Les théâtres

Théâtre de la Contrescarpe 

© Fabienne Rappeneau
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5 rue Blainville 75005 Paris
 

T : 01 42 01 81 88

Directrice Artistique : Maud MAZUR

Directeur : Dominique GOSSET

Inscrit dans un environnement vivant, intellectuel, chargé d’histoire, à deux pas du Panthéon, du Jardin du Luxembourg, de la Sorbonne,… le Théâtre de la Contrescarpe met à l’honneur le théâtre contemporain (historique, philosophique, sociétal, jeune public…), avec une sélection exigeante de spectacles tous publics !

 

Le Théâtre de la Contrescarpe accueille ainsi, depuis septembre 2015, le succès "Et pendant ce temps Simone veille !".

 

Le Théâtre de la Contrescarpe abrite et participe également à la création d’œuvres théâtrales inédites. 

 

L’intimité avec le public et l’acoustique sont particulièrement appréciées, en théâtre, mais aussi lors des spectacles musicaux et concerts ! Musique baroque, concerts internationaux de guitare Fingerstyle, artistes Pop/Rock,… ont déjà choisi le Théâtre de la Contrescarpe pour des représentations exclusives ! (Imany, Oldelaf, Ben Mazué, Austin Brown…)

 

Le Théâtre de la Contrescarpe, écrin rouge et noir de 110 places, se niche dans une petite rue pittoresque du quartier mythique du Quartier Latin et de la rue Mouffetard.

La presse parle du Théâtre de la Contrescarpe

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Fausse Note

Un tête-à-tête fiévreux se met en place dans cette pièce à suspense...

France Culture

Fausse Note

Sans fausse note !

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Fausse Note

La salle, captée, vit le suspens et les retournements. C’est bouleversant. Et jouissif.

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Fausse Note

Un vrai thriller (…). À chaque phrase, on se dit qu’est-ce qui va se passer ?

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Fausse Note

L’intrigue est excellente, rondement menée.

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Fausse Note

Intéressant, intense, fiévreux, mis en scène avec rigueur et exigence.

La Parisienne Life

L'étrange affaire Émilie Artois

Haletant et brillant !

« L’ETRANGE AFFAIRE EMILIE ARTOIS » AU THÉÂTRE DE LA CONTRESCARPE, NOUS Y ÉTIONS ! L’année passée, nous avions été séduits par le talent de comédien du jeune Lucas Andrieu qui est exceptionnel dans « Hypo ". Hier soir, lors de la... Lire plus

« L’ETRANGE AFFAIRE EMILIE ARTOIS » AU THÉÂTRE DE LA CONTRESCARPE, NOUS Y ÉTIONS !


L’année passée, nous avions été séduits par le talent de comédien du jeune Lucas Andrieu qui est exceptionnel dans « Hypo ".


Hier soir, lors de la première de « L’Étrange Affaire Émilie Artois » au Théâtre de la Contrescarpe, le coup de cœur s’est confirmé d’autant plus que Lucas n’y incarne pas seulement un inspecteur venu faire passer un interrogatoire à une suspecte, il a également écrit cette œuvre percutante avecEmma Baudoux.


Dans une mise en scène signée Damien Dufour qui a composé également la musique, Lucas Andrieuet Elena El Ghaoui laissent s'exprimer leur don d’interprétation et ils se donnent à 100% sur scène en étant totalement habités par leurs personnages.


Il n’y a que du très positif dans ce huit clos noir, haletant et brillant dans lequel on retrouve de la tension, du crime, des rebondissements et de la folie.


Durant 1h10, les deux comédiens captivent leur auditoire en pratiquant une sorte de jeu du chat et de la souris sauf que comme bien souvent, la souris n’est pas celle que l’on croit…
Cette mystérieuse Émilie Artois a quelque chose du personnage de Catherine Tramell incarné parSharon Stone dans « Basic Instinct » et ce thriller est assurément à la hauteur des meilleures œuvres du genre.
La standing ovation réservée à Lucas Andrieu et Elena El Ghaoui était amplement méritée lors de cette première et nous vous dirions que « L’Étrange Affaire Émilie Artois » aurait certainement plu au grand Alfred Hitchcock.


Bravo et longue route à ce spectacle brillant et intense !

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L'étrange affaire Émilie Artois

Le spectateur est tenu en haleine jusqu’à la dernière scène.

Pour une classique histoire de vol de carte bancaire, Alexandre reçoit une jeune fille, Emilie, pour l’interroger. Emilie est l’ex-copine de la victime et elle est la principale suspecte. Le simple interrogatoire sur les faits et gestes de la jeune fille le jour du vol, se transforme en une scène totalement... Lire plus

Pour une classique histoire de vol de carte bancaire, Alexandre reçoit une jeune fille, Emilie, pour l’interroger. Emilie est l’ex-copine de la victime et elle est la principale suspecte. Le simple interrogatoire sur les faits et gestes de la jeune fille le jour du vol, se transforme en une scène totalement surréaliste pour le jeune inspecteur …

Mettre en scène au théâtre un thriller n’est pas simple. Il faut faire la balance entre l’histoire, les personnages et le suspens. Le suspens doit être suffisamment palpable, il est presque un personnage à part entière. Le pari est plutôt réussi pour ce huis clôt entre les deux personnages. On est directement plongés dans cette ambiance lourde et sombre. Nos yeux s’écarquillent au fur et à mesure qu’Emilie nous raconte ses crimes, dans un calme carrément flippant.

Une très belle mise en scène, qui ajoute considérablement à l’oeuvre. Il s’agit d’un interrogatoire. Emilie est donc filmée. Damien Dufour joue avec un écran pour créer un parfait effet visuel. On voit Alexandre et Emilie devant nous, face à face, mais également sur l’écran, en fonction de leur positionnement sur scène. Le décor et simple et efficace. La faible lueur d’une lampe au plafond éclaire la scène, ce qui nous permet de rester concentrés sur les seuls personnages et leurs échanges.

On va de surprise en surprise. Le spectateur est tenu en haleine jusqu’à la dernière scène. On peut féliciter Lucas Andrieu, 22 ans seulement, pour ce deuxième spectacle

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L'étrange affaire Émilie Artois

Un polar bien ficelé

'L’inspecteur Alexandre Leclerc convoque l’énigmatique Émilie Artois pour un interrogatoire tout à fait banal : elle est soupçonnée d’avoir volé la carte bleue de son petit ami.' De ce point de départ, Lucas Andrieu nous entraine dans un polar bien ficelé. La mise en... Lire plus

'L’inspecteur Alexandre Leclerc convoque l’énigmatique Émilie Artois pour un interrogatoire tout à fait banal : elle est soupçonnée d’avoir volé la carte bleue de son petit ami.'

De ce point de départ, Lucas Andrieu nous entraine dans un polar bien ficelé.
La mise en scène de Damien Dufour joue habilement avec les détails et crée une atmosphère digne d'un film noir. La caméra, le bruit de la machine à café, les sonneries du téléphone portable ou l'entrée en scène d'Émilie, tout nous ramène à la réalité, et pourtant comment démêler le vrai du faux ?

Elena El Ghaoui excelle dans ce rôle de femme fatale qui semble écrit pour elle.
Elle a cette assurance dans son jeu et maintient du début à la fin la tension qui se noue entre les deux personnages. 

Elle joue de sa fragilité et de son caractère troublant pour sans cesse semer le doute. Déstabilisé, l’inspecteur Alexandre Leclerc ne sait plus à qui ou à quoi se fier.
Lucas Andrieu incarne ce jeune inspecteur pris au piège d'un scénario qui se referme peu à peu sur lui.

Le personnage d'Émilie Artois, féminine et troublante, n'est pas sans nous évoquer les personnages féminins des romans de James Elroy.
L’Étrange Affaire Émilie Artois est un véritable thriller psychologique bien mené par de jeunes acteurs et une mise en scène qui mêle judicieusement les codes du cinéma, du roman policier et du théâtre. 

 

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L'étrange affaire Émilie Artois

Un thriller théâtral et psychotique

Lucas ANDRIEU est né dans le Var, il était sur scène l'année dernière avec HYPO, dans le même théâtre. Il a suivi les Cours de l'Enseignement de l'École Dramatique du Lucernaire. Ce soir, à un certain moment, il m'a fait penser à James Dean, dans "A l'Est d'Eden"... Lire plus

Lucas ANDRIEU est né dans le Var, il était sur scène l'année dernière avec HYPO, dans le même théâtre.

Il a suivi les Cours de l'Enseignement de l'École Dramatique du Lucernaire.

Ce soir, à un certain moment, il m'a fait penser à James Dean, dans "A l'Est d'Eden" et à l'Actor Studio.

À d'autres instants, il en faisait trop, sa voix mal placée, mais quelle belle performance !!!

Eléna EL GHAOUI, a un rôle plus facile à jouer, tout en nuances, et elle fait merveille.

Je n'avais jamais vu cette comédienne, je ne sais rien d'elle, mais je vais la suivre. Quel talent !

Lucas ANDRIEU, qui n'a pas fini de nous surprendre, a écrit cette pièce avec Emma BAUDOUX.

Un thriller théâtral et psychotique, dans une Mise en scène de Damien DUFOUR, qui signe une partition musicale de grande qualité.

Le Pitch: " L'inspecteur Alexandre Leclerc doit entendre Émilie Artois, suspectée d'avoir dérobé la carte de crédit de son petit ami"

Mais, tout va vite déraper, et nous confronter à bien des surprises !!!

Un spectacle où l'on entendrait les mouches voler, mais il n'y en a pas dans la salle...

Ne boudez pas votre plaisir, et venez vous étonner !

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L'étrange affaire Émilie Artois

Promesse tenue et excellent spectacle...

Un homme une femme sans chabadabada lelouchien pour "L'étrange affaire Emilie Artois" mais une situation de huis clos résultant d'un interrogatoire policier entre un lieutenant novice et fébrile et une suspecte calme et manipulatrice. Une coupable qui confirme les faits qui lui sont reprochés, et même... Lire plus

Un homme une femme sans chabadabada lelouchien pour "L'étrange affaire Emilie Artois" mais une situation de huis clos résultant d'un interrogatoire policier entre un lieutenant novice et fébrile et une suspecte calme et manipulatrice.
Une coupable qui confirme les faits qui lui sont reprochés, et même davantage, ce qui non seulement déstabilise son interlocuteur mais renverse le rapport de forces et installe un climat de thriller psychologique.
Pour leur premier opus en co-écriture, de surcroît dans un genre délicat à porter sur scène, Lucas Andrieu et Emma Baudoux ont parfaitement réussi leur entreprise placée sous influence cinématographique assumée, de Hitchcock pour la gestion du suspense à Paul Verhoeven avec un inquiétant caractère féminin, version ange apocalyptique de la femme fatale de "Basic Instinct".
En effet, ils gèrent efficacement le suspense par la tension trouble qui s'installe entre les protagonistes, la multitude d'indices esquissant de vraies fausses pistes, et vice-versa, et la gestion efficace du suspense et s'offrent même le luxe d'un dénouement à double détente.
La mise en scène claire et fluide de Damien Dufour orchestre et soutient la partition ressortant au mécanisme du jeu du chat et de la souris mené tant entre les personnages qu'avec le public, lequel est superbement mené par Lucas Andrieu et Elena El Ghaoui, jeunes comédiens plus que prometteurs au jeu déjà assuré.
Donc promesse tenue et excellent spectacle...

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L'étrange affaire Émilie Artois

Tous les deux ont ce talent qui fait que le spectateur se prend au jeu...

Synopsis : L’Inspecteur Alexandre Leclerc convoque l’énigmatique Emilie Artois pour un interrogatoire tout à fait banal : elle est soupçonnée d’avoir volé la carte bleue de son petit ami. Mais il se pourrait que ce ne soit que la partie émergée de l’iceberg… Le... Lire plus

Synopsis : L’Inspecteur Alexandre Leclerc convoque l’énigmatique Emilie Artois pour un interrogatoire tout à fait banal : elle est soupçonnée d’avoir volé la carte bleue de son petit ami. Mais il se pourrait que ce ne soit que la partie émergée de l’iceberg…
Le jeune inspecteur aura-t-il les épaules assez solides pour résoudre cette sombre affaire ?

Résumée comme cela, la pièce semble bien plus banale qu’elle ne l’est en réalité. Le spectateur ira pourtant de surprise en surprise jusqu’au dénouement qui le laissera … perplexe!
C’est un fait, j’emploie souvent le mot « talent » (ou talentueux)pour évoquer le travail les jeunes comédiens que j’ai l’occasion d’applaudir alors je profite du « talent » de Lucas ANDRIEU et Elena EL GHAOUI pour préciser ce que j’entends exactement par un comédien « de talent ».

Une pièce de théâtre c’est d’abord un texte – qui constitue ce que j’appelle « le support » de la pièce – qui peut être génial ou au contraire très moyen.

Là je vous rassure tout de suite, Lucas ANDRIEU et Emma BAUDOUX, les créateurs de L’ETRANGE AFFAIRE EMILIE ARTOIS ont été plus que bons : un dialogue constitué de répliques cinglantes, percutantes et très souvent surprenantes.

On observe un contraste flagrant entre les propos de l’Inspecteur Alexandre Leclerc (Lucas ANDRIEU) – somme toute plutôt prévisibles – et ceux d’Emilie Artois (Elena EL GHAOUI). Cette jeune et jolie jeune femme ayant pour particularité – outre son charme mystérieux – de n’être jamais là où on l’attend.
Donc nous avons dit qu’une pièce c’est d’abord « un texte » mais aussi des comédiens qui se l’approprient et le révèlent au public.
C’est précisément ce dont il est question lorsque je parle de « talent ».
C’est ce jeu des comédiens, leur interprétation, leur présence sur scène, leur capacité à nous émouvoir qui à mon sens constituent « le talent ».
Lucas ANDRIEU campe à merveille ce jeune inspecteur, propre sur lui, apparemment sain d’esprit et sans histoire dont la situation va évoluer au fur et à mesure du cheminement de l’histoire…

Elena EL GHAOUI c’est Emile Artois, la jeune femme qu’Alexandre est chargé d’interroger. Elle est suspectée d’avoir volé la carte de crédit de son dernier amant… ce qu’elle avoue sans hésiter et dès les premières minutes de l’interrogatoire. Un aveu direct, brutal et inattendu, et surtout …qui en précédera bien d’autres …

Chacun des deux interprète son rôle à merveille. Tous les deux ont ce talent (encore lui) qui fait que le spectateur se prend au jeu, se pose plein de questions: où Emilie veut-elle en venir, qui dit vrai, comment tout cela va-t-il finir …

À la fin de la pièce, on constate qu’ils nous ont emmenés exactement là où ils voulaient, à travers les méandres du labyrinthe que constitue ce texte d’Emma BAUDOUX… jusqu’à la scène finale … pour le moins déroutante elle-aussi !
Allez les applaudir, L’ETRANGE AFFAIRE EMILIE ARTOIS se joue tout l’été au Théâtre de la Contrescarpe. (Et je vous le répète, elle vaut la peine d’être vue!)
Vous savez, ce petit théâtre bien sympathique niché au sein de ce joli quartier de Mouffetard où l’on a tant de plaisir à se balader…

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L'étrange affaire Émilie Artois

Des répliques chocs habilement mises en valeur par la mise en scène...

« L’étrange affaire Emilie Artois » d’Emma Baudoux et Lucas Andrieu dans une mise en scène de Damien Dufour au théâtre de la Contrescarpe est une pièce policière aux multiples rebondissements totalement surprenants.Ce qui pourrait être... Lire plus

« L’étrange affaire Emilie Artois » d’Emma Baudoux et Lucas Andrieu dans une mise en scène de Damien Dufour au théâtre de la Contrescarpe est une pièce policière aux multiples rebondissements totalement surprenants.Ce qui pourrait être une banale conversation dans un commissariat de police par un jeune inspecteur fraîchement sorti de son école, devient au fur et à mesure de la progression de l’interrogatoire une histoire fantastique, comme un certain Pierre Bellemare aurait assurément aimé la conter.
L’inspecteur de police Alexandre Leclerc a convoqué Emilie Artois, une jeune femme bien sous tous rapports, tout du moins ce qu’elle présente, au sujet d’un vol de carte bleue. Vol que son petit ami a notifié à la police en portant plainte : est-elle coupable ou est-elle la victime ? Vient-elle pour soulager sa conscience ?
Toute l’intrigue, dont évidemment je ne peux pas souffler mot au risque que vous demandiez ma tête, repose sur cette interrogation.
Pendant 1h10, nous assistons à une montée en puissance des révélations de part et d’autre ; une tension qui nous tient en haleine jusqu’au dénouement final, qui je dois dire est totalement déroutant, surprenant. A se demander ce qui s’est passé dans la tête des auteurs ?
Les doutes s’installent dans la conversation, on se demande qui manipule qui ? Qui est sincère ? Un requiem au bord de la folie parfaitement orchestré et joué en pleine intensité par les deux comédiens.
Un jeu du chat et de la souris où personne ne sort indemne dans ce huis clos adroitement bien ficelé : un puzzle de 1.000 pièces qui s’assemblent dans une mécanique bien huilée.
Des répliques chocs habilement mises en valeur par la mise en scène de Damien Dufour. Il a conduit un affrontement des deux personnages avec une vision machiavélique de l’histoire. Les regards, les sourires, se multiplient avec l’incorporation de la vidéo pendant l’interrogatoire, complétée par une musique intrigante qu’il a également signée. Un sentiment à la fois de bien être et de mal être, mais on en redemande, on veut savoir jusqu’où ils sont capables d’aller.
Il nous fait aimer ce que nous devrions détester avec l’impudence de nous faire rire.
Elena El Ghaoui joue tout en subtilité cette énigmatique jeune femme venue innocemment répondre à un interrogatoire de police. Une main de fer dans un gant de velours…
Elle m’a fait penser à Stéphane Audran dans les films de Claude Chabrol. On retrouve dans son jeu le calme et l’élégance de l’artiste, elle est fascinante.
Lucas Andrieu, le co-auteur, qui joue le rôle du jeune inspecteur est totalement investi dans sa mission. Complètement dérouté au début de l’audition, il va la mener crescendo, avec l’absorption de nombreux cafés, en bien ou en mal, pour devenir un fin limier de l’interrogatoire. Son jeu à fleur de peau est captivant.
Ces deux talentueux comédiens nous charment, nous effraient, nous indisposent, enfin bref ils nous tiennent par le cou sans lâcher la bride, au risque de nous étouffer…c’est jouissif.

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L'étrange affaire Émilie Artois

On est emporté par l'ambiance mortifère et inquiétante...

Les jeunes Lucas Andrieu et Emma Baudoux se sont mis à deux (et en quatre) pour concocter cette pièce policière. Cela démarre sobrement. Dans un bureau sombre, équipé d'une caméra dont l'image apparaît sur un écran, l'inspecteur Alexandre Leclerc se lance dans l'interrogatoire... Lire plus

Les jeunes Lucas Andrieu et Emma Baudoux se sont mis à deux (et en quatre) pour concocter cette pièce policière. Cela démarre sobrement. Dans un bureau sombre, équipé d'une caméra dont l'image apparaît sur un écran, l'inspecteur Alexandre Leclerc se lance dans l'interrogatoire d'Émilie Artois, suspectée d'avoir volé le carte bleue de son amant. Elle élude. Puis nie. Puis avoue. Elle va avouer ceci et un certain nombre d'autres choses (des meurtres !) à cet inspecteur de plus en plus nerveux (il abuse du café), sidéré par ces révélations.

On ne saurait, pour ce suspense psychologique en révéler davantage... et surtout pas la fin, bien sûr.

Émilie, qu'on a présentée comme étudiante en psychologie, en profite pour répéter au lieutenant qu'il n'est vraiment pas fait pour ce métier. Au passage, elle le cuisine aussi sur sa relation avec son ami.

Bizarre, bizarre.

Mais on comprendra plus tard.

La fin, (au léger parfum du roman "Shutter Island") se traîne un peu, mais on est emporté par l'ambiance mortifère et inquiétante que la pièce parvient à créer.

Côté mise en scène, c'est sage, par force et les personnages, hormis quelques déplacements, passent leur temps assis.

Et l'interprétation ? Le co-auteur et comédien, Lucas Andrieu commence un peu à côté, mais trouve rapidement ses marques et monte en énergie et en conviction au fur et à mesure.

Elena El Ghaoui, tout en retenue et en nuances, est très convaincante. Elle contribue grandement à l'efficacité de "cette proposition théâtrale atypique".

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L'étrange affaire Émilie Artois

L’intrigue est prenante...

L’Etrange Affaire Emilie Artois raconte l’histoire d’une jeune femme convoquée au poste de police, soupçonnée d’avoir volé la carte bleue de son petit ami. Sur scène, l’inspecteur Alexandre Leclerc, interprété par Lucas Andrieu, interroge Emilie Artois,... Lire plus

L’Etrange Affaire Emilie Artois raconte l’histoire d’une jeune femme convoquée au poste de police, soupçonnée d’avoir volé la carte bleue de son petit ami. Sur scène, l’inspecteur Alexandre Leclerc, interprété par Lucas Andrieu, interroge Emilie Artois, incarnée par Elena El Ghoui. D’un simple vol de carte bleue, l’interrogatoire se transforme en un jeu subtil où de sombres secrets refont surface. De rebondissement en rebondissement, les deux comédiens créent une tension psychologique mêlant le doute. Mais qui interroge qui ce fameux jour de la fête de la musique ? L’inspecteur Leclerc débute sa carrière et se retrouve face à une femme charmante et manipulatrice. Une descente aux enfers surgit, et la fin inattendue de la pièce sollicite le public à se questionner sur cette étrange Emilie qui n’a rien de joli joli.
La mise en scène et la musique sont réalisées par Damien Dufour qui apporte une atmosphère à la fois obscure et drôle à cette pièce ; bien que ce soit un thriller, les répliques et les situations cocasses font sourire. L’intrigue est prenante et rend ce huis-clos atypique tout en étant moderne. Les deux jeunes comédiens sont impressionnants et interprètent leur personnage avec justesse. A découvrir en juillet, tous les lundis et dimanches à 19h, puis en août tous les samedis et dimanches à 19h.

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Planète Campus

L'étrange affaire Émilie Artois

Le polar de l’été à ne pas rater.

Comme le titre l’indique, il s’agit bien d’un thriller théâtral avec ses ingrédients que sont les soupçons, les interrogatoires, les manipulations ainsi que la présence d’un inspecteur de police, Alexandre Leclerc,  et d’une accusée, Emilie Artois, les deux seuls... Lire plus

Comme le titre l’indique, il s’agit bien d’un thriller théâtral avec ses ingrédients que sont les soupçons, les interrogatoires, les manipulations ainsi que la présence d’un inspecteur de police, Alexandre Leclerc,  et d’une accusée, Emilie Artois, les deux seuls personnages de la pièce.  Qui est cette femme ? A-telle juste volé la carte bleue de son petit ami ou cache-t-elle d’autres secrets ? La réponse est dans le texte de Lucas Andrieu et Emma Baudoux, même si tout au long de l’intrigue, le spectateur se pose toujours la question de sa culpabilité et se trompe parfois de victime. Qui manipule qui? Difficile de le dire et c’est tout l’intérêt de la pièce: se poser des questions jusqu’à la dernière scène…et même après! La performance de l’actrice  Elena El Ghaoui qui sait rester énigmatique et  imperturbable jusqu’au bout est à saluer, tout comme la fougue du jeune acteur Lucas Andrieu,  dans le rôle du policier tout juste sorti de l’école, vite -trop vite – déstabilisé par la jeune femme. La mise en scène,  confiée à Damien Dufour,  est inventive et efficace. Le polar de l’été à ne pas rater.

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L'étrange affaire Émilie Artois

Un thriller vénéneux au suspense implacable.

Un thriller vénéneux au suspense implacable Rares sont les pièces de théâtre qui s’expérimentent au thriller, ou alors en empruntant à des livres ou des films déjà existants. Pour L’Etrange affaire Emilie Artois, actuellement au théâtre de la Contrescarpe,... Lire plus

Un thriller vénéneux au suspense implacable

Rares sont les pièces de théâtre qui s’expérimentent au thriller, ou alors en empruntant à des livres ou des films déjà existants. Pour L’Etrange affaire Emilie Artois, actuellement au théâtre de la Contrescarpe, les jeunes Lucas Andrieu et Elena El Ghaoui s’y adonnent avec une histoire inquiétante et fascinante.

De prime abord, on s’étonne un peu : ces deux comédiens sont peut-être un peu trop jeunes pour leurs rôles. Lucas Andrieu, 22 ans au compteur et déjà inspecteur de police et Elena El Gahoui, du même âge environ, qui vient faire une déposition, cela peut prêter à confusion. Est-ce des jeunes gens qui veulent jouer aux grands ? Pourra-t-on les trouver crédibles tout au long de cette pièce qui se veut un hommage aux grands films noirs ? La réponse est oui. Après un petit temps d’adaptation, on oublie totalement leur âge et leur apparence juvénile, pour ne voir que leurs personnages, matures et incandescents.
L’inspecteur Alexandre Leclerc reçoit Emilie Artois dans son bureau, pour une déposition. La jeune femme est accusée par son ex-petit ami, de lui avoir dérobé de l’argent. Ce qu’elle ne nie pas, au grand étonnement du policier. Mais ce dernier n’est pas au bout de ses surprise, quand la jolie coupable en vient à confesser un meurtre, puis un autre et encore un autre… A-t-il affaire à une charmante affabulatrice ? Est-il le jouet d’une terrible machination ? Est-il enfermé dans son bureau avec une tueuse en série redoutable et manipulatrice ? Ou est-ce encore tout autre chose ?
La valeur de l’âge n’attend pas les années. Ici, auteurs, comédiens et metteur en scène, vibrent de leur jeunesse et c’est communicatif. A l’écriture, Lucas Andrieu et Emma Baudoux, qui livrent un texte brillant, documenté, avec beaucoup d’humour noir. Sur scène, le même Lucas Andrieu (dont on a déjà pu apercevoir le talent dans Hypo dans ce même théâtre et actuellement au théâtre du Marais) et Elena El Gahoui, une révélation de justesse. Une femme fatale qui en reprend tous les codes, entre fausse candeur et maturité imprévisible. A la mise en scène, Damien Dufour, qui propose une lecture simple de ce texte alambiqué, tout en utilisant la vidéo et le son à bon escient.

L’Etrange affaire Emilie Artois et ses nombreux twists (que nous ne dévoilerons pas) est donc une très bonne surprise pour les adeptes de thrillers et de huis clos. Mais aussi pour les autres, qui se laisseront embarquer à coup sûr dans cette histoire dont on ne voudrait pas être le héros…

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L'étrange affaire Émilie Artois

Un thriller sanglant et oppressant, sur le chemin d’une fausse vérité.

Bien plus qu’une histoire de vol de carte bleue, l’Étrange affaire Émilie Artois nous plonge dans un thriller sanglant et oppressant, sur le chemin d’une fausse vérité. Un jeu angoissant, une histoire sanglante Elle attend patiemment dans l’interrogatoire. En apparence, Émilie... Lire plus

Bien plus qu’une histoire de vol de carte bleue, l’Étrange affaire Émilie Artois nous plonge dans un thriller sanglant et oppressant, sur le chemin d’une fausse vérité.

Un jeu angoissant, une histoire sanglante

Elle attend patiemment dans l’interrogatoire. En apparence, Émilie Artois est une femme ravissante et inoffensive, avec son rouge à lèvre éclatant et sa magnifique crinière brune. L’affaire dans laquelle elle est impliquée paraît très banale : le vol de la carte bleue de son petit-ami. Mais elle cache finalement bien son jeu… Un jeu sanglant et glaçant.

Mais alors, faut-il la croire, elle, avec son visage d’ange ? Finalement, qui pose les questions ? Qui mène la danse dans cette histoire ? Au jeu du chat et de la souris, Émilie Artois excelle dans l’art de la rhétorique. Du répondant, du tac au tac. Les échanges entre les deux acteurs sont fluides et rebondissants. Émilie Artois nous surprend au fur et à mesure de la pièce. Mais quel rôle joue-t-elle ? Est-elle réellement sincère ? C’est à en devenir dingue ! Comme l’inspecteur, les spectateurs se méfient de cet étrange personnage hors du commun. Nous mène-t-elle en bateau… ?

Et si toute cette histoire était fausse… ?

Tout au long de la pièce, on pensait tout découvrir, comprendre, savoir. On pensait cerner le personnage d’Émilie Artois, ses secrets, son double facette… Et si cette pièce n’était qu’une illusion ? Nous sommes dans le faux depuis le début. Une chute impressionnante, un retournement de situation éblouissant… La fin est inattendue.

Jusqu’à présent, nous n’avons presque pas parlé de l’inspecteur et pourtant, derrière ses airs de jeune homme sensible et peu sûr de lui, se cache une personne trèèèèèès dangereuse ! Une fois de plus, l’habit de fait pas le moine.

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L'étrange affaire Émilie Artois

Un thriller psychologique retentissant

Un thriller psychologique retentissant Au Théâtre de la Contrescarpe, Lucas Andrieu et Elena El Ghaoui interprètent L'étrange affaire Emilie Artois. Ce thriller psychologique tient en haleine et l'effroyable histoire qui y est contée est subjuguante.  Lucas Andrieu incarne Alexandre Leclerc, un jeune... Lire plus

Un thriller psychologique retentissant
Au Théâtre de la Contrescarpe, Lucas Andrieu et Elena El Ghaoui interprètent L'étrange affaire Emilie Artois. Ce thriller psychologique tient en haleine et l'effroyable histoire qui y est contée est subjuguante. 
Lucas Andrieu incarne Alexandre Leclerc, un jeune inspecteur de police. Il fait ses premiers pas et manque d'expérience. A fleur de peau, il a du mal à masquer sa nervosité lorsqu'il se retrouve face à celle qu'il a convoquée : Emilie Artois. Une main de fer dans un gant de velours est l'expression qui convient le mieux pour décrire ce personnage incarné par Elena El Ghaoui. La jeune femme mystérieuse et sensuelle se retrouve au poste, car elle est soupçonnée d'avoir volé la carte bleue de son petit-ami. 
La suspecte avoue avec désinvolture être coupable et l'inspecteur Leclerc se dit que l'affaire est close. Cependant, alors qu'il est en train de partir, Emilie lui fait une confession qui complique le reste de l'histoire. Troublé, il se rend compte qu'il est en train de tirer le fil d'une affaire criminelle non élucidée bien plus vaste. Alexandre se pose alors une question : que veut réellement Emilie Artois ? 
 
Qui manipule qui ?
L'étrange affaire Emilie Artois est une pièce brillamment écrite par Lucas Andrieu et Emma Baudoux. L'intrigue de ce huis clos policier tient en haleine les spectateurs tout du long. De rebondissements en rebondissements, ils ne cessent d'être surpris. La prestation des deux comédiens, le co-auteur et Elena El Ghaoui, est également à saluer. Il incarne parfaitement un jeune policier qui perd la main sur son interrogatoire, et elle une manipulatrice à la fois attachante et angoissante. La musique et la mise en scène de Damien Dufour renforcent l'impression générale de cette prestation. 
Pendant 1h10, la tension monte crescendo et le doute s'installe. Qui manipule qui ? Le jeu du chat et de la souris se met en place. Ce qui pourrait être une banale conversation dans un commissariat prend rapidement la tournure d'un thriller psychologique. Le public se questionne et se prend de passion pour les deux personnages qui évoluent sur la scène du Théâtre de la Contrescarpe.

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La presse en parle

L'étrange affaire Émilie Artois

Plein de surprises et de rebondissements.

Je viens d'avoir la Chance de voir l'étrange Affaire Émilie Artois au super théâtre de la Contrescarpe. Décidément, encore un théâtre à suivre de près par la qualité de sa programmation. J'ai pu rencontrer les deux comédiens et l'auteur et ce fut très... Lire plus

Je viens d'avoir la Chance de voir l'étrange Affaire Émilie Artois au super théâtre de la Contrescarpe.

Décidément, encore un théâtre à suivre de près par la qualité de sa programmation.

J'ai pu rencontrer les deux comédiens et l'auteur et ce fut très agréable. C'est une aventure de jeunes petits fous de théâtre et de cinéma et surtout d'Hitchcock.

Tout d'abord, c'est très agréable de voir un thriller au théâtre. C'est bien trop rare à mes yeux et J'ai trouvé que le texte d'Emma Baudoux et Lucas Andrieu était vraiment intéressant avec plein de surprises et de rebondissements.

La mise en scène est aussi très juste et inventive. La pièce passe comme une fusée tellement elle est palpitante.
Les jeunes comédiens, Lucas Andrieu et Elena El Ghaoui, fraîchement sortis de l'école de théâtre du Lucernaire (une valeur sûre) sont prometteurs. J'ai vu la 18e représentation seulement. Il y a encore de petites nuances à trouver, mais je suis certain de les voir l'année prochaine à Avignon.

Lucas Andrieu est complexe. Je ressens plein d'émotion en lui et beaucoup de profondeur. Pour l'instant, c'est encore un peu frais, mais le potentiel est là.

Je tiens tout particulièrement à parler d‘Elena El Ghaoui pour qui j'ai eu un véritable coup de cœur. Elle a un très beau rôle à défendre, c'est certain, mais elle a un grâce et une candeur remarquable. Elle m'a fait penser à Isabelle Adjani dans l'été meurtrier. Je crois très sincèrement qu'elle peut avoir une très belle carrière devant elle.

Il faut aller voir ces jeunes. Il faut les soutenir absolument. Ils sont doués et leur pièce est très agréable.

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Philippe Fertray dans EN MODE PROJET

Ne manquez pas l’occasion, il y a du Devos dans cet homme là.

Philippe Fertray pose son regard affuté et tendre sur le monde du (non)travail, il en dresse un portrait corrosif, les mots fusent pour un vrai moment de plaisir et d’espoir. Sur scène, un bureau, un ordinateur, des classeurs. Un téléphone, une agrafeuse, des Post It, tout est là. C’est le... Lire plus

Philippe Fertray pose son regard affuté et tendre sur le monde du (non)travail, il en dresse un portrait corrosif, les mots fusent pour un vrai moment de plaisir et d’espoir.

Sur scène, un bureau, un ordinateur, des classeurs. Un téléphone, une agrafeuse, des Post It, tout est là. C’est le bureau d’Alfred Carmut, qui aime répondre au téléphone, cocher des cases, transmettre des dossiers. Jusqu’au moment où un oiseau attire son attention, il met les pieds sur son bureau, s’endort… et se réveille chez Paul Empoil pour un stage de motivation en mode projet.

Après ce prologue dont je me demande pourquoi il est joué sur une voix off, le spectacle commence à pétiller, et j’ai savouré.

Philippe Fertray, c’est un regard, le regard qu’il pose sur la société. Un regard juste, affuté, tendre. A l’exact milieu entre caustique et affectueux. Il ne se moque pas des gens, il montre leurs travers, et en rit avec eux. On imagine son personnage dans la salle, on l’entend s’exclamer en riant « Eh, c’est moi, ça ! ».

Philippe Fertray ce sont les mots, et c’est un sacré jongleur de mots, il les prend, les décortique avec logique, les réassemble avec rigueur, et le voilà parti à parler de décruting, du nom des pains, à prendre une de ces phrases qu’on a tous entendue et fait semblant d’approuver d’un air grave, à mettre les mêmes mots dans un autre ordre, on peut toujours approuver du même air grave, mais là on sait que quelque soit l’ordre des mots, la phrase n’a pas de sens.

Avec ces mots, avec ce regard, voilà Nadeja, coiffeuse, Jean Nabil, cultivateur breton qui prone la diversité, Kim Daniel, technophile venu de Corrèze du sud…

Le résultat est corrosif. Avec ces personnages auxquels on a pu s’attacher, avec ces mots qui ont virevolté, Philippe Fertray a dressé un portrait sans concession du monde du travail, ou plutôt du monde de la formation – accompagnement. Je ne connais pas l’homme, je l’imagine fondamentalement bon, parce que si le portrait est sans concession, le message est plein d’espoir : osez, rêvez, vivez vos rêves.

Philippe Fertray a posé ses valises pour tout l’été au Théâtre de la Contrescarpe, ne manquez pas l’occasion, il y a du Devos dans cet homme là.

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Philippe Fertray dans EN MODE PROJET

Un intelligent et subtil brûlot subversif et militant...

Seul en scène conçu et interprété par Philippe Fertray. Avis aux amateurs : avec le comédien-humoriste Philippe Fertray point de "Bonjour Paris ! Ca va paris !" ni de formatage façon "école du one man show" avec avalanche de vannes et de punchlines pour gros rire à gorge... Lire plus

Seul en scène conçu et interprété par Philippe Fertray.

Avis aux amateurs : avec le comédien-humoriste Philippe Fertray point de "Bonjour Paris ! Ca va paris !" ni de formatage façon "école du one man show" avec avalanche de vannes et de punchlines pour gros rire à gorge déployée.

Comme son précédent opus "Pas d'souci ?", sous titré "Halte aux abus textuels" qui épinglait les dérives langagières, celui titré "En mode projet" résulte de sa passion pour les mots, les jeux de mots à la manière devossienne, et les dérives langagières qui, poussées, avec esprit, dans leurs extrêmes retranchements, se révèlent non seulement drôlissimes mais révélatrices d'un état civilisationnel déliquescent.

Avec pour fil rouge et "maître de cérémonie" un formateur de Pôle Empoil grand manitou d'un atelier collectif de motivation pour chômeurs, pardon, pour personnes en recherche d'emploi, Philippe Fertray présente certes une hilarante galerie de portraits de pseudo-postulants archétypaux mais également, et surtout, avec un conséquent travail du texte basé sur une divagation sémantique pataphysicienne, une satire incandescente de la société contemporaine.

Et il la déploie sous l'angle de la déstructuration de la langue française résultant de la terminologie jargonnesque des novlangues, telle celle du monde de l'entreprise, du management au marketing, et de la langue verniculaire des subcultures, notamment celle dites "des cités" qui installe une fracture linguistique en lien direct avec la fonction identitaire du langage.

La capacité fregolienne de quasi métamorphose physique de Philippe Fertray lui permet d'incarner crédiblement cinq protagonistes plus vrais que nature, dont la primeur est laissée au spectateur.

Avec la collaboration artistique de Marc Pistolesi, et dans un décor malin et malicieux de Sophy Adam, il dispense, sans aucune baisse de régime tant dans l'acuité du propos que dans l'interprétation, avec, en sus, un roboratif épisode musical sur une illustration graphique originale, un intelligent et subtil brûlot subversif et militant pour le droit à la liberté, à la diversité... et au rêve.

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picto De la cour au jardin

Philippe Fertray dans EN MODE PROJET

Intelligent, drôle, et par bien des aspects militant, engagé.

Le travail c'est la santé ? Le non-travail, c'est le projet ! 
C'est ce que ne va pas tarder à découvrir Alfred Carmut, ex-employé passant plus de temps à rêvasser devant son ordinateur sur lequel il appuie fort sur la touche « Enter » pour faire pro, qu'à... Lire plus

Le travail c'est la santé ?
Le non-travail, c'est le projet !

C'est ce que ne va pas tarder à découvrir Alfred Carmut, ex-employé passant plus de temps à rêvasser devant son ordinateur sur lequel il appuie fort sur la touche « Enter » pour faire pro, qu'à « targeter » les nouveaux clients potentiels.
Et forcément, ce qui devait arriver arrive. Direction Paul Empoil !

Chez Paul Empoil, lui et nous allons tout d'abord faire la connaissance d'un animateur de stage, sourire carnassier, jambes écartées, dont l'objectif sera de démontrer à quatre stagiaires très hauts en couleur la nécessité de passer rapidement en mode projet pour retrouver du taf.

Il y aura Nadéja, coiffeuse-visagiste-bimbo-avant-gardiste, Jean-Karim titulaire dans le 9-3 d'un CAP « herboristerie à tendance lymphatique ».
Nous apprendrons également à connaître Kévin, chanteur apprenti-star internationale, sans oublier Kim-Jean-Luc, startuper « transhumaniste » d'origine coréenne. ("C'est sans douleur, c'est numérique !")

Dans ce tout nouveau spectacle, Philippe Fertray va certes nous faire beaucoup rire.
Ses personnages à la recherche d'un nouvel emploi, sont très drôles, souvent hilarants.
Impossible de rester de marbre devant ses interprétations de la bimbo à la banane dorée en bandoulière, ou encore celle du rebeu au bonnet noir « K-Tar » enfoncé sur la tête, décrivant son projet de voyage organisé en Seine-St-Denis.

C'est tout d'abord par la très grande qualité de son texte que le comédien-auteur nous attrape et ne nous lâche plus.
Fertray, c'est un mélange de Raymond Devos et Stéphane De Groodt, à savoir un travail précis, rigoureux, drôlissime sur la langue.

Le spectacle fourmille de trouvailles langagières, de formules-chocs, de jeux de mots de bon aloi, de calembours jubilatoires, d'à-peu-près épatants.
« Rien Nasser de courir, il faut partir au rond-point », nous serine par exemple Jean-Karim, du fond de sa cité...

Le passage sur les multiples et ronflants noms de baguettes de pains trouvés par des publicitaires voulant vendre de la farine, ce passage est formidable. Celui consacré au projet du rasoir à huit lames est magnifique !

Chaque personnage possède son propre registre de langue, à commencer par l'animateur à l'insupportable sabir, fait d'une novlangue technocratique et bureaucratique très actuelle et très tendance.
 
Ce spectacle est de ceux dont les mots se dégustent, se savourent.

Mais nous n'allons pas faire que rire.
Philippe Fertray, ne ménageant vraiment pas sa peine et son énergie, nous tend un impitoyable miroir sociétal.
Il nous décrit de façon très corrosive, voire subversive, en exagérant à peine, une société contemporaine en général et un monde du travail en particulier on ne peut plus aliénants.

Oui nous rions, mais ce rire sain et salvateur ne nous fait jamais oublier que les situations que l'artiste décrit ne sont jamais très éloignées de la réalité.
C'est nous que finalement, sans concession, il décrit et met en scène, c'est notre monde, c'est le rapport de l'individu face à la perte du travail et à l'espoir de rebondir.
Il est souvent impossible de ne pas avoir un frisson dans le dos en pensant que non, tout ceci n'est presque pas exagéré...

Un joli message sera délivré à la fin du spectacle. Et non, je n'en dirai pas plus.

Vous l'aurez compris, votre projet immédiat, quant à vous, c'est d'aller applaudir toutes affaires cessantes ce seul-en-scène intelligent, drôle, et par bien des aspects militant, engagé.

C'est acquis, ça, pour tout le monde ?

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Philippe Fertray dans EN MODE PROJET

Jubilatoire. On se laisse entraîner... avec un rare délice.

En mode absurde ! Après Pas d’souci, Philippe Fertray revient avec un spectacle dont lui seul à le secret et les ingrédients, En mode projet. Un seul en scène encore plus poussé sur les jeux de mots et les personnages totalement déjantés, tout en gardant la poésie qui est la... Lire plus

En mode absurde !

Après Pas d’souci, Philippe Fertray revient avec un spectacle dont lui seul à le secret et les ingrédients, En mode projet. Un seul en scène encore plus poussé sur les jeux de mots et les personnages totalement déjantés, tout en gardant la poésie qui est la sienne. Jubilatoire.

On avait laissé Philippe Fertray sur la scène du théâtre de la Contrescarpe en train d’abuser textuellement des mots. Il y avait fait éclore des personnages plus vrais que nature, comme Tristine Angoisse ou un maître conférencier d’art contemporain totalement hors de contrôle. Ce n’était qu’un tour d’échauffement avant le plat de résistance, celui qu’il nous a concocté pour En mode projet, un seul en scène qu’il crée, bien évidemment, sur la scène du théâtre de la Contrescarpe, écrin dans lequel il peut librement faire éclater sa folie créatrice.

Un décor composé de branches d’arbre mortes sur lesquelles reposent des accessoires. Un bureau et une chaise. Un écran, également. Tel est le décor que Philippe Fertray s’est préparé pour ses nouvelles saillies stylistiques. En guise de préambule, le personnage d’Alfred Carmut (variation 2010 de Camus ?) qui tombe dans un burn out total à trop rêvasser. Le voici arrêté, au chômage, dans une de ces réunions de Pôle Emploi, pardon, Paul Empoil, où il va croiser d’autres individus tous plus étonnants les uns que les autres. Tous fort bavards également. Car un spectacle de Philippe Fertray, Raymond Devos réincarné, est versé dans le haut débit de paroles. Une fois qu’on l’accepte, on se laisse entraîner par les flows avec un rare délice.

On y retrouve donc une coiffeuse paysagiste (dont le passage sur les coiffures surréalistes qu’elle propose vaut son pesant de bigoudis), un chanteur de télé-crochet qui a raccroché, un jeune du 9-3 ou encore un start-uper, tous en train de passer en mode projet. Un projet pour changer de vie et celle des autres. Des doux rêves proches de celui des phalanstères. Des projets qui portent plus à rire qu’à une quelconque concrétisation.

De temps à autre, on entend le cri d’un oiseau qui nous rappelle à la réalité, au concret, aux vraies valeurs. Mais c’est l’envie profonde de réussir sa vie ou quelque chose dans sa vie qui l’emporte. Philippe Fertray délivre un message tantôt poétique, tantôt pessimiste sur notre monde d’aujourd’hui, en pleine uberisation. Il est grand temps de passer en mode vie, plutôt que survie. Et d’aller au théâtre l’applaudir.

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Philippe Fertray dans EN MODE PROJET

Un seul en scène complet où le comique de l’absurde prend tout son sens.

« En mode projet » un seul en scène complet de Philippe Fertray au théâtre de la Contrescarpe où le comique de l’absurde prend tout son sens.Philippe Fertray propose dans son spectacle un savant dosage de poésie, de jeux de mots relevant d’une folie créatrice sans limites,... Lire plus

« En mode projet » un seul en scène complet de Philippe Fertray au théâtre de la Contrescarpe où le comique de l’absurde prend tout son sens.Philippe Fertray propose dans son spectacle un savant dosage de poésie, de jeux de mots relevant d’une folie créatrice sans limites, cadencé par une ponctuation « hein » des plus utiles. Nous nageons dans l’irrationnel avec comme bouée de sauvetage, l’espoir de vivre sa vie dans la joie.

Pour avoir connu dans ma carrière professionnelle le fléau du chômage, je dois dire que Philippe Fertray a touché du doigt plus d’une fois dans ses extravagances, les absurdités du système. Un système qui n’est pas en adéquation avec le monde soi-disant du travail.
Singeant les travers de Pôle Emploi qu’il a rebaptisé « Paul Empoil » vous aurez tout de suite compris où il veut en venir.
Rien ne lui échappe dans cette traversée du désert que ces personnages parcourent pour s’en sortir, d’où le titre : « En mode projet ».Car il faut en passer par là pour sortir du marasme dans lequel les chômeurs s’enlisent chaque jour, dans un monde du travail pas très réceptif aux excentricités. La norme, rien que la norme, ne pas sortir du cadre.
Et c’est bien là que le bas blesse. Laissons agir notre imagination, nos rêves pour affronter cette plaie : Osons ! Osons !

La chaise du bureau qui bascule en arrière a encore sévi : Albert Carmut, un artiste d’un autre temps, employé modèle, sans doute au bord du burn out pour avoir un peu trop appuyé sur la touche « return » de son ordinateur, et observé les oiseaux depuis sa fenêtre du bureau (un salutaire retour à la réalité), se retrouve, comme dans un rêve, au milieu d’autres personnes pour un stage de motivation à Paul Empoil. Un stage ayant pour but la réinsertion professionnelle, le tout encadré par un animateur au langage très sucré, trop bavard : insupportable à souhait.Notre Albert va rencontrer des personnages farfelus, aux vies, aux expériences, qui d’un côté sortent de l’ordinaire, que l’on ne rencontre pas à tous les coins de rue, mais qui a bien y réfléchir, a bien les observer, ne sont pas si loin de la réalité dans leurs expressions. Le maître du langage est passé par là et avec appétit, avec gourmandise, leur a servi des répliques savoureuses.

Se croisent dans ce laboratoire de la création des personnages à la langue bien pendue, exprimant chacun dans son langage, son vocabulaire, son expérience, ses désirs et ses projets dans un mode très particulier.
Dans un décor en forme de forêt, aux arbres secs où les accessoires caractéristiques des individus seront accrochés aux branches, va éclore ici une coiffeuse paysagiste aux allures d’une bimbo très délurée à l’imagination débordante, là un startuper familier du mode projet puisqu’il en est issu, ou encore ce jeune du 9-3 titulaire d’un CAP « herboriste à tendance lymphatique » qui plane abondamment, et pour finir ce petit groupe très attachant nous avons ce jeune qui est passé par le monde télévisuel du télé crochet, la Star Ac de nos jours, laissant derrière elle beaucoup de malheureux. Ils se voyaient déjà en haut de l’affiche en star internationale et ont vite déchanté !
Un beau couplet, bien campé, sur le monde du marketing qui nous fait acheter n’importe quoi avec cette diatribe sur les différentes baguettes que nous proposent de nos jours les artisans boulangers. Egalement ce délectable couplet sur le monde du réseau sans qui la reprise d’un travail n’est pas possible. Eh bien Osons ! Osons !

Certes je n’ai pas ri aux éclats, mais les petits rires s’échappaient tel un chapelet que l’on égrène et plus le stage avançait plus on se demandait jusqu’où sa folie créatrice oserait aller. De ce point de vue, il ne déçoit pas. Un humour décapant, corrosif, qui ne pourrait pas plaire à tout le monde mais qui a le mérite d’exister et de permettre d’aborder par d’autres portes un fait de société très actuel : le monde du travail et son chômage.

Philippe Fertray est un extraterrestre qui a une présence sur scène indéniable. Dans une sensibilité révélatrice d’un homme rempli d’humanité, il est un agitateur de nos consciences.

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Philippe Fertray dans EN MODE PROJET

Un spectacle décapant, drôle et intelligent.

C’est un spectacle hilarant comme le sont les farces sociales, crues et cruelles, où l’on ne peut faire l’impasse de reconnaître des gens connus, voisins, membres actuels ou oubliés de la vie professionnelle et où il n’est pas impossible de s’y croiser soi-même à... Lire plus

C’est un spectacle hilarant comme le sont les farces sociales, crues et cruelles, où l’on ne peut faire l’impasse de reconnaître des gens connus, voisins, membres actuels ou oubliés de la vie professionnelle et où il n’est pas impossible de s’y croiser soi-même à trop regarder dans les miroirs posés ici ou là. Si près de l’imaginaire que le rire n’efface pas.

Philippe Fertray a très bien pensé son affaire. Seul en scène, il dépeint avec un cynisme ébouriffant le monde du travail qu’il passe au crible du ridicule qui tue. Le texte est ficelé façon mitraillage, déclenchant des rires en cascades. Le temps que chacun comprenne à son rythme ou accepte ce qu’il vient de comprendre, un instant décalé. Auteur adroit à n’en pas douter et interprète remarquable, d’une efficacité redoutable. C’est bien écrit et bien joué.
 
Ils sont plusieurs dans sa tête, ce n’est pas possible autrement. Son jeu foisonne de diversité. Il ne nous laisse pas une minute de répit le bougre, surtout dans la première partie qui relève de l’abattage pur et simple de spectateurs asservis et secoués de fous-rires.
 
Une sorte de méta-langage sort de sa bouche, emprisonnant les langages codés de mondes professionnels multiples, les codes typiques de catégories socio-culturelles différentes et les restituant avec une force incroyable et une singularité au comique ravageur.
 
À la manière d’un aède du temps jadis qui viendrait au village raconter comment ne va pas le monde. À celle d’un poète ahuri par les ravages de cette course vaine au bonheur dans un rapport au travail sublimé, qui est et devient de plus en plus destructeur et dépersonnalisant.

Philippe Fertray pousse son texte aux extrêmes de l’outrance, sans vulgarité, avec l’insidieuse volonté de toucher les consciences tout en humour, élégance et puissance de feu. Les phrases fusent, les stéréotypes explosent, les situations voltigent, dans cette galerie de portraits qui traverse les thèmes de la productivité des ressources humaines et du burn-out.
 
Le travail est un joug de joncs qui cassent plus souvent qu’ils ne plient. De la quête d’une rémunération et d’une reconnaissance sociale à celle toujours vive de vivre libre dénué le plus possible de ses carcans d’obligations, ce spectacle illustre astucieusement le rapport de l’individu au travail. Jusqu’à récurer rageusement pour faire apparaître l’absurde et nous permettre d’en rire afin de se distancer un peu de l’effroi tout en le regardant se vautrer dans la lie de l’ignominie. C’est bon et c’est drôle.
 
Un spectacle décapant, drôle et intelligent. Sa thématique militante nous invite à la réflexion et ne nous prive surtout pas d’en rire. Très agréable moment à ne pas manquer. À l’affiche tout l’été.

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R42 Culture gourmande

Philippe Fertray dans EN MODE PROJET

Ce spectacle est particulièrement bien écrit, truffés de bons mots !

Le spectacle ‘En mode projet’ m’a interpellé car le titre me rappelle mon intitulé de poste et c’est donc le nouveau spectacle de Philippe Fertray qui s’est fait connaitre avec son spectacle précédent : ’ Pas d’souci.’ Je n’aime pas vraiment les one man show... Lire plus

Le spectacle ‘En mode projet’ m’a interpellé car le titre me rappelle mon intitulé de poste et c’est donc le nouveau spectacle de Philippe Fertray qui s’est fait connaitre avec son spectacle précédent : ’ Pas d’souci.’

Je n’aime pas vraiment les one man show mais celui-ci a pour thème l’absurdité de notre monde du travail et Pôle Emploi se fait sévèrement étrillé au travers des aventures d’une série de personnages au parcours un peu déjanté mais pas si éloigné de la réalité. Ce spectacle est particulièrement bien écrit, truffés de bons mots (presque trop, j’ai eu la sensation d’en rater quelques-uns ou de sourire à retardement) et de concepts abscons en novlangue. L’humour est grinçant mais jamais gratuit, il y a toujours un sens. Voilà un one man show corrosif totalement sous contrôle !

L’histoire : Alfred, est tombé de sa chaise de bureau pour atterrir chez Pol Empoil assez rudement mais le coach le prend en main et faire participer à un stage où il faut se mettre en mode projet afin de retrouver un emploi.

Le regard de Philippe Fertray se pose avec une acuité mordante sur l’urgence de la situation du monde du travail ! Quand il incarne le coach de Pol Empoil qui baragouine en novlangue, il est fantastique ! La taille de la salle donne l’impression de faire partie du stage de motivation, j’ai bien cru que Philippe Fertray allait nous interpeller pour que nous présentions notre projet.

On retrouve à la mise en scène Marc Pistolesi (c’était lui aussi pour le chouette spectacle ‘Ivo Livi ou le destin d’Yves Montand’).

Je n’ai pas hurlé de rire tout du long du spectacle mais j’ai vraiment apprécié ce texte intelligent et ciselé qui mériterait d’être lu à tête reposée pour profiter de toutes les perles dont il regorge.

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What is love

Vous en sortirez conquis et heureux, comme si vous aviez mangé du chocolat.

Anne Buffet veut faire profiter le plus grand nombre de personnes de son expérience. Alors elle décide d’organiser une conférence-spectacle pour faire de la prévention contre le danger de l’Amour. Vous sentez-vous prêt à renoncer à se sentiment? Tapie dans le fond de la salle, Anne... Lire plus

Anne Buffet veut faire profiter le plus grand nombre de personnes de son expérience. Alors elle décide d’organiser une conférence-spectacle pour faire de la prévention contre le danger de l’Amour. Vous sentez-vous prêt à renoncer à se sentiment?

Tapie dans le fond de la salle, Anne Buffet observe les spectateurs rentrés dans la salle. Quand tout le monde est bien assis, elle fait son entrée en scène sur la musique de « What is love? » d’Haddaway. Aussitôt, son personnage de podologue un peu déjanté s’exprime. Au moins, vous savez pourquoi elle porte un habit blanc puis des gants en latex. Elle n’est pas proctologue malgré qu’elle n’hésite pas à parler d’histoire de cul. Mais avant de rentrer dans la profondeur du sujet, il faut tester l’amour-attitude du public. A la question « Qui est heureux en mangeant du chocolat? », presque toutes les mains se lèvent. Mais à la question « Qui est heureux en amour? » plus de la moitié des mains sont restées baisser. Pourquoi vouloir trouver l’amour si le chocolat est plus épanouissant ? Mais parce que l’amour c’est plus fort que tout et plus destructeur aussi. D’ailleurs, elle a décidé de prendre une bonne décision. « J’ai rompu définitivement et durablement avec l’amour ». Puisqu’il faut choisir entre être heureux ou amoureux son choix se porte sur la première proposition. « C’est l’amour qui m’a réduite à néant ». Il faut se protéger et le fuir. Comment faire? Pas de souci, on va vous donner les solutions.
Déjà, il faut réfléchir au mot aimer. On aime aussi bien les carottes, le rose qu’une personne. Un vrai mot fourre-tout. Par exemple, Anne Buffet adore manger des saucisses et sucer des bonbons. N’y voyez là aucune connotation sexuelle. Après tout, c’est à vous de voir. Son père lui disait que l’amour ça passe par l’estomac. Peut-être qu’il y a un rapport. On trouve de nombreuses expressions en lien avec la nourriture : suis pleine, j’ai envie de te bouffer, de te lécher… Elle prévient contre les dangers des films et des dessins animés qui mettent des fausses idées en tête. Vous assisterez à un remake rock et impertinent de Blanche Neige parlant de son prince si charmant.
Ces réflexions se poursuivent sur ce ton décalé, plein d’énergie et d’absurdité. Son univers séduit puisque les rires n’arrêtent pas de se faire entendre. Elle donne de son corps, de son énergie, de sa folie et cela à 200% pour faire vivre son univers. Comment ne pas être convaincu au final que l’amour c’est vraiment nocif pour nous même sur le long terme? « Plus c’est long, plus c’est bon. NON! ». Son ton plein de fureur n’est pas soumis à contradiction et pourtant qu’est ce que sa rigole. Une adolescente ose dire à son copain « Elle est complètement barge ». Objectif atteint faire rire et réfléchir pour arrêter l’Amour définitivement. Au final, est-ce vraiment possible? Est-ce que les petits papillons dans le ventre qui invitent à s’enfuir ne poussent-ils pas à rester et prendre un risque? Allez savoir.
Que vous ayez subi une peine de coeur ou que vous soyez de jeunes amoureux, allez assister à la conférence d’Anne Buffet. Une certitude, vous en sortirez conquis et heureux, comme si vous aviez mangé du chocolat.

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