Les théâtres

Théâtre de la Contrescarpe 

© Fabienne Rappeneau
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5 rue Blainville 75005 Paris
 

T : 01 42 01 81 88

Directrice Artistique : Maud MAZUR

Directeur : Dominique GOSSET

Inscrit dans un environnement vivant, intellectuel, chargé d’histoire, à deux pas du Panthéon, du Jardin du Luxembourg, de la Sorbonne,… le Théâtre de la Contrescarpe met à l’honneur le théâtre contemporain (historique, philosophique, sociétal, jeune public…), avec une sélection exigeante de spectacles tous publics !

 

Le Théâtre de la Contrescarpe accueille ainsi, depuis septembre 2015, le succès "Et pendant ce temps Simone veille !".

Le Théâtre de la Contrescarpe abrite et participe également à la création d’œuvres théâtrales inédites. 

L’intimité avec le public et l’acoustique sont particulièrement appréciées, en théâtre, mais aussi lors des spectacles musicaux et concerts ! Musique baroque, concerts internationaux de guitare Fingerstyle, artistes Pop/Rock,… ont déjà choisi le Théâtre de la Contrescarpe pour des représentations exclusives ! (Imany, Oldelaf, Ben Mazué, Austin Brown…)

 

Le Théâtre de la Contrescarpe, écrin rouge et noir de 110 places, se niche dans une petite rue pittoresque du quartier mythique du Quartier Latin et de la rue Mouffetard.

A l'affiche au Théâtre de la Contrescarpe

Et pendant ce temps Simone veille !

Et pendant ce temps Simone veille !

HISTOIRE(S) DE FEMME(S) Un spectacle désopilant sur l’histoire des droits de la femme ?!? Si, c’est possible ! Enfin un spectacle qui raconte avec humour l’évolution de la condition féminine en France,... Lire plus

HISTOIRE(S) DE FEMME(S)
Un spectacle désopilant sur l’histoire des droits de la femme ?!? Si, c’est possible !
Enfin un spectacle qui raconte avec humour l’évolution de la condition féminine en France, des années 1950 à nos jours, au travers de trois lignées de femmes sous le regard historico-comique de Simone qui veille.
De scènes de la vie quotidienne en parodies de chansons, une autre façon de parler des femmes…  Fermer

La presse parle du Théâtre de la Contrescarpe

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Et pendant ce temps Simone veille !

On est conquis.

Télérama sortir Paris
Et pendant ce temps Simone veille !

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Et pendant ce temps Simone veille !

Comme le féminisme est aussi une affaire d’hommes, ces derniers y trouveront aussi bien du plaisir.

Cosmopolitan
Et pendant ce temps Simone veille !

À voir avec sa sœur, sa mère … et son mec.

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Et pendant ce temps Simone veille !

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Et pendant ce temps Simone veille !

Rhinoceros
Et pendant ce temps Simone veille !

Cosmopolitan
Et pendant ce temps Simone veille !

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Et pendant ce temps Simone veille !

Enlever vos soutiens gorges, portez une mini-jupe ou mettez un pantalon… Oui Femme, affirme ta liberté et vient au théâtre accompagné d’un homme. Venez... Lire plus

Enlever vos soutiens gorges, portez une mini-jupe ou mettez un pantalon… Oui Femme, affirme ta liberté et vient au théâtre accompagné d’un homme. Venez écouter l’histoire d’une lutte pour l’égalité commencée il y a plus de 60 ans et qui ne doit jamais s’arrêter.

Elles n’en n’ont pas raz-le-pompon de jouer « Et pendant ce temps Simone Veille ! ». Chaque soir, depuis la Journée des droits de la femme en 2012, la compagnie Le Pompon présente son spectacle dans des théâtres parisiens. Actuellement c’est au théâtre de la Contrescarpe que Samantha Benoît, Prisca Demarez, Marie Montoya, Nathalie Portal, Hélène Serres, Vanina Sicuranie et Annadré Vannier se relaient tous les soirs pour nous emporter dans un voyage temporel sur 60 ans. A travers quatre générations, le combat des femmes s’écrit. Droit de travailler et droit d’ouvrir un compte en banque sans l’autorisation du mari (1965), droit de vote, avortement, pilule contraceptive, divorce, port du pantalon, pma … voilà une courte liste de droit qui ont permis l’émancipation des femmes. Hommes et religieux ont dû accepter qu’ils ne soient pas les seuls maîtres à bord. Une femme a la capacité de comprendre, de choisir et d’agir seule.

Trois comédiennes vont jouer les mères aux arrières petits filles qui se rencontrent et partage leur quotidien sur un banc public. Une mise en scène simple et au combien ingénieuse. Pour faire le lien dans le temps et apporter des explications historico-comique, une madame loyale, Simone, à droite de la scène dans une magnifique robe rétro. Marie Montoya joue à merveille cette femme féministe, maladroite, alcoolique, fumeuse de joint et au combien drôle. D’autant plus avec un grand sens de la répartie. Quand elle fait participer le public pour trouver des rimes en –asses pour parler des femmes, on entend pétasse, grognasse ou blondasse. Un des rares hommes dans la salle tente aussi de participer et lance : godasse. Manifestement, il y a quelque chose qu’il n’a pas compris. Impossible de ne pas rire de cette réponse qui incite notre Simone à mettre Monsieur en boîte. Et oui, encore un homme qui n’écoute pas. L’humour coquin cocasse fait que toute la salle se laisse emporter et rigole de bon cœur. Même si c’est affligeant de voir que le combat pour le droit d’exister comme un être humain est long, il faut y mettre du sourire. Et le final ouvre sur le fait qu’il ne faut pas s’arrêter sur des acquis qui ne sont jamais totalement. Fermeture d’espaces pour avorter, désinformation médicale sur la contraception, baisse de subventions à des plannings familiales, toujours une différence de salaire homme/femme même emploi… Alors pour espérer des lendemains plus juste, plus égalitaire, ce sont les femmes et les hommes qui doivent avancer ensemble main dans la main.

Alors Mesdames, prenez vos copines, vos copains, vos maris, vos collègues et emmenez les voir ce spectacle mêlant intelligemment histoire et humour. En sortant, il est certain que vous aurez envie de partager. C’est sûrement vous qui allez contribuer à changer demain.

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Unification France
Pas d'souci ?

Le texte de Philippe Fertray est brillamment écrit, présentant plusieurs personnages mettant en valeur l’inanité de certaines sentences et la non information de formules... Lire plus

Le texte de Philippe Fertray est brillamment écrit, présentant plusieurs personnages mettant en valeur l’inanité de certaines sentences et la non information de formules sans queue ni tête. On découvre ainsi plusieurs scénettes mettant en valeur des situations souvent truculentes alors que l’auteur lui-même incarne sur scène les protagonistes les déclamant.
Un stakhanoviste des mots s’amusant à les mettre en valeur pour mieux fustiger leur dérive dont nous sommes parfois nous-mêmes promoteurs.
Pas de soucis ! est un spectacle très bien écrit, faisant rire et démontrant parfois par l’absurde que si le langage est vivant, son évolution peut mener au ridicule, pour peu qu’on s’interroge sur le véritable sens de ce qui est dit.

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Pas d'souci ?

Il suffit à Philippe Fertray d'ouvrir la bouche pour me faire comprendre que j'ai bien fait. D'une tirade à l'autres, articulée au hachoir à viande motorisé,... Lire plus

Il suffit à Philippe Fertray d'ouvrir la bouche pour me faire comprendre que j'ai bien fait. D'une tirade à l'autres, articulée au hachoir à viande motorisé, l'acteur-auteur-comique y va de son show déroutant sur l'usage abusif des mots sans sens. À l'affiche : "juste", "voilà", "du coup"... Très vite, il "dérape" sur d'autres usages. Fait la peau à Tristine Angoisse (à mourir de rire tant la caricature est juste). Dresse le portrait des Chinois et des Japonais visitant la ville-lumière à la vitesse de la lumière justement.
Pas d'souci cartonne depuis des années. Philippe rectifie de ci, de là et colle aux actualités, n'empêche le fond est là. Et le fond est d'une intelligence rare. Ce spectacle est exceptionnel. Le "louper" serait une erreur ! Allez je conclus : Ben voilà c'était seulement génial du coup !

Mais d’où viennent ses fautes incurables que nous entendons à longueur de journée ? Avec beaucoup d’humour, Philippe Fertray nous fait revoir la langue française. Un spectacle à hurler de rire ! Alors j’ai envie de dire... "C’était juste génial !"

Revisiter la langue sur le ton de l’humour, c’est à faire au moins une fois dans sa vie !

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Sorties à Paris logo
Pas d'souci ?

Une galerie de personnages, plus vrais que nature, mais son évocation de la Chronicreuse Tristine Angoasse, fera plaisir à tous ceux que le modèle vulgaire et agressive, a... Lire plus

Une galerie de personnages, plus vrais que nature, mais son évocation de la Chronicreuse Tristine Angoasse, fera plaisir à tous ceux que le modèle vulgaire et agressive, a fait pleurer.

Un véritable bon moment ! Venez vite le partager !!!

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Pas d'souci ?

N'étant pas une adepte des spectacles s'apparentant à des "stand up" (qui, en réalité, n'en est pas vraiment un), j'ai aimé les différents... Lire plus

N'étant pas une adepte des spectacles s'apparentant à des "stand up" (qui, en réalité, n'en est pas vraiment un), j'ai aimé les différents personnages très bien joués, avec un coup de coeur pour Christine l'Angoisse et la conférence donnée par l'artiste contemporain. Ça fait du bien de rire tous ensemble sur des blagues porteuses d'un message !

Prérequis

Porter un regard cynique sur notre génération

Contre-indication

  • ​Si New-York est votre seule et unique destination rêvée ; 

  • Si votre téléphone est greffé à votre main ; 

  • Si vous êtes heureux dans notre société actuelle. 

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L'Évasion des Sens
Pas d'souci ?

Par Philippe Fertray, un one – man show totalement loufoque, déjanté sur la sémantique. Le rideau s’ouvre sur un hurluberlu parlant en pleine cambrousse... Lire plus

Par Philippe Fertray, un one – man show totalement loufoque, déjanté sur la sémantique.

Le rideau s’ouvre sur un hurluberlu parlant en pleine cambrousse à des cochons se roulant dans leur fange. Le ton est donné : voilà un spectacle folle-dingo, ubuesque, décalé, déroutant, caricatural, incongru…

Oui, autant d’adjectifs qui caractérisent 1 h 20 de monologue de Philippe Fertray dont le but est de rire de tout et de rien, de tourner en dérision tous les publics, de s’évader sur les chemins les plus fous et les plus tortueux du délire autour des mots, des expressions de notre langage courant.

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La Parisienne Life
Pas d'souci ?

" Pas d'souci ! Halte aux abus textuels ! , le seul en scène de Philippe Fertray est un véritable ovni théâtral car ce spectacle est vraiment original, surprenant et... Lire plus

"Pas d'souci ! Halte aux abus textuels !, le seul en scène de Philippe Fertray est un véritable ovni théâtral car ce spectacle est vraiment original, surprenant et décalé en plus d’être intelligemment écrit."
"Pas D’Souci ! Halte aux abus textuels ! est tellement riche, unique en son genre et rythmé"
"Pour vous inviter à aller voir Pas D’Souci !, nous vous dirions d’oser la curiosité !"

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Logo France Bleu
Pas d'souci ?

Interview de Philippe Fertray par Frédérique Ballard dans l'émission "Fous d'humour" sur France Bleu Paris. "déjanté et très inspiré" "esprit... Lire plus

Interview de Philippe Fertray par Frédérique Ballard dans l'émission "Fous d'humour" sur France Bleu Paris.

"déjanté et très inspiré"

"esprit brillamment tordu !"

"Petite pépite à découvrir d'urgence au Théâtre de la Contrescarpe !"

 

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Elodie au theatre
Pas d'souci ?

"Fertray Haut Perché" "Fertray défend son imaginaire, très marqué, très loufoque, très pictural et complètement assumé !" "Personnage haut... Lire plus

"Fertray Haut Perché"
"Fertray défend son imaginaire, très marqué, très loufoque, très pictural et complètement assumé !"
"Personnage haut en couleur, et les quelques accessoires scéniques très imagés utilisés ne servent finalement qu’à assaisonner un univers déjà bien relevé."
"Il est des personnalités difficiles à aborder, mais les éléments non miscibles entre eux ne finissent-ils pas par créer les mélanges les plus intéressants lorsqu’on les agite ensemble ? À bon entendeur."

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Actu Médias
Pas d'souci ?

Puis vient la partie sur les mots contractifs, qui débouche au fameux « Pas d’soucis » qui est inscrit en grand sur les affiches du spectacle. Sans oublier la... Lire plus

Puis vient la partie sur les mots contractifs, qui débouche au fameux « Pas d’soucis » qui est inscrit en grand sur les affiches du spectacle. Sans oublier la dizaine de minutes consacrées aux USA, avant celle, attendue, sur la télévision et les « spécialistes », qui peuplent les plateaux TV. Au premier rang desquels se trouve « Tristine Angoisse » (pour celle-là, on vous laisse déchifrer tout seul), qui est parodiée au cours d’une longue mise en scène parfois drôle mais où l’absurde prend parfois (trop) le dessus. Et puis rayon médias, les journalistes y passent forcément, surtout les journalistes sportifs. Cette fois, même les intéressés peuvent esquisser un sourire, puisque la mise en scène n’est ni bête ni méchante.

Une « fausse fin », là encore très amusante, suivi d’une vidéo de « relaxation boudhiste », permet de boucler la boucle. Avec ce message : « Si vous avez aimé, envoyez vos amis, si vous n’avez pas aimé, envoyez vos ennemis ». Du coup, cela vous laissera toujours une option. Malin.

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Pas d'souci ?

Un ludion coloré qui joue sur et avec les mots ? Une satire de notre époque par Philippe Fertray, attachant et politiquement incorrect ? Essayez Pas d’souci ! Le spectacle... Lire plus

Un ludion coloré qui joue sur et avec les mots ? Une satire de notre époque par Philippe Fertray, attachant et politiquement incorrect ? Essayez Pas d’souci !

Le spectacle commence par une vidéo. Chemise colorée, pantalon blanc, un homme parle à des cochons. Des jeux de mots un peu lourdingues. Je me suis demandé où tout cela allait aller. Philippe Fertray est entré en scène. Une lampe spéléo sur la tête… J’ai pincé les lèvres. Ecouté. Suis rentré dans le spectacle.

Philippe Fertray prend les mots au pied de la lettre. Quand le mot n’existe pas, il l’invente. Il tresse les mots, dresse un portrait grinçant de notre époque. Certains mots reviennent, obsessionnels. Le téléphone photo portatif. Les chaines d’info à la chaine. Quelques gestes, un tic verbal, il fait apparaitre un journaliste sportif, un sportif, une actrice sur un plateau de télévision, la chronicreuse qui l’interroge. Leur caractéristique commune ? Ils parlent, mais n’ont rien à dire. Alors ils parlent, jargonnent, tiquent. Et sont croqués dans des petits sketchs politiquement incorrects. Les portraits alternent avec les expressions. Elles sont décortiquées. Deviennent aussitôt bancales. On s’en veut de les utiliser. Et comme ceux qui les utilisent, elles deviennent vides.

Philippe Fertray traite le sujet avec la finesse de Raymond Devos et l’énergie désordonnée de Michel Leeb. Ca part dans tous les sens, ça court dans tous les coins. J’ai parfois fermé les yeux pour me concentrer sur ses mots, pouvoir les apprécier.

A l’arrivée ? Une salle qui s’amuse, un spectacle à l’affiche depuis 2016, un acteur attachant qui trace sa route. C’est l’essentiel, au fond.

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Pas d'souci ?

Philippe Fertray est actuellement à l’affiche du spectacle Pas d’souci ! qui tord les expressions quotidiennes que nous utilisons à très mauvais escient. Un... Lire plus

Philippe Fertray est actuellement à l’affiche du spectacle Pas d’souci ! qui tord les expressions quotidiennes que nous utilisons à très mauvais escient. Un spectacle drôle et absurde à découvrir au Théâtre de la Contrescarpe, dans le 5ème. Voici son Paris.

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Pas d'souci ?

Celui qui n’a jamais fait d’abus de langage lève la main. Voilà une honnêteté qui est tout à votre honneur. Quoi, j’ai fait une erreur de... Lire plus

Celui qui n’a jamais fait d’abus de langage lève la main. Voilà une honnêteté qui est tout à votre honneur. Quoi, j’ai fait une erreur de vocabulaire ? Pas d’souci, je vais me corriger. Vous êtes d’accord M. Fertray ?

Il est bien rare les jours où nous n’entendons pas des abus textuels. La fameuse expression « Pas d’souci » a encore de beaux jours devant elle. Philippe Fertray décide de mener un combat contre ces petits mots et expressions que l’on entend aussi bien dans la bouche d’un conférencier d’art contemporain, que celle d’un footballeur, où de celle d’une chronicreuse comme Tristine Angoisse sans oublier les journalistes sur des chaînes d’information en continue. Pas besoin d’aller défiler dans les rues pour se faire entendre. Il décide d’occuper une scène du théâtre de la Contrescarpe afin de mieux se faire écouter.

Il arrive cheveux en bataille, avec un pantalon motif écossais rouge, veste mauve, chemise fleurie et cravate verte. Si vous doutiez de ce que vous allez voir, l’humoriste pose tout de suite l’univers loufoque dans lequel il va nous guider. Si les choses peuvent paraître légèrement désordonnées sur scène, le texte lui est précis et recherché dans les moindres détails. Un travail d’orfèvre qui pousse le vice à jouer avec les mots, leurs sens et leur sonorité. Les phrases se suivent et l’attention est réclamée. Même si tout ne nous a pas fait rire la bonne humeur se fait ressentir. Quand un éclat de rire doit s’exprimer, l’artiste lui laisse toute la place. Et des éclats de rire nous en entendons. Philippe Fertray brille sur scène pour son travail d’écriture mais surtout pour sa présence. Il rayonne de plaisir et rien que cela donne plaisir à venir au théâtre. Indéniablement, Philippe Fertray est né pour la scène et son spectacle en est la preuve.

Il serait bien absurde de se passer d’un moment sincèrement singulier. Philippe ne manquera jamais de fertray (faire trait) d’humour.

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Pas d'souci ?

Pas d’souci:  show déjanté tout en jeux de mots Le théâtre de la Contrescarpe a le sens de l’humour et de la formule ! Un petit... Lire plus

Pas d’souci:  show déjanté tout en jeux de mots

Le théâtre de la Contrescarpe a le sens de l’humour et de la formule ! Un petit théâtre plein de charme qui convie sur sa scène le comédien Philippe Fertray. Plus qu’un acteur, il s’agit d’un showman clownesque, atypique et infatigable ! Avec Pas d’souci, Philippe Fertray joue avec les mots, l’absurde, l’improbable et une galerie de personnages. Tout part d’une simple question : mais pourquoi utilise-t-on l’expression « Pas d’souci » ! Oui, mais au fait pourquoi ?

Parfaitement écrit, malin et ambitieux, le spectacle surprend par son rythme effréné et la singularité des séquences. Philippe Fertray passe d’un personnage à l’autre en mettant en avant abus de langage et comportements risibles , voire ridicules. Ses armes, le verbe , le rire, la voix. Une puissance vocale et physique, car oui, Philippe Fertray bouge sans arrêt, occupe l’espace scénique pour en exploiter tout le potentiel. Parfois, on se perd dans ses réflexions socio-humanistes très poussées, mais on apprécie l’intelligence du propos et la peinture de nos semblables.

On ne peut pas reprocher au comédien d’oser, d’essayer, de titiller, de faire réfléchir. Qu’il prenne les traits d’une actrice un peu nunuche, de Tristine Angoisse, chroniqueuse bizarrement semblable à une certaine écrivaine de chez Ruquier, ou encore  un touriste de retour de New York,  il nous balade dans le vaste univers de la communication et du paraître avec une incroyable aisance. Sur scène, ou sur écran, l’artiste s’amuse et prend plaisir à convier le spectateur dans sa quête du bon mot. Il saute, il danse, il manipule, utilise toutes formes d’objets décontextualisés… Un bric-à-brac fou mais brillant. A découvrir vite !!!

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La grande parade
Pas d'souci ?

Et si l’on comptait le nombre de non-sens, d’incohérences et de paroles inutiles proférées chaque jour… ? Cela pourrait bien amuser et/ou faire grincer... Lire plus

Et si l’on comptait le nombre de non-sens, d’incohérences et de paroles inutiles proférées chaque jour… ? Cela pourrait bien amuser et/ou faire grincer des dents plus d’un… Philippe Fertray, fasciné par les abus textuels, propose un nouveau spectacle « Pas d’souci », mis en scène par Virginie Darmon où la parodie des confusions de langage et des phrases sans contenu s’enchaînent admirablement bien.

Qui n’a jamais souri ou même exploser de rire à l’écoute de quelques commentaires sportifs… ? Face à Nelson Monfort, ne sachant comment sublimer les performances des athlètes, ou encore avec les argumentaires de Christine Angot surnommée « Tristine Angoisse » : « On ne peut pas dire cela, Je ne peux pas entendre cela (…) Vous parlez du texte, ou des textes … ? ». Un épisode du spectacle bien jubilatoire, plus que mémorable.

Philippe Fertray, dans sa liste non exhaustive, n’oublie pas les abus de langage utilisés pour se donner bon genre : Compétitivité, jouabilité, employabilité… ». 
Parler pour ne rien dire, parler pour se montrer plus intelligent qu’on ne l’est, parler parce qu’il est trop difficile de se taire…

C’est avec beaucoup de plaisir qu’on a pu applaudir un spectacle rock n’Roll, mené par un artiste clownesque à souhait. Le texte, intelligent, subtil et rondement bien articulé séduit. Accompagné de quelques effets visuels captivants, « Pas d’souci » laisse un sentiment de légèreté et un sourire aux lèvres bien plaisant. A voir pour rire de nos phrases « passe partout » !

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Pas d'souci ?

Au Théâtre de la Contrescarpe  Philippe Fertray   fait son show dans  Pas d’souci ? , spectacle à la fois brillant, spirituel et drôle. Jonglant... Lire plus

Au Théâtre de la Contrescarpe Philippe Fertray  fait son show dans Pas d’souci ?, spectacle à la fois brillant, spirituel et drôle. Jonglant avec les mots et les expressions à la mode l’humoriste clownesque pousse la digression sémantique jusqu’à ses dernières limites...


Il y a autant de milieux que de verbiages ! Néanmoins, certains éléments de la langue, que l’on n’a jamais fini de déchiffrer, finissent par s’incruster dans notre quotidien : compétitivité, jouabilité, employabilité, « ça va être compliqué », « je veux rien lâcher »… Feu follet déjanté au look improbable, Philippe Fertray porte sur scène pantalon à carreaux, chemise à fleurs, cravate à rayures et veste en laine.

Sorte de pédagogue candide et passionné, il décortique pour nous les innombrables mystères de l’expression sophiste contemporaine, interrogeant - mine de rien - le rapport ambigu existant entre mot et réalité. Visiblement passionné par la langue et ses expressions toutes faites (et pas vraiment spontanées !) l’humoriste zélé scrute à fond tous nos tics de langage et nos « abus textuels », inspirés souvent par le marketing direct. Amusant et minutieusement rodé, le texte de Pas d’souci  souligne en permanence les innombrables snobismes et coquetteries de la communication contemporaine, de la société civile aux médias.

Malicieux et philosophe, l’humoriste rentre ainsi dans la peau de personnages aussi variés que cocasses : un touriste français revenu des USA, une chanteuse chinoise exotique, un conférencier d’art contemporain, des journalistes de chaînes d’information continue et redondante, des  footballeurs, une actrice délivrant le roman de sa vie, sans oublier Tristine Angoisse, parodie amusante d’une chroniqueuse de télévision bien connue à la langue savoureusement reptilienne et théâtrale : « On ne peut pas dire cela, Je ne peux pas entendre cela (…) Vous parlez du texte, ou des textes … ? ».  A la fois fin observateur de la démagogie ambiante et de nos préciosités lexicales Philippe Fertray  avec un grain de folie nous dit tout sur le Roi Mot  et ses valets ! 

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Pas d'souci ?

"Pas d'souci ?", le seul en scène de Philippe Fertray sous titré "Halte aux abus textuels", annonce la couleur : celle de la traque humoristique des virus linguistiques et... Lire plus

"Pas d'souci ?", le seul en scène de Philippe Fertray sous titré "Halte aux abus textuels", annonce la couleur : celle de la traque humoristique des virus linguistiques et des dérives langagières.
Et des locutions-concepts aberrantes, du jargon internautique, de la traduction improbable d'idiotismes, notamment anglo-saxons tel le "no worries" étasunien devenu la scie "pas d'souci", aux terminologies incompréhensibles, des vacuités de la branchitude aux discours aussi verbeux qu'abscons qui, après avoir été l'apanage des énarques, ont contaminé tous les champs professionnels et toutes les classes sociales, la matière abonde.
Philippe Fertray endosse, au propre et au figuré, le personnage de clown post-moderniste, voire néo-moderniste, pour explorer, avec autant d'humour au second degré que de subtilité, cet effondrement sémantique jusqu'à la frontière de l'absurde et du surréalisme.
Et ce, de l'indigence orale, avec, par exemple, la "voilatisation", à l'empilement incongrus de mots "savants", avec l'aide involontaire de personnalités médiatiques ou médiatisées de tous poils, du journalisme au show-bizz en passant par la planète foot et le barnum politique, qui lui permet d'aborder avec une sagacité aiguisée par l'esprit critique, les grands sujets d'actualité.
Epatant, se référant même à la crème des philosophes dans années 70, Philippe Fertray use intelligemment de la satire jubilatoire et d'une plume inspirée pour tirer sans sommation sur les inepties contemporaines.
Avec la mise en scène survitaminée de Virgine Darmon et la vélocité élocutoire de l'officiant, tout va vite, très vite, et il est conseillé au spectateur de "lâcher prise" tout en "ne lâchant rien" pour profiter de ce décrassage d'oreilles et, accessoirement, de neurones.

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Pas d'souci ?

Vous ne voulez pas lire cette critique ? Pas d’souci ! Mais vous n’en saurez pas plus sur le seul en scène de Philippe Fertray, éligible aux Molières 2019 ! Ce qui... Lire plus

Vous ne voulez pas lire cette critique ? Pas d’souci ! Mais vous n’en saurez pas plus sur le seul en scène de Philippe Fertray, éligible aux Molières 2019 ! Ce qui est dommage, car vous risquez de passer à côté d’un bon moment de théâtre.
 
Après une annonce qui nous rappelle de bien éteindre nos téléphones portables et de ne pas oublier d’applaudir chaleureusement l’artiste lorsqu’il nous fait rire ou lorsqu’on en a envie, Philippe Fertray arrive sur scène dans un accoutrement coloré qui nous rappelle un peu l’esthétique du clown : chemise à fleurs, veste rayée trop large, cravate bariolée, pantalon trop court… le ton est donné : le texte s’inscrira dans le comique et le premier dialogue avec le ridâtre (entendez “rideau de théâtre”) nous le confirme.
 
Sous-titré “halte aux abus textuels”, le spectacle s’attèle à nous faire remarquer puis à démonter les abus de langage utilisés au quotidien. Par exemple, n’est-il pas contradictoire d’affirmer “on va tout donner” et de confirmer “on ne va rien lâcher !” ? Et qu’en est-il de cette expression désormais employée à tout bout de champ : “pas de souci”, la version moins cool du “no worries” américain ? N’avons nous vraiment aucun souci à nous faire ? Au-delà de ces petits détails qui nous font sourire, Philippe Fertray nous fait vraiment rire lorsqu’il passe aux imitations des discours absurdes de Christine Angoisse (toute ressemblance avec des personnes existantes ou ayant existé est purement fortuite), d’une comédienne branchée, des experts télévisés ou des conférenciers en art contemporain qui arrivent à nous faire croire que trois bricoles sur une table s’inscrivent résolument dans la tendance post-modernisme du courant nietzschéen pré-deleuzien.  Sans jamais tomber dans le cliché, tout en restant très fin dans ses analyses et ses réflexions, Philippe Fertray nous invite donc à mieux réfléchir au langage qui nous entoure et que nous employons.
 
On est également impressionnés par ses qualités de comédien et sa capacité à tenir un seul en scène d’1h 20. En effet, la pièce reste très rythmée, tant par le débit rapide de Philippe Fertray que par ses gestes et ses déplacements. Un seul moment de calme un peu superflu peut-être : la pause méditative d’une forme de zen surprenante. La mise en scène se veut aussi colorée que son comédien : on pourrait lui reprocher un côté un peu kitsch ou amateur, mais celui-ci est presque assumé lors du grand final.
 
On ne vous en dit pas plus : autant aller voir par vous même ce spectacle drôle et sympathique.

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Pas d'souci ?

Dans cette forme de théâtralité pour un homme seul, se glisse toute l’intelligence d’un comédien rompu au bon sens qu’il faudrait donner à la... Lire plus

Dans cette forme de théâtralité pour un homme seul, se glisse toute l’intelligence d’un comédien rompu au bon sens qu’il faudrait donner à la vie. Pour son incursion dans la mémoire sensible des lieux et des objets, il propose une étonnante galerie de portraits et use ainsi des philosophes et de la philosophie comme un cuisinier volubile nous concocterait un bon plat.
Philippe Fertray se joue des mots et des expressions toutes faites. A peine a t-il exécuté un nécessaire « chauffement climatique dans sa réalité augmentée de microparticules fines », qu’il nous abreuve d’accessoires qui en diront long sur ses intentions.
Philosophe, c’est une affaire entendue, il l’est ! Philippe Fertray démêle les propos les plus confus de quelques-uns de nos contemporains pour démontrer que ceux-ci perdent trop souvent l’occasion de se taire. Le comédien, par exemple, au cours d’une imitation désopilante ne laisse rien passer des propos alambiqués de Christine Angoisse (Christine Angot à la TV), elle en prend pour son grade. Rassurons-nous, il n’y a pas qu’elle à passer au tamis du comédien.
Avec sa gestuelle appuyée et par son mode d’expression que la logorrhée du discours fertrayen semble envahir, le comédien dresse un inventaire hilarant des abus textuels et des tics voire des tocs de notre soi-disant parler clair.
Il nous réjouit quand il dénonce les expressions vides que sont les «éléments de langage», empruntés à la bêtise des communicants et autres bourreaux du langage commun.
Pour ça, des niaiseries, il en fait une belle liste explicative !
Alors, pour dérouler son propos édifiant, il nous offre de surprenants accessoires : une voiture en plastique, une lampe à huile-satellite, des lunettes scintillantes, un bout de branche en bois, un téléphone, une tasse en métal, un cheval andalou qu’il restitue bien vivant sur scène grâce au rythme trépidant qu’il donne à ses castagnettes espagnoles imitant le galop.
Franchement, il y’a « Pas d’souci », vous partagerez avec lui ce constat que le monde gagnerait à plus de simplicité et à moins de travestissement du réel.
Dans son appel à la sincérité, Philippe Fertray incarne différents personnages qui nous enchantent. Son rythme étonnant donne à voir un spectacle réjouissant.
Pour « Pas d’souci », Philippe Fertray a obtenu le « Ptit Molière Coup de cœur 2016 ». Il a eu un grand succès au festival Off d’Avignon et ce spectacle, dont il a confié la mise en scène à Virginie Darmon, est prolongé au Théâtre de la Contrescarpe à Paris jusqu’à la fin du mois de mars.
Patrick duCome
P’tit coup de projo sur… Philippe Fertray, cet étrange artiste…
Difficile de confiner le comédien dans une seule catégorie, il est également Youtubeur avec sa chaîne à lui sous le pseudonyme d’Al Zimmer qui donna le titre de son premier spectacle en collaboration avec La Compagnie du Cri Qui Pousse, basée à Bergerac en Dordogne. « Nous sommes la Compagnie du Cri Qui Pousse. Nous jouons, nous rions, nous faisons du vélo ! »
Il développe sur les réseaux sociaux une démarche humoristique inédite.
Né à Bourg-la-reine en 1972, plasticien de formation (nombreuses expositions en France et à l’étranger), diplômé de l’Ecole des Arts Décoratifs de Paris et d’Histoire de l’art à Paris IV, Philippe Fertray précise qu’il est « un touche à tout par vocation, sorte d’artiste protéiforme que toutes les aventures artistiques intéressent ». Il a été « artiste sociologique », critique d’art, enseignant en communication visuelle dans les écoles de Beaux-arts de Pau, Orléans, Douai et Paris.
Il est concepteur d’effets spéciaux numériques pour le cinéma et la télévision (avec Egor Konchalovski, Tonie Marshall, Gilles Mimouni, Claire Devers, Zabou Breitmann, Johny Depp et Elie Chouraki…)
Pour ce scénographe d’expositions, la peinture, le dessin et l’écriture sont sa maison d’origine.
Il précise : « C’est mon jardin d’enfance ! »

 

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Pas d'souci ?

Envie de rire ? On file au Théâtre de la Contrescarpe découvrir "Pas d'souci ?" le seul en scène de Philippe Fertray qui passe au crible nos abus de langage. Un... Lire plus

Envie de rire ? On file au Théâtre de la Contrescarpe découvrir "Pas d'souci ?" le seul en scène de Philippe Fertray qui passe au crible nos abus de langage. Un spectacle original et impertinent sur les glissements à l'œuvre aujourd'hui dans notre langue. Rendez-vous jusqu'au 30 mars 2019 tous les vendredis et samedis.


"Pas d'souci ?" c'est un seul en scène plein d'humour, qui se joue de nos tics de langage, mais aussi du rapport à la parole dans l'air du temps aujourd'hui. Un spectacle audacieux créé et interprété par Philippe Fertray. Rendez-vous au Théâtre de la Contrescarpe dans le 5ème tous les vendredis et samedis à 21h30 jusqu'au 30 mars 2019

Avec son titre révélateur, "Pas d'souci ?" fait la part belle à nos expressions vides de sens, au rapport de plus en plus bizarroïde que nous entretenons avec notre langue. Philippe Fertray saisit nos absurdités langagières et en tire des perles. Un spectacle original, rythmé, impertinent, et salutaire !

Dans "Pas d'souci ?" on rencontre un footballeur, une chanteuse, mais aussi "Tristine Angoisse" savoureuse parodie d'une chroniqueuse bien connue ... Bref tout le monde y passe, pour notre plus grand plaisir ! 

"Pas d'souci ?" qui se joue depuis 2015 au Théâtre de la Contrescarpe a d'ailleurs remporté en 2016 le P'tit Molière "Coup de cœur", et pour info il est éligible aux Molières 2019 dans la catégorie "seul en scène".

Éclectique, et résolument drôle, Philippe Fertray cite dans ses influences Jérôme Deschamps (ex Deschiens) mais aussi les Monty Python, Jacques Tati ou Louis CK. De quoi nous donner une idée de la sauce à laquelle on va être mangé ! 

Comme il le dit lui-même, pour nous Philippe Fertray va "tout donner, mais ne lâchera rien" ça promet ! 

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Dieu est mort. Et moi non plus j'me sens pas très bien !

... déconne beaucoup dans un spectacle drôle et (im)pertinent, original et hautement réjouissant.

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Dieu est mort. Et moi non plus j'me sens pas très bien !

Sauf que ça foire tout le temps. Pas de premier, de deuxième, de sixième jour… Émerge de tout ça un grand cri de colère, une éructation...

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Dieu est mort. Et moi non plus j'me sens pas très bien !

Les deux compères sont aux commandes d’un objet théâtral assez inclassable, parfois truculent.

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Dieu est mort. Et moi non plus j'me sens pas très bien !

L'on peut déguster, en famille, entre amis, ce spectacle qui donne à chacun le chemin de l'humour.

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La présence de l’auteur-acteur est forte, escortée par sa complice Charlotte Zotto.

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Nous avons toujours besoin de rire pour ne pas avoir à en pleurer ; cela Régis Vlachos l’a parfaitement réussi.

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C'est atypique et ça ne manque pas de courage ni de piquant !

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Dieu est mort. Et moi non plus j'me sens pas très bien !

Il est désopilant, d’un rire intelligent grâce à son esprit, son talent et son lyrisme.

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Dieu est mort. Et moi non plus j’me sens pas très bien ! en est une riposte lucide et éclairée.

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Dieu est mort. Et moi non plus j'me sens pas très bien !

... dans un esprit interactif inondé de l’humeur du festival off d’Avignon.

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Dieu est mort. Et moi non plus j'me sens pas très bien !

... et dans leur cour de récréation, l’arbre de vie jubile de plaisir !

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La pirate écologique !

"Péripéties et surprises s’enchaînent à un bon rythme de croisière dans cette pièce interactive, drôle et instructive."

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La pirate écologique !

« Les 2 énergiques comédiennes invitent les moussaillons à participer et à réagir ! Par le rire passe une bonne sensibilisation au recyclage et à la... Lire plus

« Les 2 énergiques comédiennes invitent les moussaillons à participer et à réagir ! Par le rire passe une bonne sensibilisation au recyclage et à la préservation de la nature. »

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La pirate écologique !

Carlotta n’est pas une pirate ordinaire. Elle veut protéger la mer des déchets en plastique qui y sont jetés. Aidé de son fidèle bras droit, Gulimette,... Lire plus

Carlotta n’est pas une pirate ordinaire. Elle veut protéger la mer des déchets en plastique qui y sont jetés. Aidé de son fidèle bras droit, Gulimette, elles vont attaquer toute personne qui pollue sans vergogne. Attention à vous moussaillon.
Trouver des spectacles pour les enfants entre 3 et 10 ans n’est pas facile. En plus, si vous voulez qu’ils apprennent quelque chose, c’est encore plus difficile. Par chance, le théâtre de la Contrescarpe vous propose une petite pépite avec « La pirate écologique ». Une histoire avec un gentil et un méchant pirate. Le gentil pirate est une charmante jeune femme, Carlotta jouée par la souriante Sophie Gajan. Et oui, les pirates ne se résument pas qu’à la gente masculine. Le méchant pirate, Beurk, est un homme qui jette par-dessus bord tous ces déchets. Des déchets en plastique qui tuent de nombreux animaux comme les tortues ou les dauphins. Chaque animal grâce à de la poudre magique parle et raconte à quel point les déchets sont dangereux pour lui. Il faut arrêter le vilain Beurk pour aider aussi bien les animaux que la nature aquatique.

 Letti Laubies interprète Gulimette le timide bras droit de Carlotta qui arrivera à prendre son courage à deux mains. Elle joue avec énergie et justesse aussi tous les personnages secondaires en changeant de costumes. Les enfants emportés par l’histoire ne font pas attention à ces détails qui font sourire les adultes. Le spectacle est très participatif et les enfants laissent leur enthousiasme prendre le dessus. Parfois, il faut les rappeler à l’ordre afin que l’histoire puisse continuer. Mais quand on leur demande de crier fort pour effrayer le méchant, les hurlements se font entendre avec force et plaisir. Les enfants comprennent le message sur l’écologie et sont ravis d’avoir pendant 1h00 suivi une aventure avec des pirates et que les gentils gagnent à la fin. Un défi relevé haut la main par les deux comédiennes qui ont su gérer les enfants sans oublier les adultes. Des petites réflexions ou références sont faîtes discrètement pour eux afin qu’ils puissent également s’amuser.
Un spectacle malin et drôle qui saura autant séduire les enfants que les parents.

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La grande parade
Le Lion dans la Cage > 1 Livre. 1 Adaptation. 1 Débat.

On assiste à une autobiographie touchante. Sous les yeux d’un public hypnotisé par d'attrayantes créations sonores et visuelles, la vie de Noémie Fansten... Lire plus

On assiste à une autobiographie touchante. Sous les yeux d’un public hypnotisé par d'attrayantes créations sonores et visuelles, la vie de Noémie Fansten défile telle une succession de doutes et de questionnements. Qu’est-ce que la normalité ? Est-ce si dérangeant de loucher ?
L’artiste évoque avec beaucoup d’humour les réactions de ses camarades de classe avant et après « sa transformation », ainsi que les rendez-vous chez son ophtalmologue. L’exercice le plus pratiqué pour corriger son strabisme était de mettre le lion d’une diapositive dans la cage d’une autre diapositive. Une belle métaphore de sa liberté. N’était-ce pas cruel d’emprisonner ce lion qui n’avait rien demandé ?

Noémie Fansten est très convaincante et écrit un texte aux émotions palpables. La fin de la représentation est particulièrement poignante, on est littéralement suspendu aux lèvres de l’artiste.
Avec quoi voit-on ? Pas avec nos yeux… Mais avec notre cerveau. Un bon moment de rire et de philosophie à savourer à tout âge !

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Le Lion dans la Cage > 1 Livre. 1 Adaptation. 1 Débat.

J'ai synthétisé mon livre en un spectacle que j'interprète seule au Théâtre de la Contrescarpe. Mis en scène par Bertrand Suarez-Pazos, il fait appel... Lire plus

J'ai synthétisé mon livre en un spectacle que j'interprète seule au Théâtre de la Contrescarpe.
Mis en scène par Bertrand Suarez-Pazos, il fait appel à des créations sonores et visuelles pour représenter ma perception de synesthète.

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Le Lion dans la Cage > 1 Livre. 1 Adaptation. 1 Débat.

Une expérience pleine de douceur et de délicatesse. Vous en sortirez le sourire aux lèvres. Quand la différence se voit extérieurement, chaque jour devient... Lire plus

Une expérience pleine de douceur et de délicatesse.
Vous en sortirez le sourire aux lèvres.

Quand la différence se voit extérieurement, chaque jour devient un combat contre les mauvaises langues. Noémie Fansten avait un strabisme et des lunettes. Derrière ce problème d’apparence simple se cache une vision du monde totalement différente.

Noémie Fansten perçoit ce qui l’entoure de façon très particulière. Elle est synesthésique. Cette particularité visuelle fusionne plusieurs sens en même temps. Ainsi notre jeune comédienne perçoit des couleurs dans les lettres ou des vibrations teintées pour les gens. Ainsi la perception de ce qui l’entoure se trouve indéniablement différente des autres. En plus, de cette façon de voir le monde ces yeux lui font d’autres tours. Un fort strabisme qui demande des rencontres avec des spécialistes qui vont l’inciter à faire des exercices très spécifiques. Ainsi cette image de lion qu’il faut mettre dans l’image de la cage. Il faut impérativement mettre le lion en cage. Une partie d’elle s’y refuse, pourquoi enfermer cette partie d’elle pleine de liberté et de fougue ? Pour faire plaisir, elle fera l’exercice mais une fois à l’extérieur le lion pourra de nouveau gambader où celui lui plaît. Une opération lui permettra d’abandonner ces lunettes. Le regard des autres change sur elle et l’attention portée la flatte. Une occasion de profiter de toutes les opportunités qui s’offrent à elle. Mais au fond, elle restera un serpent à lunette. Il faudra encore quelques années pour que le bien-être et l’épanouissement frappe à sa porte.

La différence cela marque les gens. De cette expérience assez singulière, Noémie Fansten a décidé de se raconter dans un livre « Le lion dans la cage ». En 2017, elle décide de monter sur scène pour donner vie à son récit personnel. Seule en scène, dans une robe bleue outremer, elle rayonne de plaisir d’être là, même si je ressens une petite timidité. Son envie de partager et son enthousiasme se font sentir. Le regard pétille comme un défi à elle-même. Sans jamais se départir de son sourire, elle raconte sa jeunesse, son passage à l’âge adulte à celui de maman. Le temps lui a permis de se trouver et de se poser les bonnes questions. Quand on ose, tout est possible. La mise en scène de Bertrand Suarez-Pazos correspond à merveille aux émotions communiquées. Un écran diffuse des couleurs, des motifs qui jouent avec le texte et l’ombre de la comédienne. Cela s’accompagne de musique assez discrète qui souligne élégamment les transitions. Bien entendu, ces courtes vidéos font échos à la synesthésie de Noémie Fansten. Ainsi pendant un cours instant, nous aussi notre regard change de relief et se rapproche du sien. Une expérience pleine de douceur et de délicatesse.

N’hésitez pas à rencontrer une étonnante artiste généreuse et souriante qui partagera avec vous un moment de sa vie. Vous en sortirez le sourire aux lèvres.

 

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Le Lion dans la Cage > 1 Livre. 1 Adaptation. 1 Débat.

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Le Lion dans la Cage > 1 Livre. 1 Adaptation. 1 Débat.

“Le lion dans la cage” de Noémie Fansten : une pièce qui vaut le coup d’oeil… Avant d’être une pièce de théâtre, “Le... Lire plus

“Le lion dans la cage” de Noémie Fansten : une pièce qui vaut le coup d’oeil…
Avant d’être une pièce de théâtre, “Le lion dans la cage” est un livre, paru chez Michalon. Mais c’est aussi un exercice bien connu des ophtalmologues et de ceux qui les fréquentent assidûment, comme Noémie Fansten qui a écrit et qui interprète elle-même le récit de son histoire, en ce moment au Thêâtre de la Contrescarpe. 

Noémie Fansten nous conte avec drôlerie, émotion et (beaucoup de) recul son enfance et son adolescence – une période rarement glorieuse pour la majorité des êtres humains, mais là… – “gâchées” par des problèmes de vue aussi sympathiques que le strabisme, l’hypermétropie ET l’astigmatisme. Et qui dit problèmes de vue, dit bien sûr, port de lunettes – à double foyer, évidemment -, qui dit lui-même risée de la classe, rendez-vous fréquents chez l’orthoptiste, le strabologue, l’orthophoniste, aussi. Jusqu’à ce qu’une opération, des rencontres, viennent changer sa vue, et sa vie.

Avec ses mots, Noémie Fansten nous montre qu’avec son immense imaginaire, elle n’a pas besoin d’avoir une vue parfaite pour “voir” les gens, leur donner leur couleur – car elle fait partie de ces 4% de gens capables d’associer des couleurs aux sons, aux chiffres, aux êtres qui l’entourent… -, pour rêver.

Au-delà de son récit de vue, elle nous raconte une époque bercée par la découverte des Smashing Pumpkins, de Nirvana, des séries à la gomme, de la mode des T-shirts et des coiffures improbables. Une période qui s’illustre à travers des projections d’images “vintage”, des passages musicaux endiablés en fond sonore. Elle nous parle de ces moments de solitude qu’on a TOUS – oui, TOUS – vécu au moins une fois : être le dernier appelé par le chef d’équipe, avoir une peau à forte tendance acnéique, des morceaux de fer à la place des dents.

La comédienne est une véritable boule d’amour. En une heure, elle a réussi à nous apprendre des tas de choses sur la vision – projections de schémas qui semblent tout droits sortis de manuels d’SVT à l’appui – sans nous ennuyer, à nous faire aimer des animaux aussi féroces que des lions, à nous charmer avec des noms de stations de métro parisien, à nous émouvoir en nous racontant, avec son cœur, son histoire d’enfant qui s’est longtemps sentie éloignée du monde, ne le voyant pas comme lui.

La mise en scène de Bertrand Suarez-Pazos nous embarque totalement dans l’univers féerique de la comédienne avec les vidéos presque psychédéliques réalisées par Olivier Garouste, les musiques de Cristiàn Sotomayor, ou encore, les passages chorégraphiés.

Vous l’aurez compris, ce spectacle vous aide à voir la vie. Autrement.

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L'Évasion des Sens
Le Lion dans la Cage > 1 Livre. 1 Adaptation. 1 Débat.

Au Théâtre de La Contrescarpe,  Le lion de Noémie n’entrera jamais dans la cage !!!! Mais où le strabisme précoce de Noémie Fansten... Lire plus

Au Théâtre de La Contrescarpe,  Le lion de Noémie n’entrera jamais dans la cage !!!!

Mais où le strabisme précoce de Noémie Fansten l’a-t-il menée ? Découvrez-le dans le spectacle visuel et sonore « Le lion dans la cage » qui se joue des spectateurs dans ce petit théâtre de La Contrescarpe, à la programmation aussi riche que surprenante.

Atteinte de strabisme, astigmate et hypermétrope… mais oui c’est possible ! Voilà notre petite Noémie affublée de lunettes d’une discrétion style années 80-90, de bagues dentaires et d’un abonnement chez le Dr Lucas, ophtalmologue. Il y a mieux pour s’épanouir, vous en conviendrez. Et pourtant !

Le menton calé sur le synoptophore (je vous invite à en vérifier les attributs dans Le Larousse), notre héroïne est régulièrement interrogée par le Dr Lucas « Et là, le lion il est dans la cage ? Et là il est où ? ». Malheureusement, le lion résiste et n’entre pas dans la cage. Tout le monde s’énerve : « Arrête Coco ! » Pas Noémie. Ses problèmes de vue lui posent de sérieux soucis d’identité et de reconnaissance, c’est vrai. Elle ne se sent vraiment pas « normale » mais elle développe d’autres capacités telles que le regard critique, l’humour et la fraîcheur (sur scène, c’est indéniable).

Noémie est également douée de synesthésie (reportez-vous au Larousse). Elle perçoit le monde et les sons en couleurs… C’est là qu’interviennent magistralement ses 3 acolytes : le metteur en scène Bertrand Suarez-Pazos, le créateur de vidéos Olivier Garouste et le créateur sonore Cristian Sotomayor. Spectatrice à lunettes non dotée de strabisme, me voilà embarquée dans « le big bang sonore et l’explosion de couleurs » que Noémie a vécue, les yeux bandés suite à une opération chirurgicale, à l’écoute de Deep Purple.

Le lion n’entrera jamais dans la cage ! Et c’est tant mieux. Allez rencontrer Noémie Fansten à La Contrescarpe, quartier où elle a grandi et s’est épanouie. Elle pourra vous révéler dans quelle couleur elle vous perçoit.

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Le Lion dans la Cage > 1 Livre. 1 Adaptation. 1 Débat.

En passant en métro par la station Duroc, impossible de ne pas sourire en repensant à la pièce que nous avons vue il y a quelques jours. Ceux qui la verront (ou l’on... Lire plus

En passant en métro par la station Duroc, impossible de ne pas sourire en repensant à la pièce que nous avons vue il y a quelques jours. Ceux qui la verront (ou l’on vue) comprendront le lien … Et je ne peux que vous conseiller de profiter des derniers dimanches de décembre pour vous réfugier au Théâtre de la Contrescarpe. Il est bien connu que le froid est beaucoup  plus supportable en sortant d’un petit théâtre parisien après un très sympathique spectacle !

A la base un livre (que vous pouvez trouver ici), Noémie a décidé d’en faire un spectacle vivant il y a quelques mois. Accompagnée de son metteur en scène, elle a créé un spectacle très complet. Tout d’abord une mine d’informations sur la vision en général, et son problème de strabisme en particulier. Elle nous raconte son dur parcours depuis toute petite, les premiers examens chez l’ophtalmo, chez l’orthoptiste … Elle nous raconte l’opération, la rééducation, la guérison, et tout cela pendant la difficile période de l’adolescence …

Et c’est quoi cette histoire de lion, me demanderez vous ? hé bien durant la phase de rééducation, il s’agit, en forçant sa vue (un oeil sur le lion, un oeil sur la cage) de faire rentrer l’animal dans la cage. S’il rentre, c’est que c’est réglé et que tout est normal. Mais au final, a-t-on vraiment envie de rentrer dans le moule de la normalité ?

C’est en riant autour d’un verre, dans une ambiance totalement décontractée, que Noémie nous a raconté, à l’issue du spectacle, son expérience en la comparant avec celle de Juan Luis, contributeur du site Placementlibre.fr, qui a connu la même expérience. A la différence que c’est une voiture qu’il devait mettre dans un garage … mais qui n’y rentrait jamais !
Noémie nous raconte également comment ce lion est finalement devenu un proche, à force d’être le point central de chacun de ses rendez vous chez le spécialiste. Un ami, un confident, un protecteur durant cette période difficile. Elle nous raconte également plus en détail comment elle attribue, depuis toute petite, des couleurs aux gens (la synesthésie).

Nous sommes ressortis du spectacle avec le sourire. Une petite larmichette également, car Noémie n’oublie pas d’y glisser quelques informations personnelles sur sa famille et sa vision de la vie, qui ne peuvent que nous émouvoir. Un petit mot également sur la très belle mise en scène de Bertrand Suarez Pazos, très visuelle (ça tombe bien!) même si, finalement, on ne voit pas tous pareil. Pour terminer, très sympathique rencontre, en fin de spectacle avec Noémie. Une approche du spectacle intimiste, informelle, au feeling, comme on les aime.

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Péguy - Le visionnaire

C'est une biographie théâtrale consacrée à Charles PEGUY (1873-1914), que nous devons à Samuel BARTHOLIN. Bertrand CONSTANT, interprète tous les... Lire plus

C'est une biographie théâtrale consacrée à Charles PEGUY (1873-1914), que nous devons à Samuel BARTHOLIN.

Bertrand CONSTANT, interprète tous les rôles des rencontres importantes de Charles PEGUY.

Ce magnifique comédien est aussi un conteur fascinant.

Le spectacle débute, alors qu'un jeune journaliste, qui se présente comme écrivant dans plusieurs revues, veut tout savoir de cet Homme de Lettres, propriétaire d'une librairie, qui s'apprête à partir pour défendre la France dans le conflit 14-18, où il laissera très vite sa vie.

Bertrand CONSTANT, m'a réconcilié peu ou prou avec Charles PEGUY que j'ai toujours considéré comme une façon d'excentrique exalté tendance bigot... Je ne l'ai plus compris, après son juste engagement pour défendre Dreyfus.

 Création Musiques et Sons: Tim AKNINE et David ENFREIN.

Des lumières intelligentes, qui suivent le texte et l'action de Charly HOVE.

Le tout orchestré par une Mise en Scène précise de Laetitia GONZALBES.

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Péguy - Le visionnaire

Sur scène, le comédien Bertrand Constant est seul à incarner tous les personnages, de Péguy au journaliste, en passant par les différents personnages qui ont... Lire plus

Sur scène, le comédien Bertrand Constant est seul à incarner tous les personnages, de Péguy au journaliste, en passant par les différents personnages qui ont marqué la vie de l’auteur.
La pièce donne envie de découvrir ou redécouvrir les textes de l’un des plus grands auteurs du XXème siècle, dont la pensée échappe à tout système dichotomique, alliant anti-modernisme et vision personnelle du progrès, et dont certains raisonnements trouvent un écho singulier dans l’actualité.
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"Quelle belle façon de (re) découvrir Péguy." "Bertrand Constant jongle avec tant d’aisance entre les différents personnages que l’on finit... Lire plus

"Quelle belle façon de (re) découvrir Péguy."
"Bertrand Constant jongle avec tant d’aisance entre les différents personnages que l’on finit par oublier qu’il est seul en scène. "
"Cette pièce est passionnante !"
"D’une élégante sobriété, c’est une très belle pièce qui vous attend au théâtre de la Contrescarpe. On comprend à quel point Péguy était visionnaire. Émotion garantie."
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Bertrand Constant incarne plusieurs personnages ayant croisé la route de Charles Péguy. Le spectateur - même profane - (re)découvre les multiples facettes de cet homme... Lire plus

Bertrand Constant incarne plusieurs personnages ayant croisé la route de Charles Péguy. Le spectateur - même profane - (re)découvre les multiples facettes de cet homme libre et fidèle, humaniste et patriote.
Sans oublier la vie affective de Péguy qui donne l'occasion au comédien d'offrir la scène la plus touchante : comment rédiger une lettre à une femme que l'on aime et qui n'est pas la sienne ?

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Seul sur scène, Bertrand Constant incarne non seulement Péguy, mais aussi la petite quinzaine de personnages qui interviennent au cours du récit : famille, amis,... Lire plus

Seul sur scène, Bertrand Constant incarne non seulement Péguy, mais aussi la petite quinzaine de personnages qui interviennent au cours du récit : famille, amis, militants. C’est une gymnastique : Jean, le jeune journaliste qui boîte bas, la vieille Etiennette cassée en deux, Eugène qui tente une (désastreuse) démonstration de savate, un guesdiste enférocé qui veut la peau du traître, Péguy priant au sol, bras en croix… Ça bouge, ça discute, ça s’empoigne si bien qu’on finit par voir des gens et des choses là où il n’y a ni personnages, ni costumes ni décor ou si peu – chaise, table, quelques livres. Une belle performance d’acteur. 

Et une jolie mise en scène de Laetitia Gonzalbes qui exploite à propos la forme physique de Bertrand Constant – on n’a pas tous les jours sur les planches un saint-cyrien, ancien légionnaire parachutiste et sportif émérite. 

A noter : la partie son et musique créée par David Enfrein et Tim Aknine que Laetitia Gonzalbes a voulu« presque comme un deuxième personnage derrière le comédien ». Son utilisation sur la scène finale, sacrificielle, poignante, est remarquable.

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Péguy - Le visionnaire

En deux mots... Sortir Charles Péguy de l’oubli dans lequel il a plongé est toujours une bonne action. Il est comme son héroïne, Jeanne d’Arc, un brin... Lire plus

En deux mots...

Sortir Charles Péguy de l’oubli dans lequel il a plongé est toujours une bonne action. Il est comme son héroïne, Jeanne d’Arc, un brin ostracisé parce que victime d’une tentative de détournement opérée par les droites radicales, avant – il y a dans la pièce, une confrontation électrique entre Péguy et un journaliste del’Action française – et, bien sûr, après sa mort. 

Pourquoi est-il si “visionnaire”, comme le veut l’après-titre de la pièce ? Parce qu’il défend sans compromis la vérité, ce qu’il appelle « bêtement la vérité bête, ennuyeusement la vérité ennuyeuse, tristement la vérité triste ». Ce faisant, ce républicain absolu se place en dehors des clivages politiques, en dehors du discours partisan. On dirait aujourd’hui qu’il n’est pas dans le politiquement correct. Ni de droite ni de gauche, en somme (tout rapport avec un président en exercice étant en l’occurrence fortuit). Pour le philosophe Alain Finkielkraut, « Péguy devrait être une référence incontournable pour tous ceux qui veulent penser le monde moderne ».

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Famille Chrétienne
Péguy - Le visionnaire

"C'est ce Péguy intense et complexe qui se dresse devant nous" "Bertrand Constant, seul sur scène retrace brillamment le destin du non moins brillant poète et écrivain... Lire plus

"C'est ce Péguy intense et complexe qui se dresse devant nous"
"Bertrand Constant, seul sur scène retrace brillamment le destin du non moins brillant poète et écrivain du siècle passé"
"Dialogues finement écrits"
"Une bonne porte d'entrée pour les adolescents aux textes de Péguy."

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Péguy - Le visionnaire

Sur scène, une initiation à Charles Péguy. Fort d’une narration limpide et d’un humour bienvenu, ce seul en scène intimiste, joué à Paris... Lire plus

Sur scène, une initiation à Charles Péguy.

Fort d’une narration limpide et d’un humour bienvenu, ce seul en scène intimiste, joué à Paris jusqu’à l’été, constitue une bonne porte d’entrée vers un écrivain inclassable et souvent intimidant. « Charles Péguy, le visionnaire » de Samuel Bartholin Théâtre de la Contrescarpe, à Paris Charles Péguy fut tué dans un champ près de Meaux le 5 septembre 1914, aux tout premiers jours de la Grande Guerre. Or l’écrivain catholique de 41 ans avait soigneusement préparé son départ pour le front, mettant de l’ordre aussi bien dans ses affaires que dans ses relations. C’est précisément à ce moment de sa vie, quand semble venue l’heure d’un bilan au moins provisoire, que le journaliste Samuel Bartholin a choisi de situer l’action initiale de sa pièce « Charles Péguy, le visionnaire », jouée ce printemps au théâtre de la Contrescarpe, à Paris. Relecture d’une vie Été 1914, à Paris. Au siège de sa revue des Cahiers de la Quinzaine, Charles Péguy reçoit un jeune journaliste venu recueillir les vues des intellectuels français de l’époque à la veille des combats. Leur dialogue se fait prétexte à une vaste rétrospective de Péguy sur sa propre vie, de son enfance dans un foyer pauvre d’Orléans à sa ferveur patriote d’avant-guerre, en passant par ses engagements socialistes, dreyfusards, puis ses convictions chrétiennes qui s’affirment à partir du début du siècle. « Toutes ces ruptures ont laissé des traces : que croyez-vous ? Je suis couturé de partout », déclare-t-il avec émotion. Seul en scène, le comédien Bertrand Constant, ancien militaire à la démarche assurée, incarne tour à tour Péguy et ses proches, ses admirateurs et ses adversaires : une telle performance mérite d’être saluée, même si certains personnages convainquent plus que d’autres. On retient notamment ce militant de l’Action française aux airs gargantuesques, s’empiffrant de poulet rôti tout en essayant de rallier Péguy – en vain – à la cause réactionnaire. Quant à la mère de l’écrivain, rempailleuse de chaises analphabète, elle émeut quand elle apprend au jeune Charles l’existence d’une bergère « tellement courageuse » qui, des siècles plus tôt, s’était battue « pour mettre fin aux souffrances des petites gens »… Jeanne d’Arc fut par la suite une figure clé de l’œuvre de l’écrivain. Les vertus d’une initiation Somme toute assez linéaire, la pièce ne séduit pas tant par l’audace de sa construction ou de sa mise en scène que par la clarté du propos, au service d’un personnage inclassable et souvent intimidant pour le non-initié. Une initiation, voilà à quoi pourrait s’apparenter ce seul en scène intimiste et souvent drôle. Il s’agit de la première fiction théâtrale de Samuel Bartholin, amateur de Péguy qui a longtemps vécu en Asie du Sud-Est en tant que journaliste indépendant. « Visionnaire » et toujours d’actualité, Charles Péguy l’est sans nul doute quand, au cours de la pièce, son personnage rend hommage à l’école républicaine, distingue la pauvreté de la misère, s’élève contre l’antisémitisme ordinaire, ou encore anticipe la disparition de la paysannerie et le recul du catholicisme en France. « Je crois que trop de monde dans l’Église considère qu’il faut s’éloigner des hommes pour se rapprocher de Dieu », affirme celui qui a rompu brutalement avec plusieurs figures du catholicisme de son époque, qui lui reprochaient de ne pas avoir fait baptiser ses enfants (son épouse Charlotte était athée). Ces disputes, brouilles et coups d’éclats sont peut-être, justement, ce qui manque à cette pièce : l’on aurait imaginé un Péguy encore plus virulent et ombrageux, plus poète aussi, que celui que campe ici Bertrand Constant. Quoi qu’il en soit, cette pièce devrait savoir attiser la curiosité du grand public sur la vie et à l’œuvre profuse de ce grand écrivain. Mélinée Le Priol

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Péguy - Le visionnaire

Vous l’avez déjà vu dans les séries Engrenages et Un village français. Bertrand Constant est actuellement à l’affiche d’un seul en scène... Lire plus

Vous l’avez déjà vu dans les séries Engrenages et Un village français. Bertrand Constant est actuellement à l’affiche d’un seul en scène étonnant, Péguy le visionnaire, au Théâtre de la Contrescarpe, dans lequel il interprète pas moins d’une quinzaine de personnages, dont le poète Charles Péguy. Voici son Paris.

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Péguy - Le visionnaire

Quand Péguy laisse sa place à Charles… Pari audacieux que de monter un seul en scène entièrement consacré à Charles Péguy,... Lire plus

Quand Péguy laisse sa place à Charles…

Pari audacieux que de monter un seul en scène entièrement consacré à Charles Péguy, poète et essayiste quelque peu oublié du grand public. Mais le pari est relevé haut la main, grâce à une interprétation sans faille et un système narratif audacieux.

Un spectacle sur Charles Péguy a de quoi étonner. Car le poète s’est fait un peu oublier du grand public, l’homme politique (car il était doté de fortes convictions qui manquent de nos jours) encore davantage. Tout juste Bruno Dumont avait tenté de le remettre au goût du jour avec sa comédie musicale Jeannette, l’enfance de Jeanne d’Arc, remarquée à la Quinzaine des réalisateurs à Cannes l’an dernier, sur des textes de Péguy, féru de la paysanne qui entendait des voix. Sans succès. Mais très rapidement, on entre dans le jeu. Car finalement, ce n’est pas véritablement à un biopic sur Charles Péguy auquel on assiste. Ce dernier est d’ailleurs une sorte de prétexte, de fil rouge pour raconter une époque, la sienne. Celle où la gauche luttait contre les extrêmes, celle où il s’en suffisait d’un rien pour que tout s’embrase. Celle où tout finit par éclater tout de même, à l’image de la Première Guerre mondiale, où Péguy va périr en militaire dès 1914. Mais il l’ignore encore. Il raconte ici son histoire à un journaliste venu l’interviewer. Et il n’oublie aucun détail : ni son enfance pauvre entouré de sa mère et sa grand-mère, ni la rencontre avec sa femme, ni sa petite librairie où il tente de vendre des brûlots politiques, ni ses élans poétiques. Le tout sur un procédé cinématographique, avec flash backs et voix-off féminine douce, qui contrebalance avec le fait qu’un seul homme se trouve au centre de toute l’attention.

Bertrand Constant, déjà aperçu dans les séries Engrenages et Un village français, est formidable de justesse de bout en bout, d’autant qu’il incarne à lui seul près d’une quinzaine de personnages, femmes incluses. Et qu’il parvient à transmettre les doutes, les certitudes qui volent en éclat, une dernière histoire d’amour interdite ou la passion qu’il ressent pour la figure de Jeanne d’Arc. On a littéralement l’impression de les voir toutes et tous, graviter autour du poète à la destinée tragique. Le tout, dans une mise en scène sobre et efficace de Laetitia Gonzalbes, avec un travail ciselé sur le son et les lumières. De quoi être ébloui, même en clair obscur où le spectacle évolue souvent, avec lumières ocres ou bleutées. Et de donner envie de se plonger dans les poèmes transcendés de Charles Péguy… 

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Au-delà de l’œuvre austère de Charles Péguy, On découvre la flamme qui anima sa vie. Enfant de la pauvreté et de l’honnêteté,... Lire plus

Au-delà de l’œuvre austère de Charles Péguy,
On découvre la flamme qui anima sa vie.
Enfant de la pauvreté et de l’honnêteté,
C’est un caractère bien trempé et entêté
Qui se forge à « La Contrescarpe » et s’y épanouit.
Du socialisme à l’Affaire Dreyfus, il fut pris
Dans la tourmente de ces causes à défendre et qui
« Commencent en mystique et se terminent en politique ».
En août mille-neuf-cent-quatorze, l’auteur s’explique.

Ami de la vérité, loin de l’hypocrisie,
L’écrivain, qui remit Jeanne d’Arc à l’honneur, prie.
Quand la Grande Guerre l’attend, il ferme boutique,
Emportant avec lui son idéalisme antique.
De tout cela, reste son « espérance immortelle »
Qui fuse à travers les entretiens et les querelles.

 

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L'Évasion des Sens
Péguy - Le visionnaire

Charles Péguy, un esprit critique: un one man show inspirant. Le comédien Bertrand Constant , fait revivre, seul sur scène, cet intellectuel né dans une famille... Lire plus

Charles Péguy, un esprit critique: un one man show inspirant.

Le comédien Bertrand Constant, fait revivre, seul sur scène, cet intellectuel né dans une famille modeste à la fin du XIXème dont le destin a basculé grâce à l‘école.

Charles PEGUY est oublié, à tort d’ailleurs, voire inconnu chez le jeune public et cette création vient réveiller les esprits en retraçant la vie de ce témoin de son époque en quête de sens.

Le face à face entre Charles PEGUY et ce jeune journaliste sur scène est une occasion de révéler la personnalité et les différentes facettes de PEGUY dont la vie a été marquée par l’affaire Dreyfus, l’antisémitisme, le socialisme. L’homme est franc, intransigeant, anticonformiste, critique.

Le comédien livre sur scène une belle performance, en incarnant une quinzaine de personnages hommes et femmes qui ont « façonné » Charles PEGUY et son existence.

La mise en scène de la pièce est très sobre – pas de changement de costume – ; les personnages s’enchaînent, ce qui accentue la richesse de la vie de PEGUY et fait résonner plus fort le texte.

Le spectateur est véritablement transporté en 1914 au siège de la revue les Cahiers de la Quinzaine. Une époque qui paraît bien lointaine, et pourtant… Alors que nous commémorons le centenaire de la guerre 14-18, souvenons-nous.

Charles PEGUY, écrivain, poète, homme engagé, un personnage inspiré et inspirant.

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Jouer Charles Péguy n’est pas chose simple et pourtant, Bertrand Constant incarne le personnage à merveille. Seul sur scène, le comédien nous conte... Lire plus

Jouer Charles Péguy n’est pas chose simple et pourtant, Bertrand Constant incarne le personnage à merveille. Seul sur scène, le comédien nous conte l’histoire de ce formidable écrivain français du XXème siècle. Un biopic touchant et enrichissant.

Bertrand Constant nous plonge dans l’univers de Charles Péguy, l'écrivain, essayiste et poète français que l'on connaît, au moment où un jeune journaliste, un peu maladroit, se présente pour dresser son portrait. Nous sommes en Août 1914, Péguy ferme définitivement les Cahiers de la Quinzaine - la revue qu’il a fondée - pour partir à la guerre.

Sur la scène commence alors un long voyage dans les souvenirs de Charles Péguy. De son enfance à son départ le jour même, Péguy se raconte et raconte ce qui l'a fondé. Dès son enfance, il se passionne pour les lettres. Issu d’une famille de la classe ouvrière, il attache une grande importance à l’école et à l’enseignement. Persévérant et ambitieux, il passe trois fois le concours de l’ENS pour être enfin reçu en 1894. Tout au long de sa vie, il n’a cessé d’être un personnage atypique.

L'homme public

Charles Péguy est connu pour ses engagements politiques et ses prises de position sur l’Affaire Dreyfus dans laquelle il prend le parti du capitaine, accusé d’espionnage... Péguy c'est aussi le désir d’unifier le socialisme français, un humanisme de premier plan. Considéré comme un dissident de son époque, Péguy est resté fidèle à ses convictions...

Voilà tout ce que nous raconte Bertrand Constant, un comédien talentueux qui incarne Péguy et une kyrielle d'autres personnages sur le principe du flash-back qui vient illustrer les souvenirs.

 
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Péguy - Le visionnaire

Seul sur scène Bertrand Constant nous fait traverser la vie et le destin de Charles Péguy, témoin du début du XX e siècle, qui a laissé une... Lire plus

Seul sur scène Bertrand Constant nous fait traverser la vie et le destin de Charles Péguy, témoin du début du XXe siècle, qui a laissé une réflexion moderne sur la société, la politique, l’Homme, réflexion aujourd’hui toujours d’actualité. L’auteur de la pièce, Samuel Bartholin : « J’ai voulu tenter de rendre vivante et accessible la quête passionnée de sens et d’authenticité qui soutient l’existence de Péguy, son goût de s’inscrire dans quelque chose de plus grand que lui… »

La metteuse en scène, Laetitia Gonzalbes : « Il nous fallait raconter en 70 minutes 41 ans de notre Histoire tout en s’emparant d’une quinzaine de protagonistes de tous âges et de tous sexes. J’ai souhaité avant tout me concentrer sur la matière vivante, corporelle et sensible du comédien. Je savais que Bertrand Constant pouvait relever ce défi et composer à partir de détails, de gestes, de postures, de modulations de la voix et d’émotions. » Sobriété de la scène avec un bureau et quelques livres, peu de décor, une chaise en paille, pas de changements de costumes, les espaces délimités par les lumières, sur les compositions musicales de Tim Aknine et David Enfrein. Quelques voix de femmes interviennent, Eve, Marie, Jeanne ? 

Août 1914, Charles Péguy ferme le siège de sa revue les Cahiers de la quinzaine avant de rejoindre son régiment. Arrive un jeune journaliste avec lequel il entame un dialogue nerveux et amical, au cours duquel il revient sur différents épisodes de sa vie. Issu de famille modeste, entre une mère et une grand-mère travaillant pour les besoins du foyer, il puise là son héritage. L’école est précieuse pour lui, elle le mène, excellent élève, à Normale Sup, où il adhère en 1895 au Parti socialiste et aux idées de Jaurès. Poète, écrivain, essayiste, penseur engagé, Péguy est aujourd’hui souvent oublié.

Il milite pour des associations caritatives, soutient les ouvriers en grève. Supprimer la misère est pour lui « le premier devoir ». Il s’engage avec passion dans l’affaire Dreyfus, manifeste pour le capitaine injustement condamné, signe des pétitions. Critiquant les dérives totalitaires, refusant le marxisme et la propagande, il se retrouve seul face aux socialistes

Il avait créé Les cahiers de la quinzaine en 1900. Dans le spectacle, un dénommé Mandart, journaliste à l’Action Francaise : « …tous ces juifs qui vous entourent dans vos Cahiers, les Halevy, Suarès, Benda, Bergson et consorts… une vraie synagogue ce papelard. Ils vous auront fait confondre le beau visage de Jeanne d’Arc avec le nez crochu de Dreyfus ». Volontaire pour le front, l’écrivain tombe le 5 septembre 1914, jour de la victoire de la Marne.

Bertrand Constant est doté d’une présence indéniable et forte, il incarne avec justesse cet homme honnête, passionné, hors norme. « Je suis fier de le faire revivre à travers mon art. » Le comédien est lui-même atypique. Après 4 ans à l’école de Saint-Cyr, suivis de 3 ans dans le régiment parachutiste de la Légion étrangère « qui m’ont inspiré un livre, « Légionnaire », récits, portait, photos, 64 légionnaires se racontent. Je ne savais pas ce que je voulais, je suis parti en mission humanitaire au fond de l’Amazonie. A mon retour, je décide de vivre mon vieux rêve d’enfant, comédien ! Je travaille la nuit au SAMU social, je suis des cours de théâtre et je débute dans les petites salles, dans les courts-métrages, je suis conseiller militaire au cinéma. Ensuite j’obtiens des rôles dans les séries télé et au cinéma. »

Mais le comédien a envie d’un seul en scène au théâtre et découvre Charles Péguy. Il demande alors à un ami journaliste d’écrire la pièce, qui est publiée aux éditions Mareuil et jouée à la maison de quartier de Palaiseau, à 300m de la maison de Péguy. « Des descendants de Péguy sont venus et ont aimé notre création. Nous avons rappelé aux spectateurs l’homme révolté contre l’injustice, l’oppression, l’homme de lettres à l’immense talent, qui s’est battu pour Dreyfus et les opprimés. » Il a disparu sans jamais trahir ses idées. Ce spectacle est passionnant.

 

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The Artchemists
Péguy - Le visionnaire

Il fallait avoir de l’audace pour s’attaquer à Charles Péguy, écrivain souvent mal compris, mal aimé qui a aujourd’hui presque disparu des manuels... Lire plus

Il fallait avoir de l’audace pour s’attaquer à Charles Péguy, écrivain souvent mal compris, mal aimé qui a aujourd’hui presque disparu des manuels scolaires. Mais Bertrand Constant, magnifique dans Charles Péguy, le visionnaire, ce seul en scène de Samuel Bartholin programmé par le théâtre de la Contrescarpe, semble aimer les défis et l’adrénaline.

Le parcours d’un humaniste

Patriote, socialiste et fervent défenseur de Dreyfus, mais aussi républicain, admirateur de Jeanne d’Arc, anticlérical et croyant, Péguy fut tout cela à la fois, brouillant les pistes, et allant à contre courant de la pensée de son temps, les convictions chevillées au corps, luttant jusqu’au bout pour défendre ses idées. C’est ce qui a parlé au comédien, à l’origine de ce projet créé l’an dernier à Avignon : « J’ai été touché par le parcours humain de cet homme et notamment cette façon qu’il a eu de garder sa ligne, et son intégrité par rapport à sa propre pensée, cette force de caractère, et son courage d’assumer qui il est, quitte à y perdre beaucoup ».  

Une ténacité et un courage qui font sans doute écho au propre parcours de Bertrand Constant, qui fut élève à St Cyr puis officier dans la légion étrangère, et quitta une carrière militaire toute tracée pour réaliser un rêve d’enfant et monter sur les planches. Péguy, lui, a fait presque le chemin inverse, quittant sa vie d’écrivain et de poète pour s’engager au front. Il fut fauché en 1914 à seulement 41 ans par la mitraille allemande, un mois seulement après sa mobilisation. Dès lors, récupéré de toute part et notamment pas le régime de Vichy et le courant nationaliste catholique, Charles Péguy, passé proche de l’oubli, regagne aujourd’hui ses lettre de noblesse et n’a jamais été aussi vivant. 

Un homme « couturé » de partout 

La pièce débute en 1914 dans le quartier latin (là même où se trouve aujourd’hui le petit théâtre de la Contrescarpe), dans la « boutique » où Charles Péguy créa les cahiers de la quinzaine. Lieutenant de réserve, il s’apprête à partir au combat au moment de la mobilisation, quand un jeune journaliste pacifiste, fasciné par son parcours, va lui faire revivre les grandes étapes de son existence et le mettre devant ses contradictions. Une vie qui démarre modestement, en province, dans une famille pauvre mais honnête et travailleuse. C’est là que Peguy puisera des valeurs fondamentales. Puis il y aura l’école et les instituteurs, ces « hussard noirs » (l’expression est de lui) qui le sortiront de sa condition et lui feront accéder à la pensée humaniste. 

Guidé par son idéal d’une société d’égalité entre les hommes, il embrassera le socialisme, et sera un défenseur de la première heure du capitaine Dreyfus, poussant son compagnon Jean Jaurès à s’engager. Mais sa conception du dreyfusisme était finalement une affaire universelle  qui dépassait les conflits de classe. Charles Péguy s’éloignera de la pensée de gauche (des lendemains qui chantent) et quittera les rangs du progrès en marche. Anti moderne, il questionnera sans relâche ceux qui par démagogie n’adoptent pas la pensée qu’ils prônent. Polémiste, philosophe, et grand poète, Péguy est resté jusqu’à la fin de sa vie un esprit libre et novateur en quête de sens et de vérité.

Une performance d’acteur

Ce sont ces idées et cette pensée que le comédien Bertrand Constant et son auteur Samuel Bartholin ont voulu transmettre dans un récit ciselé porté par une véritable performance d’acteur. Crédible aussi bien dans le rôle de Péguy que de ses proches ou de ses compagnons de lutte, Bertrand Constant donne vie à une quinzaine de personnages qu’il incarne dans un jeu plein de finesse et de sensibilité. Et c’est un bonheur de le voir évoluer sur le plateau. « J’aborde ce spectacle avec beaucoup de joie et de plaisir, même si cela me demande un grand effort de concentration chaque soir. Je joue aussi bien des femmes, que des personnages avec des accents, je modifie ma posture, ma voix, c’est une gymnastique difficile mais agréable et c’est une pièce très gratifiante à jouer. Quand je sors de scène, j’ai l’impression d’avoir fait pleinement mon métier d’acteur ». 

Grâce à une mise en scène sobre mais efficace de Laetitia Gonzalbes, il parvient à rendre l’ambiance de toute une époque, avec une simple table, quelques livres et une chaise en paille. Une époque, le début de 20ième siècle souvent méconnue mais où se reflètent, à travers la pensée de Péguy, des problématiques très actuelles qui interrogent toujours : le refus d’une certaine idée de la modernité et de la possession matérielle, et la défense des valeurs universelles et humanistes.

Péguy, ce génie français continue de fasciner et de nous faire réfléchir à notre rapport à la société, à l’éducation et au monde moderne, lui qui préférait l’action à la parole, « sans jamais renier un atome de son passé ». 

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Péguy - Le visionnaire

Bertrand Constant nous relate le parcours  de   Péguy (1813-1914) à  travers divers épisodes de son existence. Tout commence  rue de la Sorbonne,... Lire plus

Bertrand Constant nous relate le parcours  de   Péguy (1813-1914) à  travers divers épisodes de son existence. Tout commence  rue de la Sorbonne, « Aux cahiers de la quinzaine »   Péguy  s’apprête pour partir à la guerre lorsqu’ un jeune journaliste vient l’interviewé. Il va s’ensuivre une série  de flash-back  nous relatant  son existence.

Péguy enfant menant une vie modeste entre sa mère et sa grand-mère à Orléans

Ses souvenirs d’écoles / son ascension  jusqu’à  ENS

Ses amours

Son engagement politique / l’affaire Dreyfus.

Le journal avec Léon Blum / Les cahiers de la quinzaine

Son virage de libre- penseur au mysticisme…..

Bertrand Constant nous conte une histoire, l’histoire d’un « grand homme »  poète, journaliste, humaniste  mais  malheureusement supprimé du programme scolaire. Un homme qui est toujours resté intègre face à ses idées, qui a eu le courage d’aller jusqu’au bout de ses croyances  et de ses convictions.

« Aller au bout de ce que l’on croit, c’est atteindre l’éternité »  Ch Péguy

 Bertrand Constant  va incarner et donner vie à une quinzaine de personnages avec brio.  Nous verrons apparaitre sous nos yeux ; Péguy mais aussi sa mère, sa grand-mère, son instituteur…….des dialogues se créent entre eux, c’est dynamique, vivant et attrayant.

La création musicale de David Enfrein et de Tim Aknine  ainsi que la mise en scène de Laetitia Gonzalbes   sobre et harmonieuse, nous enveloppent  dans l’univers de Péguy et accroissent  nos émotions.

Bertrand Constant nous captive et nous émeut.  C’est un grand plaisir de redécouvrir  ou découvrir Péguy dans ce spectacle accessible à tous.

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Péguy - Le visionnaire

A la découverte de la vie et de l'oeuvre de Charles Péguy Péguy, le visionnaire  est un seul-en-scène consacré au poète Charles Péguy.... Lire plus

A la découverte de la vie et de l'oeuvre de Charles Péguy

Péguy, le visionnaire est un seul-en-scène consacré au poète Charles Péguy. Ecrit par Samuel Bartholin, et interprété par Bertrand Constant, ce spectacle est un sublime hommage à la vie et à l'oeuvre de l'intellectuel. 

 Charles Péguy est né en 1873 à Orléans et il est mort en 1914 à Villeroy. Ecrivain, poète, essayiste et officier de réserve français, il est également connu sous les noms de plume de Pierre Deloire et Pierre Baudouin. Péguy, le visionnaire est un spectacle qui lui est consacré.

L'histoire débute en août 1914. Alors qu'il est en train de fermer le siège de sa revue, les Cahiers de la Quinzaine, pour rejoindre son régiment, un jeune journaliste se présente à lui. Il souhaite réaliser un portrait à son sujet et lui pose pour cela diverses questions. Un dialogue s'établit entre les deux personnages et Charles Péguy est invité à revivre des moments clés de sa vie. 

Expliquer la complexité du personnage

Dans ce seul-en-scène, Bertrand Constant interprète tous les personnages : Charles Péguy en 1914 et le journaliste qui l'interroge, mais aussi tous ceux que le poète a pu rencontrer au cours de sa vie. Les épisodes qui ont marqué l'existence de l'intellectuel avant son départ pour la guerre sont donc présentés sur scène. Des épisodes que Charles Péguy revit de manière nostalgique en août 1914, un mois à peine avant sa mort au champ d'honneur, le 5 septembre 1914. 

Le texte, ponctué de citations issues de l'oeuvre de Charles Péguy, permet aux spectateurs de comprendre l'écrivain dans toute sa complexité. Ils y rencontrent un poète en quête de liberté et d'indépendance qui s'accroche à des valeurs mystiques et nationales. Ils apprennent également à connaitre un intellectuel engagé, devenu militant socialiste libertaire, anticlérical et dreyfusard, avant de suivre une idéologie catholique et nationaliste. Péguy, le visionnaire est un spectacle intelligent et passionnant. L'interprétation de Bertrand Constant captive le public et la touche pédagogique du texte signé Samuel Bartholin permet une immersion totale dans la vie et l'oeuvre de Charles Péguy. 

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Charles Péguy est un homme de conviction. Il n’a jamais baissé les bras, ni abandonner sa verve face aux attaques. Et même quand il trouve la foi, il ne basculera jamais... Lire plus

Charles Péguy est un homme de conviction. Il n’a jamais baissé les bras, ni abandonner sa verve face aux attaques. Et même quand il trouve la foi, il ne basculera jamais vers les idées extrêmes comme Action Française. Il reste un homme qui défend la tolérance, la liberté de pensée et l’égalité pour tous.
Faire un spectacle autour de Charles Péguy est un choix surprenant. On pourrait penser que c’est un défi lancé au spectateur. Une façon de l’inciter à venir soit découvrir un homme de caractère ou soit de nouveau rencontrer un auteur que l’on connaît. Une fois que l’on a fait le choix de franchir les portes du théâtre de la contrescarpe, le doute n’est plus permis. De toute façon, une fois que la représentation commence on sait que l’on a fait le bon choix de venir.
Bertrand Constant, seul en scène incarne Charles Péguy, debout, fier, la voix pleine d’assurance qui va partir à la guerre. Dans sa librairie va arriver un jeune journaliste, Paul Gerbier des Joncs, qui souhaite faire un portrait de lui. Charles Péguy accepte avec plaisir ce dernier échange dans un monde qui ne s’est pas encore écroulé. Bertrand Constant change de voix, de position. Il devient alors tous les autres personnages (accompagné parfois d’une voix off) qui sont les acteurs du passé de l’auteur. On le découvre enfant avec une grand-mère qui lui racontait des histoires. Puis adolescents à l’école où il brille par la qualité de son écriture. Et enfin adulte, là où il lutte pour l’innocence de Dreyfus. Dans son journal « La Quinzaine littéraire », on lui reproche d’écrire des articles avec moins de mordant depuis qu’il a trouvé la foi. Son regard sur la société a changé et il prie pour elle. D’ailleurs, un journaliste et un prêtre d’Action Française vont lui proposer de les rejoindre. : “…tous ces juifs qui vous entourent dans vos Cahiers, les Halevy, Suarès, Benda, Bergson et consorts… une vraie synagogue ce papelard. Ils vous auront fait confondre le beau visage de Jeanne d’Arc avec le nez crochu de Dreyfus”. Mais son opinion religieuse n’a pas changé sa tolérance envers les autres.

Le comédien m’a emporté dans l’histoire. J’ai suivi le fil conducteur avec plaisir car tout amener avec beaucoup d’intelligence et de délicatesse dans le texte de Samuel Bartholin. Bertrand Constant donne une interprétation avec simplicité, naturelle et intensité des personnages. J’avais même l’impression de voir parfois plusieurs personnages discutées alors qu’il était seul sur scène. La nuance légère dans la voix et le comportement créer tout de suite l’illusion. Il sait imposer un rythme pour emmener le spectateur dans son univers. Ainsi après que l’on en apprit un peu plus sur l’écrivain et ses convictions, on revient au point de départ : la librairie et la fin de l’interview. Un point final à un échange très riche et passionnant. La mise en scène de Laetitia Gonzalbes joue à l’efficacité avec juste quelques meubles, quelques livres qui suffisent à faire voyager et tout dire. Appuyé bien entendu par le travail tout en finesse de lumière de Charly Hove qui accompagne Bertrand Constant en toute circonstance. Un très beau travail d’équipe qui a donné naissance à un spectacle pétillant d’intelligence et brillant d’éloquence.

Alors si vous voulez rencontrer un homme révolté contre l’injustice, l’oppression, la haine, poussez, vous aussi les portes du théâtre. Vous y trouverez Bertrand Constant qui vous insufflera une rage de vivre et une folle envie de s’exprimer librement.

“Aller au bout de ce que l’on croit, c’est atteindre l’éternité.”

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Bulles de culture
Péguy - Le visionnaire

  Bulles de Culture a découvert au Théâtre de la Contrescarpe la pièce Charles Péguy le visionnaire, la nouvelle création de la Compagnie... Lire plus

 

Bulles de Culture a découvert au Théâtre de la Contrescarpe la pièce Charles Péguy le visionnaire, la nouvelle création de la Compagnie Kabuki. Nous vous racontons. Notre avis et critique de ce seul en scène écrit par Samuel Bartholin et mis en scène par Laetitia Gonzalbes.


Charles Péguy le visionnaire : à la rencontre d’un homme peu connu
Pour être tout à fait sincère, l’auteure de ces lignes ne connaissait de Charles Péguy, avant d’assister au spectacle, que sa foi chrétienne et son aspect contesté, ainsi que certains de ses vers les plus célèbres. Ces préjugés plutôt négatifs sur l’homme Péguy ont été largement remis en question avec Charles Péguy le visionnaire.
On découvre ainsi un homme complexe, qui illustre bien la jonction entre le XIXe siècle et le XXe siècle. On le voit par exemple dreyfusard, socialiste dans ses jeunes années ; on le découvre ensuite nationaliste, mystique, contradicteur de la modernité de son époque. Ce qui apparaît de prime abord comme une forme de contradiction se déroule et se dévoile au fil du spectacle, et met en lumière un homme refusant les carcans de toute idéologie.
De l’enfant qui grandit dans un milieu pauvre, de l’écolier façonné par l’école de la République, de ses choix politiques, nous entrevoyons l’image à travers un système de flash-back bien mis en œuvre. Cela confère au personnage de Charles Péguy une dimension profondément humaine.

Un seul en scène bien mené
C’est Bertrand Constant qui porte véritablement la pièce Charles Péguy le visionnaire. Seul sur scène, il incarne tour à tour le Péguy quarantenaire, qui meurt quelques semaines plus tard sur le front, le journaliste qui l’interroge, Péguy aux différents âges de sa vie, mais aussi la mère ou la grand-mère de celui-ci ainsi que ses interlocuteurs dans les flash-back. La mise en scène deLaetitia Gonzalbes est à la fois sobre et bien pensée, permettant les aller-retours dans le temps sans grande difficulté.
Le texte de Samuel Bertholin, la mise en scène de Laetitia Gonzalbes et le jeu de Bertrand Constant font ainsi un savant mélange, offrant à voir un personnage aux multiples facettes, dont l’unité est conférée par la sincérité et la forte conscience d’avoir un rôle à jouer dans le destin de la nation.


Bien rythmé, savamment construit, Charles Péguy le visionnaire offre un voyage documenté, éclairé et éclairant, dans notre société de la fin du XIXe et du début du XXe.

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Anna Karénine

Résolument moderne, la mise en scène de Laetitia Gonzalbes est aussi finement ciselée que l’adaptation qu’elle a réalisée du chef-d’œuvre... Lire plus

Résolument moderne, la mise en scène de Laetitia Gonzalbes est aussi finement ciselée que l’adaptation qu’elle a réalisée du chef-d’œuvre de Léon Tolstoï. Le scandale est décuplé.

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On se fascine pour la pièce Anna Karénine Dans cette adaptation de Laetitia Gonzalbes, Anna Karénine, issue de la "bonne" société et mariée a un... Lire plus

On se fascine pour la pièce Anna Karénine

Dans cette adaptation de Laetitia Gonzalbes, Anna Karénine, issue de la "bonne" société et mariée a un haut fonctionnaire, trompe son mari avec Varinka. Une adaptation encore plus intemporelle et criante de modernité, à découvrir dès le 29 octobre au Théâtre de la Contrescarpe.

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La grande parade
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Léon Tolstoï au Théâtre : et si Anna Karénine avait aimé une femme ? Il fallait oser : adapter librement et de manière contemporaine, un classique de... Lire plus

Léon Tolstoï au Théâtre : et si Anna Karénine avait aimé une femme ?
Il fallait oser : adapter librement et de manière contemporaine, un classique de la littérature amoureuse : « Anna Karénine », du grand Léon Tolstoï, que l’on résume trop souvent à la femme adultère qui se suicide (pour expier ses pêchés) en se jetant sous un train…

Mais Laetitia Gonzalbes développe en décortiquant les rapports humains. Elle questionne la morale pour démontrer que le bonheur d'un être (d'une femme, en l'occurrence) ne peut pas reposer sur le sacrifice de ses besoins fondamentaux. Si l'amour est au centre du roman de Léon Tolstoï, la liberté est au cœur de l'Anna Karénine revue par Laetitia Gonzalbes. Elle questionne : la dichotomie entre morale et liberté est-elle inévitable ? Cette morale (religieuse la plupart du temps) pousse à penser qu'Anna Karénine, du fait de l'adultère et « l'abandon » de son fils, serait l'incarnation du pêché. Sa « déchéance » la conduit au suicide, rongée qu'elle est par les remords. Mais si on place, au contraire, Anna Karénine en symbole de la liberté, donc de la libération de la femme, elle devient le miroir de nos propres questionnements et nous renvoie à nos choix, nos renoncements, nos lâchetés...Toute la force du roman réside dans cette double interprétation du rôle d'Anna, superbement campée par Lise Laffont, parfaite en jeune ingénue, encore fragile sur ses patins, qui va se transformer en loque humaine ravagée par l'alcool. Finalement,l'homosexualité passe au second plan. On finit par l'oublier car ce sont les sentiments qui comptent. Malgré tout, on peut voir dans l'exclusion d'Anna Karénine (par la « bonne société), femme surveillée jusqu'à sa sexualité, le point de vue obsolète que l'on portait alors, au XIXe sicèle (et encore aujourd'hui, on croit rêver !) sur le mariage et la position de la femme (soumise, docile, dominée). En effet, il subsiste toujours une frange de la société, de l'Humanité, via la religion, qui entend imposer ses vues dans le domaine du privé (la sexualité).
L'homosexualité suscite encore des  actes de malveillance et d'agressivité́. Nous y sommes confrontés quotidiennement. En ce sens, cette mise en scène résolument moderne d'Anna Karénine décuple la force du sujet : l'amour n'a pas de sexe. Tous les interprètes sont excellents. Les costumes (de Claire Avias) sont parfaits. Léger bémol sur l'éclairage (Charly Hove) et la musique (Tim Aknine et David Enfrein) peut-être trop présents... Affaire de point de vue. Le texte ayant un peu vieilli, Laetitia Gonzalbes modernise, « déringardise », avec de la danse (ça le fait) et les apartés du narrateur masqué (clin d'œil au Bel-Ami de Maupassant et aux poèmes et partitions de Jean Fournée ?), pour combler le caractère tragico-dramatique de ce classique indépassable. Mais parfois plombant. Cela reste un spectacle rythmé et émouvant pour qui aime l'amour, toujours !

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Comédie dramatique conçue et mise en scène par Laetitia Gonzalbes, avec Lise Laffont, Maroussia Henrich, David Olivier Fischer et Samuel Debure. Ardue et... Lire plus

Comédie dramatique conçue et mise en scène par Laetitia Gonzalbes, avec Lise Laffont, Maroussia Henrich, David Olivier Fischer et Samuel Debure.

Ardue et téméraire s'avère la transposition théâtrale d'un texte littéraire et davantage encore quand le choix se porte sur un chef d'oeuvre de la littérature, comme en l'occurrence sur "Anna Karénine" de Léon Tostoï.

Et donc émérite se révèle l'entreprise de Laetitia Gonzalbes qui propose une partition singulière et atypique, à plus d'un titre et qui, pour le moins, ne peut encourir la critique de formatage à l'aune des codes de la jeune scène contemporaine mainstream.

En effet, resserrée sur le trio de l'adultère, instillée d'emprunts à d'autres textes et poèmes, dont le "Bel-Ami" de Guy de Maupassant, et retenant les lignes de force de l'opus original, avec l'inconciliable trinité raison/passion/foi, elle présente une variation contemporanéisée de ce drame de la passion, destructrice et autodestructrice, en déclinant celle-ci de manière saphique, tout en le plaçant sous l'obédience du romantisme noir pour rendre compte des tourments psychologiques du personnage-titre.

Et noir c'est noir, tant pour la dramaturgie que pour la scénographie "black cube" avec un esthétisme qui n'est pas sans évoquer celui "papier glacé" des photos des années 70 d'Helmut Newton, avec des assises mêlant méridienne baroque et chaises napoléon façon Ghost starckien, les lumières crépusculaires que Charly Hove strie de traits de couleur vive avec un plafonnier en tubes diodes disposés façon Dan Flavin et les costumes confectionnés par Claire Avias qui, à l'exception du choix du blanc et de la dentelle vintage pour l'héroïne, s'inspire du style "new fetish" et de celui de l'heroic fantasy.

Ce qui immerge cette chronique d'une mort inéluctable dans une atmosphère d'étrangeté soutenue par la présence d'un énigmatique personnage surnuméraire campé par Samuel Debure à l'inquiétante placidité, narrateur intradiégétique, main du destin, ange de la mort et maître de cérémonie, une cérémonie à l'allure de sarabande orchestrée par Eros et Thanatos.

La mise en scène avisée de Laetitia Gonzalbes soutient ses parti-pris qui se traduisent dans un opus composé de scènes courtes et d'ellipses chorégraphiées scandées par la musique syncrétique deTim Aknine et David Enfrein et un jeu placé sous le registre du réalisme distancié godardien.

David Olivier Fischer, parfait en mari psychorigide et factotum des conventions sociales, et Maroussia Henrich, fascinante en maîtresse libertaire épargnée de l'opprobre par son statut d'artiste, entoure Lise Laffont lumineuse en ingénue mystique et sensuelle éprise de liberté qui se mue en femme fatale surtout pour elle-même qu'elle incarne avec une sensibilité à fleur de peau.

Un beau projet porté par la jeune et prometteuse Compagnie Kakuki.

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Une écriture précise, des comédiens investis et une mise en scène ingénieuse… Adaptation très originale qui saura changer votre regard sur... Lire plus

Une écriture précise, des comédiens investis et une mise en scène ingénieuse…

Adaptation très originale qui saura changer votre regard sur Anna Karénine…

L’amour ça ne se commande pas. Alors quand Anna se marie et tombe amoureuse d’une autre personne, elle va devoir faire face à un dilemme. Un choix impossible qui va la mener vers un destin funeste.

Laetitia Gonzalbes auteure et metteure en scène, décide de créer une version assez singulière d’Anna Karénine. Un défi de taille car adapter un roman russe riche de descriptions, une pièce d’1h30 dans un petit espace, se montrait difficile à relever. Pour donner plus de volume au récit, elle va également intégrer des références à Bel-Ami et Enragée ? de Guy de Maupassant et des poèmes et partitions de Jean Fournée. Mais grâce à une écriture précise, des comédiens investis et une mise en scène ingénieuse tout est possible. Ainsi notre jeune amoureuse prend vie et nous, les spectateurs, allons la suivre dans sa descente aux enfers.
Il faut prévenir le puriste, celui passionné par l’œuvre de Léon Tolstoï. Cette Anna Karénine est une libre adaptation du roman. Notre jeune écervelée ne tombe pas sous le charme du Comte Vronsky mais de Varinka, une femme passionnée, libre, au tempérament de feu qui ne rend de compte à aucun homme. C’est Alexi, le mari d’Anna qui les mettra en relation. Très vite un lien va se créer entre elles. Nous allons assister à une magnifique scène érotico-sensuelle entre Lise Laffont et Maroussia Henrich. C’est le moment de rupture car le secret va être découvert par un mari jaloux. Anna devra choisir entre son cœur et sa raison. Son cœur l’emportera mais sa raison va l’abandonner petit à petit. La folie va la gagner et la perdre.
Le choix qu’Anna aime une femme au lieu d’un homme ne change pas le message critique derrière. La société et les biens pensants jugent ceux qui ne choisissent pas le chemin dit classique. Alors ils sont persécutés, rejetés et parfois humiliés. Un texte qui raisonne toujours autant malheureusement à notre époque. Les quatre talentueux comédiens donnent fougue passion à cette histoire.

Maroussia Henrich interprète avec douceur et sensibilité cette femme libre qui sait aimer avec sincérité et raison. Son costume de saltimbanque donne un mélange entre rebelle et force. Une tenue qui lui va à merveille. Lise Laffont, elle campe Anna, cette innocente enfant qui découvre le sexe le jour de son mariage. « Un viol légal ». Elle découvre la vie dans sa complexité et son injustice. Son personnage qui semble si épanoui à la première scène sombre dans la folie. Elle tient une magnifique scène de fin où elle perd pied et se rend compte de la situation. Son regard se porte au loin derrière le public et la justesse du ton montre sa fragilité. Les hommes ne sont pas en reste. David Olivier Fischer tient avec cruauté son rôle d’homme, égocentrique et cruel. Le visage blanchit, tenu noir, il incarne l’élégance et l’autorité. On ne doute jamais qu’il est cet Alexi. Pour lui tenir compagnie, l’énigmatique Samuel Debure, caché sous un masque. Même si l’on ne le voit jamais son visage, il s’impose là, de façon charismatique. Sa voix un peu pincée, se veut juge et partie. Les costumes de Claire Avias sont vraiment très bien pensés. C’est un mélange subtil de plusieurs matières et style qui donne un côté intemporel. Tout comme la mise en scène, avec des décors qui font anciens qui se couplent avec des cubes de rangement en plastique et des tubes lumineux au plafond qui changent de teintes. La musique créée pour le spectacle se dirige vers la techno avec des sons répétitifs qui correspond totalement à l’ambiance.

Ne passez pas à côté de cette adaptation très originale qui saura changer votre regard sur Anna Karénine.

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Et si David Lynch s’installait dans un théâtre pour raconter la vie d’Anna Karénine ? Laetitia Gonzalbes donne une idée de ce que pourrait en être le... Lire plus

Et si David Lynch s’installait dans un théâtre pour raconter la vie d’Anna Karénine ? Laetitia Gonzalbes donne une idée de ce que pourrait en être le résultat au théâtre de la Contrescarpe.

Anna Karénine… le chef d’oeuvre de Tolstoï. Femme vertueuse mariée à un homme pieux et aussi respectueux des conventions et des apparences, Anna lutter contre, puis vivre, une passion chahutée avec un autre homme. Elle part avec son amant, ne supporte pas d’avoir abandonné son fils, met fin à ses jours. La passion vient de perdre contre la morale.

Dans cette version, Vronski est Varinka, l’amant est une amante. Une façon de rendre l’histoire plus actuelle. On est en 2018, j’ose espérer que personne ne sera ni surpris ni choqué.

La mort accueille le public, masque mi vénitien mi crane d’oiseau, habit noir, peau parcheminée. « Je vous observe depuis longtemps ». Anna arrive, l’histoire se déroule telle que Tolstoï l’a écrite – voire vécue, il y a de l’autobiographie dans cette histoire. Avec quelques inserts, Maupassant, Jean Fournée.

Dans son adaptation d’Anna Karanine, Laetitia Gonzalbes ose. Elle ose modifier le texte, elle crée un univers. Un univers visuel et auditif qui marche. Appuyé sur une distribution qui tient le choc, des costumes de grande qualité, une utilisation audacieuse de la lumière. Elle ne tombe pas dans le piège de la performance pour la performance, c’est du théâtre, des personnages sont là, bien là, ils prennent le temps de raconter leur histoire. Une histoire intemporelle, racontée d’une façon très actuelle.

Actuelle et élégante.

Anna Karenine, c’est la passion contre la morale, le sexe animal contre la religion torturée. Je me souviens de la scène où les corps d’Anna et de Varinka se mêlent dans une danse sensuelle. Je me souviens de l’accouchement d’Anna. Tout est là, animal, charnel, entre ombre et lumière, sans franchir les limites de l’élégance.

L’esthétique de son univers m’a rappelé celle de David Lynch. Oui, c’est ça. Costumes, lumières, place de la musique, utilisation de la danse, c’est l’âme russe transportée à Twin Peaks, émouvant, prenant, impressionnant.

Avec une mention particulière pour le jeu de Lise Laffont, que j’ai trouvée magnifique dans le rôle d’Anna Karénine.

Ça peut étonner. Déstabiliser. Ou emporter. J’ai été un peu surpris au début, puis curieux. Et puis je me suis laissé emporter.

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Lesbien raisonnable ? Et si Anna Karénine était tombée amoureuse d’une femme ? Cela changerait-il le cours de son histoire d’amour ou au contraire,... Lire plus

Lesbien raisonnable ?
Et si Anna Karénine était tombée amoureuse d’une femme ? Cela changerait-il le cours de son histoire d’amour ou au contraire, lui apporterait-il encore plus de chair et de cœur ? Réponse dans cette mise en scène sobre et étonnante, pour un spectacle indispensable en ces temps où l’homosexualité est encore et toujours fustigée.
On connaît tous l’histoire d’Anna Karénine, considéré comme le chef d’œuvre de Tolstoï. La belle Anne qui épouse sans l’aimer vraiment, Alexis Karénine, avant de tomber éperdument amoureuse du Comte Vronski dont elle porte l’enfant. Leur passion ravage tout sur leur passage et finit par être trop lourde pour eux et Anna se jette sous un train. Des transpositions au cinéma, à la télévision, en ballet en au théâtre ont déjà eu lieu. Comment rendre actuelle une telle histoire, à l’heure où l’infidélité ne cause plus un tel opprobre ?

Laetitia Gonzalbes a trouvé la parade. On a récemment vu à l’œuvre la metteure en scène qui a remis au goût du jour Charles Péguy dans Péguy le visionnaire. Ici, pour sa version d’Anna Karénine, elle casse les codes et les conventions : Anna épouse bien Alexis, mais elle tombe amoureuse de Varinka, la meilleure amie de ce dernier. Une autre histoire d’amour impossible qui continue, malheureusement, de résonner avec l’actualité où l’homophobie continue de tuer et de blesser chaque jour de nombreuses personnes homosexuelles.

Pour appuyer son propos et sa mise en scène esthétique et sophistiquée, Laetitia Gonzalbes s’est adjointe la triste figure de la Mort en personne, ou plutôt de la Fatalité, qui s’invite aux discussions, interagit, sous son masque de mystère, avec les personnages, prodigue des conseils et des remontrances, tente d’alerter les funestes horizons et finit par s’en réjouir. Le décor oscille entre modernité et tradition, avec ses néons suspendus qui évoquent des épées de Damoclès, prêtes à fondre sur Anna et Varinka. Les costumes sont à l’avenant, entre habits de gala et froufrous érotiques. La bande son est remarquable, servant les comédiens qui parfois entament un pas de danse ou une chanson, avant de se laisser aller vers l’inéluctable…

L’histoire fonctionne justement parce ces quatre-là entament un ballet mortel avec autant de force que de sensibilité. Lisa Laffont campe une Anna éperdue entre sympathique pour son mari, amour pour son enfant et passion dévorante pour sa maîtresse ; Varinka, plus dure et plus sensée, est incarnée par une incandescente Maroussia Henrich. Chez les hommes, David Olivier Fischer fait un Alexis effacé très crédible, tandis que la figure allégorique du Destin prend corps et voix de Samuel Debure. On ne sait pas ce que Tolstoï aurait pensé de cette version 2018 ancrée dans son époque, mais force est de reconnaître que l’histoire d’amour tragique qu’il a imaginée fonctionne tout aussi bien que la version originale.

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Sous une forme théâtrale à la fois méditative et très vivante Laetitia Gonzalbes  met en scène Anna... Lire plus

Sous une forme théâtrale à la fois méditative et très vivante Laetitia Gonzalbes  met en scène Anna Karénine de Tolstoï au Théâtre de la Contrescarpe. 

Ecrit en 1877, ce roman,  l’un des plus connus de Tostoï,  concentre sans doute bon nombre d’interrogations cruciales chez les auteurs dramatiques dès la fin du XIXe siècle. Dans Anna Karénine, on évoque ouvertement le poids des conventions sociales, celui du rôle restrictif dévolu aux femmes (même issues de la haute société),  la place de l’argent dans le couple  ou encore la culpabilisation féminine dans ses dimensions amoureuses et éducatives. En cela Anna Karénine a beaucoup de points communs avec d’autres œuvres phares du théâtre européen  comme Une Maison de poupée (1879)  du Norvégien Ibsen,  Gertrud (1906) du Suédois Söderberg ou La Peur (1913) de l’Autrichien Zweig.

Sans cesse réinventée, selon le style, le talent et la nationalité de chaque auteur, c’est toujours la même histoire : celle d’une femme de bon milieu, écartelée entre un confort bourgeois illusoire et une passion fugitive et dévorante, situation d’autant plus éprouvante pour les personnages féminins qu’ils sont la plupart du temps confrontés au rejet de la société et victime doublement (du mari et de l’amant). Tragique par son dénouement Anna Karénine est l’histoire d’une femme (Anna Karénine) mariée à un haut fonctionnaire de la haute société pétersbourgeoise découvrant l’amour auprès d’un brillant officier (Vronsky). Par le menu le roman de Tolstoï nous conte le long pourrissement de ce couple – à la suite de la révélation de l’adultère – et ses continuels atermoiements ainsi que la fuite des amants jusqu’au suicide de son héroïne.

À la fois romantique et sombre, la symbolique d’Anna Karénine nous parle de passion amoureuse et d’individus rejetés par la bonne société sous couvert de bonne conscience. Sans en esquiver la dimension étouffante, la libre adaptation et mise en scène de Laetitia Gonzalbes se caractérise par une grande fluidité et une liberté au ton original autour de scènes rythmées et courtes. Les comédiens n’en font jamais ni trop ni pas assez. Ils sont pleinement présents à la scène, par l’élocution, par la manière de se déplacer, par l’émotion juste, par l’expressivité affichée de vêtements changeants. Le plateau scénique donne d’ailleurs le ton : une méridienne baroque, quelques cubes en plexiglas, une table et des chaises ; au plafond, des tubes de diodes électroluminescentes.

Tout cela oriente le spectateur vers une impression de volupté scandaleuse, de rudesse des temps, de labyrinthique dilemme amoureux… Dans cette adaptation Vronsky (l’amant) devient Varinka (l’amante), ce qui – au-delà de l’évidente connotation homosexuelle – contribue peut être à rendre plus compréhensible le décalage d’origine entre Anna Karénine et son mari. Quant à l’Homme sans nom, c’est un personnage masqué devisant avec les autres personnages et ne dédaignant pas de se promener dans la salle. Sorte de chef d’orchestre mortuaire, il participe pleinement au climat allégorique de cet excellent spectacle, qui dégage, entre autres, un fort parfum de mystère.

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L'Évasion des Sens
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Le théâtre de La Contrescarpe présente une adaptation très libre de Laetitia Gonzalbes du célèbre roman « Anna Karénine » de... Lire plus

Le théâtre de La Contrescarpe présente une adaptation très libre de Laetitia Gonzalbes du célèbre roman « Anna Karénine » de Léon Tolstoï.

Un spectacle rythmé, un amant devenu amante, un personnage inédit d’une formidable présence, une mise en scène évoquant à la fois le 19ème siècle de Tolstoï et notre 21ème siècle.
Sur scène : une méridienne baroque, une table, des chaises et des cubes de plexiglas, des diodes électroluminescentes…
Fidèle au thème du roman, Laetitia Gonzalbes nous confronte à la place de la femme dans la société (« Oui, mais les femmes qui ont des ombres finissent mal en général »), au choc des convenances (« Tu t’es tenue de façon inconvenante. Je désire que cela ne se reproduise pas») et nous entraîne dans d’inattendues embardées : références à Tolstoï, emprunts à d’autres auteurs, création musicale contemporaine, homosexualité, lugubres ponctuations par l’homme sans nom…
Dans son journal rédigé en 1854, Léon Tolstoï s’interroge sur son identité « Que suis-je ?… Je suis laid, gauche, malpropre, sans vernis mondain. » Pour Tolstoï, l’écriture est un cheminement vers la connaissance de soi.
À travers la vie d’un couple et le destin tragique d’Anna, l’auteur jette un regard critique sur la noblesse russe et aborde les questions existentielles et politiques qui lui tiennent à cœur (le sens de la vie, la vérité et la religion, le mariage et l’amour, le travail de la terre et l’oisiveté, les questions ouvrière et agricole, les droits des femmes).
Laetitia Gonzalbes fait affleurer la richesse de ses pratiques artistiques (danse, chant, théâtre) et nous livre une adaptation libre et exaltante de la quête et du désordre émotionnel décrits par Tolstoï.
Bref, propulsez-vous jusqu’à ce théâtre intimiste niché à deux pas de la chaleureuse place de la Contrescarpe !

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Une version moderne d’Anna Karénine Sur la scène du Théâtre de la Contrescarpe se joue une adaptation d’Anna Karénine de Léon... Lire plus

Une version moderne d’Anna Karénine
Sur la scène du Théâtre de la Contrescarpe se joue une adaptation d’Anna Karénine de Léon Tolstoï. Des enjeux contemporains ont été insufflés à l’histoire et le public se passionne pour ce drame. 
 
Publié en feuilleton dans Le Messager russe, le grand public découvre pour la première fois Anna Karénine en 1877. Dans ce chef-d’œuvre littéraire, l’auteur raconte l’histoire de deux couples. Il y a d’un côté Lévine et Kitty Stcherbatskï qui incarnent le ménage honnête. De l’autre, Alexis Vronski et Anna Karénine qui incarnent la passion dévastatrice. 

À l’origine, Anna Karénine est une épouse aimante et fidèle à son mari. Mais un jour, alors qu’elle se rend chez son frère à Moscou, elle rencontre le comte Vronski et tombe folle amoureuse de lui. Ne pouvant lutter contre cette passion dévorante, elle finit par s’abandonner dans les bras de cet officier frivole.

Un drame qui subjugue
Sur la scène du Théâtre de la Contrescarpe, Laetitia Gonzalbes propose une relecture subtile du texte de Tolstoï. Ainsi, Vronski devient Varinka et l’histoire d’Anna Karénine prend un tout autre sens. Par amour pour cette femme, elle sacrifie tout : sa réputation, mais aussi sa vie de mondaine, d’épouse et de mère. De sa première rencontre avec Alexis Karénine à sa mort, son histoire est retracée. L’adaptation de Laetitia Gonzalbes permet d’actualiser Anna Karénine en proposant une réflexion sur notre société moderne et la place qu’elle accorde à la femme, à la liberté et à l’homosexualité.

Anna Karénine est une pièce émouvante et impressionnante. L’ambiance (éclairage, son, décor, costume, chorégraphie) permet aux spectateurs de suivre avec passion et empathie la vie d’Anna Karénine. L’interprétation puissante et juste des comédiens, ainsi que le rythme impulsé par la mise en scène happent le public dans une histoire bouleversante. L’adaptation d’Anna Karénine par Laetitia Gonzalbes est donc sublime et permet de redécouvrir un classique de la littérature.

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Anna Karénine, un chef d’œuvre de la littérature russe de Léon Tolstoi (1877). C’est au Théâtre de la Contrescarpe que nous assistons à... Lire plus

Anna Karénine, un chef d’œuvre de la littérature russe de Léon Tolstoi (1877). C’est au Théâtre de la Contrescarpe que nous assistons à sa mise en scène conduite par Laetitia Gonzalbes avec Maroussia Henrich, Lise Laffont, David Olivier Fischer et Samuel Debure.

C’est l’histoire d’une femme aux traits bovariens, mariée à un homme dont elle n’est pas amoureuse, Alexis Karénine. Une liaison monotone les berce jusqu’à ce qu’elle fasse la rencontre du Comte Vronsky dont elle tombe instantanément et intensément amoureuse et dont elle portera l’enfant.
De prime abord, nous sommes tentés de nous attendre à une représentation fidèle au roman et de retrouver tous les personnages de Tolstoi ainsi que la même évolution du récit dans la représentation. Surprise ! La metteure en scène s’est bien prêtée à nous surprendre. En effet, une démarche atypique qui s’aligne intelligemment et avec subtilité avec la contemporanéité des thème abordés. En gardant le fond et les lignes de force du texte original, elle décline d’une manière nouvelle ce croisement classique de la morale et des normes sociales, de la passion destructrice et de la religion. Un magnifique tableau psychologique des quatre personnages présents qui représentent un microcosme de la société.
En libre adaptation du roman, Laetitia Gonzalbes transgresse toutes les formes antérieures de représentations théâtrales et cinématographiques car fait coïncider l’histoire d’Anna Karénine avec l’actualité du débat autour de l’homosexualité et de l’homophobie et des violences que subissent plusieurs personnes.
C’est ainsi que la Anna imaginée par la metteure en scène n’a pas un amant (le Comte Wronsky) mais une amante (Varinka), pour qui elle éprouve un amour fougueux et ravageur. Choix franchement inattendu mais qui répond au final au même message : l’interdit, l’inconvenable, l’adultère, etc.
Le personnage d’Anna a grandement été interprété par la belle Lisa Laffont. Tout en finesse et en sensibilité, la comédienne a su rendre compte du mysticisme et la soif de liberté qui anime le personnage. Face à elle et dans le rôle de Varinka, Maroussia Henrich en artiste et femme fatale avec un charisme et une présence remarquable. Alexis Karénine est interprété par David Olivier Fischer qui a bien su souligner le côté froid et détaché du personnage, quoiqu’un peu plus de nonchalance aurait été peut-être plus adapté au caractère sage et religieux du personnage. Enfin, la présence de l’homme masqué, ténébreux et mystérieux a fait son effet. La réalité de la mort et de la fatalité, qui entourent le récit est justement représentée sur scène et prend forme humaine à travers Samuel Debure qui a excellemment transmis par la qualité de son jeu et de ses interventions la peur, l’angoisse, l’étrangeté mais surtout le mauvais présage.

La mise en scène est une réussite assurée qui passe par le caractère moderne-traditionnel du décor, des magnifiques costumes qui nous renvoient tantôt à la société russe de ces temps-là, tantôt aux belles robes des temps présents, mais aussi par le choix de la musique et des pas de danses qui rapprochent et éloignent les comédiens. Un travail remarquable et atypique qui a conquis le public et qui aura assurément des échos positifs et encourageants.

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Des mots pour vous dire
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C’est à la première seconde que nous plongeons dans le froid intense de cette pièce de théâtre à l’accent russe. « L’Homme... Lire plus

C’est à la première seconde que nous plongeons dans le froid intense de cette pièce de théâtre à l’accent russe. « L’Homme sans nom » (incarné par Samuel Debure), de noir vêtu, au masque de la mort, se tient déjà devant nous et nous explique les arcanes de la passion irrépressible vouée inéluctablement à l’irréparable.
Mais le feu, pour la minute, est sous la glace et, Anna (Lise Laffont), rayonnante, patine sur scène quand le comte Karénine (David Fischer) la remarque et accroche son regard. Il ne tardera pas à l’épouser et à la présenter innocemment à son amie de toujours Varinka (Maroussia Henrich). La morgue aristocratique d’Alexis Karénine, plus préoccupé à remplir les obligations de son rang qu’à pallier les attentes d’affection de sa femme, jettera Anna dans les bras de Varinka. Elle deviendra sa maîtresse et la suivra jusqu’à quitter son époux et son fils Serge…
L’adaptation libre de Laetitia Gonzalbe ne nous éloigne pas pour autant de l’univers de Tolstoï et de la complexité de ses personnages qui oppressent le spectateur comme ils le feraient pour le lecteur. Chacun suit le déroulement de l’histoire avec ses valeurs et… celles de son époque. Si le XXIe siècle pose un regard plus clément sur l’adultère, il est encore sévère sur l’homosexualité : la metteuse en scène a choisi d’éclairer ce sujet non évoqué par l’écrivain par des jeux de rôle parfois sans entrave (Lise Laffont se dénude à demi), et dans une expression artistique multiforme (danse…).

Les scènes rythmées et très courtes accélèrent le temps de ce très gros et grand roman sans en perdre sa profondeur. Les transitions entre elles sont ponctuées par des effets de lumières et musicaux qui œuvrent en poésie. Aussi quand des pétales rouges s’échappent d’un petit ballon pour évoquer le sang qu’Anna perd quand elle accouche, ou quand la fumée blanche du train de la gare où Anna se suicide s’évapore jusqu’au premier rang. Le noir s’épaissit. Les applaudissements retentissent.

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En 1877, Léon Tolstoï publie « Anna Karénine » et quelques années après, le roman fait entrée la littérature... Lire plus

En 1877, Léon Tolstoï publie « Anna Karénine » et quelques années après, le roman fait entrée la littérature russe dans la culture européenne.

Incarnation de l’incrédulité, du péché mais également de la liberté et de la modernité, Anna Karénine traverse les époques comme par magie et l’adaptation libre de Laetitia Gonzalbes le montre bien.

L’auteure qui signe également une mise en scène brillante offre une relecture novatrice, originale et inattendue de ce classique.
Dans cette version moderne et audacieuse qui n’est absolument pas linéaire, le spectateur est captivé et totalement emporté par ce qui se joue devant ses yeux.

Sur scène, Lise Laffont, Maroussia Henrich, David Olivier Fischer et Samuel Debure incarnent avec force et conviction leurs rôles et ils font entrer le public dans une ronde où la passion côtoie la folie et la mort.
Durant 1h30, on assiste à la grandeur et à la décadence d’Anna Karénine et on en ressort subjugué.

Ne manquez pas cette fabuleuse adaptation qui ne manque pas de sensualité et dans laquelle vous retrouverez également du Maupassant, des passages chorégraphiés travaillés, un esthétisme dingue et des compositions musicales originales de Tim Aknine et David Enfrein qui habillent magnifiquement l’œuvre.

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Transposer un classique de la littérature russe en pièce de théâtre est un projet ambitieux. C’est pourtant le pari que s’est lancé Laetitia... Lire plus

Transposer un classique de la littérature russe en pièce de théâtre est un projet ambitieux. C’est pourtant le pari que s’est lancé Laetitia Gonzalbes, en adaptant au théâtre Anna Karénine de Léon Tolstoï, une œuvre complexe de plus de huit cents pages. Pari réussi ?
 
Le roman de Tolstoï transposé sur scène
Publié par Léon Tolstoï en 1877, Anna Karénine est un chef-d’œuvre  de la littérature russe et, à plus grande échelle, de la littérature européenne. Tout comme dans le roman, la comédie dramatique se déroule en Russie, dans les années 1870. Anna Karénine (Lise Laffont) est mariée à Monsieur Karénine (David Fisher), homme de haut rang. Il se veut intègre, mais est aveuglé par la morale et le maintien de sa réputation. Délaissée et incomprise, Anna ne tardera pas à entreprendre une liaison . Liaison qui détruira son mariage et sa vie entière. Si la pièce, qui se joue en ce moment au Théâtre de la Contrescarpe, est différente du roman en bien des points, elle en conserve pourtant l’essence.
Une réadaptation libre et intelligente
Gonzalbes a en effet effectué quelques changements. D’abord, l’amant d’Anna n’est pas le comte Vronski. En fait, l’amant d’Anna n’est pas un amant tout court, mais une amante. Celle-ci répond au doux nom de Varinka (Maroussia Henrich). Aussi séduisante que libre, cette femme n’a que faire des convenances. Seulement, tout comme Anna, elle ne sera pas épargnée par l’intensité et le danger de leur relation.
Puis, la metteuse en scène a choisi d’emprunter des extraits aux œuvres de Guy de Maupassant (auteur adulé par Tolstoï) et des poèmes à Jean Fournée. Choix approuvé, puisque la pièce n’en ressort que plus profonde et poétique.
 
Une intrigue rythmée par un personnage étonnant
Dès le début, le spectateur est surpris, car la pièce s’ouvre sur un personnage mystérieux. Celui-ci, debout dans un coin, entame un discours sur les dangers de la passion. Il s’agit là de « l’homme sans nom » (Samuel Debure). Toujours habillé de noir, son visage reste masqué tout du long. D’ailleurs, il semble constamment s’exprimer de manière étrange et solennelle.
Mais qui est vraiment cet homme ? Est-ce un narrateur omniscient ou une allégorie de la Mort ? Est-ce Tolstoï  lui-même ou Lévine ? Ou bien est-ce tout cela à la fois ? Quoi qu’il en soit, c’est lui qui rythme l’intrigue. « L’homme sans nom » est à la fois la particularité de cette adaptation et l’âme de l’œuvre de Tolstoï.
Une mise en scène originale et innovante 
Toute l’atmosphère du roman est retranscrite sur scène, aussi grâce au décor : une méridienne baroque, une table et des chaises en plexiglas, etc. Laetitia Gonzalbes explique ce choix : « La méridienne évoque la bourgeoisie, les plaisirs, les échanges. Les éléments en plexiglas, la rudesse et froideur russe ».
Il y a la musique et des danses transcendantes, des plafonniers néon qui changent sans cesse de couleur. D’ailleurs, ceux-ci forment des croix, tel un signe de mauvais augure qui planerait au-dessus des protagonistes. Enfin, la compagnie Kabuki se démarque grâce à son jeu remarquable, son ton juste, ou encore sa manière d’occuper la scène.
 
Une histoire intemporelle…
L’histoire d’Anna Karénine n’a ni âge ni époque, peu importe l’adaptation. Celle-ci dépeint l’évolution de deux relations malsaines. La première est l’union sacrée entre un homme et une femme, une relation inégale et étouffante. La seconde est une liaison, passionnée mais interdite. Les deux – Anna en est le dénominateur commun – se détériorent à un moment donné.
C’est donc une histoire qui traite d’une femme tiraillée entre morale et liberté, mais également celle d’un homme trahi et seul face à son désarroi. La réadaptation de Gonzalbes montre parfaitement comment la passion peut se transformer en souffrance, puis en folie, et comment la folie peut mener à la mort.
… et moderne
Cependant, avec cette liaison homosexuelle, la pièce de théâtre ne traite pas d’un adultère commun pour l’époque. Cette relation prend alors encore plus de sens. La souffrance mise en scène n’en est que d’autant plus grande. En effet, au-delà, se cache la volonté de mettre en lumière un sujet malheureusement toujours problématique dans notre société actuelle : « L’objectif est toujours de parler à toutes les générations et de traiter des sujets de fond », justifie la metteuse en scène.
 
«  Les montagnes russes  »
Ainsi, même si cette pièce semble située à une époque définie (au XIXe siècle) et à un endroit précis (la Russie en plein Empire), elle nous présente un sujet à la fois intemporel et moderne. Le spectateur en ressort plongé dans une réflexion sur sa vie personnelle. Et nous, si nous avons été si bouleversés, c’est bien parce que la pièce nous a fait voyager d’une émotion à une autre : le désir, la peur, la colère, les larmes… Ce n’est pas pour rien que Laetitia Gonzalbes surnomme son œuvre « les montagnes russes ».

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En allant voir Anna Karenine au théâtre, je dois avouer que je ne connaissais absolument rien du roman, étant peu attirée par les pavés romans fleuves... Lire plus

En allant voir Anna Karenine au théâtre, je dois avouer que je ne connaissais absolument rien du roman, étant peu attirée par les pavés romans fleuves russes en général et par Tolstoï en particulier (et pour prévenir toute critique : j’ai essayé avant de renoncer). J’étais en revanche enthousiaste à l’idée de pouvoir découvrir l’histoire de cette femme que je devinais tourmentée par les affres du choix amoureux sans avoir à parcourir 900 pages en très petits caractères. J’avais aperçu mais sans y prêter attention que cette adaptation libre s’inspirait également de Maupassant. Et cee croisement des influences est une belle idée.

Mais plus encore que le recours à ces deux illustres auteurs, l’originalité de cette Anna Karenine revisitée est de moderniser considérablement l’histoire. Dans le roman originel, Anna, mariée à Alexis Karénine, s’éprend du comte Vronski et sombre dans une liaison passionnelle qu’elle confessera à son mari. Ici, le scandale arrive par l’intermédiaire d’une femme, qui conduira progressivement Anna à être charmée par sa culture et son indépendance, et à se laisser séduire lors des fréquentes absences d’Alexis, qui découvre leur aventure en rentrant de voyage plus tôt que prévu. Il décide de pardonner à celle qui porte alors son fils, Serge, tout en exigeant le départ de l’intruse. La passion va bien entendu se révéler plus dévastatrice que la raison….

Le travail d’écriture de la pièce force l’admiration, et permet de découvrir les poèmes de Jean Fournée qui sont absolument magnifiques et contribuent pleinement à l’émotion que l’on ressent en découvrant ces personnages. Le parti pris d’un narrateur masqué est également osé et donne lui aussi du relief à cette pièce qui n’en manque déjà pas. Et les costumes d’Anna sont absolument superbes. Surtout, il est important de souligner le talent des 4 comédiens et leur capacité à nous emporter dans leurs tourments. Samuel Debure impressionne par sa carrure ou sa voix grave et affirmée, David Olivier Fischer par la façon dont il fait vivre l’ambivalence d’Alexis, Maroussia Henrich par son aura et Lise Laffont par son mélange de fragilité et de détermination. Toute la troupe nous offre un moment rare de théâtre qui mérite bien leur récente éligibilité aux Molières.

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Transposer la fresque de Léon Tolstoï (1877) à la scène est un pari que beaucoup ont tenté de relever. L’originalité de Laetitia Gonzalbes vient du... Lire plus

Transposer la fresque de Léon Tolstoï (1877) à la scène est un pari que beaucoup ont tenté de relever. L’originalité de Laetitia Gonzalbes vient du fait qu’en plus d’en extraire l’essence, elle puise dans des textes de Maupassant pour souligner certains aspects de la relation Anna-Alexis et de Francis Fournée pour apporter une touche poétique.
Cette version du mythe repose en grande partie sur la présence d’un personnage masqué plutôt mystérieux, qui accueille les spectateurs et qui plane ensuite sur tout le spectacle. Est-ce un corbeau annonçant la mort ? Est-ce le narrateur ? Est-ce la conscience des personnages ? Est-ce tout cela à la fois ? Toujours est-il qu’en tant qu’annonceur de la tragédie, il ajoute à l’ensemble une note angoissante.
Quant à la trame du roman, elle y est : Anna épouse Alexis après avoir dansé avec lui au bal, mais les voyages de son mari suscitent ennui et distance au point de le tromper. Contrairement au roman, l’épouse ne tombe pas amoureuse du Comte Vronski mais d’une femme. De l’envoutante Varinka, l’amie du mari, une femme artiste libre et indépendante.
Ce parcours de l’amour à la folie en passant par la passion se donne dans un décor et des costumes très travaillés, néobaroques, à la limite du gothique : c’est presque un clip de Mylène Farmer ! Sous les lumières de plusieurs couleurs et au gré des musiques les personnages se livrent à un ballet fatal qui, outre les sentiments et leurs conséquences, n’omet pas les références concernant la place de la femme dans la société ainsi que l’importance du regard des autres et des convenances. Si les puristes attachés au texte original pourraient s’en trouver contrariés, ceux qui sont en faveur de (re)toucher les œuvres d’art pour les rendre accessibles et contemporaines s’en trouveront satisfaits, d’autant que les comédiens sont véritablement habités par leurs personnages.

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Il y a quelques semaines, nous avons découvert la pièce Anna Karenine, adaptée de Tolstoï par Laetitia Gonzalbes. Eligible aux Molières 2019, cette... Lire plus

Il y a quelques semaines, nous avons découvert la pièce Anna Karenine, adaptée de Tolstoï par Laetitia Gonzalbes.
Eligible aux Molières 2019, cette pièce nous plonge dans un univers captivant, de part une mise en scène particulièrement soignée.On s’installe dans une ambiance sombre et mystérieuse. Tout est noir, et un personnage très étrange arrive … Il nous parle. Nous raconte. Nous met en garde … Puis s’efface dans le fond de la scène. Entre ensuite Anna, et Alexis. L’étrange personnage revient vers nous, nous raconte. C’est une voix off qui n’est pas si off que ça, mais dissimulé tout de même derrière un étrange masque et vêtu tout de noir. Il laisse planer une crainte sur la scène, sur les personnages. On sent que tout ne va pas vraiment bien se passer … ça va certainement mal finir.

La mise en scène de Laetitia Gonzalbes est particulièrement soignée, esthétique. Nous sommes en Russie au 19eme siècle, dans la belle bourgeoisie. Les costumes sont en velours blanc et grenat. Tout resplendit. Du 19eme siècle, on est directement projeté aux problématiques modernes. Oh non pas que l’homosexualité n’existait pas à l’époque, mais elle n’était pas mise en avant comme aujourd’hui. C’est ainsi que, en lieu et place d’un amant, Laetitia Gonzalbes attribue une amante à Anna. Et ça colle. On se prend de passion pour cette passion. Autant qu’Anna de Varinka. Les deux femmes sont belles, vraies, aspirent à la liberté. Malheureusement, les choses ne sont pas si simples.  Et ce mystérieux personnage sombre qui est-il ? Un confident pour Anna ? Un observateur de cette dangereuse relation adultère ? Ou encore la mauvaise conscience d’Anna personnifiée par ce masque terrifiant ? Autant de possibilités que le spectateur peut prendre la liberté de choisir. Et à voir sa présence parfois si proche d’Anna, qui survit à sa vie, en gardant une main sur sa cuisse, comme pour se rassurer de sa présence … 
Une belle réussite pour cette pièce.
Des personnages captivants et une atmosphère dont on ne sort pas vraiment indemne … 

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Quand Anna Karénine quitte son mari pour une femme... Du roman de Tolstoï, adapté sur la scène du Théâtre de la Contrescarpe, à Paris, Laetitia... Lire plus

Quand Anna Karénine quitte son mari pour une femme...
Du roman de Tolstoï, adapté sur la scène du Théâtre de la Contrescarpe, à Paris, Laetitia Gonzalbes a tout gardé... sauf que l'un des protagonistes a changé de sexe. Résultat, l'héroïne ne quitte plus son mari pour un homme, mais pour une femme. Audacieux, fort et poignant comme un cri du cœur. 


Pourquoi ce changement de sexe d'un personnage ? 
C'est pour retrouver la pleine puissance du texte dans une époque contemporaine. L'idée d'un adultère traditionnel, une femme de la haute société qui sacrifie tout pour un homme, fonctionnait moins. Je me suis dit que pour transmettre la force du texte, il fallait l'adapter à notre époque. L'histoire de Tolstoï en est d'autant plus puissante.

Est-ce une envie de sacrifier à l'air du temps ?
C'est bien plus fort que ça. J'ai envie de faire des pièces qui dénoncent des choses importantes. Je suis attachée à certaines valeurs républicaines. Pour moi, faire du théâtre, c'est faire de la politique. 

À l'heure du mariage pour tous, on pourrait penser que toutes ces histoires de mœurs et de choix de sexualité se sont banalisées. 
Étonnamment, on a des jeunes assez libérés sur certains sujets. En revanche, lorsqu'on rencontre les associations, on se rend compte que c'est pire qu'avant. Il se passe avec l'homophobie ce que l'on connaît aussi avec l'antisémitisme. Il y a un retour de la morale un peu judéo chrétienne.

 
Cette pièce contribue-t-elle, selon vous, à lutter contre l'homophobie ? 
J'espère, mais ce n'est pas une œuvre militante, au grand dam de certaines associations LGBT qui ont trouvé que je n'allais pas assez loin. Je n'ai pas voulu choquer, par exemple mettre deux femmes nues sur scène. En faisant une adaptation tout public, cela rend l’œuvre plus efficace. J'ai essayé de ne pas traiter directement du sujet de l'homosexualité car je reste dans l'histoire de Tolstoï. Je n'ai rien changé au texte.


Que voudriez-vous que l'on retienne de cette adaptation ? 
Que l'on sorte du théâtre avec l'envie de respecter davantage le droit à la différence. Comme Anna Karénine, certains (hommes ou femmes), se suicident car ils sont victimes des convenances, des préjugés d'une société conservatrice. Ils ont le sentiment d'être dans une époque qui ne les acceptent pas et le suicide est la seule issue. C'est valable en amour comme dans le milieu professionnel. J'aimerais que l'on soit plus respectueux, plus tolérant.

Ce que vous faites avec Tolstoï, vous auriez pu le faire avec un autre auteur, un autre texte ? 
Je ne sais pas, mais Anna Karénine est une œuvre qui m'a profondément touchée. J'ai eu envie que l'on comprenne mieux le message d'un auteur qui a inspiré Gandhi.

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picto De la cour au jardin
Pourquoi Blanche Neige ne se réveille pas ? et autres contes recyclables

Naincroyable mais vrai ! C'est Nainporte quoi ! Rien ne va plus au Pays des contes ! 
Tel est le constat que sont obligés de dresser Atésouhè, Eduquenate et... Lire plus

Naincroyable mais vrai ! C'est Nainporte quoi !
Rien ne va plus au Pays des contes !



Tel est le constat que sont obligés de dresser Atésouhè, Eduquenate et Ravi, trois nains, dont un qui est géant. Si si...

Arrivant sur le plateau de manière tout à fait naintempestive, ils vont constater un phénomène jusqu'alors nainpensable : Blanche-Neige ne peut plus se réveiller !

Il faut donc enquêter !



L'infâme Toutéfini a encore fait des siennes. Il a refilé à la méchante sorcière un pesticide qui rend les pommes empoisonnées toutes bleues, empêchant tout réveil d'une bienaimée par un quelconque prince, fût-il charmant...



Mais s'il n'y avait que cela...
Ariel, vous savez, la petite sirène, Ariel ne peut plus remonter à la surface...
L'ignoble Toutéfini, encore lui, a vendu à Eric, le chéri d'Ariel, un projet de décharge dans les océans.
Dorénavant, ce sont des tonnes de déchets de PVC et de matière plastique qui polluent les eaux marines...



Mais ce n'est pas tout !
Ce décidément scélérat Toutéfini a réussi à faire en sorte que Pinocchio ne puisse sortir de son corps de bois.
Il a vendu à son créateur une gigantesque usine rejetant des tonnes et des tonnes de dioxyde de carbone et autres vapeurs toxiques.

Plus de contes, donc !


Sans ces histoires, les enfants seront-ils réduits à regarder en bloucle Cyril Hanounain ?

Vous l'aurez compris, c'est une très jolie fable à la fois drôle et écologique qui attend petits et grands à la Contrescarpe.


Fanny Roche a concocté la base de ce texte militant (l'écriture plateau a fait le reste), un texte qui parle aux têtes plus ou moins blondes à partir de cinq ans, ainsi qu'à leurs accompagnants en raison des nombreux degrés de lecture proposés.

Par le biais des personnages et des situations auxquelles ils sont confrontés, un vrai message passe.
Nous allons donc beaucoup rire.
Les trois comédiennes et comédien Carole Borderieux, Pauline Prévost et le très costaud Quentin Morillère sont excellents, à incarner tous les personnages, nains ou pas, de ce spectacle.
Dans des costumes très réussis, visuellement très beaux, ils déclenchent souvent l'hilarité générale, pour mieux enfoncer le clou écologique.

Les contrastes entre eux, les oppositions de caractère, de taille, de voix, tout ceci fait mouche.
Augustes et clown blanc, le trio fonctionne à merveille !
Les trois camarades s'amusent beaucoup sur le plateau, c'est évident. De beaux moments de comédie émaillent cette heure de spectacle.

Ils nous régalent également d'un RAP engagé :
« Pas de plastique
Dans l'Océan atlantique, 
Pas de déchets,
Dans la Méditerranée ! » Yo man !

Bien entendu, la résolution finale viendra donner une lueur d'espoir, concluant de bien belle façon le message pédagogique adressé mine de rien aux petits.

Très subtilement, sans avoir l'air d'y toucher, on nous a parlé de l'hyper-capitalisme qui conduit au dérèglement climatique de notre planète.
 
La méchante sorcière adoptera donc un comportement écologiquement très responsable. Je vous laisse évidemment découvrir cette hilarante conclusion.

J'ai donc passé une excellente après-midi dans laquelle petits et grands, tous captivés, ne perdent pas une miette de ce qui se joue sur scène.
On entendait les mouches voler, tout le monde riait de bon cœur aux bons endroits, une vraie complicité s'installant très vite entre le public et les comédiens.



Je vous recommande chaudement ce spectacle qu'il serait d'ailleurs dommage de laisser aux seuls petits !

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Le tout petit Prince minuscule

« Un spectacle qui atteint l’harmonie parfaite : entre réflexion philosophique, humour fin et bien dosé, rebondissements justement rythmés… À ne pas... Lire plus

« Un spectacle qui atteint l’harmonie parfaite : entre réflexion philosophique, humour fin et bien dosé, rebondissements justement rythmés… À ne pas manquer. » 

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Les Parias chez Victor Hugo

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Les Parias chez Victor Hugo

Une grande comédienne qui atteint le public dans son être le plus profond.

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