envie de respecter davantage le droit à la différence. Comme Anna Karénine, certains (hommes ou femmes), se suicident car ils sont victimes des convenances, des préjugés d'une société conservatrice. Ils ont le sentiment d'être dans une époque qui ne les acceptent pas et le suicide est la seule issue. C'est valable en amour comme dans le milieu professionnel. J'aimerais que l'on soit plus respectueux, plus tolérant.

Ce que vous faites avec Tolstoï, vous auriez pu le faire avec un autre auteur, un autre texte ? 
Je ne sais pas, mais Anna Karénine est une œuvre qui m'a profondément touchée. J'ai eu envie que l'on comprenne mieux le message d'un auteur qui a inspiré Gandhi.

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LaProvence

L'Exception > 1 Livre. 1 Adaptation. 1 Débat.

L’interprétation de Sandra Duca est impressionnante par son intelligence et son expressivité.

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L'Exception > 1 Livre. 1 Adaptation. 1 Débat.

Travail de mémoire et mise en scène originale !

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L'Exception > 1 Livre. 1 Adaptation. 1 Débat.

La jeune comédienne interprète avec justesse cette parole et fait entendre un cri sourd !

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L'Exception > 1 Livre. 1 Adaptation. 1 Débat.

C’est un spectacle, un texte à découvrir. Pour continuer à ne pas oublier.

Ce 19 janvier, au Théâtre de la Contrescarpe, il ne manquait que la présence de Ruth Klüger pour cette première édition de LAD (« Livre, Adaptation, Débat » dont j’expliquais le principe dans un article précédent). La pièce, de Jacky Katu,... Lire plus

Ce 19 janvier, au Théâtre de la Contrescarpe, il ne manquait que la présence de Ruth Klüger pour cette première édition de LAD (« Livre, Adaptation, Débat » dont j’expliquais le principe dans un article précédent). La pièce, de Jacky Katu, formidablement interprétée par Sandra Duca, est un texte tiré du livre « Refus de témoigner » de Ruth, née à Vienne, juive, déportée à 10 ans avec sa mère. Elle sortira de cet enfer à 16 ans, émigrera aux Etats-Unis pour reprendre le cours de sa vie de jeune fille pour y devenir adulte. 
Ruth a 7 ans lors de l’Anschluss, ce raccordement entre l’Autriche et l’Allemagne nazie. Elle est déportée avec sa mère dans plusieurs camps avant d’être envoyée à Auschwitz. Elles parviennent à s’échapper en 1945, pendant la marche de la mort. En arrivant aux Etats-Unis, Ruth reprend ses études, et devient germaniste, contre toute attente. Ce n’est que bien longtemps après qu’elle finit par écrire son livre, que Jacky Katu nous fait vivre pendant ce spectacle. Seule sur scène, une petite fille nous raconte son quotidien. Elle ne pleure pas, elle suit le chemin qu’on lui dit de suivre. Elle prend conscience de sa situation en se confrontant aux autres enfants de son âge. Heureusement, elle est avec sa mère. Elle est dure, et l’a certainement aidée à survivre. Car il n’y a que ça à faire … Survivre. Au moins, essayer. 
La pièce alterne des passages monologués avec des séquences de gestuelle intenses. Toute la douleur que la petite fille ne peut extérioriser, car il en va de sa survie, toute ce mal qu’elle vit, qu’elle voit, qu’elle ressent tous les jours, est reformulé dans ces séquences, dans un silence presque difficile à supporter. Son corps se contorsionne, se tord de douleur. C’est son seul moyen de supporter cette vie … 
Une fois la pièce terminée, dans une ambiance intimiste, l’actrice et le metteur en scène s’installent avec nous pour parler de la pièce. Des spectateurs un peu timides au début, les langues se délient et s’ensuit une demi heure de questions sur la création de la pièce, le choix du texte, la vie de son auteur, Ruth Klüger qui aurait bien voulu être là, nous confirme Jacky. Il nous dit d’ailleurs qu’elle est très contente de ce projet, même si elle fait partie de ces survivants discrets. 
Une première édition à la hauteur de l’enthousiasme que nous avait témoigné Maud Mazur, directrice artistique du Théâtre de la Contrescarpe, le jour de la présentation saisonnière. Cette représentation de « L’exception » sera suivie de 2 autres, les 9 février et 16 mars. N’hésitez pas une seconde. C’est un spectacle, un texte à découvrir. Pour continuer à ne pas oublier. 

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Moi j'y crois !

L'Exception > 1 Livre. 1 Adaptation. 1 Débat.

Un texte à couper le souffle magistralement interprété !

L'Exception : la voix d'une adolescente au cœur des camps de la mort Dans le cadre des rendez-vous "LAD" : Un Livre, une Adaptation, Un débat, le Théâtre de la Contrescarpe accueille une pièce touchante et prenante de Jacky Katu, L'Exception, adaptée du livre de Ruth Klüger, Refus de... Lire plus

L'Exception : la voix d'une adolescente au cœur des camps de la mort
Dans le cadre des rendez-vous "LAD" : Un Livre, une Adaptation, Un débat, le Théâtre de la Contrescarpe accueille une pièce touchante et prenante de Jacky Katu, L'Exception, adaptée du livre de Ruth Klüger, Refus de témoigner. Un texte à couper le souffle magistralement interprété par Sandra Duca. Une performance à découvrir le 16 mars 2019. 


Il y a des pièces qui font écho à la triste actualité de ces derniers jours. A l'heure où le mot "Juden" (Juifs) est inscrit en lettres jaunes sur la vitrine de magasins, où des portraits de Simone Veil sont marqués d'une croix gammée, où des arbres plantés en hommage à Ilan Halimi sont sciés.... L'Exception nous ramène à une histoire pas si lointaine, qui devrait nous servir de leçon... Et pourtant, comment parler de la Shoah aujourd'hui ?

 
L'Exception est une partie de l'histoire de Ruth Klüger. Petite fille juive, Ruth grandit à Vienne. Sa condition de juive, elle la découvre un jour où elle décide d'aller voir Blanche Neige au cinéma. Mais les juifs n'ont pas le droit d'aller au cinéma. C'est ce que lui rappelle une jeune fille de son quartier. 
Et ce n'est que le début... Elle n'a que 12 ans, quand en 1942, elle est déportée à Theresienstadt, avant un départ pour Auschwitz, en 1944. Elle échappe à cette mort certaine qui attend les enfants de moins de 15 ans, et se raccroche à cette volonté de vivre, de ne pas mourir dans les camps. Elle parviendra à s'enfuir avec sa mère, peu avant la libération. 


Et c'est cette histoire qu'elle nous raconte, des convois, de l'arrivée dans les camps, de cet instinct de survie, de ce qu'elle voit et de ce qu'elle vit. Un récit factuel, glaçant tant il est brut. 
Ce récit est d'autant plus touchant qu'il est celui d'une enfant face à la barbarie. Et c'est avec le regard de la jeune fille qu'elle était alors que Ruth partage avec nous son témoignage. 
Vêtue de la tenue rayée des déportés, Sandra Duca, nous livre ces mots, d'un ton presque détaché, mais qui nous prennent, et nous plongent dans l'horreur de la solution finale. Des mots, mais aussi une gestuelle. Ce corps qui se désarticule, cette bouche qui semble chercher une bouffée d'air pur... On suffoque avec elle, on partage cette inhumanité qui l'entoure et contre laquelle elle lutte pour garder son identité et ne pas être uniquement ce numéro tatoué sur son avant-bras gauche. 
Elle devient cette petite fille dans un cinéma de Vienne, cette adolescente que sa mère oblige à mentir sur son âge pour qu'elle survive... 

Un rôle fort qui est à sa mesure et qu'elle défend avec brio. 
C'est Jacky Katu qui signe cette adaptation de Refus de témoigner. Ce qui l'a attiré dans ce livre de Ruth Klüger, peu connu en France, c'est le côté brut du récit, bien loin de tout ce qui a pu être écrit sur le sujet. L'avis de Ruth Klüger quant au regard que l'on porte sur la Shoah est singulier. Elle qui a refusé de témoigner pendant plus de 50 ans, nous dit qu'à la liberation, il était difficile de parler des camps, car les gens voulaient passer à autre chose, reprendre le cours de leur existence en refusant de voir  la réalité atroce ou en l'occultant. De nos jours, la Shoah est sanctuarisée et les témoignages factuels tels que le sien passent mal. 


L'Exception est une pièce à ne manquer sous aucun prétexte. Ce qu'elle raconte c'est une page de notre histoire au travers du parcours d'une enfant exceptionnelle. Elle nous permet également une réflexion sur ce qu'on appelle le devoir de mémoire et sur la façon de transmettre ce que l'homme est capable de faire aux jeunes générations à l'heure où les survivants sont moins nombreux. 
Une thématique qui fait partie de celles développées lors du débat organisé après le spectacle. Les spectateurs peuvent alors dialoguer avec Sandra Duca et Jacky Katu. Un échange riche et passionnant qui permet de nourrir sa propre réflexion. 


Un moment de partage dont on ne sort pas tout à fait le même, tant il est clair que l'histoire est un éternel recommencement. Et qu'on voudrait à tout prix que cela se reproduise. 

 

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Contorsionniste de l'âme, Sandra Duca interprète avec force ce cri étouffé !

D'après le roman ' Refus de témoigner' de Ruth Klüger. Une pièce-matériaux de Jacky Katu Avec Sandra Duca  Au théâtre de la Contrescarpe.  Représentation de la pièce dans le cadre des Rendez-vous L.A.D, un Livre / une Adaptation / un Débat  du... Lire plus

D'après le roman ' Refus de témoigner' de Ruth Klüger.
Une pièce-matériaux de Jacky Katu

Avec Sandra Duca 

Au théâtre de la Contrescarpe. 

Représentation de la pièce dans le cadre des Rendez-vous L.A.D, un Livre / une Adaptation / un Débat  du Théâtre de la Contrescarpe

Prochain rendez-vous le samedi 16 mars 2019 à 14 heures 30.


Ruth est une enfant comme les autres, une enfant comme les autres qui porte une étoile jaune. 
Septembre 1942, arrêtée à l'hôpital de Vienne dans lequel travaillait son père, elle fera partie du dernier convoi en partance pour les camps.

Le personnage de la pièce ne se positionne pas en victime. Juive déportée dans le camp de Theresienstadt, puis en 1944 à Auschwitz, elle reste avant tout une enfant, et bientôt une adolescente.

Son rapport avec sa mère, déportée avec elle, reste conflictuel. Malgré la promiscuité et les souffrances de leur quotidien, elle n'a pas un sentiment de pitié pour sa mère, elle continue de ressentir de l'agacement, cet agacement propre à tous les adolescents. 
Elle est fière de son étoile, car elle a cette ambivalence de l'âge et cet esprit de contradiction : vous me rejetez, mais c'est moi qui vous méprise.
Tatouée à Auschwitz, marquée au fer, elle a cet instinct de survie et, déterminée, se convainc que cette trace indélébile sera l’illustration tangible de l'histoire qu'elle aura cœur à raconter.
De cette situation d'humiliation elle se crée des raisons de tenir, des idées d'avenir.

Elle ne mourra pas ici, cette intime conviction est sa façon de tenir debout.

Sandra Duca joue, mime, exprime ce cri qui ne sort pas. Ce combat pour résister se joue dans les mouvements du corps, intenses, électriques.
Au delà des mots ce sont les gestes qui expriment la souffrance.

Contorsionniste de l'âme, elle interprète avec force ce cri étouffé, ce refus de témoigner de Ruth Klüger. 

Jacky Katu adapte et met en scène ce texte profond en respectant le vœu le plus cher de l'auteur : se raconter mêlée aux prises de l'histoire sans jamais être l'Histoire.

On peut dire, cher Théâtre de la Contrescarpe, qu'un ange a traversé le plateau.

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SANDRA DUCA, UNE JEUNE COMÉDIENNE TRÈS PROMETTEUSE DANS LA PIÈCE "L'EXCEPTION"

SANDRA DUCA, UNE JEUNE COMÉDIENNE TRÈS PROMETTEUSE DANS LA PIÈCE "L'EXCEPTION" Pour 3 dates au théâtre de la Contrescarpe, Sandra Duca interprète le rôle d’une petite fille juive pendant la seconde guerre mondiale dans un seul en scène époustouflant. Découvrez avec... Lire plus

SANDRA DUCA, UNE JEUNE COMÉDIENNE TRÈS PROMETTEUSE DANS LA PIÈCE "L'EXCEPTION"

Pour 3 dates au théâtre de la Contrescarpe, Sandra Duca interprète le rôle d’une petite fille juive pendant la seconde guerre mondiale dans un seul en scène époustouflant. Découvrez avec nous son parcours, ses conseils et sa préparation pour cette pièce inspirée du Livre de Ruth Klüger « Refus de témoigner ».
Sandra, vous êtes une jeune comédienne très prometteuse. Après des expériences dans différents projets artistiques, vous jouez seul sur scène dans la pièce “L’EXCEPTION”. Nous avons quelques questions à vous poser :

Pouvez-vous nous raconter votre parcours ?

Sandra Duca : Petite, je parle bien avant de marcher... Et pour parler je parle. Trop. Ça fatigue gentiment mes proches et amuse beaucoup le docteur. A quatre ans, je découvre la force et la beauté du mouvement grâce à Geneviève Choukroun, ancienne interprète de la Compagnie Carolyn Carlson.

En 2008, après plusieurs années durant lesquelles se mêlent pratiques de la Danse (classique, modern jazz, hip hop, contemporaine), du chant, du piano et du violon, je débute le théâtre.

Je rejoins en 2010 l'Echange Theatre Compagny à Londres. J'en profite pour me nourrir de cette ville, si vivante, si spontanée.
2012, retour en France, arrivée à Paris. En parallèle avec des études universitaires en Sciences du langage et Etudes Culturelles, je rejoins l'école de théâtre EIT Béatrice Brout. Je travaille durant 2 ans avec divers intervenants tels que Philippe Lelièvre, Sorën Prévot et Michaël Beaufrère.

Depuis, je tends à développer une Expérience approfondie de tous les aspects de la performance artistique en multipliant collaborations et expérimentations. Dernièrement avec  « Qui suis-je ? », duo vibrant qui aborde le thème de la transidentité et mon premier seule en scène « L'Exception », mêlant texte brut et travail du corps abimé ; deux créations du Festival d'Avignon OFF 2018.

La première a été reprise en novembre 2018 au Festival International de Théâtre de Jezkazgan au Kazakhstan, la seconde au Théâtre de la Contrescarpe (Théâtres parisiens associés) dès janvier 2019.

En février 2019, j'ai le grand plaisir d'intégrer l'équipe réduite de la formation "De la page à la scène" dirigée par François Rancillac au Théâtre de l'Aquarium (Cartoucherie) et au CFPTS (Centre de formation professionnelle aux techniques du Spectacle).

Qu'est ce qui vous a motivé à faire de la comédie ?

S.D : Les premiers spectacles que j’ai abordés furent ceux auxquels j’ai participé : ceux de mon école, de l’école de musique et surtout ceux de l’école de Danse que j’ai fréquentée de 4 à 18 ans. Outre qu’ils consacraient le parcours d’une année entière dans une discipline que j’aimais, j’étais sensible au mélange de fièvre et de rigueur qui accompagnait leur préparation, leur réalisation. Je n’étais pas d’un milieu où on avait vraiment les moyens d’assister à des manifestations culturelles, mais les vivre de l’intérieur, même à un niveau si juvénile et amateur me ravissait.

A 17 ans, j’ai débuté le théâtre et cette Expérience fut déterminante. Elle correspondait je crois à un profond désir/besoin d’expression que les autres disciplines n’avaient pas comblé. Petite, je « saoulais » mes proches car je parlais tout le temps. Maintenant, grandie, je reconnais ce fort désir d’intervenir et d’échanger dans ce goût, cette passion pour le théâtre ; qui porte en corollaire l’exploration de la parole ou des écrits des autres, la reprise d’histoires, de rôles… Monter sur scène, se montrer, se faire entendre, proposer une interprétation issue de sa sensibilité, de son travail et de ceux de l’Auteur, du Metteur en scène, des autres acteurs, des techniciens, m’apparaissent comme un challenge. Une nécessité presque. Celle de participer à cette convergence de créativité et d’échanges.

Comment avez-vous préparé votre rôle ?

S.D : Avant tout j’ai lu plusieurs fois le Livre « Refus de témoigner » de Ruth Klüger, dont la pièce est une adaptation. Je souhaitais vraiment m’imprégner de sa parole, me faire une idée sur qui était cette femme, quel était son caractère…

Au moment de préparer Avignon 2018, où la pièce a été crée, je me suis demandée s’il fallait que je lise davantage de livres, que je regarde davantage de films sur la Shoah. J’ai commencé à regarder « Nuit et brouillard » d’Alain Resnais puis « Shoah » de Claude Lanzmann. Je n’en ai regardé que des passages. Ça me paraissait si éloigné de la parole de Ruth Klüger que j’ai finalement décidé de ne me consacrer qu’à elle, qu’à son oeuvre. J’ai écouté quelques conférences, lu quelques essais, mais je dois dire que « Refus de témoigner » est si dense qu’il y avait de quoi faire !

D’un autre côté, comme c’est un rôle assez physique, il s’agissait alors de faire attention avant les Répétitions, de prendre le temps de s’échauffer correctement par exemple. Et surtout… pas d’excès !

Quel est le message que vous souhaitez véhiculer à travers cette pièce ?

S.D : Rien de plus que la parole de Ruth Klüger. Son Livre est un monument littéraire que très peu de personnes connaissent en France. C’est assez incroyable. Alors je suis heureuse de pouvoir faire entendre cette histoire et cette façon très spéciale de la raconter. C’est un Livre qui parle de la construction de soi. Ce n’est pas un appel à la compassion ni au pathos, c’est un appel à la lucidité et à l’indocilité ! C’est le message que j’en retiens et que je tends à défendre à travers la pièce.
Il faut dire qu’elle était contre tout sentimentalisme et contre tout culte de la mémoire. Je fais de même.

Nombreux sont nos membres à vouloir suivre vos pas, avez vous un conseil/une astuce à leur donner ?

S.D : Surtout ne laissez personne vous formater, soyez libres ! Il n’y a pas UN théâtre légitime, le Spectacle vivant est polymorphe, il fourmille de belles choses, de beaux êtres. Et chacun y a sa place. J’ose espérer…

Merci beaucoup et bonne continuation. 

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L'Exception > 1 Livre. 1 Adaptation. 1 Débat.

C’est poignant, nous sommes bouleversés, l’émotion est forte.

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Unification France

L'Exception > 1 Livre. 1 Adaptation. 1 Débat.

L’exception est l’adaptation remarquable d’un récit glaçant et passionnant. Puissant et réfrigérant.

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L'Exception > 1 Livre. 1 Adaptation. 1 Débat.

Avec beaucoup d’économies, se concentrant sur l’essentiel, Sandra Duca nous bouleverse par son jeu.

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L'Exception > 1 Livre. 1 Adaptation. 1 Débat.

“L’Exception”, la force vitale de la mémoire

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picto De la cour au jardin

Pourquoi Blanche Neige ne se réveille pas ? et autres contes recyclables

Une très jolie fable à la fois drôle et écologique !

Naincroyable mais vrai ! C'est Nainporte quoi ! Rien ne va plus au Pays des contes ! 
Tel est le constat que sont obligés de dresser Atésouhè, Eduquenate et Ravi, trois nains, dont un qui est géant. Si si...

Arrivant sur le plateau de manière tout à fait naintempestive, ils vont... Lire plus

Naincroyable mais vrai ! C'est Nainporte quoi !
Rien ne va plus au Pays des contes !



Tel est le constat que sont obligés de dresser Atésouhè, Eduquenate et Ravi, trois nains, dont un qui est géant. Si si...

Arrivant sur le plateau de manière tout à fait naintempestive, ils vont constater un phénomène jusqu'alors nainpensable : Blanche-Neige ne peut plus se réveiller !

Il faut donc enquêter !



L'infâme Toutéfini a encore fait des siennes. Il a refilé à la méchante sorcière un pesticide qui rend les pommes empoisonnées toutes bleues, empêchant tout réveil d'une bienaimée par un quelconque prince, fût-il charmant...



Mais s'il n'y avait que cela...
Ariel, vous savez, la petite sirène, Ariel ne peut plus remonter à la surface...
L'ignoble Toutéfini, encore lui, a vendu à Eric, le chéri d'Ariel, un projet de décharge dans les océans.
Dorénavant, ce sont des tonnes de déchets de PVC et de matière plastique qui polluent les eaux marines...



Mais ce n'est pas tout !
Ce décidément scélérat Toutéfini a réussi à faire en sorte que Pinocchio ne puisse sortir de son corps de bois.
Il a vendu à son créateur une gigantesque usine rejetant des tonnes et des tonnes de dioxyde de carbone et autres vapeurs toxiques.

Plus de contes, donc !


Sans ces histoires, les enfants seront-ils réduits à regarder en bloucle Cyril Hanounain ?

Vous l'aurez compris, c'est une très jolie fable à la fois drôle et écologique qui attend petits et grands à la Contrescarpe.


Fanny Roche a concocté la base de ce texte militant (l'écriture plateau a fait le reste), un texte qui parle aux têtes plus ou moins blondes à partir de cinq ans, ainsi qu'à leurs accompagnants en raison des nombreux degrés de lecture proposés.

Par le biais des personnages et des situations auxquelles ils sont confrontés, un vrai message passe.
Nous allons donc beaucoup rire.
Les trois comédiennes et comédien Carole Borderieux, Pauline Prévost et le très costaud Quentin Morillère sont excellents, à incarner tous les personnages, nains ou pas, de ce spectacle.
Dans des costumes très réussis, visuellement très beaux, ils déclenchent souvent l'hilarité générale, pour mieux enfoncer le clou écologique.

Les contrastes entre eux, les oppositions de caractère, de taille, de voix, tout ceci fait mouche.
Augustes et clown blanc, le trio fonctionne à merveille !
Les trois camarades s'amusent beaucoup sur le plateau, c'est évident. De beaux moments de comédie émaillent cette heure de spectacle.

Ils nous régalent également d'un RAP engagé :
« Pas de plastique
Dans l'Océan atlantique, 
Pas de déchets,
Dans la Méditerranée ! » Yo man !

Bien entendu, la résolution finale viendra donner une lueur d'espoir, concluant de bien belle façon le message pédagogique adressé mine de rien aux petits.

Très subtilement, sans avoir l'air d'y toucher, on nous a parlé de l'hyper-capitalisme qui conduit au dérèglement climatique de notre planète.
 
La méchante sorcière adoptera donc un comportement écologiquement très responsable. Je vous laisse évidemment découvrir cette hilarante conclusion.

J'ai donc passé une excellente après-midi dans laquelle petits et grands, tous captivés, ne perdent pas une miette de ce qui se joue sur scène.
On entendait les mouches voler, tout le monde riait de bon cœur aux bons endroits, une vraie complicité s'installant très vite entre le public et les comédiens.



Je vous recommande chaudement ce spectacle qu'il serait d'ailleurs dommage de laisser aux seuls petits !

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Pourquoi Blanche Neige ne se réveille pas ? et autres contes recyclables

Trouvailles scénaristiques, dialogues cocasses et inventivité tant de la scénographie que des costumes !

Pourquoi Blanche Neige ne se réveille Pas ? Le théâtre pour enfant est un exercice si ce n’est périlleux, à tout le moins délicat. Je parle bien ici de théâtre et non de cirque. Faire le clown en multipliant gags, chutes et guignoleries est une chose. Maintenir l’attention... Lire plus

Pourquoi Blanche Neige ne se réveille Pas ?
Le théâtre pour enfant est un exercice si ce n’est périlleux, à tout le moins délicat. Je parle bien ici de théâtre et non de cirque. Faire le clown en multipliant gags, chutes et guignoleries est une chose. Maintenir l’attention du jeune public et distiller un message à sa portée mais porteur de sens en est une autre. Les plus grands auteurs d’une littérature parfois trop rapidement qualifiées d’enfantine étaient détenteurs de ce talent-là. De La Fontaine à Perrault en passant par Grimm, ils savaient tenir le lecteur en haleine et dire quelque chose de leur époque, du monde dans laquelle leurs personnages évoluaient. Leurs textes étaient empreints d’une dimension sociale et sociétale et c’est dans leurs pas que cette sympathique et joyeuse équipe pose ses pieds, avec humilité, drôlerie et fraîcheur.
Proposer une énième adaptation d’un conte connu de tous eut été une entreprise louable mais… rebattue. Ici, l’auteur et les deux metteurs en scène mêlent subtilement plusieurs histoires où tout est partie en vrille. Plus rien ne fonctionne, le rêve a refermé ses paupières au grand dam des petits comme des plus grands. On ne s’ennuie pas une seule seconde à suivre les aventures de trois nains qui tentent désespérément de ranimer une Blanche Neige tombée dans le piège non pas d’une sorcière jalouse, mais comme nous tous, dans celui de la… surconsommation.
L’écologie au cœur du récit, est abordée sans grandiloquence, pour mettre le spectateur devant ses responsabilités individuelles et collectives, tout particulièrement le jeune enfant à qui il est grand temps d’insuffler une pédagogie et une prise de conscience qui manquèrent cruellement aux générations qui l’ont précédé.
On se surprend à rire à gorge déployée tant les trouvailles scénaristiques, les dialogues cocasses et l’inventivité tant de la scénographie que des costumes absolument hilarants, nous embarquent dans l’univers des contes où tout fout le camp. Mais peut-être n’est-il pas encore trop tard ? Les méchants pollueurs –qui sont eux mais que nous sommes aussi à notre échelle- auront-ils encore le temps d’inverser la flèche du temps pour sauver ce qui peut l’être ? La pièce ne répond bien entendu pas à la question mais présente le mérite incommensurable de la poser. La Fontaine s’en serait sans doute amusé tout comme il en aurait salué l’ambition, à n’en point douter, messeigneurs.
Le pitch : La planète des contes s'est détraquée... et les héros n'arrivent plus à finir leurs histoires. Les nains mènent l'enquête...
Au Pays des contes, les histoires vont bon train. Chacune se répète invariablement, pour le plus grand bonheur de ses jeunes lecteurs. Un jour, alors que les personnages vivent tranquillement leurs aventures, survient un drame : Blanche Neige ne se réveille pas... du tout !
L'histoire ne peut pas se terminer : ni prince charmant, ni joyeuse noce, ni " ils vécurent heureux et eurent beaucoup... ". L'un après l'autre, les contes s'arrêtent : la Petite Sirène ne remonte plus à la surface, la Fée Bleue reste coincée dans les nuages, Pinocchio est prisonnier de son corps en bois...
Affolés par cette situation, les nains de Blanche Neige décident de résoudre au plus vite les problèmes qui détraquent leur belle planète. Avec l'aide des lecteurs, sauront-ils à mener à bien leur enquête, relever les défis, et libérer les héros ?
Un indice : les solutions seraient d'ordre écologique...
David Fargier – Vents d’Orage

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Pourquoi Blanche Neige ne se réveille pas ? et autres contes recyclables

Une pièce de théâtre engagée, sensible et drôle pour tous !

Une pièce de théâtre engagée: "Pourquoi Blanche Neige" ne se réveille pas La pièce jouée au Théatre de la Contrescarpe à Paris offre un voyage au pays des contes, celui de Pinocchio, de la Petite Sirène et de Blanche Neige. Mais c’est une tragédie:... Lire plus

Une pièce de théâtre engagée: "Pourquoi Blanche Neige" ne se réveille pas
La pièce jouée au Théatre de la Contrescarpe à Paris offre un voyage au pays des contes, celui de Pinocchio, de la Petite Sirène et de Blanche Neige. Mais c’est une tragédie: l’éco- système du pays est complètement bouleversé !  Trois nains sur sept de Blanche-Neige ne supportent plus cette situation et décident de résoudre les problèmes qui détraquent leur belle Planète. Questionnements, enquêtes, expériences en temps réel…



Pourquoi Blanche Neige ne se réveille pas, en résumé
Les deux nains Éduquenat et Atessoué se préparent à partir au boulot. Éduquenat envoie Atessoué dire à Blanche Neige que c’est l’heure de recommencer l’histoire. 
Il revient paniqué avec un mot signé du Prince : 
“ Impossible de la réveiller malgré tous mes efforts ! Mes baisers ne fonctionnent pas, j’ai les lèvres gercées, je rentre au Château !” 
Les deux frères réalisent aussi que la petite sirène n’est pas remontée à la surface, coincée sous une masse de choses étranges, et que Pinocchio attend la Fée bleue perdue dans des nuages très bizarres et nauséabonds. Au même moment arrive Ravi, leur frère, lui aussi affolé. Il a étonnamment grandi pendant la nuit et est devenu nain géant : ses habits sont carrément trop petit pour lui ! Quand ils réalisent qu’il a mangé le cageot de pommes de Blanche Neige, ils comprennent qu’il y a un problème avec celles-ci.  En interrogeant la sorcière, ils découvrent qu’elle a été démarchée il y a plusieurs mois par l’engrais TOUTESTFINI, et qu’elle arrose depuis ses pommiers avec. À la suite de cet aveu, les trois nains décident de mener l’enquête. Qui est ce TOUTESTFINI ? D’où vient-il ? Comment réparer le Pays des contes pour qu’ils continuent de nous être racontés ? 



Une pièce de théâtre sensible et drôle, pour tous
A travers une actualisation « environnementale » des contes de Blanche-Neige, de La Petite Sirène et de Pinocchio, la compagnie ‘le vent se lève il faut vivre »   met en lumière les différents problèmes écologiques. Elle les rend accessibles aux enfants, sans les culpabiliser. Comme l’expliquent Emilie Letoffe et Amandine Rousseau, co-metteures en scène :« Les enfants n’y sont pour rien dans le monde actuel. Nous pensons que c’est l’amour pour la planète qui fait agir, et non un fatalisme contraint. » 
Elles ajoutent que le message qu’elles souhaitent faire passer est le suivant: « nous appartenons à la Terre » et non « La Terre nous appartient ».

 

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Pourquoi Blanche Neige ne se réveille pas ? et autres contes recyclables

Comédie tonique et engagée ! Efficace !

Blanche-Neige, la Petite sirène et la Fée bleue luttent contre des pesticides, détritus et autre pluies acides. Un spectacle écolo actuellement à l’affiche au théâtre de la Contrescarpe (Ve). Blanche-Neige a mangé une pomme aux pesticides toxiques. La Petite sirène est... Lire plus

Blanche-Neige, la Petite sirène et la Fée bleue luttent contre des pesticides, détritus et autre pluies acides. Un spectacle écolo actuellement à l’affiche au théâtre de la Contrescarpe (Ve).


Blanche-Neige a mangé une pomme aux pesticides toxiques. La Petite sirène est bloquée au fond de l’océan par un magma de détritus en plastique. La Fée bleue se retrouve coincée sous les pluies acides. Décidément, rien ne va plus au pays des contes !


Trois nains vont donc tenter de débloquer cette ignoble situation. Les petits spectateurs ne manquent pas, eux non plus, de venir en aide aux personnages en répondant à leurs questions. Les décors et surtout les costumes sont très réussis.

Cette comédie tonique et engagée de la compagnie Le Vent se lève, qui aborde les thèmes du recyclage et de l’amour de la planète, ne manque ni d’humour, ni de musique. Pour preuve, ce petit rap qui fait mouche : « Pas de plastique/Dans l’océan Atlantique/Pas de déchets/dans la Méditerranée ». Efficace.

Note de la rédaction : 4/5

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GALATÉE ou la rencontre surréaliste de Dalí et Gala

Mise en scène excellente, entre fiction, rêve et réalité !

C’est dans une salle comble qu’a eu lieu ce soir, au Théâtre de la Contrescarpe, la première de Galatée ou la rencontre surréaliste de Dalí et Gala, une pièce qui met en avant l’attachement de ces deux êtres, au delà de la réalité. Ce qui fut... Lire plus

C’est dans une salle comble qu’a eu lieu ce soir, au Théâtre de la Contrescarpe, la première de Galatée ou la rencontre surréaliste de Dalí et Gala, une pièce qui met en avant l’attachement de ces deux êtres, au delà de la réalité. Ce qui fut cependant bien réel, c’est le succès total de la pièce auprès du public. 
« Le surréalisme, c’est moi ! » disait Dalí en 1978 alors interviewé à la télévision, ses moustaches bien peignées, la tête haute et les yeux ronds comme des billes. 

Sur une mise en scène extrêmement bien travaillée, nous sommes accueillis dans la salle par Maria Dalí, la sœur du Maître, en nous invitant à parler moins fort car il dort … et en effet. Sur la scène plongée dans le noir, les célèbres moustaches se détachent dans une faible lueur … il dort sur son fauteuil, se retourne, gémit quelque peu, une cuillère en argent dans la main … Une jeune femme dans un fauteuil roulant, sur l’autre côté de la scène, est également assoupie. On est ainsi directement plongés dans la pièce, avant même de retirer nos vestes … 

Mathilde Aurier nous emmène dans un va et vient de rêve, de réalité, d’absurdité, de surréalisme. De spectateurs, on devient les témoins directs de cette rencontre, en plein subconscient des deux protagonistes, car c’est ainsi qu’on aime à imaginer la rencontre de ces deux êtres, le peintre et sa muse, malgré un Paul Eluard qui tente de garder sa femme auprès de lui … La pièce nous donne l’impression que la vie commune des deux amoureux fut courte, voir inexistante dans la vie réelle. Elle dura pourtant 45 ans. Mais ne leur a-t-elle pas paru aussi rapide qu’un rêve qui s’efface au petit matin, tandis qu’on essaie de s’en rappeler au réveil ? 

On a parfois du mal à savoir s’il s’agit de rêve ou de réalité, mais dans tous les cas, les acteurs nous enchantent par l’intensité de leur jeu. Eva Ramos et Baptiste Carrion-Weiss sont justes à nous dresser les poils sur les bras, dans une mise en scène excellente, entre fiction, rêve et réalité. 

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GALATÉE ou la rencontre surréaliste de Dalí et Gala

Servie par un beau travail sur la lumière et interprétée par de fort bons comédiens !

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GALATÉE ou la rencontre surréaliste de Dalí et Gala

Ambitieux, sympathique, efficace et réussi !

THÈME Galatée ou la rencontre surréaliste de Salvador Dali et Gala. Une interprétation onirique et surréaliste du coup de foudre  de deux des fous les plus géniaux du XXe siècle. Une ode à l’amour, à la création deux facettes d’un même feu.... Lire plus

THÈME
Galatée ou la rencontre surréaliste de Salvador Dali et Gala. Une interprétation onirique et surréaliste du coup de foudre  de deux des fous les plus géniaux du XXe siècle. Une ode à l’amour, à la création deux facettes d’un même feu.
Transgressant cupidité et possession, la rencontre de Dali et de Gala – autrement dit l’Amour -  libère le génie de la création.


POINTS FORTS
- Les acteurs : tous issus de la Compagnie du Cri, ils portent la pièce avec justesse et une indéniable énergie.  Une mention spéciale pour Baptiste Carrion-Weiss qui campe un Dali hypnotique, hystérique, impressionnant. De crises créatives fulgurantes aux profonds abattements sous l’emprises de substances douteuses, il réussit à nous laisser croire… que le jeune Maître est là. Lola Blanchard materne Dali, son frère, en parfaite mégère, son autoritarisme est convaincant. Eva Ramos livre une Gala ambigüe, diaphane et évanescente, caractérielle et manipulatrice.
- la mise en scène : Mathilde Aurier, par ailleurs auteure de la pièce, signe une mise en scène efficace. Dans le petit espace de ce théâtre, elle réussit à faire exister deux lieux réels : celui de Dali dans son atelier et celui de Galla en hôpital psychiatrique… auxquels s’ajoutent les lieux imaginaires des phantasmes des deux protagonistes. Tout cela avec trois ampoules, un vieux fauteuil et une chaise roulante !
- la pièce : pour la composition des personnages.  Dali est plus que crédible, Gala  est très plausible,  Paul Eluard et  Maria - la sœur de Dali -  en contrepoints des deux ‘héros’ -jouent, à ce titre, parfaitement leurs rôles (avec une petite réserve pour le personnage d’Eluard, traité ici à la Feydeau, ce qui contribue à le dévaloriser).
- Egalement, pour les passages incessants du rêve à la réalité, très efficacement rendus, et qui nous font peu à peu abandonner toute lecture rationnelle.
- de nouveaux et jeunes talents : toute la troupe, les quatre comédiens et l’auteur metteur en scène appartiennent à une nouvelle génération  qui n’a pas froid aux yeux. S’attaquer à un tel sujet dans une telle économie de moyens et réussir… cela mérite d’être encouragé !


POINTS FAIBLES
-        La composition un peu déséquilibrée de la pièce : si la lente approche réciproque de Gala et de Dali occupe dans une aurore naissante toute la scène et toute la pièce…  l’extravagante lumière créatrice de la rencontre n’a pas la clarté ni la fulgurance que l’on pourrait attendre.


EN DEUX MOTS ...
Amour et Création / Rêve et réalité / Nouveaux talents.


UN EXTRAIT
« Puisque c’est à travers mes rêves que je vois Gala, peut-être que je peux aussi communiquer avec elle par ce biais… »

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GALATÉE ou la rencontre surréaliste de Dalí et Gala

Bel état d'esprit où l'hommage au grand homme et à sa compagne est propice à de jolis moments théâtraux !

Comédie écrite et mise en scène par Mathilde Aurier, avec Lola Blanchard, Baptiste Carrion-Weiss, Théo Delezenne et Eva Ramos. Sous-titré opportunément, "la rencontre surréaliste de Dali et Gala", "Galatée" est la première pièce écrite et mise en scène... Lire plus

Comédie écrite et mise en scène par Mathilde Aurier, avec Lola Blanchard, Baptiste Carrion-Weiss, Théo Delezenne et Eva Ramos.


Sous-titré opportunément, "la rencontre surréaliste de Dali et Gala", "Galatée" est la première pièce écrite et mise en scène par Mathilde Aurier.


Elle s'est entourée d'un quatuor d'acteurs qui furent ses condisciples au cours Florent, et l'on sent entre eux une grande complicité qui fait beaucoup pour le rythme alerte du spectacle.


Qu'on ne s'y trompe pas : "Galatée" n'est pas un biopic théâtral de plus. Si l'on y croise, Dali, Gala, Eluard, Anna-Maria la sœur de Dali, ce qu'ils disent ou vivent n'est pas forcément la vérité biographique.
Alors que dans la "vraie vie", à l'époque de leur rencontre, Gala a pour amant Max Ernst et s'est déjà partiellement détachée d'Eluard, et Dali est en pleine collaboration avec Bunuel dans la préparation du "Chien andalou", dans "Galatée", Dali est sous la coupe de sa sœur et dans une phase d'infertilité artistique alors que Gala est en fauteuil roulant dans un sanatorium où la maintient le pervers Eugène Grindel dit Paul Eluard.


La scène est partagée en deux : d'un côté, Gala souvent dans l'ombre, de l'autre, Dali dans son fauteuil royal cherchant à peindre ses rêves. Les deux maillons, prêts pour former l'un des couples mythiques du vingtième siècle artistique, vont se découvrir par une forme de télépathie surréaliste.


C'est en effet par leurs rêves qu'ils entrent en contact. On sait que les surréalistes croyaient en la puissance des rêves et étaient fanatiques de "Pete Ibbetson", le roman de George Du Maurier devenu un classique du cinéma grâce à Henry Hathaway dirigeant l'immense Gary Cooper dans le rôle titre. C'est ainsi que Mathilde Aurier imagine Dali et Gala réunissant leurs affinités électives par le songe.


Au début de "Galatée", on est face à une caricature de Dali, arrogant, moustachu façon "Chocolat Lanvin", répétant ad libitum qu'il est un génie et l'on pourrait craindre qu'il ne soit que ça pendant une heure.
Mais, heureusement, Dali est démoustachisé par l'un de ses proches et, dès lors, on découvre un tout autre homme... et surtout un comédien pour l'interpréter en la personne de Baptiste Carrion-Weiss, qui s'offre une performance d'acteur pour être Dali à temps plein en amoureux dématérialisé de Gala.
Toute la petite bande est d'ailleurs à vanter, notamment Lola Blanchard qui, en Maria Dali, est étonnante dans une double composition où elle réussit non seulement à ne pas se ressembler physiquement mais également à ne pas jouer dans le même registre en sœur mère poule humiliée et en sœur maîtresse femme.


Pareillement, Eva Ramos en Gala et Théo Delezenne en "Paulo" Eluard doublé d'un plombier, sont au diapason. On les sent tous les quatre faits pour la comédie, les intrigues ébourifées de Labiche comme les dialogues surécrits de Guitry.


Si tout n'est pas parfait dans "Galatée", tout a été conçu dans un bel état d'esprit où l'hommage au grand homme et à sa compagne est propice à de jolis moments théâtraux. La performance des uns et des autres est d'autant plus remarquable que tout se passe dans un décor minimaliste unique, Dali et Gala étant de surcroît quasi collés à leurs sièges respectifs.


Loin de la vérité historique, Mathilde Aurier et son quatuor a réussi à trouver la vérité des êtres par la preuve surréaliste. Une première tentative réussie qui en appelle d'autres que l'on espère de la même qualité d'écriture et de jeu.
 


Philippe Person

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GALATÉE ou la rencontre surréaliste de Dalí et Gala

C’est vif (également grâce aux acteurs), alerte, drôle et grave !

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GALATÉE ou la rencontre surréaliste de Dalí et Gala

Une pièce bien écrite et formidablement bien jouée par quatre excellents comédiens !

Dali et Gala, on connaît leur histoire d’amour, immense, passionnée, fusionnelle, qui a duré un demi-siècle. Gala fut la muse principale de ce peintre génial, un peu fou, vivant dans la démesure, qu’était Dali. L’auteur de la pièce, nous donne sa version de la... Lire plus

Dali et Gala, on connaît leur histoire d’amour, immense, passionnée, fusionnelle, qui a duré un demi-siècle. Gala fut la muse principale de ce peintre génial, un peu fou, vivant dans la démesure, qu’était Dali.


L’auteur de la pièce, nous donne sa version de la rencontre de ces deux personnages, à travers le rêve qui finit par se confondre à la réalité.


Épouse de Paul Éluard, c’est lors d’un week-end, invités par Dali, qu’ils se rencontrèrent et là, ce fut le coup de foudre.


La pièce commence où l’on voit les deux personnages endormis chacun dans leur coin, et l’on découvre que Dali avait une méthode bien particulière pour peindre ses rêves. En effet, il tenait dans sa main une cuillère en argent, plaçait un récipient en métal à ses pieds, s’installait dans son fauteuil et s’endormait.
La cuillère tombait alors de sa main dans le récipient, et le bruit métallique le réveillant, il pouvait comme cela peindre les rêves qui étaient encore dans son esprit.


Une pièce bien écrite et formidablement bien jouée par quatre excellents comédiens. Une mise en scène de l’auteur simple et efficace.


Un bon moment de théâtre, à voir, et à apprécier.
Robert Aburbe

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GALATÉE ou la rencontre surréaliste de Dalí et Gala

Un regard inhabituel, presque ensorcelé, sur une passion...

DALI DANS UN RÊVE ENSORCELÉ « Galatée » écrit et mise en scène par Mathilde Aurier, conte une étrange rencontre par songes interposés entre Salvator Dali et sa muse Gala. Une histoire d’amour qui dura plus de 45 ans dans la vie réelle. Comment rendre compte du... Lire plus

DALI DANS UN RÊVE ENSORCELÉ
« Galatée » écrit et mise en scène par Mathilde Aurier, conte une étrange rencontre par songes interposés entre Salvator Dali et sa muse Gala. Une histoire d’amour qui dura plus de 45 ans dans la vie réelle.


Comment rendre compte du tourbillon de la rencontre puis de la vie tumultueuse du peintre Salvator Dali et de sa muse Gala ? Exercice complexe, auquel se livre Mathilde Aurier dans ce « Galatée » dont elle signe aussi la mise en scène. Avec un parti pris qui passe par les rêves de l’artiste, au cour desquels il aurait imaginé cette jolie et jeune femme qu’il peignit de multiples façons.


Née en Russie en 1894, de son vrai nom Elena Ivanovna Diakonova, Gala est d’abord l’épouse du poète Paul Eluard, Eugène Grindel pour l’État Civil. Dali et Gala, se rencontrent en 1929 à Cadaquès (Espagne), où séjournent pour l’été plusieurs surréalistes invités par Dali. Ils deviennent mari et femme en 1932. En dépit de quelques aventures ça et là, ils resteront uni jusqu’à la mort de Gala, en 1982.


Sur la scène, Lola Blanchard, Baptiste Carrion-Weiss, Théo Delezenne et Eva Ramos sont les interprètes de cette séquence qui, comme le dit Mathilde Aurier « convoque les valeurs de l’irrationnel, du rêve, du désir et de la révolte ». Après une période de rodage, sans doute que l’ensemble gagnera en fluidité, mais déjà il propose un regard inhabituel, presque ensorcelé, sur une passion entre celle qui veilla sur un artiste peu commun, et ce spécialiste autant de la démesure que des montres molles.


En faisant l’impasse (mais ce n’est pas le propos) sur le Dali tristement fasciné par Hitler comme par Franco, en témoignent quelques toiles, qui valurent au couple une exclusion du mouvement surréaliste et quelques années d’exil aux USA. Dali nia toujours des sympathie avec le système nazi. Ce n’est qu’en 1948 que le couple pourra se réinstaller en Espagne. Et Salvator Dali est reconnu depuis pour ses créations imprévisibles.

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GALATÉE ou la rencontre surréaliste de Dalí et Gala

Les comédiens sont tous remarquables et remarqués.

Une fiction surréaliste de Mathilde AURIER, qui signe la Mise en Scène. Cela débute bien, avec la révélation d'une pratique connue de tous ceux qui sont familiers de la vie de Salvador DALI. Effectivement, il s'endormait avec une petite cuiller en argent en équilibre, et quand elle tombait, il se... Lire plus

Une fiction surréaliste de Mathilde AURIER, qui signe la Mise en Scène.

Cela débute bien, avec la révélation d'une pratique connue de tous ceux qui sont familiers de la vie de Salvador DALI.

Effectivement, il s'endormait avec une petite cuiller en argent en équilibre, et quand elle tombait, il se réveillait et tentait de mettre en image son rêve sur une toile.

Mais Eugène Grindel, devenu Paul Eluard n'a jamais été plombier. Gala n'a jamais été folle, mais a souffert d'une maladie respiratoire qui la conduira dans un sanatorium, et c'est là qu'elle rencontrera Salvador Dali.

Pour avoir un peu connu Gala et Salvador Dali, par l'intermédiaire de Mafalda Davis, au début des années 70, je me souviens parfaitement que Gala avait les pieds sur terre, et a largement contribué à la réussite de son époux.

Mafalda Davis, leur a fait connaitre le Merchandising qui a fait la fortune du couple.

Dans GALATÉE, il faut faire le tri entre le "vrai" et "l'imaginé".

Mais cette pièce, qui ressemble à un Essai, est de bonne qualité.

Les comédiens sont tous remarquables et remarqués.

Une mention particulière pour: Baptiste CARRION-WEISS, qui a une densité de jeu étonnante. Un Salvador Dali plus légendaire, que le vrai...

Il y a aussi:

Lola BLANCHARD, un vrai talent.

Eva RAMOS, du beau travail.

Théo DELEZENNE, un bon comédien pour un personnage abstrait...

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La nouvelle claque

GALATÉE ou la rencontre surréaliste de Dalí et Gala

Une comédie piquante et bien écrite servie par de jeunes comédiens à suivre.

Il y a Gala, enfermée dans un hôpital psychiatrique d’un côté et de l’autre Dali, vissé sur son fauteuil cuillère et pinceaux en mains. Dans ses expériences de rêve éveillé, Dali commence à percevoir sa muse Gala. De chaque côté, un proche pour... Lire plus

Il y a Gala, enfermée dans un hôpital psychiatrique d’un côté et de l’autre Dali, vissé sur son fauteuil cuillère et pinceaux en mains. Dans ses expériences de rêve éveillé, Dali commence à percevoir sa muse Gala. De chaque côté, un proche pour accompagner ces deux êtres hors du temps et de la société. Deux proches, oui, mais bien tenté d’utiliser leur captif pour se faire une santé…

Une fois la situation initiale établie, la pièce prend une tournure inattendue avec la pointe de surréalisme qui fait tout partir en vrille, pour le bonheur des spectateurs complices. Il y a de la fantaisie dans l’écriture de Mathilde Aurier et un peu de poésie qui part à tout va !
Dans le rôle de dandy enfiévré, Baptiste Carrion-Weiss se donne à fond. Ses gestes un poil exagérés font rire la salle en incarnant la folie exubérante de Dali. Remarquable, Eva Ramos est à la fois capricieuse et fantasque dans le rôle de Gala. Lola Blanchard et Théo Delezenne dans les rôles de Maria et Paulo ont le jeu ambivalent qui convient à leur personnage.


La mise en scène qui sépare en deux la scène et la proximité avec le spectateur que créé la salle de Contrescarpe participent à l’atmosphère de rêve et d’intimité.


Absurde juste comme il faut et interprétée avec un poil (trop ?) d’emphase, Galatée séduit par son originalité. Le temps passe agréablement. C’est un bon moment de divertissement à privilégier pour une sortie entre amis.


Une comédie piquante et bien écrite servie par de jeunes comédiens à suivre. Prometteur!

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GALATÉE ou la rencontre surréaliste de Dalí et Gala

Quatre très bons comédiens !

Le rêve est un élément central de la démarche surréaliste, une manière de s'affirmer, de donner vie à des choses que l'on croirait jamais réalisables.  Salvador Dali , peintre et philosophe, était de ceux qui faisaient du rêve une source première pour leur... Lire plus

Le rêve est un élément central de la démarche surréaliste, une manière de s'affirmer, de donner vie à des choses que l'on croirait jamais réalisables. Salvador Dali, peintre et philosophe, était de ceux qui faisaient du rêve une source première pour leur création. Sa méthode à lui consistait à s'endormir, une cuillère dans la main. Le son de la cuillère en argent s'écrasant sur le sol le réveillant, il peut peindre ses rêves, dès l'instant où il se réveille. 

C'est de cette réalité romanesque qu'est partie Mathilde Aurier pour créer le spectacle Galatée, présenté au Théâtre de la Contrescarpe jusqu'au 18 juin. Et si c'était dans ses rêves que Salvador Dali avait rencontré Gala, l'amour de sa vie, celle qui deviendra sa femme mais aussi sa muse mais qui fut mariée dans sa jeunesse au poète surréaliste Paul Eluard ? Et si c'était dans ses rêves que Salvador Dali avait su que celle-ci, enfermée dans un asile, avait besoin d'être secourue ? 

Galatée et les quatre très bons comédiens de sa distribution (Lola Blanchard, Baptiste Carrion-Weiss, Théo Delezenne, Eva Ramos) nous transportent dans un monde fantasmagorique où les barrières entre l'inconscient et la réalité éclatent, où l'amour traverse la logique et le réel. 

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GALATÉE ou la rencontre surréaliste de Dalí et Gala

Une pièce surréaliste envoûtante !

Le destin ne devait-il pas réunir Gala et Dali ? Deux êtres fantasques à l’univers assez étonnant qui marque les esprits. Leur amour passionné leur insuffle une énergie créative qui dépasse les frontières de l’imaginaire. Dali a toujours su montrer sa... Lire plus

Le destin ne devait-il pas réunir Gala et Dali ? Deux êtres fantasques à l’univers assez étonnant qui marque les esprits. Leur amour passionné leur insuffle une énergie créative qui dépasse les frontières de l’imaginaire.


Dali a toujours su montrer sa singularité aussi bien dans son attitude que dans son art. Sa façon de concevoir le monde dérange autant qu’il surprend. Gala de son vrai nom Elena Ivanovna Diakonova se marie avec Eugène Grindel, connu sous le nom de Paul Eluard en 1917. Le couple fréquente le milieu surréaliste où l’on rencontre André Breton, Louis Aragon, Max Ernst… Gala devient une femme qui inspire et se transforme en muse surtout pour un artiste assez particulier. Dès qu’ils se rencontrent avec Dali, c’est le coup de foudre. Leur vie doit se lier et être l’un à l’autre. Ils se marient en 1932 en se promettant d’être exclusif. Leur duo séduit par leur complicité et leur folie. Un récit de vie incroyable qui a de quoi être une véritable source d’inspiration pour tout curieux aimant l’art.

L’auteure et metteure en scène Mathilde Aurier s’approprie cette histoire pour en raconter une semblable très inspirée. Une rencontre amoureuse détonnante et fulgurante entre deux êtres que seule la mort peut séparer. Sur scène, nous avons d’un côté une femme un peu amorphe sur un siège. Ce n’est d’autre que Gala, cloîtrée et droguée. De l’autre côté, un homme sur un fauteuil avec une moustache que l’on identifie d’un coup d’œil, façon chocolat Lanvin. Nous voyons Dali qui essaie de trouver l’inspiration. Pour se souvenir de ces rêves, il dort avec une cuillère à la main. Ainsi quand elle tombe, il se réveille et peut aussitôt peindre. Dans ces expériences de rêves éveillés, il aperçoit son aimée. Aux côtés de chacun, un proche complote et veut leur malheur. Le destin les réunira contre toute attente comme attiré inexorablement l’un par l’autre. Le monde onirique rencontre la réalité mais pour combien de temps pourront-ils s’aimer librement ?

Une adaptation très libre qui montre à la fois l’étrangeté d’une rencontre et sa force incommensurable prêt à tout affronter. Un choix audacieux qui séduit aussitôt par son originalité que par l’interprétation dense et nuancée des comédiens. Nous avons l’étrange couple de Dali et Gala joué par Eva Ramos et Baptiste Carrion-Weiss qui mettent beaucoup de passion, de tempérance et d’extravagance. Ils tiennent d’une main de maître leur rôle nous permettant de rester en haleine d’un bout à l’autre de la représentation. Les deux personnages ont leur intensité grâce à deux autres personnages qui ne sont pas en reste. La soeur et le mari de Gala interprétés par Lola Blanchard et Théo Delezenne. Eux aussi dévoilent un jeu plein de caractère et de couleurs qui ne peut qu’illustrer leur habilité artistique. Leur complicité, née lors du cours Florent, se ressent et donne ainsi plus de volume et de rythme à ce spectacle.

Une pièce surréaliste envoûtante qui saura vous captiver le temps d’une rencontre amoureuse inhabituelle.

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GALATÉE ou la rencontre surréaliste de Dalí et Gala

Cette pièce a du génie. On y est, dans l’univers, dans la tête de Dali.

Attention. Un pur bijou créatif. J’ai absolument, complètement et véritablement adoré cette pièce. Dès le 1er octobre et ceci chaque mois. Je ferai un article reprenant mes coups de cœur et je peux vous faire une confidence. Galatée est un de mes véritables coups de... Lire plus

Attention. Un pur bijou créatif.

J’ai absolument, complètement et véritablement adoré cette pièce.

Dès le 1er octobre et ceci chaque mois. Je ferai un article reprenant mes coups de cœur et je peux vous faire une confidence.

Galatée est un de mes véritables coups de cœur de la rentrée.

Cette pièce a du génie. L’écriture est magnifique. Mathilde Aurier est tout simplement

Brillante.

Dalí aurait mérité une œuvre magistrale, dans un grand théâtre avec des décors complètement fous.
La compagnie du cri, pour des raisons de budget, mais avec une créativité folle a su retranscrire par le texte et les idées de mise en scène une œuvre surréaliste.

On y est, dans l’univers, dans la tête de Dali.

Je connais bien cette maison théâtre musée de Figueres et je peux vous assurer que cette pièce est aussi dingue que le musée Dali.

Ici, il n’est pas question de faire un Biopic mais plutôt de nous plonger dans l’esprit Dali, cet immense artiste.

Mathilde Aurier a créé une œuvre à part entière autour de cette relation amoureuse Dali-Gala en distillant, du vrai, du faux.

D’un point de vue créatif, je pense un peu au film Gainsbourg de Joann Sfar qui est brillant également.

Ces jeunes acteurs sont magnifiques, magnétiques. Quoi de plus beau que la jeunesse ?

Et ici, le travail est époustouflant, ils ont tous un rôle vraiment clef dans l’histoire et sont tous très bons, mais j’ai un vrai coup de cœur pour Lola Blanchard. Cette jeune actrice a un potentiel comique et une aura hors du commun.
Il suffit qu’elle apparaisse pour que la scène s'illumine.

J’ai appris en discutant qu’ils sortaient tout droit du cours Florent.

J’ai envie de vous raconter une histoire à ce sujet. J’ai pas mal fréquenté le cours Florent, il y a plus de 25 ans.

C’était une école intéressante, très tournée vers le cinéma mais qui ne me faisait pas frissonner plus que ça. (Ni moi ni le métier, en vérité) et bêtement j’avais gardé ceci en tête.

Cet été à Avignon, je suis allé voir, un peu à reculons PAN, une création de fin d’année, d’élèves du cours Florent et ce fût un choc. J’ai complètement adhéré, J’avais trouvé cette pièce géniale.

Je vais prendre très vite, rendez-vous au cours Florent pour essayer de comprendre ce qu’il s’y passe. Font-ils pousser en permaculture (puisque c’est la mode), de la graine de talent ?
Si vous avez l’envie de vous faire vraiment plaisir. Foncez au théâtre de la Contrescarpe. Je suis fou...de ce théâtre, de cette jeune compagnie aussi créative qu’adorable et surtout de Galatée.

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GALATÉE ou la rencontre surréaliste de Dalí et Gala

Coup de cœur pour ce spectacle ! C’est une réussite totale !

Coup de cœur pour ce spectacle qui présente tant de qualités ! Résumé : Salvador Dalí avait le génie de fondre le rêve dans la réalité. Son histoire d’amour avec Gala fut le chef-d’oeuvre de Dalí. Pendant quarante-cinq ans, ce couple mythique... Lire plus

Coup de cœur pour ce spectacle qui présente tant de qualités !


Résumé : Salvador Dalí avait le génie de fondre le rêve dans la réalité. Son histoire d’amour avec Gala fut le chef-d’oeuvre de Dalí. Pendant quarante-cinq ans, ce couple mythique vécut un rêve éveillé, dans la fusion et la démesure, avec dérision et humour. Un amour fusionnel, complexe, mystérieux, génial ou fou à l’image des toiles du Maître. S’inspirant du "couple tridimensionnel" formé par Eluard–Gala–Dalí, la pièce nous entraîne dans une fiction mystérieuse et intrigante, une pièce surréaliste, à tiroirs et jeux de miroir sur le génie, la folie, le désir, la peinture, la philosophie... et l’amour.

Notre avis : Dans la mythologie grecque, la légende raconte l’histoire du sculpteur Pygmalion, qui tombe amoureux de sa création, Galatée, une statue rendue vivante grâce à Aphrodite. La déesse de l’amour exauçait ainsi le vœu de Pygmalion.
Baptiste Carrion-Weiss campe avec beaucoup de talent un des pygmalions du surréalisme : Salvador Dali, alors jeune inconnu, drogué et qui ne se lave plus dans l’attente de sa muse. Athlétique de corps et d’esprit, il est « en état permanent d’érection intellectuelle ». Bondissant, exubérant, extravagant, il s’adresse au public pour embarquer notre esprit. Rebelle et philosophe à la voix essoufflée, Baptiste Carrion-Weiss alterne les séquences avec agilité, entre rêve éveillé et réalité virtuelle, folie des grandeurs et génie du geste.

À côté de lui puis tout contre, Eva Ramos incarne avec fougue Gala, autrement dit Elena Ivanovna Diakonova, d’abord muse de Paul Eluard et de Max Ernst. Condescendants, ils ont en commun la faculté d’humilier leur entourage, avec violence et insultes. Les duos s’entrecroisent avec l’arrivée de Maria, sœur de Dali (interprétée avec beaucoup de justesse par Lola Blanchard), qui change de couleurs et de facettes au fil de l’histoire et des visions droguées de Salvador. Avec une technique très maîtrisée, Théo Delezenne est successivement Paul Éluard, amant martyrisé par Gala, comploteur et plombier. Les histoires sont à la fois parallèles et entrecroisées, pleines de contrastes et de similitudes. Il y a une parfaite harmonie entre les quatre comédiens électriques, au courant continu, grâce à un rythme effréné.

Une réelle force se dégage de cette troupe au diapason, servie par une direction d’acteurs qui est au bénéfice de l’ensemble. Mathilde Aurier a un double talent : exceller aussi bien dans l’écriture esthétique que dans la mise en scène agile. Ses mots sont incisifs et poétiques. En mêlant recherche, documentation et imagination, elle nous offre une petite merveille dans l’écrin du Théâtre de la Contrescarpe.

Il n’y a aucun bémol à ce spectacle. C’est une réussite totale, qui fait vraiment honneur à la création contemporaine et à sa nouvelle génération. Épatante, la jeune Compagnie du Cri possède un savoir-faire magistral. On attend avec impatience sa prochaine œuvre.

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Fausse Note

Un tête-à-tête fiévreux se met en place dans cette pièce à suspense...

France Culture

Fausse Note

Sans fausse note !

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Fausse Note

La salle, captée, vit le suspens et les retournements. C’est bouleversant. Et jouissif.

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Fausse Note

Un vrai thriller (…). À chaque phrase, on se dit qu’est-ce qui va se passer ?

Logo BFM

Fausse Note

L’intrigue est excellente, rondement menée.

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Fausse Note

Intéressant, intense, fiévreux, mis en scène avec rigueur et exigence.

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Fausse Note

On ne ressort pas indemne de ce spectacle.

Fausse Note

Un face à face saisissant.

Fausse Note

Un thriller haletant.

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Fausse Note

Un formidable jeu de piste qui mérite un 10 sur 10.

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Fausse Note

Du grand art !

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Fausse Note

Un duel aussi fascinant que délétère, à l’intrigue puissante !

« Fausse note » : un thriller haletant au théâtre de la Contrescarpe Un duel aussi fascinant que délétère, à l’intrigue puissante digne d’Harold Pinter.   Didier Caron, qui nous a habitués aux comédies jusqu’alors, nous surprend ici avec ce... Lire plus

« Fausse note » : un thriller haletant au théâtre de la Contrescarpe

Un duel aussi fascinant que délétère, à l’intrigue puissante digne d’Harold Pinter.
 
Didier Caron, qui nous a habitués aux comédies jusqu’alors, nous surprend ici avec ce drame psychologique mené tambour battant.
 
Hans Peter Miller (Pierre Azéma), illustre Chef d’orchestre du Philharmonique de Genève, de renommée internationale, rentre dans sa loge exaspéré à la fin d’un concert car les musiciens étaient médiocres.  Il a pour ambition de rentrer chez lui et de retrouver sa femme pour dîner mais c’est sans compter sur l’apparition d’un admirateur obséquieux et insistant qui tient absolument à féliciter le Maître. 
 
Nous sommes en 1989, peu après la chute du mur de Berlin. Le visiteur dit s’appeler Léon Dinkel (Pierre Deny), venu spécialement de Belgique et demande une photo dédicacée : il promet une « soirée inoubliable ».
 
Partant d’une scène a priori anodine, on se retrouve progressivement happé dans un huis clos machiavélique. L’intensité dramatique monte crescendo et les deux personnages se dévoilent à tour de rôle. 
 
Dinkel semble connaître tous les détails de la vie du chef d’orchestre et lui offre un cadeau qui va le faire replonger dans un passé enfoui. Qui est ce visiteur oppressant? Quel est l’objet de sa visite? Que cherche-t-il? Pourquoi s’acharne-t-il sur Peter Miller et que va-t-il en ressortir?
C’est brillant, bien mené avec des retournements de situation ingénieux sur fond de musique classique. «Si tu veux savoir où habite Dieu, écoute Mozart»

Les rapports de force vont s’inverser et les coups de théâtre se succéder.  Après avoir vu cette pièce, vous n’écouterez plus une petite musique de nuit comme avant… Ce spectacle nous parle de musique classique, de pères et de leurs fils, de vengeance et de pardon mais aussi du devoir de mémoire et de la responsabilité de nos choix et de nos actes.
 
Vous n’en ressortirez pas indemne, on vous aura prévenus.

 

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Fausse Note

Une pièce d’une grande intensité, interprétée avec brio !

Le Théâtre de la Contrescarpe propose souvent une programmation à la fois originale et éclectique, avec une exigence de qualité forte, ce que confirme la reprise de Fausse Note, pièce de Didier Caron créée en 2017 au Théâtre Michel (qu’il dirigeait alors avant de le... Lire plus

Le Théâtre de la Contrescarpe propose souvent une programmation à la fois originale et éclectique, avec une exigence de qualité forte, ce que confirme la reprise de Fausse Note, pièce de Didier Caron créée en 2017 au Théâtre Michel (qu’il dirigeait alors avant de le vendre en 2018, mais passons sur la biographie de l’auteur qui n’est pas le réel sujet de cette chronique). Forte de son succès sans hiatus musical, le spectacle se joue donc avec une nouvelle distribution, à savoir Pierre Azéma dans le rôle du chef d’orchestre de renommée mondiale H.P. Miller et Pierre Deny dans celui de son mystérieux admirateur Léon Dinkel. Soit 2 pierres angulaires pour porter ce duel au sommet avec la force de véritables rocs (oui, mon humour du dimanche soir est discutable, j’en conviens).

La scène se déroule donc à huis clos dans la loge de H.P. Miller, sortant de concert furieux contre ses musiciens ne s’étant pas montrés à la hauteur de sa très forte exigence. Pressé de rentrer chez lui retrouver sa femme, il va recevoir la visite inattendue d’un homme qu’il ne connaît pas. Lequel se montre d’abord très affable, lui demandant un simple autographe, avant de revenir quelques minutes plus tard, toujours très souriant, pour obtenir également qu’il pose sur une photo. L’on devine rapidement, qu’a l’instar d’un célèbre inspecteur, Léon Dinkel et son imperméable ne vont pas s’en tenir à ces deux petites incursions en loge et que l’homme a encore un certain nombre de questions et/ou de révélations à faire sur les vraies raisons de sa présence.

S’ensuit un face à face réellement haletant, d’où surgiront, l’on s’en doute, des vérités enfouies. Mais où l’on verra surtout la maestria des 2 hommes dans l’art de mener autrui à la baguette. Et à chaque retournement de situation, de nouvelles surprises surviendront, sans que l’on ne parvienne à anticiper qui sortira vainqueur, à la fois de l’autre et de ses propres démons. Une pièce d’une grande intensité, interprétée avec brio, et dont personne ne sort totalement indemne, et surtout pas le public. Un grand moment de théâtre pour finir votre journée sur une note juste et poignante.

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Je m'appelle Erik Satie comme tout le monde

Une pièce tendre, onirique, drôle et précise.

Je m’appelle Erik Satie, comme tout le monde – (mais ce n’est pas n’importe qui…) Quel est donc ce grand escogriffe à chapeau melon, avec son parapluie si british et sa barbiche de savant ahuri ? Est-ce Érik Satie, le compositeur à la vie chaotique et à la musique si accessible,... Lire plus

Je m’appelle Erik Satie, comme tout le monde – (mais ce n’est pas n’importe qui…)
Quel est donc ce grand escogriffe à chapeau melon, avec son parapluie si british et sa barbiche de savant ahuri ? Est-ce Érik Satie, le compositeur à la vie chaotique et à la musique si accessible, disparu en 1925 ? Est-ce un fou d’aujourd’hui, qui se prend pour l’auteur des Gymnopédies ? À partir de cette ambiguïté, autour de cette frontière brumeuse entre biographie et psychiatrie, Laetitia Gonzalbes, auteur et metteur en scène, a construit, a « filé » pourrait-on dire, une pièce tendre, onirique, drôle et précise. Des épisodes marquants de la vie de Satie, on apprend l’essentiel, peint en couleur cocasse. On croise Cocteau, Picasso et Suzanne Valadon. On voit le Paris du surréalisme bégayant. Sur scène, deux petits pianos enchevêtrés rappellent ceux que l’on trouva au domicile du musicien à sa mort, ensevelis sous les partitions inachevées et les lettres qu’il n’avait pas décachetées, mais auxquelles il répondait, à l’aveugle…
La pièce entrouvre aussi un rideau intime, sur ce qu’est la vie quand on perd ses parents très jeune, quand on perd le goût de l’existence. Satie fut d’abord un élève incompris par ses professeurs, un compositeur méprisé par la critique, un personnage parisien méconnu par ses propres amis. Entre déprime invisible (il se dit atteint de « pleurez-y »…) et alcoolisme invétéré, le destin s’écrit avec plus de notes noires que de blanches, et sans barres de mesure, comme dans ses compositions, car chacun doit choisir le tempo de sa vie. Avec une finesse précieuse, Laetitia Gonzalbes a su saisir ces soupirs qui émaillent la partition de la vie.
C’est aussi le sens du titre complet: Je m’appelle Erik Satie, comme tout le monde. Oui, il y a en nous tous quelque chose de Satie, que la simplicité de sa musique nous rappelle, comme de la pluie sur un trottoir, quelque chose de cet « enfant nu » – l’étymologie de « gymnopédie » – que l’on est tout au long de sa vie, par-delà les réussites et les vicissitudes.
Outre la subtilité de son auteur et metteur en scène, ce spectacle bénéficie du talent de deux comédiens délicats et enthousiastes. Elliot Jenicot, d’abord, dont la silhouette a du génie; marionnettiste de lui-même, il dessine les sentiments par ses mouvements et incarne la fragilité cristalline de cet artiste hors des codes qu’était Satie – tout comme Elliot Jenicot, d’ailleurs, acteur inclassable. Anaïs Yazit, ensuite, à la fougue réjouissante. Infirmière curieuse, groupie mutine, muse audacieuse ou jeune fille désespérée, elle est le principe de vie, elle met le compositeur à notre… portée.

Au fond, un écran blanc accueille quelques dessins fugaces, où se tracent en minces traits, comme le fil de l’existence, la barbiche et les binocles de Satie, la pluie sur Paris, le temps qu’il fait et le temps qui passe… Heureuse initiative, à l’unisson de ce spectacle tout en délicatesse.

Christophe Barbier

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Je m'appelle Erik Satie comme tout le monde

Magnifique, sensuel, intelligent, émouvant, passionnant et même surprenant...

J'ai un rapport très charnel à l’œuvre D’Erik Satie et ceci depuis longtemps. Sa musique a accompagné mes amours, mes peines et mes joies. Je ne peux traverser la Normandie sans écouter les gymnopédies. Mon excitation était donc au maximum en venant voir, aujourd’hui «... Lire plus

J'ai un rapport très charnel à l’œuvre D’Erik Satie et ceci depuis longtemps. Sa musique a accompagné mes amours, mes peines et mes joies. Je ne peux traverser la Normandie sans écouter les gymnopédies.

Mon excitation était donc au maximum en venant voir, aujourd’hui « Je m'appelle Erik Satie, comme tout le monde ». Et je vous le dis le plus directement possible. Quel bonheur immense !

Ce spectacle est magnifique, sensuel, intelligent, émouvant, passionnant et même surprenant dans sa construction.

Je suis tombé amoureux de Laetitia Gonzalbes, d’Elliot Jenicot, d’Anais Yazit et de Suki. Il va peut-être falloir que j’arrête d'écouter Erik Satie. Je pense que ça me monte un peu au cerveau.

Savez-vous, tout de même qu’Erik Satie a fréquenté les plus grands ? De DEBUSSY à COCTEAU en passant par PAUL VERLAINE et SUZANNE VALLADON ? Que de nombreux musiciens se sont inspirés de son travail et qu’il n’a jamais eu la reconnaissance méritée ?

Laetitia Gonzalbes a fait un travail de documentation formidable, mais pas seulement. Elle a écrit un texte fantastique et malicieux, à tiroirs. J’adore ce type de travail artistique.

Quoi de mieux pour parler d’un créateur comme Satie, précurseur de plusieurs mouvements, dont le surréalisme, le minimalisme, la musique répétitive et le théâtre de l'absurde que de nous plonger, nous aussi, dans un univers fantasque et délirant. Je n’ai pas l’impression d’avoir rencontré Erik Satie cet après-midi mais d’être entré dans sa tête, dans son âme.

L’œuvre de Laetitia Gonzalbes, car il s’agit bien d’une œuvre, est géniale. Quel magnifique cadeau pour les deux comédiens. Elliot Jenicot (absolument immense) et Anais Yazit. Elle m’a dit que c’était sa première vraie pièce en tant que comédienne, je refuse de la croire. Elle est fantastique de douceur, de force, de subtilité et de sensualité.

Je ne peux finir sans parler de Suki, immense illustrateur, les images diffusées sont déjà une œuvre à part entière. Un spectacle dans le spectacle.

J’ai eu l’immense chance de rencontrer l’équipe de cette pièce formidable. En plus d’être talentueux. Ils sont extrêmement sympathiques et ont beaucoup humour.
Le théâtre de la contrescarpe et sa directrice ont eu l’idée géniale de souffler à l’oreille de Laetitia Gonzalbes, Erik Satie, et c'est une très grande idée, car cette jeune auteur et metteuse en scène à la très belle carrière en a fait un bijou.

Je ne suis pas tellement sûr que mon article soit utile finalement, tant je suis certain que «Je m'appelle Erik Satie, comme tout le monde» va être un immense succès. Cela ne peut pas en être autrement.

Les fées de la folie douce se sont penchées sur ce berceau.

Qui mieux que Xavier Delette, musicien et directeur du conservatoire régional De Paris pour parler de ce spectacle. «Le texte se dévoile comme l’un de ces tableaux anciens où une enfilade de portes entrouvertes induit un effet de vertige qui ne nous entraîne là, où plus rien ne répond aux critères de La pure Logique. Chaque plan questionne notre perception : sommes-nous prêts à accepter un autre qui ne fonctionnerait pas comme nous ?»

Grâce à la pièce, j’ai même appris ce que signifiait Gymnopedie, mais ça, vous le saurez en allant au théâtre de la contrescarpe.

Les photos magnifiques du spectacle sont de Fabienne RAPPENEAU, magicienne de l’art vivant et Julien Wagner est mon chouchou des attachés de presse de PARIS.

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La presse en parle

Je m'appelle Erik Satie comme tout le monde

Un spectacle plaisant, enjoué...

Quelle bonne, douce et folle idée de se pencher sur Erik Satie qui n’était pas qu’un musicien inspiré, décalé, mais aussi un homme tout à fait étonnant. Écrite et mise en scène par Laetitia Gonzalbes, au petit théâtre de la Contrescarpe, la pièce... Lire plus

Quelle bonne, douce et folle idée de se pencher sur Erik Satie qui n’était pas qu’un musicien inspiré, décalé, mais aussi un homme tout à fait étonnant. Écrite et mise en scène par Laetitia Gonzalbes, au petit théâtre de la Contrescarpe, la pièce « Je m’appelle Erik Satie comme tout le monde » donne le ton par son intitulé. Elle se veut le portrait librement inspiré, quelque peu fictionnel, d’un homme non conventionnel à l’humour caustique, à l’ironie cinglante. Pour ce faire, elle a fait appel à un comédien épatant, Elliot Jenicot, accompagnée d’une comédienne convaincante, Anaïs Yazit qui lui donne la réplique.

Erik Satie (1866-1925) avait au moins deux points communs avec la poésie de Guillaume Apollinaire. Les deux hommes ont incidemment connu une suite de brèves relations , faites de malentendus et de rendez-vous ratés. Mais l’un comme l’autre avaient décidé d’abandonner la grammaire orthodoxe de la poésie et de la musique, d’en abandonner la ponctuation académique. D’autre part, lorsque Apollinaire décide de conférer une dimension graphique à ses poèmes en les appelant Calligrammes, Erik Satie fait à peu près la même choses, notamment quand il compose « Trois morceaux en forme de poires ». La plupart de ses partitions ne comportent aucune barre de mesure.
Né à Honfleur, il tentera la formation classique mais sera jugé sans talent par ses professeurs. De dépit il entrera dans l’infanterie avant de s’en faire prestement réformer. Il sera l’ami des poètes (Mallarmé Cocteau…) des artistes (Picasso, Duchamp, Man Ray…) et des musiciens modernes comme Georges Auric, Louis Durey, Arthur Honegger, Darius Milhaud, Francis Poulenc ou encore Germaine Tailleferre. Il est croyant, socialiste, pauvre, amoureux déçu de l’artiste Suzanne Valadon, et se rince avec abondance le gosier dès qu’il en a l’occasion, notamment lorsqu’il parcourt la distance le séparant de son domicile d’Arcueil avec la Butte Montmartre.

Sur la scène du théâtre de la Contrescarpe, Elliot Jenicot campe à merveille ce personnage officiellement inclassable ce qui, on en conviendra, est déjà une forme de classement forfaitaire. En costume trois pièces, cravate, lunettes et chapeau melon, le comédien s’est ni plus ni moins coulé dans le personnage, avec une crédibilité rare à la scène. Laetitia Gonzalbes s’est donné toute liberté pour venir à bout de son sujet. Le temps s’est arrêté au sein d’un hôpital et toute la pièce se joue entre un homme qui s’interroge sur son identité, cherchant sans cesse le parapluie qu’il tient à la main, face à une infirmière (Anaïs Yazit) qui lui réclame des renseignements d’admission. Le fond de la scène est en outre activé par un illustrateur qui intervient habilement sur un écran tout en faisant résonner le décompte d’un chronomètre dont on entend le tic-tac.

Elliot Jenicot a le beau rôle, celui d’Erik Satie, pensez-donc. Il y a quelque chose de Lambert Wilson chez cet acteur et la remarque est un compliment réciproque. Il redonne la parole à l’auteur des « Gymnopédies » avec une vigueur et une acuité savoureuses. Quand le personnage évoque les salles de spectacles emplies de « culs-à-bras » applaudissant à l’étourdie, on se réjouit de cette expression si bien trouvée tout en se demandant si elle est authentique. Pas moyen de retrouver la référence. Cette saillie n’est néanmoins pas sans rappeler celle que lança le critique Jean Poueigh à l’égard de l’accompagnement musical de « Parade ». La réplique de Satie « Monsieur et cher ami, vous n’êtes qu’un cul, mais un cul sans musique » (et qui lui vaudra une condamnation à de la prison et un malentendu avec Apollinaire) a donc au moins un lien de parenté par ses termes, avec celle sortie de la bouche de Elliot Jenicot.
« Je m’appelle Erik Satie comme tout le monde » est un spectacle plaisant, enjoué, emmené par deux comédiens qui ne doivent pas regretter d’avoir choisi ce métier. Lorsqu’ils dansent tous les deux en musique tout en articulant leur texte, il y a une indiscutable gaieté dans l’air. On se laisse facilement contaminer.

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L'Évasion des Sens

Je m'appelle Erik Satie comme tout le monde

Une fresque théâtrale loufoque !

« Je m’appelle Erik Satie comme tout le monde » est un plongeon dans la Belle Epoque avec le compositeur Erik Satie en une fresque théâtrale loufoque. Tout un chacun connaît le compositeur, l’homme au petit bouc soigné, au chapeau melon vissé sur la tête, à la... Lire plus

« Je m’appelle Erik Satie comme tout le monde » est un plongeon dans la Belle Epoque avec le compositeur Erik Satie en une fresque théâtrale loufoque.

Tout un chacun connaît le compositeur, l’homme au petit bouc soigné, au chapeau melon vissé sur la tête, à la recherche éternelle de son parapluie noir !

Il a laissé des textes, mais surtout de nombreuses musiques encore jouées aujourd’hui, dont les célèbres Gnossiennes et les Gymnopédies. Il fut l’ami de nombreux artistes : Debussy, Cocteau, Ravel, Picasso ….

Laissant aussi plusieurs écrits, sa vie fut un roman décousu qu’il traversa avec humour, à l’image de la pièce où les situations s’enchaînent entre morceaux de théâtre et visions quasi cinématographiques sur l’écran en fond de scène.

Mais loin de moi l’idée de vous expliquer le sens de la pièce ; car dans ce spectacle tout n’est que fiction sur fond d’ironie, de légèreté dansante.

Les 2 rôles sont magistralement interprétés par Elliot Jenicot, un ancien de la Comédie Française, et la jeune Anaïs Yazit aussi pétillante que son rôle.

Un duo qui s’amuse avec brio sur la scène pour notre plus grand plaisir.

Fiction ou réalité ? allez savoir !

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Patrimoine de France

Je m'appelle Erik Satie comme tout le monde

Elliot Jenicot campe un Erik Satie tout à la fois sincère et baroque.

Le décor est planté, nous sommes dans un asile psychiatrique. Anna, jeune infirmière accueille un nouveau venu : Erik Satie. Elle le questionne sur ses antécédents, sa vie. Intriguée par ses réponses, elle s'attarde à son chevet et un dialogue s'instaure. En quelle année... Lire plus

Le décor est planté, nous sommes dans un asile psychiatrique. Anna, jeune infirmière accueille un nouveau venu : Erik Satie. Elle le questionne sur ses antécédents, sa vie. Intriguée par ses réponses, elle s'attarde à son chevet et un dialogue s'instaure.

En quelle année sommes-nous ? sous la plume de l'illustrateur SUKI le temps s'égrenne et nous traversons un autre monde.

Une gymnastique de l'esprit 

Dans l'univers d'un compositeur (1866-1925)  rebel à son époque, qui toute sa vie tente d'imposer sa vision de la musique. L'artiste a l'imagination fertile, il donne des noms insolites à ses œuvres  "Ses Gymnopédies (1848),  "Trois morceaux en forme de poires" (1903)

"Il n'y a pas de vérité en art"

Elliot Jenicot campe un Erik Satie tout à la fois sincère et baroque. Bien souvent la mélancolie est associée à ces interludes de piano. Sans doute ses blessures que l'on ressent. Mais l'homme a eu plusieurs vies, il s'engage pour différentes causes. Il sera au coeur de mouvement artistique naissant à Paris, une époque flamboyante où l'on croise Picabia, Picasso, Cocteau, Diaghilev...

Tous les arts se côtoient, les rencontres alimentent son oeuvre

Ses amis, ses amours

"Un musicien égaré dans son temps" comme parlait de lui son ami Claude Debussy, que ses prises de position finiront par séparer. En amour il est intransigeant. Il évoque sa passion pour Suzanne Valadon qui le quittera aussi.  

L'auteur Laetittia Gonzalbes nous entraîne dans une fiction qui suscite l'envie d'écouter à nouveau Satie. Anaïs Yazit déploie un charme et une force qui se dévoilent crescendo. Cette création est interprétée avec brio par un duo énergique et radieux.

Erik (avec un K) Satie a légué une oeuvre qui ne meurt pas. Il aurait certainement apprécié cette pièce plus qu'un long discours, elle nous fait apprivoiser un homme décidément pas comme tout le monde.

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Je m'appelle Erik Satie comme tout le monde

Un véritable enchantement théâtral

Les  Gymnopédies  d’Erik Satie ,  composées alors qu’il n’avait que 22 ans, continuent de nous hanter. Il n’avait pas hésité à l’époque, en expérimentateur hors pair, à faire de véritables performances artistiques, qui ont parfois... Lire plus

Les Gymnopédies d’Erik Satiecomposées alors qu’il n’avait que 22 ans, continuent de nous hanter. Il n’avait pas hésité à l’époque, en expérimentateur hors pair, à faire de véritables performances artistiques, qui ont parfois dérouté le public, provoquant même le scandale. Précurseur des mouvements surréalistes et minimalistes, toujours inclassable, le voici désormais héros d’une pièce sur sa propre vie, également inclassable, tant elle convoque diverses formes, entre danse, illustrations projetées et musique, bien évidemment.

Dans Je m’appelle Erik Satie comme tout le monde de Laetitia Gonzalbes (qui met également en scène), actuellement au Théâtre de la Contrescarpe, on pénètre dans l’esprit de l’étrange compositeur, alors qu’il est hospitalisé pour consommation excessive d’alcool (il mourra d’ailleurs d’une cirrhose du foie). Il raconte quelques pans de sa vie à Anna, une infirmière énamourée de son œuvre.

C’est Elliot Janicot, ex-pensionnaire de la Comédie Française qui prête ses traits à Satie, endossant son costume étriqué, son chapeau melon, son pince-nez et son parapluie, avec une énergie débordante et un charisme qui enveloppe la scène littéralement. Il donne la réplique à la comédienne et chanteuse Anaïs Yazit, qui ne démérite pas et qui suit la cadence ou la précède, c’est selon. Derrière eux, donnant à voir ce qui se trame dans la tête de Satie (et Dieu sait qu’il y en a, des choses), des projections d’illustrations signées Suki, qui valent à elles seules le déplacement, où Satie devient un héros de dessin animé, où ses lettres se dévoilent, ses notes s’épanouissent. Un véritable enchantement théâtral.

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Je m'appelle Erik Satie comme tout le monde

La fantaisie, les embardées, les envolées, la poésie s’entremêlent

Ancien pensionnaire de la Comédie Française, Elliot Jenicot compose ici un magnifique duo avec la jeune et talentueuse Anaïs Yazit. ce duo vous invite à glisser, “à l’insu de votre plein gré” dans un univers, leur univers où la fantaisie, les embardées, les... Lire plus

Ancien pensionnaire de la Comédie Française, Elliot Jenicot compose ici un magnifique duo avec la jeune et talentueuse Anaïs Yazit. ce duo vous invite à glisser, “à l’insu de votre plein gré” dans un univers, leur univers où la fantaisie, les embardées, les envolées, la poésie s’entremêlent , où les syllogismes, les métaphores, les digressions, les oxymores s’enlacent, se croisent sous un ciel tantôt étoilé, lumineux, tantôt nuageux, sombre voir menaçant. 

Lâchez prise avec la logique, l’analyse, le pragmatisme et laissez vous porter sur le fil parfois tenu de ces deux funambules dont l’équilibre semble parfois si fragile qu’il ne tient qu’à un fil… 

Vous sortirez, peut être avec plus que questions que de réponses, avec le sentiment de n’avoir pas précisément cerner les contours de ces deux personnages atypiques, tourmentés mais aussi touchants, attendrissants tant leur imaginaire semble sans limite et que leur réalité semble toute aussi improbable. 

Comme le sable qui file entre les doigts, la certitude n’aura finalement que peu de place… mais n’est ce pas là la magie ? 

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Je m'appelle Erik Satie comme tout le monde

Laetitia Gonzalbes réussit cette hardie entreprise à double détente !

Spectacle conçu et mis en scène par Laetitia Gonzalbes, avec Elliot Jenicot et Anaïs Yazit. Sous le titre-citation "Je m'appelle Erik Satie comme tout le monde", Laetitia Gonzalbes propose un spectacle hybridant vérité historique et fiction pour tracer un biopic théâtralisé de Erik Satie,... Lire plus

Spectacle conçu et mis en scène par Laetitia Gonzalbes, avec Elliot Jenicot et Anaïs Yazit.

Sous le titre-citation "Je m'appelle Erik Satie comme tout le monde", Laetitia Gonzalbes propose un spectacle hybridant vérité historique et fiction pour tracer un biopic théâtralisé de Erik Satie, compositeur singulier et unique avec, et entre autres, "Les Gymnopédies", "Les Gnossiennes" et Trois morceaux en forme de poire", et également dramaturge, novelliste, billettiste et philosophe de l'absurde.

La partition se compose donc, et en partie, des écrits de Satie, dont les publications dans la Revue musicale telle "La journée du musicien", de sa correspondance, comme les lettres à Biqui, la peintre Suzanne Valadon, son grand amour inaccompli, de ses aphorismes qui préfigurent ceux de Cioran, et de ses vitupérations notamment contre la, et les, critique(s) qui assassine le fameux ballet "Parade" à l'affiche duquel il figure en compagnie de Jean Cocteau et Pablo Picasso.

Mais elle comporte également une fiction imbriquée, dont l'argument inattendu ne saurait être dévoilé même si la première scène, celle d'un malade interné d'office pour trouble sur la voie publique qui, soumis à l'interrogatoire d'une infirmière étrangement vêtue d'une robe à étoiles, ne reconnaît pas être Erik Satie mais un contemporain né en 1962, en constitue l'indice.

Laetitia Gonzalbes réussit cette hardie entreprise à double détente avec une dramaturgie maîtrisée pour ménager le suspense et différer sa révélation et les combiner, avec musique, chansons et pantomimes, en un kaléidoscope magique qui ressort tant au conte qu'au drame en assurant la dualité des personnages tout comme s'avère inventive sa mise en scène à la mesure de la fantaisie satienne.

Elle signe également la superbe scénographie, avec la création des décors par Claire Avias, qui dresse sobrement, par une approche poétique, l'univers de Satie avec un tabouret de piano et deux pianos miniatures se chevauchant, dans une bichromatique noir/blanc des partitions musicales.

En l'espèce, celles-ci sont figurées par des feuilles volantes dissimulant les spots latéraux entourant un écran sur lequel est projetée une amusante illustration graphique animée réalisée par Suki avec de guillerets inserts musicaux signés par Tim Aknine et David Enfrein.

Au jeu, deux comédiens en symbiose porte haut cet opus : l'aîné aguerri, Elliot Jenicot qui compose un formidable '"Esotérik Satie", grand escogriffe à besicles et chapeau melon, obsessionnel du parapluie, dandy maniaque qui crève de solitude et la jeune Anaïs Yazit à la fraîcheur prometteuse incarnant avec une délicate sensibilité les figures féminines.

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Je m'appelle Erik Satie comme tout le monde

Une pièce d’une sensualité extrême !

Le Théâtre de la Contrescarpe fait partie de mes théâtres parisiens favoris. Outre le fait qu’il soit situé à deux pas de la Place avec laquelle il partage son joli nom, il programme régulièrement des pièces dont je me délecte. Après ... Lire plus

Le Théâtre de la Contrescarpe fait partie de mes théâtres parisiens favoris.

Outre le fait qu’il soit situé à deux pas de la Place avec laquelle il partage son joli nom, il programme régulièrement des pièces dont je me délecte.

Après l’Étrange Affaire Emilie Artois que nous avons pu voir au début de l’été (et dont la dernière était le 30 septembre) voici une excellente pièce mise en scène par Laetitia Gonzalbez :

Je m’appelle Erik Satie, comme tout le monde!

Erik Satie, compositeur hors norme, avant-gardiste virtuose, composa des musiques aujourd’hui jouées dans le monde entier. Les plus célèbres sont les célébrissimes Gymnopédies.

Néanmoins, la personnalité d’Erik Satie était un brin fantaisiste avouons-le. Il fréquentait néanmoins les grands artistes de son époque et fut l’ami de Debussy, Cocteau, Picasso…mais pas vraiment celui des critiques…

JE M’APPELLE ERIK SATIE COMME TOUT LE MONDE évoque la vie de cet homme original.

Mais à cette histoire vient s’entremêler celle d’Anna…

Mais qui est vraiment Anna?

Est-elle cette jeune infirmière parfois timide et hésitante, ou plutôt cette jolie jeune femme effrontée et entreprenante? Simple infirmière un peu inexpérimentée … ou elle-même patiente de cet hôpital ?

Anaïs Yazit et Elliot Jenicot sont parfaits dans ces rôles où, au bout du compte, et comme le fera remarquer Anna :

« … est-ce vous qui me soignez ou moi qui vous soigne???… »

Le texte (de Laetitia Gonzalbes qui est également metteur-e en scène) est un véritable bijou et ce dans ses moindres détails !

Ces dialogues pleins d’humour, entrecoupés de scènes chantées et dansées, les jolies illustrations de SUKI (*) projetées en arrière-plan (dont on peut dire qu’elles font partie intégrante de la pièce) en concordance totale avec le personnage – un peu rétro – d’Erik Satie.

La mise en scène est tellement réussie!

Quant aux deux comédiens, ma première impression fut que la pièce avait été spécialement écrite juste pour eux !

Ils « collent » parfaitement aux personnages et font preuve d’un immense talent… tout aussi physique que théâtral.

Ceci dit, rien de surprenant: 

Elliot Jenicot (Erik Satie), est un ancien de la Comédie française… Rien que ça!  Il s’est très tôt formé à la comédie mais également au mime et au clown.

Et quant à Anaïs Yazit, n’a-t-elle pas fait ses premiers pas artistiques en dansant et décroché ses premiers contrats professionnels dès ses onze ans ? Depuis elle mène de front une carrière de danseuse et de comédienne en plus de ses ateliers de théâtre …

Tous deux investissent la scène avec une vitalité extraordinaire. Résultat: le spectacle est à la mesure de leur talent, c’est-à-dire, extra !

Et finalement, je vous laisse la surprise, mais vous verrez, c’est quand même une pièce d’une sensualité extrême!

Bref vous l’aurez compris, vous devez aller voir Je m’appelle Erik Satie, Comme tout le monde car cette pièce vaut (ô combien !) le déplacement.

Et pour finir, quelques photos prises lors de nos échanges avec les comédiens, la metteur-e en scène, la directrice artistique du théâtre et les journalistes qui étaient présents à la Générale de presse.

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      Située juste à côté du Théâtre de la Contrescarpe, au 3 rue Blainville, la directrice du lieu, Florence Saragoni vous y conseillera pour la dégustation des vins de qualité ! 

      L'ABC du vin by la Truffière propose des verres de vins à partir de 5€ et des bouteilles à partir de 10€ (avec une carte comprenant plus de 4200 références de vins différents) que vous pourrez accompagner de sardines, de planches de charcuteries et/ou fromages et de plats raffinés...

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