Les théâtres

Théâtre de la Contrescarpe 

© Fabienne Rappeneau
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5 rue Blainville 75005 Paris
 

T : 01 42 01 81 88

Directrice Artistique : Maud MAZUR

Directeur : Dominique GOSSET

Inscrit dans un environnement vivant, intellectuel, chargé d’histoire, à deux pas du Panthéon, du Jardin du Luxembourg, de la Sorbonne,… le Théâtre de la Contrescarpe met à l’honneur le théâtre contemporain (historique, philosophique, sociétal, jeune public…), avec une sélection exigeante de spectacles tous publics !

 

Le Théâtre de la Contrescarpe accueille ainsi, depuis septembre 2015, le succès "Et pendant ce temps Simone veille !".

 

Le Théâtre de la Contrescarpe abrite et participe également à la création d’œuvres théâtrales inédites. 

 

L’intimité avec le public et l’acoustique sont particulièrement appréciées, en théâtre, mais aussi lors des spectacles musicaux et concerts ! Musique baroque, concerts internationaux de guitare Fingerstyle, artistes Pop/Rock,… ont déjà choisi le Théâtre de la Contrescarpe pour des représentations exclusives ! (Imany, Oldelaf, Ben Mazué, Austin Brown…)

 

Le Théâtre de la Contrescarpe, écrin rouge et noir de 110 places, se niche dans une petite rue pittoresque du quartier mythique du Quartier Latin et de la rue Mouffetard.

La presse parle du Théâtre de la Contrescarpe

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Péguy - Le visionnaire

Ce magnifique comédien est aussi un conteur fascinant.

C'est une biographie théâtrale consacrée à Charles PEGUY (1873-1914), que nous devons à Samuel BARTHOLIN. Bertrand CONSTANT, interprète tous les rôles des rencontres importantes de Charles PEGUY. Ce magnifique comédien est aussi un conteur fascinant. Le spectacle débute,... Lire plus

C'est une biographie théâtrale consacrée à Charles PEGUY (1873-1914), que nous devons à Samuel BARTHOLIN.

Bertrand CONSTANT, interprète tous les rôles des rencontres importantes de Charles PEGUY.

Ce magnifique comédien est aussi un conteur fascinant.

Le spectacle débute, alors qu'un jeune journaliste, qui se présente comme écrivant dans plusieurs revues, veut tout savoir de cet Homme de Lettres, propriétaire d'une librairie, qui s'apprête à partir pour défendre la France dans le conflit 14-18, où il laissera très vite sa vie.

Bertrand CONSTANT, m'a réconcilié peu ou prou avec Charles PEGUY que j'ai toujours considéré comme une façon d'excentrique exalté tendance bigot... Je ne l'ai plus compris, après son juste engagement pour défendre Dreyfus.

 Création Musiques et Sons: Tim AKNINE et David ENFREIN.

Des lumières intelligentes, qui suivent le texte et l'action de Charly HOVE.

Le tout orchestré par une Mise en Scène précise de Laetitia GONZALBES.

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Péguy - Le visionnaire

Une figure complexe dont l’œuvre s’avère d’une actualité brûlante !

Sur scène, le comédien Bertrand Constant est seul à incarner tous les personnages, de Péguy au journaliste, en passant par les différents personnages qui ont marqué la vie de l’auteur. La pièce donne envie de découvrir ou redécouvrir les textes de l’un des... Lire plus

Sur scène, le comédien Bertrand Constant est seul à incarner tous les personnages, de Péguy au journaliste, en passant par les différents personnages qui ont marqué la vie de l’auteur.
La pièce donne envie de découvrir ou redécouvrir les textes de l’un des plus grands auteurs du XXème siècle, dont la pensée échappe à tout système dichotomique, alliant anti-modernisme et vision personnelle du progrès, et dont certains raisonnements trouvent un écho singulier dans l’actualité.
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Péguy - Le visionnaire

Une approche intelligente, complexe mais aussi lisible à la connaissance du personnage de Péguy !

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Péguy - Le visionnaire

Quelle belle façon de (re) découvrir Péguy !

"Quelle belle façon de (re) découvrir Péguy." "Bertrand Constant jongle avec tant d’aisance entre les différents personnages que l’on finit par oublier qu’il est seul en scène. " "Cette pièce est passionnante !" "D’une élégante... Lire plus

"Quelle belle façon de (re) découvrir Péguy."
"Bertrand Constant jongle avec tant d’aisance entre les différents personnages que l’on finit par oublier qu’il est seul en scène. "
"Cette pièce est passionnante !"
"D’une élégante sobriété, c’est une très belle pièce qui vous attend au théâtre de la Contrescarpe. On comprend à quel point Péguy était visionnaire. Émotion garantie."
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Péguy - Le visionnaire

Avec humilité, la pièce parvient à balayer son parcours !

Bertrand Constant incarne plusieurs personnages ayant croisé la route de Charles Péguy. Le spectateur - même profane - (re)découvre les multiples facettes de cet homme libre et fidèle, humaniste et patriote. Sans oublier la vie affective de Péguy qui donne l'occasion au coméd ien d'offrir la... Lire plus

Bertrand Constant incarne plusieurs personnages ayant croisé la route de Charles Péguy. Le spectateur - même profane - (re)découvre les multiples facettes de cet homme libre et fidèle, humaniste et patriote.
Sans oublier la vie affective de Péguy qui donne l'occasion au comédien d'offrir la scène la plus touchante : comment rédiger une lettre à une femme que l'on aime et qui n'est pas la sienne ?

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Péguy - Le visionnaire

Un hussard de la République, héroïque et très actuel !

Seul sur scène, Bertrand Constant incarne non seulement Péguy, mais aussi la petite quinzaine de personnages qui interviennent au cours du récit : famille, amis, militants. C’est une gymnastique : Jean, le jeune journaliste qui boîte bas, la vieille Etiennette cassée en deux, Eugène qui... Lire plus

Seul sur scène, Bertrand Constant incarne non seulement Péguy, mais aussi la petite quinzaine de personnages qui interviennent au cours du récit : famille, amis, militants. C’est une gymnastique : Jean, le jeune journaliste qui boîte bas, la vieille Etiennette cassée en deux, Eugène qui tente une (désastreuse) démonstration de savate, un guesdiste enférocé qui veut la peau du traître, Péguy priant au sol, bras en croix… Ça bouge, ça discute, ça s’empoigne si bien qu’on finit par voir des gens et des choses là où il n’y a ni personnages, ni costumes ni décor ou si peu – chaise, table, quelques livres. Une belle performance d’acteur. 

Et une jolie mise en scène de Laetitia Gonzalbes qui exploite à propos la forme physique de Bertrand Constant – on n’a pas tous les jours sur les planches un saint-cyrien, ancien légionnaire parachutiste et sportif émérite. 

A noter : la partie son et musique créée par David Enfrein et Tim Aknine que Laetitia Gonzalbes a voulu« presque comme un deuxième personnage derrière le comédien ». Son utilisation sur la scène finale, sacrificielle, poignante, est remarquable.

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Péguy - Le visionnaire

Sortir Charles Péguy de l’oubli dans lequel il a plongé est toujours une bonne action !

En deux mots... Sortir Charles Péguy de l’oubli dans lequel il a plongé est toujours une bonne action. Il est comme son héroïne, Jeanne d’Arc, un brin ostracisé parce que victime d’une tentative de détournement opérée par les droites radicales, avant – il y a dans... Lire plus

En deux mots...

Sortir Charles Péguy de l’oubli dans lequel il a plongé est toujours une bonne action. Il est comme son héroïne, Jeanne d’Arc, un brin ostracisé parce que victime d’une tentative de détournement opérée par les droites radicales, avant – il y a dans la pièce, une confrontation électrique entre Péguy et un journaliste del’Action française – et, bien sûr, après sa mort. 

Pourquoi est-il si “visionnaire”, comme le veut l’après-titre de la pièce ? Parce qu’il défend sans compromis la vérité, ce qu’il appelle « bêtement la vérité bête, ennuyeusement la vérité ennuyeuse, tristement la vérité triste ». Ce faisant, ce républicain absolu se place en dehors des clivages politiques, en dehors du discours partisan. On dirait aujourd’hui qu’il n’est pas dans le politiquement correct. Ni de droite ni de gauche, en somme (tout rapport avec un président en exercice étant en l’occurrence fortuit). Pour le philosophe Alain Finkielkraut, « Péguy devrait être une référence incontournable pour tous ceux qui veulent penser le monde moderne ».

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Famille Chrétienne

Péguy - Le visionnaire

Dialogues finement écrits ! Une bonne porte d'entrée pour les adolescents !

"C'est ce Péguy intense et complexe qui se dresse devant nous" "Bertrand Constant, seul sur scène retrace brillamment le destin du non moins brillant poète et écrivain du siècle passé" "Dialogues finement écrits" "Une bonne porte d'entrée pour les adolescents aux textes de Péguy." Lire plus

"C'est ce Péguy intense et complexe qui se dresse devant nous"
"Bertrand Constant, seul sur scène retrace brillamment le destin du non moins brillant poète et écrivain du siècle passé"
"Dialogues finement écrits"
"Une bonne porte d'entrée pour les adolescents aux textes de Péguy."

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Péguy - Le visionnaire

Bonne porte d’entrée vers un écrivain inclassable et souvent intimidant !

Sur scène, une initiation à Charles Péguy. Fort d’une narration limpide et d’un humour bienvenu, ce seul en scène intimiste, joué à Paris jusqu’à l’été, constitue une bonne porte d’entrée vers un écrivain inclassable et souvent... Lire plus

Sur scène, une initiation à Charles Péguy.

Fort d’une narration limpide et d’un humour bienvenu, ce seul en scène intimiste, joué à Paris jusqu’à l’été, constitue une bonne porte d’entrée vers un écrivain inclassable et souvent intimidant. « Charles Péguy, le visionnaire » de Samuel Bartholin Théâtre de la Contrescarpe, à Paris Charles Péguy fut tué dans un champ près de Meaux le 5 septembre 1914, aux tout premiers jours de la Grande Guerre. Or l’écrivain catholique de 41 ans avait soigneusement préparé son départ pour le front, mettant de l’ordre aussi bien dans ses affaires que dans ses relations. C’est précisément à ce moment de sa vie, quand semble venue l’heure d’un bilan au moins provisoire, que le journaliste Samuel Bartholin a choisi de situer l’action initiale de sa pièce « Charles Péguy, le visionnaire », jouée ce printemps au théâtre de la Contrescarpe, à Paris. Relecture d’une vie Été 1914, à Paris. Au siège de sa revue des Cahiers de la Quinzaine, Charles Péguy reçoit un jeune journaliste venu recueillir les vues des intellectuels français de l’époque à la veille des combats. Leur dialogue se fait prétexte à une vaste rétrospective de Péguy sur sa propre vie, de son enfance dans un foyer pauvre d’Orléans à sa ferveur patriote d’avant-guerre, en passant par ses engagements socialistes, dreyfusards, puis ses convictions chrétiennes qui s’affirment à partir du début du siècle. « Toutes ces ruptures ont laissé des traces : que croyez-vous ? Je suis couturé de partout », déclare-t-il avec émotion. Seul en scène, le comédien Bertrand Constant, ancien militaire à la démarche assurée, incarne tour à tour Péguy et ses proches, ses admirateurs et ses adversaires : une telle performance mérite d’être saluée, même si certains personnages convainquent plus que d’autres. On retient notamment ce militant de l’Action française aux airs gargantuesques, s’empiffrant de poulet rôti tout en essayant de rallier Péguy – en vain – à la cause réactionnaire. Quant à la mère de l’écrivain, rempailleuse de chaises analphabète, elle émeut quand elle apprend au jeune Charles l’existence d’une bergère « tellement courageuse » qui, des siècles plus tôt, s’était battue « pour mettre fin aux souffrances des petites gens »… Jeanne d’Arc fut par la suite une figure clé de l’œuvre de l’écrivain. Les vertus d’une initiation Somme toute assez linéaire, la pièce ne séduit pas tant par l’audace de sa construction ou de sa mise en scène que par la clarté du propos, au service d’un personnage inclassable et souvent intimidant pour le non-initié. Une initiation, voilà à quoi pourrait s’apparenter ce seul en scène intimiste et souvent drôle. Il s’agit de la première fiction théâtrale de Samuel Bartholin, amateur de Péguy qui a longtemps vécu en Asie du Sud-Est en tant que journaliste indépendant. « Visionnaire » et toujours d’actualité, Charles Péguy l’est sans nul doute quand, au cours de la pièce, son personnage rend hommage à l’école républicaine, distingue la pauvreté de la misère, s’élève contre l’antisémitisme ordinaire, ou encore anticipe la disparition de la paysannerie et le recul du catholicisme en France. « Je crois que trop de monde dans l’Église considère qu’il faut s’éloigner des hommes pour se rapprocher de Dieu », affirme celui qui a rompu brutalement avec plusieurs figures du catholicisme de son époque, qui lui reprochaient de ne pas avoir fait baptiser ses enfants (son épouse Charlotte était athée). Ces disputes, brouilles et coups d’éclats sont peut-être, justement, ce qui manque à cette pièce : l’on aurait imaginé un Péguy encore plus virulent et ombrageux, plus poète aussi, que celui que campe ici Bertrand Constant. Quoi qu’il en soit, cette pièce devrait savoir attiser la curiosité du grand public sur la vie et à l’œuvre profuse de ce grand écrivain. Mélinée Le Priol

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Péguy - Le visionnaire

Seul en scène étonnant !

Vous l’avez déjà vu dans les séries Engrenages et Un village français. Bertrand Constant est actuellement à l’affiche d’un seul en scène étonnant, Péguy le visionnaire, au Théâtre de la Contrescarpe, dans lequel il interprète pas moins d’une... Lire plus

Vous l’avez déjà vu dans les séries Engrenages et Un village français. Bertrand Constant est actuellement à l’affiche d’un seul en scène étonnant, Péguy le visionnaire, au Théâtre de la Contrescarpe, dans lequel il interprète pas moins d’une quinzaine de personnages, dont le poète Charles Péguy. Voici son Paris.

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Péguy - Le visionnaire

Interprétation sans faille et un système narratif audacieux !

Quand Péguy laisse sa place à Charles… Pari audacieux que de monter un seul en scène entièrement consacré à Charles Péguy, poète et essayiste quelque peu oublié du grand public. Mais le pari est relevé haut la main, grâce à une interprétation... Lire plus

Quand Péguy laisse sa place à Charles…

Pari audacieux que de monter un seul en scène entièrement consacré à Charles Péguy, poète et essayiste quelque peu oublié du grand public. Mais le pari est relevé haut la main, grâce à une interprétation sans faille et un système narratif audacieux.

Un spectacle sur Charles Péguy a de quoi étonner. Car le poète s’est fait un peu oublier du grand public, l’homme politique (car il était doté de fortes convictions qui manquent de nos jours) encore davantage. Tout juste Bruno Dumont avait tenté de le remettre au goût du jour avec sa comédie musicale Jeannette, l’enfance de Jeanne d’Arc, remarquée à la Quinzaine des réalisateurs à Cannes l’an dernier, sur des textes de Péguy, féru de la paysanne qui entendait des voix. Sans succès. Mais très rapidement, on entre dans le jeu. Car finalement, ce n’est pas véritablement à un biopic sur Charles Péguy auquel on assiste. Ce dernier est d’ailleurs une sorte de prétexte, de fil rouge pour raconter une époque, la sienne. Celle où la gauche luttait contre les extrêmes, celle où il s’en suffisait d’un rien pour que tout s’embrase. Celle où tout finit par éclater tout de même, à l’image de la Première Guerre mondiale, où Péguy va périr en militaire dès 1914. Mais il l’ignore encore. Il raconte ici son histoire à un journaliste venu l’interviewer. Et il n’oublie aucun détail : ni son enfance pauvre entouré de sa mère et sa grand-mère, ni la rencontre avec sa femme, ni sa petite librairie où il tente de vendre des brûlots politiques, ni ses élans poétiques. Le tout sur un procédé cinématographique, avec flash backs et voix-off féminine douce, qui contrebalance avec le fait qu’un seul homme se trouve au centre de toute l’attention.

Bertrand Constant, déjà aperçu dans les séries Engrenages et Un village français, est formidable de justesse de bout en bout, d’autant qu’il incarne à lui seul près d’une quinzaine de personnages, femmes incluses. Et qu’il parvient à transmettre les doutes, les certitudes qui volent en éclat, une dernière histoire d’amour interdite ou la passion qu’il ressent pour la figure de Jeanne d’Arc. On a littéralement l’impression de les voir toutes et tous, graviter autour du poète à la destinée tragique. Le tout, dans une mise en scène sobre et efficace de Laetitia Gonzalbes, avec un travail ciselé sur le son et les lumières. De quoi être ébloui, même en clair obscur où le spectacle évolue souvent, avec lumières ocres ou bleutées. Et de donner envie de se plonger dans les poèmes transcendés de Charles Péguy… 

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Péguy - Le visionnaire

On découvre la flamme qui anima sa vie !

Au-delà de l’œuvre austère de Charles Péguy, On découvre la flamme qui anima sa vie. Enfant de la pauvreté et de l’honnêteté, C’est un caractère bien trempé et entêté Qui se forge à « La Contrescarpe » et s’y... Lire plus

Au-delà de l’œuvre austère de Charles Péguy,
On découvre la flamme qui anima sa vie.
Enfant de la pauvreté et de l’honnêteté,
C’est un caractère bien trempé et entêté
Qui se forge à « La Contrescarpe » et s’y épanouit.
Du socialisme à l’Affaire Dreyfus, il fut pris
Dans la tourmente de ces causes à défendre et qui
« Commencent en mystique et se terminent en politique ».
En août mille-neuf-cent-quatorze, l’auteur s’explique.

Ami de la vérité, loin de l’hypocrisie,
L’écrivain, qui remit Jeanne d’Arc à l’honneur, prie.
Quand la Grande Guerre l’attend, il ferme boutique,
Emportant avec lui son idéalisme antique.
De tout cela, reste son « espérance immortelle »
Qui fuse à travers les entretiens et les querelles.

 

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L'Évasion des Sens

Péguy - Le visionnaire

Une belle performance !

Charles Péguy, un esprit critique: un one man show inspirant. Le comédien Bertrand Constant , fait revivre, seul sur scène, cet intellectuel né dans une famille modeste à la fin du XIXème dont le destin a basculé grâce à l‘école. Charles PEGUY est oublié,... Lire plus

Charles Péguy, un esprit critique: un one man show inspirant.

Le comédien Bertrand Constant, fait revivre, seul sur scène, cet intellectuel né dans une famille modeste à la fin du XIXème dont le destin a basculé grâce à l‘école.

Charles PEGUY est oublié, à tort d’ailleurs, voire inconnu chez le jeune public et cette création vient réveiller les esprits en retraçant la vie de ce témoin de son époque en quête de sens.

Le face à face entre Charles PEGUY et ce jeune journaliste sur scène est une occasion de révéler la personnalité et les différentes facettes de PEGUY dont la vie a été marquée par l’affaire Dreyfus, l’antisémitisme, le socialisme. L’homme est franc, intransigeant, anticonformiste, critique.

Le comédien livre sur scène une belle performance, en incarnant une quinzaine de personnages hommes et femmes qui ont « façonné » Charles PEGUY et son existence.

La mise en scène de la pièce est très sobre – pas de changement de costume – ; les personnages s’enchaînent, ce qui accentue la richesse de la vie de PEGUY et fait résonner plus fort le texte.

Le spectateur est véritablement transporté en 1914 au siège de la revue les Cahiers de la Quinzaine. Une époque qui paraît bien lointaine, et pourtant… Alors que nous commémorons le centenaire de la guerre 14-18, souvenons-nous.

Charles PEGUY, écrivain, poète, homme engagé, un personnage inspiré et inspirant.

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Péguy - Le visionnaire

Un biopic touchant et enrichissant !

Jouer Charles Péguy n’est pas chose simple et pourtant, Bertrand Constant incarne le personnage à merveille. Seul sur scène, le comédien nous conte l’histoire de ce formidable écrivain français du XXème siècle. Un biopic touchant et enrichissant. Bertrand Constant nous... Lire plus

Jouer Charles Péguy n’est pas chose simple et pourtant, Bertrand Constant incarne le personnage à merveille. Seul sur scène, le comédien nous conte l’histoire de ce formidable écrivain français du XXème siècle. Un biopic touchant et enrichissant.

Bertrand Constant nous plonge dans l’univers de Charles Péguy, l'écrivain, essayiste et poète français que l'on connaît, au moment où un jeune journaliste, un peu maladroit, se présente pour dresser son portrait. Nous sommes en Août 1914, Péguy ferme définitivement les Cahiers de la Quinzaine - la revue qu’il a fondée - pour partir à la guerre.

Sur la scène commence alors un long voyage dans les souvenirs de Charles Péguy. De son enfance à son départ le jour même, Péguy se raconte et raconte ce qui l'a fondé. Dès son enfance, il se passionne pour les lettres. Issu d’une famille de la classe ouvrière, il attache une grande importance à l’école et à l’enseignement. Persévérant et ambitieux, il passe trois fois le concours de l’ENS pour être enfin reçu en 1894. Tout au long de sa vie, il n’a cessé d’être un personnage atypique.

L'homme public

Charles Péguy est connu pour ses engagements politiques et ses prises de position sur l’Affaire Dreyfus dans laquelle il prend le parti du capitaine, accusé d’espionnage... Péguy c'est aussi le désir d’unifier le socialisme français, un humanisme de premier plan. Considéré comme un dissident de son époque, Péguy est resté fidèle à ses convictions...

Voilà tout ce que nous raconte Bertrand Constant, un comédien talentueux qui incarne Péguy et une kyrielle d'autres personnages sur le principe du flash-back qui vient illustrer les souvenirs.

 
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Péguy - Le visionnaire

Présence indéniable et forte !

Seul sur scène Bertrand Constant nous fait traverser la vie et le destin de Charles Péguy, témoin du début du XX e siècle, qui a laissé une réflexion moderne sur la société, la politique, l’Homme, réflexion aujourd’hui toujours... Lire plus

Seul sur scène Bertrand Constant nous fait traverser la vie et le destin de Charles Péguy, témoin du début du XXe siècle, qui a laissé une réflexion moderne sur la société, la politique, l’Homme, réflexion aujourd’hui toujours d’actualité. L’auteur de la pièce, Samuel Bartholin : « J’ai voulu tenter de rendre vivante et accessible la quête passionnée de sens et d’authenticité qui soutient l’existence de Péguy, son goût de s’inscrire dans quelque chose de plus grand que lui… »

La metteuse en scène, Laetitia Gonzalbes : « Il nous fallait raconter en 70 minutes 41 ans de notre Histoire tout en s’emparant d’une quinzaine de protagonistes de tous âges et de tous sexes. J’ai souhaité avant tout me concentrer sur la matière vivante, corporelle et sensible du comédien. Je savais que Bertrand Constant pouvait relever ce défi et composer à partir de détails, de gestes, de postures, de modulations de la voix et d’émotions. » Sobriété de la scène avec un bureau et quelques livres, peu de décor, une chaise en paille, pas de changements de costumes, les espaces délimités par les lumières, sur les compositions musicales de Tim Aknine et David Enfrein. Quelques voix de femmes interviennent, Eve, Marie, Jeanne ? 

Août 1914, Charles Péguy ferme le siège de sa revue les Cahiers de la quinzaine avant de rejoindre son régiment. Arrive un jeune journaliste avec lequel il entame un dialogue nerveux et amical, au cours duquel il revient sur différents épisodes de sa vie. Issu de famille modeste, entre une mère et une grand-mère travaillant pour les besoins du foyer, il puise là son héritage. L’école est précieuse pour lui, elle le mène, excellent élève, à Normale Sup, où il adhère en 1895 au Parti socialiste et aux idées de Jaurès. Poète, écrivain, essayiste, penseur engagé, Péguy est aujourd’hui souvent oublié.

Il milite pour des associations caritatives, soutient les ouvriers en grève. Supprimer la misère est pour lui « le premier devoir ». Il s’engage avec passion dans l’affaire Dreyfus, manifeste pour le capitaine injustement condamné, signe des pétitions. Critiquant les dérives totalitaires, refusant le marxisme et la propagande, il se retrouve seul face aux socialistes

Il avait créé Les cahiers de la quinzaine en 1900. Dans le spectacle, un dénommé Mandart, journaliste à l’Action Francaise : « …tous ces juifs qui vous entourent dans vos Cahiers, les Halevy, Suarès, Benda, Bergson et consorts… une vraie synagogue ce papelard. Ils vous auront fait confondre le beau visage de Jeanne d’Arc avec le nez crochu de Dreyfus ». Volontaire pour le front, l’écrivain tombe le 5 septembre 1914, jour de la victoire de la Marne.

Bertrand Constant est doté d’une présence indéniable et forte, il incarne avec justesse cet homme honnête, passionné, hors norme. « Je suis fier de le faire revivre à travers mon art. » Le comédien est lui-même atypique. Après 4 ans à l’école de Saint-Cyr, suivis de 3 ans dans le régiment parachutiste de la Légion étrangère « qui m’ont inspiré un livre, « Légionnaire », récits, portait, photos, 64 légionnaires se racontent. Je ne savais pas ce que je voulais, je suis parti en mission humanitaire au fond de l’Amazonie. A mon retour, je décide de vivre mon vieux rêve d’enfant, comédien ! Je travaille la nuit au SAMU social, je suis des cours de théâtre et je débute dans les petites salles, dans les courts-métrages, je suis conseiller militaire au cinéma. Ensuite j’obtiens des rôles dans les séries télé et au cinéma. »

Mais le comédien a envie d’un seul en scène au théâtre et découvre Charles Péguy. Il demande alors à un ami journaliste d’écrire la pièce, qui est publiée aux éditions Mareuil et jouée à la maison de quartier de Palaiseau, à 300m de la maison de Péguy. « Des descendants de Péguy sont venus et ont aimé notre création. Nous avons rappelé aux spectateurs l’homme révolté contre l’injustice, l’oppression, l’homme de lettres à l’immense talent, qui s’est battu pour Dreyfus et les opprimés. » Il a disparu sans jamais trahir ses idées. Ce spectacle est passionnant.

 

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The Artchemists

Péguy - Le visionnaire

Un seul en scène vibrant !

Il fallait avoir de l’audace pour s’attaquer à Charles Péguy, écrivain souvent mal compris, mal aimé qui a aujourd’hui presque disparu des manuels scolaires. Mais Bertrand Constant, magnifique dans Charles Péguy, le visionnaire, ce seul en scène de Samuel Bartholin programmé par... Lire plus

Il fallait avoir de l’audace pour s’attaquer à Charles Péguy, écrivain souvent mal compris, mal aimé qui a aujourd’hui presque disparu des manuels scolaires. Mais Bertrand Constant, magnifique dans Charles Péguy, le visionnaire, ce seul en scène de Samuel Bartholin programmé par le théâtre de la Contrescarpe, semble aimer les défis et l’adrénaline.

Le parcours d’un humaniste

Patriote, socialiste et fervent défenseur de Dreyfus, mais aussi républicain, admirateur de Jeanne d’Arc, anticlérical et croyant, Péguy fut tout cela à la fois, brouillant les pistes, et allant à contre courant de la pensée de son temps, les convictions chevillées au corps, luttant jusqu’au bout pour défendre ses idées. C’est ce qui a parlé au comédien, à l’origine de ce projet créé l’an dernier à Avignon : « J’ai été touché par le parcours humain de cet homme et notamment cette façon qu’il a eu de garder sa ligne, et son intégrité par rapport à sa propre pensée, cette force de caractère, et son courage d’assumer qui il est, quitte à y perdre beaucoup ».  

Une ténacité et un courage qui font sans doute écho au propre parcours de Bertrand Constant, qui fut élève à St Cyr puis officier dans la légion étrangère, et quitta une carrière militaire toute tracée pour réaliser un rêve d’enfant et monter sur les planches. Péguy, lui, a fait presque le chemin inverse, quittant sa vie d’écrivain et de poète pour s’engager au front. Il fut fauché en 1914 à seulement 41 ans par la mitraille allemande, un mois seulement après sa mobilisation. Dès lors, récupéré de toute part et notamment pas le régime de Vichy et le courant nationaliste catholique, Charles Péguy, passé proche de l’oubli, regagne aujourd’hui ses lettre de noblesse et n’a jamais été aussi vivant. 

Un homme « couturé » de partout 

La pièce débute en 1914 dans le quartier latin (là même où se trouve aujourd’hui le petit théâtre de la Contrescarpe), dans la « boutique » où Charles Péguy créa les cahiers de la quinzaine. Lieutenant de réserve, il s’apprête à partir au combat au moment de la mobilisation, quand un jeune journaliste pacifiste, fasciné par son parcours, va lui faire revivre les grandes étapes de son existence et le mettre devant ses contradictions. Une vie qui démarre modestement, en province, dans une famille pauvre mais honnête et travailleuse. C’est là que Peguy puisera des valeurs fondamentales. Puis il y aura l’école et les instituteurs, ces « hussard noirs » (l’expression est de lui) qui le sortiront de sa condition et lui feront accéder à la pensée humaniste. 

Guidé par son idéal d’une société d’égalité entre les hommes, il embrassera le socialisme, et sera un défenseur de la première heure du capitaine Dreyfus, poussant son compagnon Jean Jaurès à s’engager. Mais sa conception du dreyfusisme était finalement une affaire universelle  qui dépassait les conflits de classe. Charles Péguy s’éloignera de la pensée de gauche (des lendemains qui chantent) et quittera les rangs du progrès en marche. Anti moderne, il questionnera sans relâche ceux qui par démagogie n’adoptent pas la pensée qu’ils prônent. Polémiste, philosophe, et grand poète, Péguy est resté jusqu’à la fin de sa vie un esprit libre et novateur en quête de sens et de vérité.

Une performance d’acteur

Ce sont ces idées et cette pensée que le comédien Bertrand Constant et son auteur Samuel Bartholin ont voulu transmettre dans un récit ciselé porté par une véritable performance d’acteur. Crédible aussi bien dans le rôle de Péguy que de ses proches ou de ses compagnons de lutte, Bertrand Constant donne vie à une quinzaine de personnages qu’il incarne dans un jeu plein de finesse et de sensibilité. Et c’est un bonheur de le voir évoluer sur le plateau. « J’aborde ce spectacle avec beaucoup de joie et de plaisir, même si cela me demande un grand effort de concentration chaque soir. Je joue aussi bien des femmes, que des personnages avec des accents, je modifie ma posture, ma voix, c’est une gymnastique difficile mais agréable et c’est une pièce très gratifiante à jouer. Quand je sors de scène, j’ai l’impression d’avoir fait pleinement mon métier d’acteur ». 

Grâce à une mise en scène sobre mais efficace de Laetitia Gonzalbes, il parvient à rendre l’ambiance de toute une époque, avec une simple table, quelques livres et une chaise en paille. Une époque, le début de 20ième siècle souvent méconnue mais où se reflètent, à travers la pensée de Péguy, des problématiques très actuelles qui interrogent toujours : le refus d’une certaine idée de la modernité et de la possession matérielle, et la défense des valeurs universelles et humanistes.

Péguy, ce génie français continue de fasciner et de nous faire réfléchir à notre rapport à la société, à l’éducation et au monde moderne, lui qui préférait l’action à la parole, « sans jamais renier un atome de son passé ». 

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Péguy - Le visionnaire

Intéressant, Séduisant, Brillant, Éloquent !

Bertrand Constant nous relate le parcours  de   Péguy (1813-1914) à  travers divers épisodes de son existence. Tout commence  rue de la Sorbonne, « Aux cahiers de la quinzaine »   Péguy  s’apprête pour partir à la guerre lorsqu’ un... Lire plus

Bertrand Constant nous relate le parcours  de   Péguy (1813-1914) à  travers divers épisodes de son existence. Tout commence  rue de la Sorbonne, « Aux cahiers de la quinzaine »   Péguy  s’apprête pour partir à la guerre lorsqu’ un jeune journaliste vient l’interviewé. Il va s’ensuivre une série  de flash-back  nous relatant  son existence.

Péguy enfant menant une vie modeste entre sa mère et sa grand-mère à Orléans

Ses souvenirs d’écoles / son ascension  jusqu’à  ENS

Ses amours

Son engagement politique / l’affaire Dreyfus.

Le journal avec Léon Blum / Les cahiers de la quinzaine

Son virage de libre- penseur au mysticisme…..

Bertrand Constant nous conte une histoire, l’histoire d’un « grand homme »  poète, journaliste, humaniste  mais  malheureusement supprimé du programme scolaire. Un homme qui est toujours resté intègre face à ses idées, qui a eu le courage d’aller jusqu’au bout de ses croyances  et de ses convictions.

« Aller au bout de ce que l’on croit, c’est atteindre l’éternité »  Ch Péguy

 Bertrand Constant  va incarner et donner vie à une quinzaine de personnages avec brio.  Nous verrons apparaitre sous nos yeux ; Péguy mais aussi sa mère, sa grand-mère, son instituteur…….des dialogues se créent entre eux, c’est dynamique, vivant et attrayant.

La création musicale de David Enfrein et de Tim Aknine  ainsi que la mise en scène de Laetitia Gonzalbes   sobre et harmonieuse, nous enveloppent  dans l’univers de Péguy et accroissent  nos émotions.

Bertrand Constant nous captive et nous émeut.  C’est un grand plaisir de redécouvrir  ou découvrir Péguy dans ce spectacle accessible à tous.

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Péguy - Le visionnaire

Intelligent et passionnant !

A la découverte de la vie et de l'oeuvre de Charles Péguy Péguy, le visionnaire  est un seul-en-scène consacré au poète Charles Péguy. Ecrit par Samuel Bartholin, et interprété par Bertrand Constant, ce spectacle est un sublime hommage à la vie et à... Lire plus

A la découverte de la vie et de l'oeuvre de Charles Péguy

Péguy, le visionnaire est un seul-en-scène consacré au poète Charles Péguy. Ecrit par Samuel Bartholin, et interprété par Bertrand Constant, ce spectacle est un sublime hommage à la vie et à l'oeuvre de l'intellectuel. 

 Charles Péguy est né en 1873 à Orléans et il est mort en 1914 à Villeroy. Ecrivain, poète, essayiste et officier de réserve français, il est également connu sous les noms de plume de Pierre Deloire et Pierre Baudouin. Péguy, le visionnaire est un spectacle qui lui est consacré.

L'histoire débute en août 1914. Alors qu'il est en train de fermer le siège de sa revue, les Cahiers de la Quinzaine, pour rejoindre son régiment, un jeune journaliste se présente à lui. Il souhaite réaliser un portrait à son sujet et lui pose pour cela diverses questions. Un dialogue s'établit entre les deux personnages et Charles Péguy est invité à revivre des moments clés de sa vie. 

Expliquer la complexité du personnage

Dans ce seul-en-scène, Bertrand Constant interprète tous les personnages : Charles Péguy en 1914 et le journaliste qui l'interroge, mais aussi tous ceux que le poète a pu rencontrer au cours de sa vie. Les épisodes qui ont marqué l'existence de l'intellectuel avant son départ pour la guerre sont donc présentés sur scène. Des épisodes que Charles Péguy revit de manière nostalgique en août 1914, un mois à peine avant sa mort au champ d'honneur, le 5 septembre 1914. 

Le texte, ponctué de citations issues de l'oeuvre de Charles Péguy, permet aux spectateurs de comprendre l'écrivain dans toute sa complexité. Ils y rencontrent un poète en quête de liberté et d'indépendance qui s'accroche à des valeurs mystiques et nationales. Ils apprennent également à connaitre un intellectuel engagé, devenu militant socialiste libertaire, anticlérical et dreyfusard, avant de suivre une idéologie catholique et nationaliste. Péguy, le visionnaire est un spectacle intelligent et passionnant. L'interprétation de Bertrand Constant captive le public et la touche pédagogique du texte signé Samuel Bartholin permet une immersion totale dans la vie et l'oeuvre de Charles Péguy. 

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Péguy - Le visionnaire

Beau texte théâtral (…) parfaitement incarné par Bertrand Constant !

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Péguy - Le visionnaire

Un spectacle pétillant d’intelligence et brillant d’éloquence.

Charles Péguy est un homme de conviction. Il n’a jamais baissé les bras, ni abandonner sa verve face aux attaques. Et même quand il trouve la foi, il ne basculera jamais vers les idées extrêmes comme Action Française. Il reste un homme qui défend la tolérance, la liberté de... Lire plus

Charles Péguy est un homme de conviction. Il n’a jamais baissé les bras, ni abandonner sa verve face aux attaques. Et même quand il trouve la foi, il ne basculera jamais vers les idées extrêmes comme Action Française. Il reste un homme qui défend la tolérance, la liberté de pensée et l’égalité pour tous.
Faire un spectacle autour de Charles Péguy est un choix surprenant. On pourrait penser que c’est un défi lancé au spectateur. Une façon de l’inciter à venir soit découvrir un homme de caractère ou soit de nouveau rencontrer un auteur que l’on connaît. Une fois que l’on a fait le choix de franchir les portes du théâtre de la contrescarpe, le doute n’est plus permis. De toute façon, une fois que la représentation commence on sait que l’on a fait le bon choix de venir.
Bertrand Constant, seul en scène incarne Charles Péguy, debout, fier, la voix pleine d’assurance qui va partir à la guerre. Dans sa librairie va arriver un jeune journaliste, Paul Gerbier des Joncs, qui souhaite faire un portrait de lui. Charles Péguy accepte avec plaisir ce dernier échange dans un monde qui ne s’est pas encore écroulé. Bertrand Constant change de voix, de position. Il devient alors tous les autres personnages (accompagné parfois d’une voix off) qui sont les acteurs du passé de l’auteur. On le découvre enfant avec une grand-mère qui lui racontait des histoires. Puis adolescents à l’école où il brille par la qualité de son écriture. Et enfin adulte, là où il lutte pour l’innocence de Dreyfus. Dans son journal « La Quinzaine littéraire », on lui reproche d’écrire des articles avec moins de mordant depuis qu’il a trouvé la foi. Son regard sur la société a changé et il prie pour elle. D’ailleurs, un journaliste et un prêtre d’Action Française vont lui proposer de les rejoindre. : “…tous ces juifs qui vous entourent dans vos Cahiers, les Halevy, Suarès, Benda, Bergson et consorts… une vraie synagogue ce papelard. Ils vous auront fait confondre le beau visage de Jeanne d’Arc avec le nez crochu de Dreyfus”. Mais son opinion religieuse n’a pas changé sa tolérance envers les autres.

Le comédien m’a emporté dans l’histoire. J’ai suivi le fil conducteur avec plaisir car tout amener avec beaucoup d’intelligence et de délicatesse dans le texte de Samuel Bartholin. Bertrand Constant donne une interprétation avec simplicité, naturelle et intensité des personnages. J’avais même l’impression de voir parfois plusieurs personnages discutées alors qu’il était seul sur scène. La nuance légère dans la voix et le comportement créer tout de suite l’illusion. Il sait imposer un rythme pour emmener le spectateur dans son univers. Ainsi après que l’on en apprit un peu plus sur l’écrivain et ses convictions, on revient au point de départ : la librairie et la fin de l’interview. Un point final à un échange très riche et passionnant. La mise en scène de Laetitia Gonzalbes joue à l’efficacité avec juste quelques meubles, quelques livres qui suffisent à faire voyager et tout dire. Appuyé bien entendu par le travail tout en finesse de lumière de Charly Hove qui accompagne Bertrand Constant en toute circonstance. Un très beau travail d’équipe qui a donné naissance à un spectacle pétillant d’intelligence et brillant d’éloquence.

Alors si vous voulez rencontrer un homme révolté contre l’injustice, l’oppression, la haine, poussez, vous aussi les portes du théâtre. Vous y trouverez Bertrand Constant qui vous insufflera une rage de vivre et une folle envie de s’exprimer librement.

“Aller au bout de ce que l’on croit, c’est atteindre l’éternité.”

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Bulles de culture

Péguy - Le visionnaire

Bien rythmé, savamment construit !

  Bulles de Culture a découvert au Théâtre de la Contrescarpe la pièce Charles Péguy le visionnaire, la nouvelle création de la Compagnie Kabuki. Nous vous racontons. Notre avis et critique de ce seul en scène écrit par Samuel Bartholin et mis en scène par Laetitia... Lire plus

 

Bulles de Culture a découvert au Théâtre de la Contrescarpe la pièce Charles Péguy le visionnaire, la nouvelle création de la Compagnie Kabuki. Nous vous racontons. Notre avis et critique de ce seul en scène écrit par Samuel Bartholin et mis en scène par Laetitia Gonzalbes.


Charles Péguy le visionnaire : à la rencontre d’un homme peu connu
Pour être tout à fait sincère, l’auteure de ces lignes ne connaissait de Charles Péguy, avant d’assister au spectacle, que sa foi chrétienne et son aspect contesté, ainsi que certains de ses vers les plus célèbres. Ces préjugés plutôt négatifs sur l’homme Péguy ont été largement remis en question avec Charles Péguy le visionnaire.
On découvre ainsi un homme complexe, qui illustre bien la jonction entre le XIXe siècle et le XXe siècle. On le voit par exemple dreyfusard, socialiste dans ses jeunes années ; on le découvre ensuite nationaliste, mystique, contradicteur de la modernité de son époque. Ce qui apparaît de prime abord comme une forme de contradiction se déroule et se dévoile au fil du spectacle, et met en lumière un homme refusant les carcans de toute idéologie.
De l’enfant qui grandit dans un milieu pauvre, de l’écolier façonné par l’école de la République, de ses choix politiques, nous entrevoyons l’image à travers un système de flash-back bien mis en œuvre. Cela confère au personnage de Charles Péguy une dimension profondément humaine.

Un seul en scène bien mené
C’est Bertrand Constant qui porte véritablement la pièce Charles Péguy le visionnaire. Seul sur scène, il incarne tour à tour le Péguy quarantenaire, qui meurt quelques semaines plus tard sur le front, le journaliste qui l’interroge, Péguy aux différents âges de sa vie, mais aussi la mère ou la grand-mère de celui-ci ainsi que ses interlocuteurs dans les flash-back. La mise en scène deLaetitia Gonzalbes est à la fois sobre et bien pensée, permettant les aller-retours dans le temps sans grande difficulté.
Le texte de Samuel Bertholin, la mise en scène de Laetitia Gonzalbes et le jeu de Bertrand Constant font ainsi un savant mélange, offrant à voir un personnage aux multiples facettes, dont l’unité est conférée par la sincérité et la forte conscience d’avoir un rôle à jouer dans le destin de la nation.


Bien rythmé, savamment construit, Charles Péguy le visionnaire offre un voyage documenté, éclairé et éclairant, dans notre société de la fin du XIXe et du début du XXe.

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La presse en parle

Péguy - Le visionnaire

Bertrand Constant incarne avec brio et émotion cet auteur de renom.

Si le nom de Charles Péguy est connu, sa vie et son oeuvre le sont moins. Le Théâtre de la Contrescarpe, niché au coeur du Quartier Latin à Paris, vous invite tous les week-ends jusqu'à la fin juillet à découvrir l'auteur grâce à une pièce forte, émouvante,... Lire plus

Si le nom de Charles Péguy est connu, sa vie et son oeuvre le sont moins. Le Théâtre de la Contrescarpe, niché au coeur du Quartier Latin à Paris, vous invite tous les week-ends jusqu'à la fin juillet à découvrir l'auteur grâce à une pièce forte, émouvante, un seul en scène joué par Bertrand Constant et intitulé "Charles Péguy, le visionnaire", dans une mise en scène de Laetitia Gonzalbes.
Silence et obscurité totale dans la salle... Soudain, on entend une plume gratter le papier, une lumière apparaît, une porte grince en s'ouvrant et voilà le spectateur plongé dans le Paris d'août 1914. Pas besoin de décor. L'image, le son, le verbe de Bertrand Constant vous plongent, d'emblée, à la veille du départ au combat, juste après la mobilisation. Un homme fait face à son destin. A 41 ans, Charles Péguy est un auteur connu, reconnu, engagé. Il rencontre un journaliste. Le moment est intime. L'auteur répond aux questions et retrace toute sa vie dont il ne sait encore qu'elle touche à sa fin. Bertrand Constant, sur scène, incarne l'auteur et tous les personnages qui jalonnent son existence.
Mais qui est Charles Péguy ? Né en 1870 à Orléans, il est issu d'une famille d'artisans modestes. Orphelin de père, l'enfant grandit entre sa mère, rempailleuse de chaises et sa grand-mère qui participe à son éducation. Ma grand-mère contait des histoires amusantes et merveilleuses, explique l'auteur incarné sur scène. En fait, rien ne pouvait prédire une carrière littéraire, intellectuelle, politique pour cet enfant ayant vécu dans la pauvreté et non la misère, comme il le souligne. Nous étions pauvres mais dans un honneur absolu, évoque le comédien, ajoutant: L'instruction publique était une ouverture pour les paysans en sabots que nous étions. Et d'évoquer les Hussards noirs de la République tels que nommait Péguy, les instituteurs de l'époque, vecteurs indispensables pour Jules Ferry permettant aux enfants de l'époque de s'extraire de l'analphabétisme.  Monsieur Naudy, l'instituteur, décèle un talent et oriente l'enfant vers la sixième au lieu d'études professionnelles.

L'univers de la connaissance s'ouvre à lui, avec le latin comme passion. Ces années d'études, la possibilité de s'élever socialement, grâce à l'école marqueront sa vie entière. Baccalauréat, Ecole Normale Supérieure, cet enfant du peuple se passionne pour le sort des hommes. Fasciné par Jaurès, engagé dans la défense de Dreyfus,  il devient socialiste, tout en gardant un attachement fort à Jeanne d'Arc, qui le relie à Orléans et son enfance.  Il refuse les nationalismes, la pensée réductrice, réfléchit, écrit, critique les dérives totalitaires dans l'évolution du socialisme français. Il est aussi chrétien et assume ses choix au risque d'être exclu. Engagé volontaire au début de la Grande Guerre, il affirme : Je pars soldat de la République, pour le désarmement général et la dernière des guerres . Il meurt le 5 septembre 1914.
Le texte de Samuel Bartholin, de grande qualité souligne les paradoxes d'un homme passionné et empreint d'humanisme. Bertrand Constant, comédien au cinéma, au théâtre  mais aussi dans des séries bien connues comme Un Village français y incarne avec brio et émotion cet auteur de renom. 

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La presse en parle

Péguy - Le visionnaire

Pièce très agréable à voir et instructive.

Ce soir j’ai passé un très bon moment dans un théâtre que je ne connaissais pas et que j’ai trouvé très sympathique, le théâtre de la Contrescarpe. J’y ai vu L’histoire de Charles Péguy. Un auteur, philosophe, poète et politologue. Un personnage assez... Lire plus

Ce soir j’ai passé un très bon moment dans un théâtre que je ne connaissais pas et que j’ai trouvé très sympathique, le théâtre de la Contrescarpe.
J’y ai vu L’histoire de Charles Péguy. Un auteur, philosophe, poète et politologue. Un personnage assez peu connu, il me semble, et qui a pourtant vécu une vie passionnante, fait de très belles rencontres et reste encore aujourd’hui, un visionnaire.

J’ai beaucoup aimé Bertrand Constant qui joue plein de personnages avec délicatesse et a vraiment l’air de s’amuser sur scène.

J’ai également apprécié la mise en scène de Laetitia Gonzalbez, très fluide avec de très belles lumières et un traitement presque cinématographique.

C’est une pièce très agréable à voir et instructive. Je vais vous faire partager l’interview que j’ai faite tranquillement sur un banc près de la rue de la contrescarpe avec un comédien passionnant et chaleureux.




Pourquoi Charles Péguy ?
J’avais envie de faire un seul en scène, mais je voulais essayer quelque chose de nouveau. Quand on m’a parlé de Péguy, j’ai trouvé cette idée très intéressante et j’ai demandé à Samuel Bartholin d'essayer d'écrire sur ce sujet.


C'est marrant que vous parliez de seul en scène. Car j’ai ressenti ça également. Même si c’est un seul en scène qui raconte une histoire avec des personnages et une trame.
Oui, en effet c’est tout à fait ça. Il faudrait peut-être trouver un nouveau mot pour décrire mon spectacle. Une pièce jouée seul ? Ce n’est pas seulement l'histoire de Charles Péguy en soi mais aussi celle de son passé, son vécu, ses rencontres.

Mais qui est donc Charles Péguy et que reste-t-il de lui ?

Vous savez, je ne suis pas professeur à La Sorbonne, mais je ne pense pas que ce soit tellement son œuvre en soi qui reste mais plutôt des pensées, des idées, des phrases qui sont reprises très régulièrement par les hommes et femmes politiques d’aujourd'hui.


Ce que je trouve très intéressant c’est que ce personnage nous permette d’aborder l’histoire de la fin du XIXe et début XXe siècle.

Oui, c’est une histoire qui n’est pas vraiment abordée et pourtant qui ressemble beaucoup à l’époque actuelle. Mais vous savez les gens qui ont des idées fortes, nouvelles, hors du temps passent les années.


Hors temps, finalement.

Je pense qui c'était le bon moment pour aborder ce sujet alors que dans le monde d’aujourd'hui Les gens ont la tentation d’être dans le repli.

Ce que j’ai vraiment aimé aussi c’est le montage de la pièce avec ses noirs. Ces flash-back.

C'est drôle que vous disiez ça, car j’ai surtout fait beaucoup de cinéma en dehors de mes années d’études du théâtre et nous avions justement l'envie de faire une mise en scène proche d’un film avec les fondus au noir, la musique, la voix Off.


Je l’ai ressenti et je trouve aussi que vous jouez presque plus comme un acteur qu’un comédien et ça fait du bien.

On avait envie de transmettre un côté intime à la pièce. Mais aussi d’aborder ce sujet avec une certaine légèreté J'aime bien parler de choses graves tout en gardant de la légèreté et du sourire.

C'est vrai et j’ai beaucoup souri en effet. J’ai trouvé ça très abordable, drôle et agréable comme traitement et je pense que c’est une pièce que les ados devraient venir voir.

Je le pense aussi. J’ai joué cette pièce dans les lycées. C’était très intéressant, les jeunes étaient à l’écoute et avaient l’air d'apprécier. On faisait aussi un débat suite à la représentation.

Je vous trouve très courageux dans le choix de ce sujet sur l’histoire de Charles Péguy. Quand on lit le sujet, ça ne donne pas particulièrement l’envie de venir voir la pièce.

Oui, je sais, mais je trouve vraiment ce personnage très intéressant. Du fait de son histoire, ses rencontres et ses idées.


Je voulais vous dire quelque chose aussi. J’ai beaucoup aimé la scène où vous êtes assis dos au public et que vous faites l’enfant. J’ai trouvé qu’il y avait encore une part d’enfance en vous.

Ah ! c’est drôle ce que vous dites. On me l'a souvent dit sur les plateaux mêmes quand je joue des gros durs, mais vous savez, Charles Péguy aussi avait une âme d’enfant par ses choix, ses directions son absence totale d’obscurantisme, il n’a jamais voulu se laisser enfermer dans des dogmes.

Pensez-vous, concernant l’histoire de Jeanne d’arc, comme vous le dites dans la pièce, Qu'il l’avait également entendu enfant ?

Pour cela. Il faudrait le demander à l’auteur mais, ce qui est certain, c’est qu’il a vécu à Orléans dans un milieu certainement très pieux.

Je voulais vous dire que j’ai passé un merveilleux moment agréable et instructif. C'était donc l’avant-dernière, ce soir ?

Oui, en effet, mais on reprend en septembre et il y aura, peut-être, encore pas mal de dates de prévu.

En tout cas ce soir il y avait quand même du monde pour cette saison.

Vous savez, ça fait plus de 100 fois que je joue cette pièce et j'en suis très heureux. Le bouche-à-oreille fonctionne très bien.

Sincèrement (comme toujours) c’est un beau spectacle à ne pas manquer dès la rentrée.

Je voulais aussi tirer un petit coup de chapeau au régisseur du spectacle. J'étais assis à côté de lui et j’en ai profité pour découvrir un nouveau métier que je ne connaissais pas vraiment.

J’ai trouvé qu’il avait une concentration incroyable et une grande délicatesse dans la gestion des lumières et des sons.

C'est une belle personne et grâce à lui, ce soir, je suis devenu fou de ce métier : Régisseur de théâtre.

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Péguy - Le visionnaire

Seul en scène biographique et instructif ! Une pièce qui donne à réfléchir !

Charles Péguy, le visionnaire : un seul en scène biographique et instructif, au Théâtre de la Contrescarpe Incarnant une quinzaine de personnages, Bertrand Constant retrace pendant un peu plus d’une heure les épisodes marquants de la vie de l’écrivain, poète, et officier de... Lire plus

Charles Péguy, le visionnaire : un seul en scène biographique et instructif, au Théâtre de la Contrescarpe

Incarnant une quinzaine de personnages, Bertrand Constant retrace pendant un peu plus d’une heure les épisodes marquants de la vie de l’écrivain, poète, et officier de réserve Charles Péguy.

Claudiquant, légèrement courbé et tout de noir vêtu, le comédien fait son entrée sur une scène au décor épuré : un petit bureau en bois sur lequel sont empilés quelques livres côté cour et une simple chaise en paille côté jardin.
Nous sommes à Paris en août 1914, rue de la Sorbonne. Charles Peguy, 41 ans, est en train de fermer le siège de sa revue les Cahiers de la Quinzaine car il doit partir à la guerre quand un journaliste arrive pour l’interviewer, l’occasion de revivre à travers cet échange l’histoire de son parcours hors du commun.

Ainsi nous replongeons dans l’enfance de l’écrivain issu d’une famille modeste, élevé par sa mère et sa grand-mère, rempailleuses de chaises, qui lui donnent les fondements de ses valeurs et l’amour du travail bien fait.

L’ordre, et l’ordre seul, fait en définitive la liberté. Le désordre, lui, fait la servitude.


Puis nous suivons sa scolarité lors de laquelle il se fait repérer par le directeur de l’Ecole Normale qui lui permettra de continuer ses études et de révéler une activité intellectuelle dense et prolifique.
Engagé politiquement, dreyfusard, révolté par l’injustice, philosophe, croyant et admirateur de Jeanne d’Arc, Charles Péguy est avant tout un homme de convictions qui se bat pour ses idées.
Samuel Bartholin signe ici un texte éloquent, dont la sobriété de la mise en scène par Laetitia Gonzalbes met en exergue le jeu du comédien qui endosse tous les rôles.

Bertrand Constant, ancien parachutiste dans la Légion étrangère, qui a quitté l’armée pour être comédien, relate ici le parcours d’un penseur engagé arraché à sa vie intellectuelle par la guerre, où il mourra d’une balle dans la tête, peu de temps après sa mobilisation.

Une pièce qui donne à réfléchir sur les valeurs humanistes, l’éducation, notre rapport au monde et la quête de la vérité.

Dire la vérité, toute la vérité, rien que la vérité, dire bêtement la vérité bête, ennuyeusement la vérité ennuyeuse, tristement la vérité triste.

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Anna Karénine

Le scandale est décuplé !

Résolument moderne, la mise en scène de Laetitia Gonzalbes est aussi finement ciselée que l’adaptation qu’elle a réalisée du chef-d’œuvre de Léon Tolstoï. Le scandale est décuplé.

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Anna Karénine

Un spectacle rythmé, esthétique et émouvant !

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Anna Karénine

Dans de très beaux costumes, chaque personnage apporte son ambiance !

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Anna Karénine

La variation moderne sur l’ouvrage de Tolstoï actualise le classique du XIXe siècle.

Syma news

Anna Karénine

De l’audace, du talent et une mise en scène envoutante.

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Le Bonbon

Anna Karénine

On se fascine pour la pièce Anna Karénine !

On se fascine pour la pièce Anna Karénine Dans cette adaptation de Laetitia Gonzalbes, Anna Karénine, issue de la "bonne" société et mariée a un haut fonctionnaire, trompe son mari avec Varinka. Une adaptation encore plus intemporelle et criante de modernité, à découvrir... Lire plus

On se fascine pour la pièce Anna Karénine

Dans cette adaptation de Laetitia Gonzalbes, Anna Karénine, issue de la "bonne" société et mariée a un haut fonctionnaire, trompe son mari avec Varinka. Une adaptation encore plus intemporelle et criante de modernité, à découvrir dès le 29 octobre au Théâtre de la Contrescarpe.

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La grande parade

Anna Karénine

Un spectacle rythmé et émouvant pour qui aime l’amour, toujours !

Léon Tolstoï au Théâtre : et si Anna Karénine avait aimé une femme ? Il fallait oser : adapter librement et de manière contemporaine, un classique de la littérature amoureuse : « Anna Karénine », du grand Léon Tolstoï, que l’on résume trop souvent... Lire plus

Léon Tolstoï au Théâtre : et si Anna Karénine avait aimé une femme ?
Il fallait oser : adapter librement et de manière contemporaine, un classique de la littérature amoureuse : « Anna Karénine », du grand Léon Tolstoï, que l’on résume trop souvent à la femme adultère qui se suicide (pour expier ses pêchés) en se jetant sous un train…

Mais Laetitia Gonzalbes développe en décortiquant les rapports humains. Elle questionne la morale pour démontrer que le bonheur d'un être (d'une femme, en l'occurrence) ne peut pas reposer sur le sacrifice de ses besoins fondamentaux. Si l'amour est au centre du roman de Léon Tolstoï, la liberté est au cœur de l'Anna Karénine revue par Laetitia Gonzalbes. Elle questionne : la dichotomie entre morale et liberté est-elle inévitable ? Cette morale (religieuse la plupart du temps) pousse à penser qu'Anna Karénine, du fait de l'adultère et « l'abandon » de son fils, serait l'incarnation du pêché. Sa « déchéance » la conduit au suicide, rongée qu'elle est par les remords. Mais si on place, au contraire, Anna Karénine en symbole de la liberté, donc de la libération de la femme, elle devient le miroir de nos propres questionnements et nous renvoie à nos choix, nos renoncements, nos lâchetés...Toute la force du roman réside dans cette double interprétation du rôle d'Anna, superbement campée par Lise Laffont, parfaite en jeune ingénue, encore fragile sur ses patins, qui va se transformer en loque humaine ravagée par l'alcool. Finalement,l'homosexualité passe au second plan. On finit par l'oublier car ce sont les sentiments qui comptent. Malgré tout, on peut voir dans l'exclusion d'Anna Karénine (par la « bonne société), femme surveillée jusqu'à sa sexualité, le point de vue obsolète que l'on portait alors, au XIXe sicèle (et encore aujourd'hui, on croit rêver !) sur le mariage et la position de la femme (soumise, docile, dominée). En effet, il subsiste toujours une frange de la société, de l'Humanité, via la religion, qui entend imposer ses vues dans le domaine du privé (la sexualité).
L'homosexualité suscite encore des  actes de malveillance et d'agressivité́. Nous y sommes confrontés quotidiennement. En ce sens, cette mise en scène résolument moderne d'Anna Karénine décuple la force du sujet : l'amour n'a pas de sexe. Tous les interprètes sont excellents. Les costumes (de Claire Avias) sont parfaits. Léger bémol sur l'éclairage (Charly Hove) et la musique (Tim Aknine et David Enfrein) peut-être trop présents... Affaire de point de vue. Le texte ayant un peu vieilli, Laetitia Gonzalbes modernise, « déringardise », avec de la danse (ça le fait) et les apartés du narrateur masqué (clin d'œil au Bel-Ami de Maupassant et aux poèmes et partitions de Jean Fournée ?), pour combler le caractère tragico-dramatique de ce classique indépassable. Mais parfois plombant. Cela reste un spectacle rythmé et émouvant pour qui aime l'amour, toujours !

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Anna Karénine

Une partition singulière et atypique, à plus d'un titre !

Comédie dramatique conçue et mise en scène par Laetitia Gonzalbes, avec Lise Laffont, Maroussia Henrich, David Olivier Fischer et Samuel Debure. Ardue et téméraire s'avère la transposition théâtrale d'un texte littéraire et davantage encore quand le choix se porte sur un chef... Lire plus

Comédie dramatique conçue et mise en scène par Laetitia Gonzalbes, avec Lise Laffont, Maroussia Henrich, David Olivier Fischer et Samuel Debure.

Ardue et téméraire s'avère la transposition théâtrale d'un texte littéraire et davantage encore quand le choix se porte sur un chef d'oeuvre de la littérature, comme en l'occurrence sur "Anna Karénine" de Léon Tostoï.

Et donc émérite se révèle l'entreprise de Laetitia Gonzalbes qui propose une partition singulière et atypique, à plus d'un titre et qui, pour le moins, ne peut encourir la critique de formatage à l'aune des codes de la jeune scène contemporaine mainstream.

En effet, resserrée sur le trio de l'adultère, instillée d'emprunts à d'autres textes et poèmes, dont le "Bel-Ami" de Guy de Maupassant, et retenant les lignes de force de l'opus original, avec l'inconciliable trinité raison/passion/foi, elle présente une variation contemporanéisée de ce drame de la passion, destructrice et autodestructrice, en déclinant celle-ci de manière saphique, tout en le plaçant sous l'obédience du romantisme noir pour rendre compte des tourments psychologiques du personnage-titre.

Et noir c'est noir, tant pour la dramaturgie que pour la scénographie "black cube" avec un esthétisme qui n'est pas sans évoquer celui "papier glacé" des photos des années 70 d'Helmut Newton, avec des assises mêlant méridienne baroque et chaises napoléon façon Ghost starckien, les lumières crépusculaires que Charly Hove strie de traits de couleur vive avec un plafonnier en tubes diodes disposés façon Dan Flavin et les costumes confectionnés par Claire Avias qui, à l'exception du choix du blanc et de la dentelle vintage pour l'héroïne, s'inspire du style "new fetish" et de celui de l'heroic fantasy.

Ce qui immerge cette chronique d'une mort inéluctable dans une atmosphère d'étrangeté soutenue par la présence d'un énigmatique personnage surnuméraire campé par Samuel Debure à l'inquiétante placidité, narrateur intradiégétique, main du destin, ange de la mort et maître de cérémonie, une cérémonie à l'allure de sarabande orchestrée par Eros et Thanatos.

La mise en scène avisée de Laetitia Gonzalbes soutient ses parti-pris qui se traduisent dans un opus composé de scènes courtes et d'ellipses chorégraphiées scandées par la musique syncrétique deTim Aknine et David Enfrein et un jeu placé sous le registre du réalisme distancié godardien.

David Olivier Fischer, parfait en mari psychorigide et factotum des conventions sociales, et Maroussia Henrich, fascinante en maîtresse libertaire épargnée de l'opprobre par son statut d'artiste, entoure Lise Laffont lumineuse en ingénue mystique et sensuelle éprise de liberté qui se mue en femme fatale surtout pour elle-même qu'elle incarne avec une sensibilité à fleur de peau.

Un beau projet porté par la jeune et prometteuse Compagnie Kakuki.

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Anna Karénine

Une création audacieuse, dans de beaux costumes.

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Anna Karénine

Une écriture précise, des comédiens investis et une mise en scène ingénieuse !

Une écriture précise, des comédiens investis et une mise en scène ingénieuse… Adaptation très originale qui saura changer votre regard sur Anna Karénine… L’amour ça ne se commande pas. Alors quand Anna se marie et tombe amoureuse d’une autre personne,... Lire plus

Une écriture précise, des comédiens investis et une mise en scène ingénieuse…

Adaptation très originale qui saura changer votre regard sur Anna Karénine…

L’amour ça ne se commande pas. Alors quand Anna se marie et tombe amoureuse d’une autre personne, elle va devoir faire face à un dilemme. Un choix impossible qui va la mener vers un destin funeste.

Laetitia Gonzalbes auteure et metteure en scène, décide de créer une version assez singulière d’Anna Karénine. Un défi de taille car adapter un roman russe riche de descriptions, une pièce d’1h30 dans un petit espace, se montrait difficile à relever. Pour donner plus de volume au récit, elle va également intégrer des références à Bel-Ami et Enragée ? de Guy de Maupassant et des poèmes et partitions de Jean Fournée. Mais grâce à une écriture précise, des comédiens investis et une mise en scène ingénieuse tout est possible. Ainsi notre jeune amoureuse prend vie et nous, les spectateurs, allons la suivre dans sa descente aux enfers.
Il faut prévenir le puriste, celui passionné par l’œuvre de Léon Tolstoï. Cette Anna Karénine est une libre adaptation du roman. Notre jeune écervelée ne tombe pas sous le charme du Comte Vronsky mais de Varinka, une femme passionnée, libre, au tempérament de feu qui ne rend de compte à aucun homme. C’est Alexi, le mari d’Anna qui les mettra en relation. Très vite un lien va se créer entre elles. Nous allons assister à une magnifique scène érotico-sensuelle entre Lise Laffont et Maroussia Henrich. C’est le moment de rupture car le secret va être découvert par un mari jaloux. Anna devra choisir entre son cœur et sa raison. Son cœur l’emportera mais sa raison va l’abandonner petit à petit. La folie va la gagner et la perdre.
Le choix qu’Anna aime une femme au lieu d’un homme ne change pas le message critique derrière. La société et les biens pensants jugent ceux qui ne choisissent pas le chemin dit classique. Alors ils sont persécutés, rejetés et parfois humiliés. Un texte qui raisonne toujours autant malheureusement à notre époque. Les quatre talentueux comédiens donnent fougue passion à cette histoire.

Maroussia Henrich interprète avec douceur et sensibilité cette femme libre qui sait aimer avec sincérité et raison. Son costume de saltimbanque donne un mélange entre rebelle et force. Une tenue qui lui va à merveille. Lise Laffont, elle campe Anna, cette innocente enfant qui découvre le sexe le jour de son mariage. « Un viol légal ». Elle découvre la vie dans sa complexité et son injustice. Son personnage qui semble si épanoui à la première scène sombre dans la folie. Elle tient une magnifique scène de fin où elle perd pied et se rend compte de la situation. Son regard se porte au loin derrière le public et la justesse du ton montre sa fragilité. Les hommes ne sont pas en reste. David Olivier Fischer tient avec cruauté son rôle d’homme, égocentrique et cruel. Le visage blanchit, tenu noir, il incarne l’élégance et l’autorité. On ne doute jamais qu’il est cet Alexi. Pour lui tenir compagnie, l’énigmatique Samuel Debure, caché sous un masque. Même si l’on ne le voit jamais son visage, il s’impose là, de façon charismatique. Sa voix un peu pincée, se veut juge et partie. Les costumes de Claire Avias sont vraiment très bien pensés. C’est un mélange subtil de plusieurs matières et style qui donne un côté intemporel. Tout comme la mise en scène, avec des décors qui font anciens qui se couplent avec des cubes de rangement en plastique et des tubes lumineux au plafond qui changent de teintes. La musique créée pour le spectacle se dirige vers la techno avec des sons répétitifs qui correspond totalement à l’ambiance.

Ne passez pas à côté de cette adaptation très originale qui saura changer votre regard sur Anna Karénine.

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Anna Karénine

Émouvant, prenant, impressionnant.

Et si David Lynch s’installait dans un théâtre pour raconter la vie d’Anna Karénine ? Laetitia Gonzalbes donne une idée de ce que pourrait en être le résultat au théâtre de la Contrescarpe. Anna Karénine… le chef d’oeuvre de Tolstoï. Femme vertueuse... Lire plus

Et si David Lynch s’installait dans un théâtre pour raconter la vie d’Anna Karénine ? Laetitia Gonzalbes donne une idée de ce que pourrait en être le résultat au théâtre de la Contrescarpe.

Anna Karénine… le chef d’oeuvre de Tolstoï. Femme vertueuse mariée à un homme pieux et aussi respectueux des conventions et des apparences, Anna lutter contre, puis vivre, une passion chahutée avec un autre homme. Elle part avec son amant, ne supporte pas d’avoir abandonné son fils, met fin à ses jours. La passion vient de perdre contre la morale.

Dans cette version, Vronski est Varinka, l’amant est une amante. Une façon de rendre l’histoire plus actuelle. On est en 2018, j’ose espérer que personne ne sera ni surpris ni choqué.

La mort accueille le public, masque mi vénitien mi crane d’oiseau, habit noir, peau parcheminée. « Je vous observe depuis longtemps ». Anna arrive, l’histoire se déroule telle que Tolstoï l’a écrite – voire vécue, il y a de l’autobiographie dans cette histoire. Avec quelques inserts, Maupassant, Jean Fournée.

Dans son adaptation d’Anna Karanine, Laetitia Gonzalbes ose. Elle ose modifier le texte, elle crée un univers. Un univers visuel et auditif qui marche. Appuyé sur une distribution qui tient le choc, des costumes de grande qualité, une utilisation audacieuse de la lumière. Elle ne tombe pas dans le piège de la performance pour la performance, c’est du théâtre, des personnages sont là, bien là, ils prennent le temps de raconter leur histoire. Une histoire intemporelle, racontée d’une façon très actuelle.

Actuelle et élégante.

Anna Karenine, c’est la passion contre la morale, le sexe animal contre la religion torturée. Je me souviens de la scène où les corps d’Anna et de Varinka se mêlent dans une danse sensuelle. Je me souviens de l’accouchement d’Anna. Tout est là, animal, charnel, entre ombre et lumière, sans franchir les limites de l’élégance.

L’esthétique de son univers m’a rappelé celle de David Lynch. Oui, c’est ça. Costumes, lumières, place de la musique, utilisation de la danse, c’est l’âme russe transportée à Twin Peaks, émouvant, prenant, impressionnant.

Avec une mention particulière pour le jeu de Lise Laffont, que j’ai trouvée magnifique dans le rôle d’Anna Karénine.

Ça peut étonner. Déstabiliser. Ou emporter. J’ai été un peu surpris au début, puis curieux. Et puis je me suis laissé emporter.

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Anna Karénine

Mise en scène sobre et étonnante, pour un spectacle indispensable !

Lesbien raisonnable ? Et si Anna Karénine était tombée amoureuse d’une femme ? Cela changerait-il le cours de son histoire d’amour ou au contraire, lui apporterait-il encore plus de chair et de cœur ? Réponse dans cette mise en scène sobre et étonnante, pour un... Lire plus

Lesbien raisonnable ?
Et si Anna Karénine était tombée amoureuse d’une femme ? Cela changerait-il le cours de son histoire d’amour ou au contraire, lui apporterait-il encore plus de chair et de cœur ? Réponse dans cette mise en scène sobre et étonnante, pour un spectacle indispensable en ces temps où l’homosexualité est encore et toujours fustigée.
On connaît tous l’histoire d’Anna Karénine, considéré comme le chef d’œuvre de Tolstoï. La belle Anne qui épouse sans l’aimer vraiment, Alexis Karénine, avant de tomber éperdument amoureuse du Comte Vronski dont elle porte l’enfant. Leur passion ravage tout sur leur passage et finit par être trop lourde pour eux et Anna se jette sous un train. Des transpositions au cinéma, à la télévision, en ballet en au théâtre ont déjà eu lieu. Comment rendre actuelle une telle histoire, à l’heure où l’infidélité ne cause plus un tel opprobre ?

Laetitia Gonzalbes a trouvé la parade. On a récemment vu à l’œuvre la metteure en scène qui a remis au goût du jour Charles Péguy dans Péguy le visionnaire. Ici, pour sa version d’Anna Karénine, elle casse les codes et les conventions : Anna épouse bien Alexis, mais elle tombe amoureuse de Varinka, la meilleure amie de ce dernier. Une autre histoire d’amour impossible qui continue, malheureusement, de résonner avec l’actualité où l’homophobie continue de tuer et de blesser chaque jour de nombreuses personnes homosexuelles.

Pour appuyer son propos et sa mise en scène esthétique et sophistiquée, Laetitia Gonzalbes s’est adjointe la triste figure de la Mort en personne, ou plutôt de la Fatalité, qui s’invite aux discussions, interagit, sous son masque de mystère, avec les personnages, prodigue des conseils et des remontrances, tente d’alerter les funestes horizons et finit par s’en réjouir. Le décor oscille entre modernité et tradition, avec ses néons suspendus qui évoquent des épées de Damoclès, prêtes à fondre sur Anna et Varinka. Les costumes sont à l’avenant, entre habits de gala et froufrous érotiques. La bande son est remarquable, servant les comédiens qui parfois entament un pas de danse ou une chanson, avant de se laisser aller vers l’inéluctable…

L’histoire fonctionne justement parce ces quatre-là entament un ballet mortel avec autant de force que de sensibilité. Lisa Laffont campe une Anna éperdue entre sympathique pour son mari, amour pour son enfant et passion dévorante pour sa maîtresse ; Varinka, plus dure et plus sensée, est incarnée par une incandescente Maroussia Henrich. Chez les hommes, David Olivier Fischer fait un Alexis effacé très crédible, tandis que la figure allégorique du Destin prend corps et voix de Samuel Debure. On ne sait pas ce que Tolstoï aurait pensé de cette version 2018 ancrée dans son époque, mais force est de reconnaître que l’histoire d’amour tragique qu’il a imaginée fonctionne tout aussi bien que la version originale.

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Anna Karénine

Simple, juste et puissant !

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Anna Karénine

Excellent spectacle, qui dégage, entre autres, un fort parfum de mystère !

Sous une forme théâtrale à la fois méditative et très vivante Laetitia Gonzalbes  met en scène Anna Karénine de Tolstoï au Théâtre de la Contrescarpe.  Ecrit en 1877, ce roman,  l’un des plus connus... Lire plus

Sous une forme théâtrale à la fois méditative et très vivante Laetitia Gonzalbes  met en scène Anna Karénine de Tolstoï au Théâtre de la Contrescarpe. 

Ecrit en 1877, ce roman,  l’un des plus connus de Tostoï,  concentre sans doute bon nombre d’interrogations cruciales chez les auteurs dramatiques dès la fin du XIXe siècle. Dans Anna Karénine, on évoque ouvertement le poids des conventions sociales, celui du rôle restrictif dévolu aux femmes (même issues de la haute société),  la place de l’argent dans le couple  ou encore la culpabilisation féminine dans ses dimensions amoureuses et éducatives. En cela Anna Karénine a beaucoup de points communs avec d’autres œuvres phares du théâtre européen  comme Une Maison de poupée (1879)  du Norvégien Ibsen,  Gertrud (1906) du Suédois Söderberg ou La Peur (1913) de l’Autrichien Zweig.

Sans cesse réinventée, selon le style, le talent et la nationalité de chaque auteur, c’est toujours la même histoire : celle d’une femme de bon milieu, écartelée entre un confort bourgeois illusoire et une passion fugitive et dévorante, situation d’autant plus éprouvante pour les personnages féminins qu’ils sont la plupart du temps confrontés au rejet de la société et victime doublement (du mari et de l’amant). Tragique par son dénouement Anna Karénine est l’histoire d’une femme (Anna Karénine) mariée à un haut fonctionnaire de la haute société pétersbourgeoise découvrant l’amour auprès d’un brillant officier (Vronsky). Par le menu le roman de Tolstoï nous conte le long pourrissement de ce couple – à la suite de la révélation de l’adultère – et ses continuels atermoiements ainsi que la fuite des amants jusqu’au suicide de son héroïne.

À la fois romantique et sombre, la symbolique d’Anna Karénine nous parle de passion amoureuse et d’individus rejetés par la bonne société sous couvert de bonne conscience. Sans en esquiver la dimension étouffante, la libre adaptation et mise en scène de Laetitia Gonzalbes se caractérise par une grande fluidité et une liberté au ton original autour de scènes rythmées et courtes. Les comédiens n’en font jamais ni trop ni pas assez. Ils sont pleinement présents à la scène, par l’élocution, par la manière de se déplacer, par l’émotion juste, par l’expressivité affichée de vêtements changeants. Le plateau scénique donne d’ailleurs le ton : une méridienne baroque, quelques cubes en plexiglas, une table et des chaises ; au plafond, des tubes de diodes électroluminescentes.

Tout cela oriente le spectateur vers une impression de volupté scandaleuse, de rudesse des temps, de labyrinthique dilemme amoureux… Dans cette adaptation Vronsky (l’amant) devient Varinka (l’amante), ce qui – au-delà de l’évidente connotation homosexuelle – contribue peut être à rendre plus compréhensible le décalage d’origine entre Anna Karénine et son mari. Quant à l’Homme sans nom, c’est un personnage masqué devisant avec les autres personnages et ne dédaignant pas de se promener dans la salle. Sorte de chef d’orchestre mortuaire, il participe pleinement au climat allégorique de cet excellent spectacle, qui dégage, entre autres, un fort parfum de mystère.

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L'Évasion des Sens

Anna Karénine

Adaptation libre et exaltante !

Le théâtre de La Contrescarpe présente une adaptation très libre de Laetitia Gonzalbes du célèbre roman « Anna Karénine » de Léon Tolstoï. Un spectacle rythmé, un amant devenu amante, un personnage inédit d’une formidable présence,... Lire plus

Le théâtre de La Contrescarpe présente une adaptation très libre de Laetitia Gonzalbes du célèbre roman « Anna Karénine » de Léon Tolstoï.

Un spectacle rythmé, un amant devenu amante, un personnage inédit d’une formidable présence, une mise en scène évoquant à la fois le 19ème siècle de Tolstoï et notre 21ème siècle.
Sur scène : une méridienne baroque, une table, des chaises et des cubes de plexiglas, des diodes électroluminescentes…
Fidèle au thème du roman, Laetitia Gonzalbes nous confronte à la place de la femme dans la société (« Oui, mais les femmes qui ont des ombres finissent mal en général »), au choc des convenances (« Tu t’es tenue de façon inconvenante. Je désire que cela ne se reproduise pas») et nous entraîne dans d’inattendues embardées : références à Tolstoï, emprunts à d’autres auteurs, création musicale contemporaine, homosexualité, lugubres ponctuations par l’homme sans nom…
Dans son journal rédigé en 1854, Léon Tolstoï s’interroge sur son identité « Que suis-je ?… Je suis laid, gauche, malpropre, sans vernis mondain. » Pour Tolstoï, l’écriture est un cheminement vers la connaissance de soi.
À travers la vie d’un couple et le destin tragique d’Anna, l’auteur jette un regard critique sur la noblesse russe et aborde les questions existentielles et politiques qui lui tiennent à cœur (le sens de la vie, la vérité et la religion, le mariage et l’amour, le travail de la terre et l’oisiveté, les questions ouvrière et agricole, les droits des femmes).
Laetitia Gonzalbes fait affleurer la richesse de ses pratiques artistiques (danse, chant, théâtre) et nous livre une adaptation libre et exaltante de la quête et du désordre émotionnel décrits par Tolstoï.
Bref, propulsez-vous jusqu’à ce théâtre intimiste niché à deux pas de la chaleureuse place de la Contrescarpe !

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Anna Karénine

This version of the famous story explores homosexuality !

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Anna Karénine

Pièce émouvante et impressionnante ! Adaptation sublime !

Une version moderne d’Anna Karénine Sur la scène du Théâtre de la Contrescarpe se joue une adaptation d’Anna Karénine de Léon Tolstoï. Des enjeux contemporains ont été insufflés à l’histoire et le public se passionne pour ce drame.   ... Lire plus

Une version moderne d’Anna Karénine
Sur la scène du Théâtre de la Contrescarpe se joue une adaptation d’Anna Karénine de Léon Tolstoï. Des enjeux contemporains ont été insufflés à l’histoire et le public se passionne pour ce drame. 
 
Publié en feuilleton dans Le Messager russe, le grand public découvre pour la première fois Anna Karénine en 1877. Dans ce chef-d’œuvre littéraire, l’auteur raconte l’histoire de deux couples. Il y a d’un côté Lévine et Kitty Stcherbatskï qui incarnent le ménage honnête. De l’autre, Alexis Vronski et Anna Karénine qui incarnent la passion dévastatrice. 

À l’origine, Anna Karénine est une épouse aimante et fidèle à son mari. Mais un jour, alors qu’elle se rend chez son frère à Moscou, elle rencontre le comte Vronski et tombe folle amoureuse de lui. Ne pouvant lutter contre cette passion dévorante, elle finit par s’abandonner dans les bras de cet officier frivole.

Un drame qui subjugue
Sur la scène du Théâtre de la Contrescarpe, Laetitia Gonzalbes propose une relecture subtile du texte de Tolstoï. Ainsi, Vronski devient Varinka et l’histoire d’Anna Karénine prend un tout autre sens. Par amour pour cette femme, elle sacrifie tout : sa réputation, mais aussi sa vie de mondaine, d’épouse et de mère. De sa première rencontre avec Alexis Karénine à sa mort, son histoire est retracée. L’adaptation de Laetitia Gonzalbes permet d’actualiser Anna Karénine en proposant une réflexion sur notre société moderne et la place qu’elle accorde à la femme, à la liberté et à l’homosexualité.

Anna Karénine est une pièce émouvante et impressionnante. L’ambiance (éclairage, son, décor, costume, chorégraphie) permet aux spectateurs de suivre avec passion et empathie la vie d’Anna Karénine. L’interprétation puissante et juste des comédiens, ainsi que le rythme impulsé par la mise en scène happent le public dans une histoire bouleversante. L’adaptation d’Anna Karénine par Laetitia Gonzalbes est donc sublime et permet de redécouvrir un classique de la littérature.

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Anna Karénine

Un travail remarquable et atypique !

Anna Karénine, un chef d’œuvre de la littérature russe de Léon Tolstoi (1877). C’est au Théâtre de la Contrescarpe que nous assistons à sa mise en scène conduite par Laetitia Gonzalbes avec Maroussia Henrich, Lise Laffont, David Olivier Fischer et Samuel Debure. C’est... Lire plus

Anna Karénine, un chef d’œuvre de la littérature russe de Léon Tolstoi (1877). C’est au Théâtre de la Contrescarpe que nous assistons à sa mise en scène conduite par Laetitia Gonzalbes avec Maroussia Henrich, Lise Laffont, David Olivier Fischer et Samuel Debure.

C’est l’histoire d’une femme aux traits bovariens, mariée à un homme dont elle n’est pas amoureuse, Alexis Karénine. Une liaison monotone les berce jusqu’à ce qu’elle fasse la rencontre du Comte Vronsky dont elle tombe instantanément et intensément amoureuse et dont elle portera l’enfant.
De prime abord, nous sommes tentés de nous attendre à une représentation fidèle au roman et de retrouver tous les personnages de Tolstoi ainsi que la même évolution du récit dans la représentation. Surprise ! La metteure en scène s’est bien prêtée à nous surprendre. En effet, une démarche atypique qui s’aligne intelligemment et avec subtilité avec la contemporanéité des thème abordés. En gardant le fond et les lignes de force du texte original, elle décline d’une manière nouvelle ce croisement classique de la morale et des normes sociales, de la passion destructrice et de la religion. Un magnifique tableau psychologique des quatre personnages présents qui représentent un microcosme de la société.
En libre adaptation du roman, Laetitia Gonzalbes transgresse toutes les formes antérieures de représentations théâtrales et cinématographiques car fait coïncider l’histoire d’Anna Karénine avec l’actualité du débat autour de l’homosexualité et de l’homophobie et des violences que subissent plusieurs personnes.
C’est ainsi que la Anna imaginée par la metteure en scène n’a pas un amant (le Comte Wronsky) mais une amante (Varinka), pour qui elle éprouve un amour fougueux et ravageur. Choix franchement inattendu mais qui répond au final au même message : l’interdit, l’inconvenable, l’adultère, etc.
Le personnage d’Anna a grandement été interprété par la belle Lisa Laffont. Tout en finesse et en sensibilité, la comédienne a su rendre compte du mysticisme et la soif de liberté qui anime le personnage. Face à elle et dans le rôle de Varinka, Maroussia Henrich en artiste et femme fatale avec un charisme et une présence remarquable. Alexis Karénine est interprété par David Olivier Fischer qui a bien su souligner le côté froid et détaché du personnage, quoiqu’un peu plus de nonchalance aurait été peut-être plus adapté au caractère sage et religieux du personnage. Enfin, la présence de l’homme masqué, ténébreux et mystérieux a fait son effet. La réalité de la mort et de la fatalité, qui entourent le récit est justement représentée sur scène et prend forme humaine à travers Samuel Debure qui a excellemment transmis par la qualité de son jeu et de ses interventions la peur, l’angoisse, l’étrangeté mais surtout le mauvais présage.

La mise en scène est une réussite assurée qui passe par le caractère moderne-traditionnel du décor, des magnifiques costumes qui nous renvoient tantôt à la société russe de ces temps-là, tantôt aux belles robes des temps présents, mais aussi par le choix de la musique et des pas de danses qui rapprochent et éloignent les comédiens. Un travail remarquable et atypique qui a conquis le public et qui aura assurément des échos positifs et encourageants.

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Des mots pour vous dire

Anna Karénine

C’est à la première seconde que nous plongeons...

C’est à la première seconde que nous plongeons dans le froid intense de cette pièce de théâtre à l’accent russe. « L’Homme sans nom » (incarné par Samuel Debure), de noir vêtu, au masque de la mort, se tient déjà devant nous et nous... Lire plus

C’est à la première seconde que nous plongeons dans le froid intense de cette pièce de théâtre à l’accent russe. « L’Homme sans nom » (incarné par Samuel Debure), de noir vêtu, au masque de la mort, se tient déjà devant nous et nous explique les arcanes de la passion irrépressible vouée inéluctablement à l’irréparable.
Mais le feu, pour la minute, est sous la glace et, Anna (Lise Laffont), rayonnante, patine sur scène quand le comte Karénine (David Fischer) la remarque et accroche son regard. Il ne tardera pas à l’épouser et à la présenter innocemment à son amie de toujours Varinka (Maroussia Henrich). La morgue aristocratique d’Alexis Karénine, plus préoccupé à remplir les obligations de son rang qu’à pallier les attentes d’affection de sa femme, jettera Anna dans les bras de Varinka. Elle deviendra sa maîtresse et la suivra jusqu’à quitter son époux et son fils Serge…
L’adaptation libre de Laetitia Gonzalbe ne nous éloigne pas pour autant de l’univers de Tolstoï et de la complexité de ses personnages qui oppressent le spectateur comme ils le feraient pour le lecteur. Chacun suit le déroulement de l’histoire avec ses valeurs et… celles de son époque. Si le XXIe siècle pose un regard plus clément sur l’adultère, il est encore sévère sur l’homosexualité : la metteuse en scène a choisi d’éclairer ce sujet non évoqué par l’écrivain par des jeux de rôle parfois sans entrave (Lise Laffont se dénude à demi), et dans une expression artistique multiforme (danse…).

Les scènes rythmées et très courtes accélèrent le temps de ce très gros et grand roman sans en perdre sa profondeur. Les transitions entre elles sont ponctuées par des effets de lumières et musicaux qui œuvrent en poésie. Aussi quand des pétales rouges s’échappent d’un petit ballon pour évoquer le sang qu’Anna perd quand elle accouche, ou quand la fumée blanche du train de la gare où Anna se suicide s’évapore jusqu’au premier rang. Le noir s’épaissit. Les applaudissements retentissent.

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La Parisienne Life

Anna Karénine

Relecture novatrice, originale et inattendue de ce classique

En 1877, Léon Tolstoï publie « Anna Karénine » et quelques années après, le roman fait entrée la littérature russe dans la culture européenne. Incarnation de l’incrédulité, du péché mais également de la... Lire plus

En 1877, Léon Tolstoï publie « Anna Karénine » et quelques années après, le roman fait entrée la littérature russe dans la culture européenne.

Incarnation de l’incrédulité, du péché mais également de la liberté et de la modernité, Anna Karénine traverse les époques comme par magie et l’adaptation libre de Laetitia Gonzalbes le montre bien.

L’auteure qui signe également une mise en scène brillante offre une relecture novatrice, originale et inattendue de ce classique.
Dans cette version moderne et audacieuse qui n’est absolument pas linéaire, le spectateur est captivé et totalement emporté par ce qui se joue devant ses yeux.

Sur scène, Lise Laffont, Maroussia Henrich, David Olivier Fischer et Samuel Debure incarnent avec force et conviction leurs rôles et ils font entrer le public dans une ronde où la passion côtoie la folie et la mort.
Durant 1h30, on assiste à la grandeur et à la décadence d’Anna Karénine et on en ressort subjugué.

Ne manquez pas cette fabuleuse adaptation qui ne manque pas de sensualité et dans laquelle vous retrouverez également du Maupassant, des passages chorégraphiés travaillés, un esthétisme dingue et des compositions musicales originales de Tim Aknine et David Enfrein qui habillent magnifiquement l’œuvre.

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artistikrezo.com

Anna Karénine

Une mise en scène originale et innovante !

Transposer un classique de la littérature russe en pièce de théâtre est un projet ambitieux. C’est pourtant le pari que s’est lancé Laetitia Gonzalbes, en adaptant au théâtre Anna Karénine de Léon Tolstoï, une œuvre complexe de plus de huit cents pages. Pari... Lire plus

Transposer un classique de la littérature russe en pièce de théâtre est un projet ambitieux. C’est pourtant le pari que s’est lancé Laetitia Gonzalbes, en adaptant au théâtre Anna Karénine de Léon Tolstoï, une œuvre complexe de plus de huit cents pages. Pari réussi ?
 
Le roman de Tolstoï transposé sur scène
Publié par Léon Tolstoï en 1877, Anna Karénine est un chef-d’œuvre  de la littérature russe et, à plus grande échelle, de la littérature européenne. Tout comme dans le roman, la comédie dramatique se déroule en Russie, dans les années 1870. Anna Karénine (Lise Laffont) est mariée à Monsieur Karénine (David Fisher), homme de haut rang. Il se veut intègre, mais est aveuglé par la morale et le maintien de sa réputation. Délaissée et incomprise, Anna ne tardera pas à entreprendre une liaison . Liaison qui détruira son mariage et sa vie entière. Si la pièce, qui se joue en ce moment au Théâtre de la Contrescarpe, est différente du roman en bien des points, elle en conserve pourtant l’essence.
Une réadaptation libre et intelligente
Gonzalbes a en effet effectué quelques changements. D’abord, l’amant d’Anna n’est pas le comte Vronski. En fait, l’amant d’Anna n’est pas un amant tout court, mais une amante. Celle-ci répond au doux nom de Varinka (Maroussia Henrich). Aussi séduisante que libre, cette femme n’a que faire des convenances. Seulement, tout comme Anna, elle ne sera pas épargnée par l’intensité et le danger de leur relation.
Puis, la metteuse en scène a choisi d’emprunter des extraits aux œuvres de Guy de Maupassant (auteur adulé par Tolstoï) et des poèmes à Jean Fournée. Choix approuvé, puisque la pièce n’en ressort que plus profonde et poétique.
 
Une intrigue rythmée par un personnage étonnant
Dès le début, le spectateur est surpris, car la pièce s’ouvre sur un personnage mystérieux. Celui-ci, debout dans un coin, entame un discours sur les dangers de la passion. Il s’agit là de « l’homme sans nom » (Samuel Debure). Toujours habillé de noir, son visage reste masqué tout du long. D’ailleurs, il semble constamment s’exprimer de manière étrange et solennelle.
Mais qui est vraiment cet homme ? Est-ce un narrateur omniscient ou une allégorie de la Mort ? Est-ce Tolstoï  lui-même ou Lévine ? Ou bien est-ce tout cela à la fois ? Quoi qu’il en soit, c’est lui qui rythme l’intrigue. « L’homme sans nom » est à la fois la particularité de cette adaptation et l’âme de l’œuvre de Tolstoï.
Une mise en scène originale et innovante 
Toute l’atmosphère du roman est retranscrite sur scène, aussi grâce au décor : une méridienne baroque, une table et des chaises en plexiglas, etc. Laetitia Gonzalbes explique ce choix : « La méridienne évoque la bourgeoisie, les plaisirs, les échanges. Les éléments en plexiglas, la rudesse et froideur russe ».
Il y a la musique et des danses transcendantes, des plafonniers néon qui changent sans cesse de couleur. D’ailleurs, ceux-ci forment des croix, tel un signe de mauvais augure qui planerait au-dessus des protagonistes. Enfin, la compagnie Kabuki se démarque grâce à son jeu remarquable, son ton juste, ou encore sa manière d’occuper la scène.
 
Une histoire intemporelle…
L’histoire d’Anna Karénine n’a ni âge ni époque, peu importe l’adaptation. Celle-ci dépeint l’évolution de deux relations malsaines. La première est l’union sacrée entre un homme et une femme, une relation inégale et étouffante. La seconde est une liaison, passionnée mais interdite. Les deux – Anna en est le dénominateur commun – se détériorent à un moment donné.
C’est donc une histoire qui traite d’une femme tiraillée entre morale et liberté, mais également celle d’un homme trahi et seul face à son désarroi. La réadaptation de Gonzalbes montre parfaitement comment la passion peut se transformer en souffrance, puis en folie, et comment la folie peut mener à la mort.
… et moderne
Cependant, avec cette liaison homosexuelle, la pièce de théâtre ne traite pas d’un adultère commun pour l’époque. Cette relation prend alors encore plus de sens. La souffrance mise en scène n’en est que d’autant plus grande. En effet, au-delà, se cache la volonté de mettre en lumière un sujet malheureusement toujours problématique dans notre société actuelle : « L’objectif est toujours de parler à toutes les générations et de traiter des sujets de fond », justifie la metteuse en scène.
 
«  Les montagnes russes  »
Ainsi, même si cette pièce semble située à une époque définie (au XIXe siècle) et à un endroit précis (la Russie en plein Empire), elle nous présente un sujet à la fois intemporel et moderne. Le spectateur en ressort plongé dans une réflexion sur sa vie personnelle. Et nous, si nous avons été si bouleversés, c’est bien parce que la pièce nous a fait voyager d’une émotion à une autre : le désir, la peur, la colère, les larmes… Ce n’est pas pour rien que Laetitia Gonzalbes surnomme son œuvre « les montagnes russes ».

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Anna Karénine

Un moment rare de théâtre !

En allant voir Anna Karenine au théâtre, je dois avouer que je ne connaissais absolument rien du roman, étant peu attirée par les pavés romans fleuves russes en général et par Tolstoï en particulier (et pour prévenir toute critique : j’ai essayé avant de... Lire plus

En allant voir Anna Karenine au théâtre, je dois avouer que je ne connaissais absolument rien du roman, étant peu attirée par les pavés romans fleuves russes en général et par Tolstoï en particulier (et pour prévenir toute critique : j’ai essayé avant de renoncer). J’étais en revanche enthousiaste à l’idée de pouvoir découvrir l’histoire de cette femme que je devinais tourmentée par les affres du choix amoureux sans avoir à parcourir 900 pages en très petits caractères. J’avais aperçu mais sans y prêter attention que cette adaptation libre s’inspirait également de Maupassant. Et cee croisement des influences est une belle idée.

Mais plus encore que le recours à ces deux illustres auteurs, l’originalité de cette Anna Karenine revisitée est de moderniser considérablement l’histoire. Dans le roman originel, Anna, mariée à Alexis Karénine, s’éprend du comte Vronski et sombre dans une liaison passionnelle qu’elle confessera à son mari. Ici, le scandale arrive par l’intermédiaire d’une femme, qui conduira progressivement Anna à être charmée par sa culture et son indépendance, et à se laisser séduire lors des fréquentes absences d’Alexis, qui découvre leur aventure en rentrant de voyage plus tôt que prévu. Il décide de pardonner à celle qui porte alors son fils, Serge, tout en exigeant le départ de l’intruse. La passion va bien entendu se révéler plus dévastatrice que la raison….

Le travail d’écriture de la pièce force l’admiration, et permet de découvrir les poèmes de Jean Fournée qui sont absolument magnifiques et contribuent pleinement à l’émotion que l’on ressent en découvrant ces personnages. Le parti pris d’un narrateur masqué est également osé et donne lui aussi du relief à cette pièce qui n’en manque déjà pas. Et les costumes d’Anna sont absolument superbes. Surtout, il est important de souligner le talent des 4 comédiens et leur capacité à nous emporter dans leurs tourments. Samuel Debure impressionne par sa carrure ou sa voix grave et affirmée, David Olivier Fischer par la façon dont il fait vivre l’ambivalence d’Alexis, Maroussia Henrich par son aura et Lise Laffont par son mélange de fragilité et de détermination. Toute la troupe nous offre un moment rare de théâtre qui mérite bien leur récente éligibilité aux Molières.

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Anna Karénine

les comédiens sont véritablement habités par leurs personnages !

Transposer la fresque de Léon Tolstoï (1877) à la scène est un pari que beaucoup ont tenté de relever. L’originalité de Laetitia Gonzalbes vient du fait qu’en plus d’en extraire l’essence, elle puise dans des textes de Maupassant pour souligner certains aspects de la relation... Lire plus

Transposer la fresque de Léon Tolstoï (1877) à la scène est un pari que beaucoup ont tenté de relever. L’originalité de Laetitia Gonzalbes vient du fait qu’en plus d’en extraire l’essence, elle puise dans des textes de Maupassant pour souligner certains aspects de la relation Anna-Alexis et de Francis Fournée pour apporter une touche poétique.
Cette version du mythe repose en grande partie sur la présence d’un personnage masqué plutôt mystérieux, qui accueille les spectateurs et qui plane ensuite sur tout le spectacle. Est-ce un corbeau annonçant la mort ? Est-ce le narrateur ? Est-ce la conscience des personnages ? Est-ce tout cela à la fois ? Toujours est-il qu’en tant qu’annonceur de la tragédie, il ajoute à l’ensemble une note angoissante.
Quant à la trame du roman, elle y est : Anna épouse Alexis après avoir dansé avec lui au bal, mais les voyages de son mari suscitent ennui et distance au point de le tromper. Contrairement au roman, l’épouse ne tombe pas amoureuse du Comte Vronski mais d’une femme. De l’envoutante Varinka, l’amie du mari, une femme artiste libre et indépendante.
Ce parcours de l’amour à la folie en passant par la passion se donne dans un décor et des costumes très travaillés, néobaroques, à la limite du gothique : c’est presque un clip de Mylène Farmer ! Sous les lumières de plusieurs couleurs et au gré des musiques les personnages se livrent à un ballet fatal qui, outre les sentiments et leurs conséquences, n’omet pas les références concernant la place de la femme dans la société ainsi que l’importance du regard des autres et des convenances. Si les puristes attachés au texte original pourraient s’en trouver contrariés, ceux qui sont en faveur de (re)toucher les œuvres d’art pour les rendre accessibles et contemporaines s’en trouveront satisfaits, d’autant que les comédiens sont véritablement habités par leurs personnages.

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Anna Karénine

La mise en scène de Laetitia Gonzalbes est particulièrement soignée, esthétique.

Il y a quelques semaines, nous avons découvert la pièce Anna Karenine, adaptée de Tolstoï par Laetitia Gonzalbes. Eligible aux Molières 2019, cette pièce nous plonge dans un univers captivant, de part une mise en scène particulièrement soignée.On s’installe dans une... Lire plus

Il y a quelques semaines, nous avons découvert la pièce Anna Karenine, adaptée de Tolstoï par Laetitia Gonzalbes.
Eligible aux Molières 2019, cette pièce nous plonge dans un univers captivant, de part une mise en scène particulièrement soignée.On s’installe dans une ambiance sombre et mystérieuse. Tout est noir, et un personnage très étrange arrive … Il nous parle. Nous raconte. Nous met en garde … Puis s’efface dans le fond de la scène. Entre ensuite Anna, et Alexis. L’étrange personnage revient vers nous, nous raconte. C’est une voix off qui n’est pas si off que ça, mais dissimulé tout de même derrière un étrange masque et vêtu tout de noir. Il laisse planer une crainte sur la scène, sur les personnages. On sent que tout ne va pas vraiment bien se passer … ça va certainement mal finir.

La mise en scène de Laetitia Gonzalbes est particulièrement soignée, esthétique. Nous sommes en Russie au 19eme siècle, dans la belle bourgeoisie. Les costumes sont en velours blanc et grenat. Tout resplendit. Du 19eme siècle, on est directement projeté aux problématiques modernes. Oh non pas que l’homosexualité n’existait pas à l’époque, mais elle n’était pas mise en avant comme aujourd’hui. C’est ainsi que, en lieu et place d’un amant, Laetitia Gonzalbes attribue une amante à Anna. Et ça colle. On se prend de passion pour cette passion. Autant qu’Anna de Varinka. Les deux femmes sont belles, vraies, aspirent à la liberté. Malheureusement, les choses ne sont pas si simples.  Et ce mystérieux personnage sombre qui est-il ? Un confident pour Anna ? Un observateur de cette dangereuse relation adultère ? Ou encore la mauvaise conscience d’Anna personnifiée par ce masque terrifiant ? Autant de possibilités que le spectateur peut prendre la liberté de choisir. Et à voir sa présence parfois si proche d’Anna, qui survit à sa vie, en gardant une main sur sa cuisse, comme pour se rassurer de sa présence … 
Une belle réussite pour cette pièce.
Des personnages captivants et une atmosphère dont on ne sort pas vraiment indemne … 

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Anna Karénine

Audacieux, fort et poignant comme un cri du cœur !

Quand Anna Karénine quitte son mari pour une femme... Du roman de Tolstoï, adapté sur la scène du Théâtre de la Contrescarpe, à Paris, Laetitia Gonzalbes a tout gardé... sauf que l'un des protagonistes a changé de sexe. Résultat, l'héroïne ne quitte plus son mari... Lire plus

Quand Anna Karénine quitte son mari pour une femme...
Du roman de Tolstoï, adapté sur la scène du Théâtre de la Contrescarpe, à Paris, Laetitia Gonzalbes a tout gardé... sauf que l'un des protagonistes a changé de sexe. Résultat, l'héroïne ne quitte plus son mari pour un homme, mais pour une femme. Audacieux, fort et poignant comme un cri du cœur. 


Pourquoi ce changement de sexe d'un personnage ? 
C'est pour retrouver la pleine puissance du texte dans une époque contemporaine. L'idée d'un adultère traditionnel, une femme de la haute société qui sacrifie tout pour un homme, fonctionnait moins. Je me suis dit que pour transmettre la force du texte, il fallait l'adapter à notre époque. L'histoire de Tolstoï en est d'autant plus puissante.

Est-ce une envie de sacrifier à l'air du temps ?
C'est bien plus fort que ça. J'ai envie de faire des pièces qui dénoncent des choses importantes. Je suis attachée à certaines valeurs républicaines. Pour moi, faire du théâtre, c'est faire de la politique. 

À l'heure du mariage pour tous, on pourrait penser que toutes ces histoires de mœurs et de choix de sexualité se sont banalisées. 
Étonnamment, on a des jeunes assez libérés sur certains sujets. En revanche, lorsqu'on rencontre les associations, on se rend compte que c'est pire qu'avant. Il se passe avec l'homophobie ce que l'on connaît aussi avec l'antisémitisme. Il y a un retour de la morale un peu judéo chrétienne.

 
Cette pièce contribue-t-elle, selon vous, à lutter contre l'homophobie ? 
J'espère, mais ce n'est pas une œuvre militante, au grand dam de certaines associations LGBT qui ont trouvé que je n'allais pas assez loin. Je n'ai pas voulu choquer, par exemple mettre deux femmes nues sur scène. En faisant une adaptation tout public, cela rend l’œuvre plus efficace. J'ai essayé de ne pas traiter directement du sujet de l'homosexualité car je reste dans l'histoire de Tolstoï. Je n'ai rien changé au texte.


Que voudriez-vous que l'on retienne de cette adaptation ? 
Que l'on sorte du théâtre avec l'envie de respecter davantage le droit à la différence. Comme Anna Karénine, certains (hommes ou femmes), se suicident car ils sont victimes des convenances, des préjugés d'une société conservatrice. Ils ont le sentiment d'être dans une époque qui ne les acceptent pas et le suicide est la seule issue. C'est valable en amour comme dans le milieu professionnel. J'aimerais que l'on soit plus respectueux, plus tolérant.

Ce que vous faites avec Tolstoï, vous auriez pu le faire avec un autre auteur, un autre texte ? 
Je ne sais pas, mais Anna Karénine est une œuvre qui m'a profondément touchée. J'ai eu envie que l'on comprenne mieux le message d'un auteur qui a inspiré Gandhi.

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Anna Karénine

Pour son intelligence, sa créativité, cette pièce est à voir absolument. Sans réfléchir.

Après avoir vu trois créations de Laetitia Gonzalbes, je peux dire que je suis Fou de Laetitia. Cette jeune metteuse en scène a un talent incroyable. Elle s’empare d’un sujet, d’un auteur ou d’une œuvre et avec une intelligence folle, sort de son chapeau magique ou tout simplement de son... Lire plus

Après avoir vu trois créations de Laetitia Gonzalbes, je peux dire que je suis Fou de Laetitia. Cette jeune metteuse en scène a un talent incroyable. Elle s’empare d’un sujet, d’un auteur ou d’une œuvre et avec une intelligence folle, sort de son chapeau magique ou tout simplement de son esprit, un objet créatif à part entière. C’est à se demander si on ne tient pas une de nos plus brillantes metteuses en scène du XXIème.

J’ai un rêve fou. J’aimerais vraiment voir sur scène, une création totale de Laetitia Gonzalbes. Depuis l’écriture, jusqu'à la mise en scène. Concernant Anna Karénine. Le roman de Tolstoï est si puissant et les adaptations cinématographiques et théâtrales si nombreuses que Laetitia Gonzalbes a décidé d’en faire une adaptation très libre et moderne en s´inspirant (un peu) de deux romans de Maupassant et de poèmes magnifiques de Jean Fournée.

On retrouve dans la pièce l’esprit de Tolstoï mais par une idée lumineuse que je ne dévoilerai pas, on passe progressivement vers un univers bien plus moderne. On se sent parfois au XIXème puis au XXIème Siècle.

Les costumes de Claire Avias sont magnifiques et nous aident beaucoup dans les transitions temporelles. Les ballets sont splendides et la lumière, fantastique.

Il y a une véritable magie dans ce spectacle sur Anna Karenine, notre Madame Bovary venue de Russie. C’est bon, romantique, sulfureux et totalement dramatique.

J’ai un coup de cœur tout particulier pour Lisa Laffont qui m’a époustouflé par son talent, ce soir. Son rôle est magnifique mais elle fait une prouesse. Elle joue sur tous les registres et explose la scène par son talent.

De tout ce que j’ai vu de Laetitia Gonzalbes. Anna Karenine n’est pas ma pièce préférée (Je m’appelle Erik Satie... est un pur chef-d’œuvre, à mes yeux) mais l’œuvre d’origine est si belle, si riche et si longue qu'il fallait certainement faire des choix et son adaptation est brillante.

De toute façon, pour son intelligence, sa créativité, cette pièce est à voir absolument. Sans réfléchir.

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LaProvence

L'Exception > 1 Livre. 1 Adaptation. 1 Débat.

L’interprétation de Sandra Duca est impressionnante par son intelligence et son expressivité.

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L'Exception > 1 Livre. 1 Adaptation. 1 Débat.

Travail de mémoire et mise en scène originale !

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L'Exception > 1 Livre. 1 Adaptation. 1 Débat.

La jeune comédienne interprète avec justesse cette parole et fait entendre un cri sourd !

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L'Exception > 1 Livre. 1 Adaptation. 1 Débat.

C’est un spectacle, un texte à découvrir. Pour continuer à ne pas oublier.

Ce 19 janvier, au Théâtre de la Contrescarpe, il ne manquait que la présence de Ruth Klüger pour cette première édition de LAD (« Livre, Adaptation, Débat » dont j’expliquais le principe dans un article précédent). La pièce, de Jacky Katu,... Lire plus

Ce 19 janvier, au Théâtre de la Contrescarpe, il ne manquait que la présence de Ruth Klüger pour cette première édition de LAD (« Livre, Adaptation, Débat » dont j’expliquais le principe dans un article précédent). La pièce, de Jacky Katu, formidablement interprétée par Sandra Duca, est un texte tiré du livre « Refus de témoigner » de Ruth, née à Vienne, juive, déportée à 10 ans avec sa mère. Elle sortira de cet enfer à 16 ans, émigrera aux Etats-Unis pour reprendre le cours de sa vie de jeune fille pour y devenir adulte. 
Ruth a 7 ans lors de l’Anschluss, ce raccordement entre l’Autriche et l’Allemagne nazie. Elle est déportée avec sa mère dans plusieurs camps avant d’être envoyée à Auschwitz. Elles parviennent à s’échapper en 1945, pendant la marche de la mort. En arrivant aux Etats-Unis, Ruth reprend ses études, et devient germaniste, contre toute attente. Ce n’est que bien longtemps après qu’elle finit par écrire son livre, que Jacky Katu nous fait vivre pendant ce spectacle. Seule sur scène, une petite fille nous raconte son quotidien. Elle ne pleure pas, elle suit le chemin qu’on lui dit de suivre. Elle prend conscience de sa situation en se confrontant aux autres enfants de son âge. Heureusement, elle est avec sa mère. Elle est dure, et l’a certainement aidée à survivre. Car il n’y a que ça à faire … Survivre. Au moins, essayer. 
La pièce alterne des passages monologués avec des séquences de gestuelle intenses. Toute la douleur que la petite fille ne peut extérioriser, car il en va de sa survie, toute ce mal qu’elle vit, qu’elle voit, qu’elle ressent tous les jours, est reformulé dans ces séquences, dans un silence presque difficile à supporter. Son corps se contorsionne, se tord de douleur. C’est son seul moyen de supporter cette vie … 
Une fois la pièce terminée, dans une ambiance intimiste, l’actrice et le metteur en scène s’installent avec nous pour parler de la pièce. Des spectateurs un peu timides au début, les langues se délient et s’ensuit une demi heure de questions sur la création de la pièce, le choix du texte, la vie de son auteur, Ruth Klüger qui aurait bien voulu être là, nous confirme Jacky. Il nous dit d’ailleurs qu’elle est très contente de ce projet, même si elle fait partie de ces survivants discrets. 
Une première édition à la hauteur de l’enthousiasme que nous avait témoigné Maud Mazur, directrice artistique du Théâtre de la Contrescarpe, le jour de la présentation saisonnière. Cette représentation de « L’exception » sera suivie de 2 autres, les 9 février et 16 mars. N’hésitez pas une seconde. C’est un spectacle, un texte à découvrir. Pour continuer à ne pas oublier. 

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Moi j'y crois !

L'Exception > 1 Livre. 1 Adaptation. 1 Débat.

Un texte à couper le souffle magistralement interprété !

L'Exception : la voix d'une adolescente au cœur des camps de la mort Dans le cadre des rendez-vous "LAD" : Un Livre, une Adaptation, Un débat, le Théâtre de la Contrescarpe accueille une pièce touchante et prenante de Jacky Katu, L'Exception, adaptée du livre de Ruth Klüger, Refus de... Lire plus

L'Exception : la voix d'une adolescente au cœur des camps de la mort
Dans le cadre des rendez-vous "LAD" : Un Livre, une Adaptation, Un débat, le Théâtre de la Contrescarpe accueille une pièce touchante et prenante de Jacky Katu, L'Exception, adaptée du livre de Ruth Klüger, Refus de témoigner. Un texte à couper le souffle magistralement interprété par Sandra Duca. Une performance à découvrir le 16 mars 2019. 


Il y a des pièces qui font écho à la triste actualité de ces derniers jours. A l'heure où le mot "Juden" (Juifs) est inscrit en lettres jaunes sur la vitrine de magasins, où des portraits de Simone Veil sont marqués d'une croix gammée, où des arbres plantés en hommage à Ilan Halimi sont sciés.... L'Exception nous ramène à une histoire pas si lointaine, qui devrait nous servir de leçon... Et pourtant, comment parler de la Shoah aujourd'hui ?

 
L'Exception est une partie de l'histoire de Ruth Klüger. Petite fille juive, Ruth grandit à Vienne. Sa condition de juive, elle la découvre un jour où elle décide d'aller voir Blanche Neige au cinéma. Mais les juifs n'ont pas le droit d'aller au cinéma. C'est ce que lui rappelle une jeune fille de son quartier. 
Et ce n'est que le début... Elle n'a que 12 ans, quand en 1942, elle est déportée à Theresienstadt, avant un départ pour Auschwitz, en 1944. Elle échappe à cette mort certaine qui attend les enfants de moins de 15 ans, et se raccroche à cette volonté de vivre, de ne pas mourir dans les camps. Elle parviendra à s'enfuir avec sa mère, peu avant la libération. 


Et c'est cette histoire qu'elle nous raconte, des convois, de l'arrivée dans les camps, de cet instinct de survie, de ce qu'elle voit et de ce qu'elle vit. Un récit factuel, glaçant tant il est brut. 
Ce récit est d'autant plus touchant qu'il est celui d'une enfant face à la barbarie. Et c'est avec le regard de la jeune fille qu'elle était alors que Ruth partage avec nous son témoignage. 
Vêtue de la tenue rayée des déportés, Sandra Duca, nous livre ces mots, d'un ton presque détaché, mais qui nous prennent, et nous plongent dans l'horreur de la solution finale. Des mots, mais aussi une gestuelle. Ce corps qui se désarticule, cette bouche qui semble chercher une bouffée d'air pur... On suffoque avec elle, on partage cette inhumanité qui l'entoure et contre laquelle elle lutte pour garder son identité et ne pas être uniquement ce numéro tatoué sur son avant-bras gauche. 
Elle devient cette petite fille dans un cinéma de Vienne, cette adolescente que sa mère oblige à mentir sur son âge pour qu'elle survive... 

Un rôle fort qui est à sa mesure et qu'elle défend avec brio. 
C'est Jacky Katu qui signe cette adaptation de Refus de témoigner. Ce qui l'a attiré dans ce livre de Ruth Klüger, peu connu en France, c'est le côté brut du récit, bien loin de tout ce qui a pu être écrit sur le sujet. L'avis de Ruth Klüger quant au regard que l'on porte sur la Shoah est singulier. Elle qui a refusé de témoigner pendant plus de 50 ans, nous dit qu'à la liberation, il était difficile de parler des camps, car les gens voulaient passer à autre chose, reprendre le cours de leur existence en refusant de voir  la réalité atroce ou en l'occultant. De nos jours, la Shoah est sanctuarisée et les témoignages factuels tels que le sien passent mal. 


L'Exception est une pièce à ne manquer sous aucun prétexte. Ce qu'elle raconte c'est une page de notre histoire au travers du parcours d'une enfant exceptionnelle. Elle nous permet également une réflexion sur ce qu'on appelle le devoir de mémoire et sur la façon de transmettre ce que l'homme est capable de faire aux jeunes générations à l'heure où les survivants sont moins nombreux. 
Une thématique qui fait partie de celles développées lors du débat organisé après le spectacle. Les spectateurs peuvent alors dialoguer avec Sandra Duca et Jacky Katu. Un échange riche et passionnant qui permet de nourrir sa propre réflexion. 


Un moment de partage dont on ne sort pas tout à fait le même, tant il est clair que l'histoire est un éternel recommencement. Et qu'on voudrait à tout prix que cela se reproduise. 

 

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Contorsionniste de l'âme, Sandra Duca interprète avec force ce cri étouffé !

D'après le roman ' Refus de témoigner' de Ruth Klüger. Une pièce-matériaux de Jacky Katu Avec Sandra Duca  Au théâtre de la Contrescarpe.  Représentation de la pièce dans le cadre des Rendez-vous L.A.D, un Livre / une Adaptation / un Débat  du... Lire plus

D'après le roman ' Refus de témoigner' de Ruth Klüger.
Une pièce-matériaux de Jacky Katu

Avec Sandra Duca 

Au théâtre de la Contrescarpe. 

Représentation de la pièce dans le cadre des Rendez-vous L.A.D, un Livre / une Adaptation / un Débat  du Théâtre de la Contrescarpe

Prochain rendez-vous le samedi 16 mars 2019 à 14 heures 30.


Ruth est une enfant comme les autres, une enfant comme les autres qui porte une étoile jaune. 
Septembre 1942, arrêtée à l'hôpital de Vienne dans lequel travaillait son père, elle fera partie du dernier convoi en partance pour les camps.

Le personnage de la pièce ne se positionne pas en victime. Juive déportée dans le camp de Theresienstadt, puis en 1944 à Auschwitz, elle reste avant tout une enfant, et bientôt une adolescente.

Son rapport avec sa mère, déportée avec elle, reste conflictuel. Malgré la promiscuité et les souffrances de leur quotidien, elle n'a pas un sentiment de pitié pour sa mère, elle continue de ressentir de l'agacement, cet agacement propre à tous les adolescents. 
Elle est fière de son étoile, car elle a cette ambivalence de l'âge et cet esprit de contradiction : vous me rejetez, mais c'est moi qui vous méprise.
Tatouée à Auschwitz, marquée au fer, elle a cet instinct de survie et, déterminée, se convainc que cette trace indélébile sera l’illustration tangible de l'histoire qu'elle aura cœur à raconter.
De cette situation d'humiliation elle se crée des raisons de tenir, des idées d'avenir.

Elle ne mourra pas ici, cette intime conviction est sa façon de tenir debout.

Sandra Duca joue, mime, exprime ce cri qui ne sort pas. Ce combat pour résister se joue dans les mouvements du corps, intenses, électriques.
Au delà des mots ce sont les gestes qui expriment la souffrance.

Contorsionniste de l'âme, elle interprète avec force ce cri étouffé, ce refus de témoigner de Ruth Klüger. 

Jacky Katu adapte et met en scène ce texte profond en respectant le vœu le plus cher de l'auteur : se raconter mêlée aux prises de l'histoire sans jamais être l'Histoire.

On peut dire, cher Théâtre de la Contrescarpe, qu'un ange a traversé le plateau.

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SANDRA DUCA, UNE JEUNE COMÉDIENNE TRÈS PROMETTEUSE DANS LA PIÈCE "L'EXCEPTION"

SANDRA DUCA, UNE JEUNE COMÉDIENNE TRÈS PROMETTEUSE DANS LA PIÈCE "L'EXCEPTION" Pour 3 dates au théâtre de la Contrescarpe, Sandra Duca interprète le rôle d’une petite fille juive pendant la seconde guerre mondiale dans un seul en scène époustouflant. Découvrez avec... Lire plus

SANDRA DUCA, UNE JEUNE COMÉDIENNE TRÈS PROMETTEUSE DANS LA PIÈCE "L'EXCEPTION"

Pour 3 dates au théâtre de la Contrescarpe, Sandra Duca interprète le rôle d’une petite fille juive pendant la seconde guerre mondiale dans un seul en scène époustouflant. Découvrez avec nous son parcours, ses conseils et sa préparation pour cette pièce inspirée du Livre de Ruth Klüger « Refus de témoigner ».
Sandra, vous êtes une jeune comédienne très prometteuse. Après des expériences dans différents projets artistiques, vous jouez seul sur scène dans la pièce “L’EXCEPTION”. Nous avons quelques questions à vous poser :

Pouvez-vous nous raconter votre parcours ?

Sandra Duca : Petite, je parle bien avant de marcher... Et pour parler je parle. Trop. Ça fatigue gentiment mes proches et amuse beaucoup le docteur. A quatre ans, je découvre la force et la beauté du mouvement grâce à Geneviève Choukroun, ancienne interprète de la Compagnie Carolyn Carlson.

En 2008, après plusieurs années durant lesquelles se mêlent pratiques de la Danse (classique, modern jazz, hip hop, contemporaine), du chant, du piano et du violon, je débute le théâtre.

Je rejoins en 2010 l'Echange Theatre Compagny à Londres. J'en profite pour me nourrir de cette ville, si vivante, si spontanée.
2012, retour en France, arrivée à Paris. En parallèle avec des études universitaires en Sciences du langage et Etudes Culturelles, je rejoins l'école de théâtre EIT Béatrice Brout. Je travaille durant 2 ans avec divers intervenants tels que Philippe Lelièvre, Sorën Prévot et Michaël Beaufrère.

Depuis, je tends à développer une Expérience approfondie de tous les aspects de la performance artistique en multipliant collaborations et expérimentations. Dernièrement avec  « Qui suis-je ? », duo vibrant qui aborde le thème de la transidentité et mon premier seule en scène « L'Exception », mêlant texte brut et travail du corps abimé ; deux créations du Festival d'Avignon OFF 2018.

La première a été reprise en novembre 2018 au Festival International de Théâtre de Jezkazgan au Kazakhstan, la seconde au Théâtre de la Contrescarpe (Théâtres parisiens associés) dès janvier 2019.

En février 2019, j'ai le grand plaisir d'intégrer l'équipe réduite de la formation "De la page à la scène" dirigée par François Rancillac au Théâtre de l'Aquarium (Cartoucherie) et au CFPTS (Centre de formation professionnelle aux techniques du Spectacle).

Qu'est ce qui vous a motivé à faire de la comédie ?

S.D : Les premiers spectacles que j’ai abordés furent ceux auxquels j’ai participé : ceux de mon école, de l’école de musique et surtout ceux de l’école de Danse que j’ai fréquentée de 4 à 18 ans. Outre qu’ils consacraient le parcours d’une année entière dans une discipline que j’aimais, j’étais sensible au mélange de fièvre et de rigueur qui accompagnait leur préparation, leur réalisation. Je n’étais pas d’un milieu où on avait vraiment les moyens d’assister à des manifestations culturelles, mais les vivre de l’intérieur, même à un niveau si juvénile et amateur me ravissait.

A 17 ans, j’ai débuté le théâtre et cette Expérience fut déterminante. Elle correspondait je crois à un profond désir/besoin d’expression que les autres disciplines n’avaient pas comblé. Petite, je « saoulais » mes proches car je parlais tout le temps. Maintenant, grandie, je reconnais ce fort désir d’intervenir et d’échanger dans ce goût, cette passion pour le théâtre ; qui porte en corollaire l’exploration de la parole ou des écrits des autres, la reprise d’histoires, de rôles… Monter sur scène, se montrer, se faire entendre, proposer une interprétation issue de sa sensibilité, de son travail et de ceux de l’Auteur, du Metteur en scène, des autres acteurs, des techniciens, m’apparaissent comme un challenge. Une nécessité presque. Celle de participer à cette convergence de créativité et d’échanges.

Comment avez-vous préparé votre rôle ?

S.D : Avant tout j’ai lu plusieurs fois le Livre « Refus de témoigner » de Ruth Klüger, dont la pièce est une adaptation. Je souhaitais vraiment m’imprégner de sa parole, me faire une idée sur qui était cette femme, quel était son caractère…

Au moment de préparer Avignon 2018, où la pièce a été crée, je me suis demandée s’il fallait que je lise davantage de livres, que je regarde davantage de films sur la Shoah. J’ai commencé à regarder « Nuit et brouillard » d’Alain Resnais puis « Shoah » de Claude Lanzmann. Je n’en ai regardé que des passages. Ça me paraissait si éloigné de la parole de Ruth Klüger que j’ai finalement décidé de ne me consacrer qu’à elle, qu’à son oeuvre. J’ai écouté quelques conférences, lu quelques essais, mais je dois dire que « Refus de témoigner » est si dense qu’il y avait de quoi faire !

D’un autre côté, comme c’est un rôle assez physique, il s’agissait alors de faire attention avant les Répétitions, de prendre le temps de s’échauffer correctement par exemple. Et surtout… pas d’excès !

Quel est le message que vous souhaitez véhiculer à travers cette pièce ?

S.D : Rien de plus que la parole de Ruth Klüger. Son Livre est un monument littéraire que très peu de personnes connaissent en France. C’est assez incroyable. Alors je suis heureuse de pouvoir faire entendre cette histoire et cette façon très spéciale de la raconter. C’est un Livre qui parle de la construction de soi. Ce n’est pas un appel à la compassion ni au pathos, c’est un appel à la lucidité et à l’indocilité ! C’est le message que j’en retiens et que je tends à défendre à travers la pièce.
Il faut dire qu’elle était contre tout sentimentalisme et contre tout culte de la mémoire. Je fais de même.

Nombreux sont nos membres à vouloir suivre vos pas, avez vous un conseil/une astuce à leur donner ?

S.D : Surtout ne laissez personne vous formater, soyez libres ! Il n’y a pas UN théâtre légitime, le Spectacle vivant est polymorphe, il fourmille de belles choses, de beaux êtres. Et chacun y a sa place. J’ose espérer…

Merci beaucoup et bonne continuation. 

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L'Exception > 1 Livre. 1 Adaptation. 1 Débat.

C’est poignant, nous sommes bouleversés, l’émotion est forte.

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Unification France

L'Exception > 1 Livre. 1 Adaptation. 1 Débat.

L’exception est l’adaptation remarquable d’un récit glaçant et passionnant. Puissant et réfrigérant.

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L'Exception > 1 Livre. 1 Adaptation. 1 Débat.

Avec beaucoup d’économies, se concentrant sur l’essentiel, Sandra Duca nous bouleverse par son jeu.

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L'Exception > 1 Livre. 1 Adaptation. 1 Débat.

“L’Exception”, la force vitale de la mémoire

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L'Exception > 1 Livre. 1 Adaptation. 1 Débat.

Un sujet poignant !

ZENITUDE PROFONDE LE MAG vous parle du L.A.D. « 1 Livre. 1 Adaptation. 1 Débat » > « L’Exception » Un sujet poignant abordé dans le cadre des Rendez-Vous «L.A.D.» (1 Livre, 1 Adaptation, 1 Débat) du Théâtre de la Contrescarpe. ... Lire plus

ZENITUDE PROFONDE LE MAG vous parle du L.A.D. « 1 Livre. 1 Adaptation. 1 Débat » > « L’Exception »

Un sujet poignant abordé dans le cadre des Rendez-Vous «L.A.D.» (1 Livre, 1 Adaptation, 1 Débat) du Théâtre de la Contrescarpe. 
L’EXCEPTION raconte l’histoire d’une petite fille juive de 8 ans déportée à Auschwitz.
Cette pièce est un hommage à Simone Veil mais aussi une mise en lumière de ce livre de l’écrivain Ruth Klüger qui raconte son histoire.

Parce qu’en effet, Ruth Klüger fut une « EXCEPTION » !
Comment une petite fille de 8 ans a-t-elle pu trouver le courage de résister et de lutter – avec pour toute arme sa force psychique – contre cette machine à broyer mise en place par les nazis ?
Tout comme Simone Veil – qui avait eu la chance de croiser la route de cette femme allemande qui lui aurait dit qu’elle était « vraiment trop belle pour mourir… » , Ruth Klüger fut sauvée par une femme qui détournant l’attention du soldat chargé de la surveillance, lui a permis de « changer de file ».
En effet, Ruth était alors âgée de 12 ans et on ne « gardait » que les jeunes filles de plus de 15 ans, les plus jeunes étant directement dirigées vers les fours crématoires, Une opportunité que Ruth a su saisir en un éclair.

La pièce raconte toute la force de cette petite fille, sa relation ambiguë avec sa mère, une femme relativement toxique en soi mais qui paradoxalement lui donnera la force de continuer à tenir jusqu’au bout.

Une pièce à la fois profondément triste – comme toutes celles qui évoquent la Shoah – et néanmoins extrêmement réconfortante.

Et elle s’en est sortie… chapeau !
Ce sont ces mots qui viennent à l’esprit – en tous cas en ce qui me concerne – en remontant l’escalier du Théâtre de la Contrescarpe après avoir vu cette pièce.

Sandra Duca
C’est un rôle difficile : aucun décor et très peu de déplacements. Tout est donc dans le texte et surtout le jeu d’expressions. Un rôle sur mesure pour cette jeune comédienne qui se plaît à dire qu’elle « a parlé bien avant de marcher… » Et qui à quatre ans, a découvert « la force et la beauté du mouvement » grâce à Geneviève Choukroun, ancienne interprète de la compagnie Carolyn Carlson.

Sandra Duca a commencé sa carrière théâtrale en 2008 après plusieurs années pendant lesquelles elle a pratiqué danse classique, modern jazz, hip hop, danse contemporaine, du chant et même violon.

En ce qui concerne son interprétation – remarquable – dans l’Exception, Sandra n’en est pas à son coup d’essai puisque la pièce a été présentée au Festival d’Avignon Off 2018. Sandra est complètement investie dans ce projet et a déjà joué cette pièce hors théâtre, face à un public de jeunes spectateurs adolescents qui ont adhéré totalement.

Son projet ? Continuer à présenter cette pièce à des jeunes, dans des collèges ou autres lieux culturels pour que l’on sache… Beau projet n’est-ce pas?

Jacky Katu, auteur et metteur en scène de l’EXCEPTION
J’ai eu grand plaisir à m’entretenir avec Jacky Katu et Sandra Duca après la représentation.
Un homme passionné qui, après avoir travaillé pendant 15 ans comme chercheur en anthropologie au CNRS, a décidé – du jour au lendemain – de réaliser son rêve d’enfant : devenir metteur en scène de théâtre et réalisateur de cinéma.

J’avais l’intention, en premier lieu, de ne citer que quelques unes de ses créations théâtrales et cinématographiques mais je me suis vite rendue compte que c’eut été dommage.

Chaque titre de Jacky Katu, est indispensable à la construction de l’édifice qu’est sa création!

Et d’ailleurs chacune des thématiques qu’il choisit d’aborder pourrait être à l’origine d’un article!

Ses sujets de prédilection ? Entre autres, les obsessions humaines, la folie ordinaire, le fait de prendre ses désirs pour des réalités ou de se raconter des histoires sur sa propre vie….

Je me suis souvenue qu’en 2016, j’avais été invitée à la projection de l’un de ses films: DO ME LOVE. Un film que Jacky Katu voulait « … fou, drôle, beau comme un rêve, tourné tout en mouvement, avec une caméra si petite qu’elle pénètre les désirs et les pensées. » Je me souviens qu’il m’avait frappé par son originalité.

Entre 2005 et 2010, associé à la Maison des Métallos, Jacky Katu crée plusieurs pièces :

Secousses internes : un voyage initiatique au pays du désir féminin. Un texte post- déluge. Il se situe dans ce qu’Edward Bond appelle « La société posthume » : un monde désespérément vide de signification où le moi est livré à lui-même et au néant.
Les anormaux : un spectacle sur la théâtralité de l’a-normalité et sur l’a-normalité de la théâtralité. Un espace pour expérimenter nos pulsions, nos désirs et nos folies. Le théâtre comme terrain d’exploration fantasmagorique ou réelle, codée ou virtuelle.
Errances : l’errance à l’image des voyages internes que nous faisons chaque jour, alors que nos corps sont contraints, domestiqués par l’urgence quotidienne et les besoins vitaux, avec le texte de « Howl » de Ginsberg comme fil conducteur et poétique.
Asiles : quelques personnes dites « folles » et « fous », dans le langage de tous les jours, se sont enfermés volontairement dans un asile désaffecté, pour vivre librement et sans entraves leurs folies, leurs névroses et leurs psychoses.
Psychose : 4.48 de Sarah Kane : une œuvre posthume, un sténogramme sur la maladie de la mort. C’est en même temps le récit de l’intérieur d’une dépression que rien, et surtout pas les doses massives de médicaments, ne peut enrayer. On trouve dans 4.48 Psychose l’amour, le désir sexuel, l’angoisse, la souffrance, la torture, psychologique et physique, et la mort bien entendu.
L’amour sera convulsif ou ne sera pas : l’amour avec une chaise ou l’amour du calcul mental, le coup de foudre d’un moniteur de gym qui le chamboule, ou d’une jeune femme pour son plombier. L’amour : une des formes les plus incompréhensibles de la folie humaine. Une sorte remake ubuesque de « Fragments d’un discours amoureux » de Roland Barthes.
Sauve qui peut la vie : raconte sous forme ubuesque la dernière heure des passagers de l’avion du 11 septembre 2001 qui va exploser sur les tours jumelles.
Derrière les barreaux : une pièce avec 18 tableaux sur 6 détenus enfermés dans une prison et qui ont pour seul nom un matricule. Cela commence par une cérémonie de dégradation avec fouille au corps. Puis les tableaux abordent divers thèmes auxquels sont confrontés les détenus tels que l’imitation par les détenus d’un maton tout droit sorti de Full Metal Jacket, la violence, les annonces amoureuses, les pleurs et les joies, les toc et les tics dont ils peuvent souffrir, leur sexualité…

Parallèlement à son activité théâtrale, Jacky Katu réalise aussi des films.

Après un premier moyen métrage Cinq à sec, sélectionné dans de nombreux festivals, il écrit et met en scène son premier long métrage Fais-moi rêver : un road-movie amoureux tragi-comique entre une vendeuse de porno et un voleur de poules.

Il enchaîne sur un documentaire pour l’ouverture de la Maison des Métallos : Fenêtre sur rue : vingt-quatre heures de vie des habitants d’un quartier dans toute sa diversité. Une mosaïque humaine, gaie et colorée, qui révèle une multitude de portraits intimes.Un film comme une tentative, ne pas épuiser les richesses d’un lieu de vie typiquement parisien. Entrevoir sa beauté brute sans trahir son mystère.

Il revient au film de fiction avec ce fameux Do me love, une histoire d’adultère, puis 4.48, inspirée de la vie de Sarah Kane, la dramaturge anglaise, Je joue la comédie et alors, un documentaire sur des comédiens-handicapés mentaux et physiques, avec pour objectif d’apporter un regard inédit sur une troupe de théâtre composée pour moitié de comédiens handicapés mentaux ou physiques.
Folle d’Amour : Histoire d’amour ou relation purement sexuelle ? L’ histoire d’une jeune femme borderline, suicidaire, sadomasochiste ? Une histoire contemporaine, Emma Bovary 2.0.

LE DÉBAT APRÈS LA REPRÉSENTATION :
Après avoir découvert « Refus de témoigner », le livre de Ruth Klüger, et avant de se lancer dans le projet d’adaptation, Jacky Katu et Sandra Duca ont beaucoup échangé avec l’écrivain.

(Ils ne se sont pas encore rencontrés mais ils aimeraient qu’elle puisse voir la pièce un jour)

Ruth Krugler vit aujourd’hui aux Etats Unis. Elle est – clin d’oeil de l’histoire – germaniste.

Professeure d’allemand et écrivain, elle a longtemps refusé de raconter son histoire. Elle envisageait encore moins d’en faire le sujet d’un livre. Elle a donc gardé toute sa vie ses souvenirs, enfouis au plus profond de sa mémoire.

Et puis, un voyage en Europe, un accident où elle manque de perdre la vie …et elle se dit que si elle meurt, personne ne saura. Personne ne saura qu’elle a été cette « exception » parmi tant d’autres petites filles juives exterminées dans les camps.

Et – heureusement pour nous – Ruth décide alors de tout raconter. Et heureusement pour nous Jacky Katu et Sandra Duca ont fait de ce livre un beau projet .

Merci à eux trois de nous rappeler qu’au plus profond de l’horreur, il pouvait y avoir une lueur d’espoir.

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picto De la cour au jardin

Pourquoi Blanche Neige ne se réveille pas ? et autres contes recyclables

Une très jolie fable à la fois drôle et écologique !

Naincroyable mais vrai ! C'est Nainporte quoi ! Rien ne va plus au Pays des contes ! 
Tel est le constat que sont obligés de dresser Atésouhè, Eduquenate et Ravi, trois nains, dont un qui est géant. Si si...

Arrivant sur le plateau de manière tout à fait naintempestive, ils vont... Lire plus

Naincroyable mais vrai ! C'est Nainporte quoi !
Rien ne va plus au Pays des contes !



Tel est le constat que sont obligés de dresser Atésouhè, Eduquenate et Ravi, trois nains, dont un qui est géant. Si si...

Arrivant sur le plateau de manière tout à fait naintempestive, ils vont constater un phénomène jusqu'alors nainpensable : Blanche-Neige ne peut plus se réveiller !

Il faut donc enquêter !



L'infâme Toutéfini a encore fait des siennes. Il a refilé à la méchante sorcière un pesticide qui rend les pommes empoisonnées toutes bleues, empêchant tout réveil d'une bienaimée par un quelconque prince, fût-il charmant...



Mais s'il n'y avait que cela...
Ariel, vous savez, la petite sirène, Ariel ne peut plus remonter à la surface...
L'ignoble Toutéfini, encore lui, a vendu à Eric, le chéri d'Ariel, un projet de décharge dans les océans.
Dorénavant, ce sont des tonnes de déchets de PVC et de matière plastique qui polluent les eaux marines...



Mais ce n'est pas tout !
Ce décidément scélérat Toutéfini a réussi à faire en sorte que Pinocchio ne puisse sortir de son corps de bois.
Il a vendu à son créateur une gigantesque usine rejetant des tonnes et des tonnes de dioxyde de carbone et autres vapeurs toxiques.

Plus de contes, donc !


Sans ces histoires, les enfants seront-ils réduits à regarder en bloucle Cyril Hanounain ?

Vous l'aurez compris, c'est une très jolie fable à la fois drôle et écologique qui attend petits et grands à la Contrescarpe.


Fanny Roche a concocté la base de ce texte militant (l'écriture plateau a fait le reste), un texte qui parle aux têtes plus ou moins blondes à partir de cinq ans, ainsi qu'à leurs accompagnants en raison des nombreux degrés de lecture proposés.

Par le biais des personnages et des situations auxquelles ils sont confrontés, un vrai message passe.
Nous allons donc beaucoup rire.
Les trois comédiennes et comédien Carole Borderieux, Pauline Prévost et le très costaud Quentin Morillère sont excellents, à incarner tous les personnages, nains ou pas, de ce spectacle.
Dans des costumes très réussis, visuellement très beaux, ils déclenchent souvent l'hilarité générale, pour mieux enfoncer le clou écologique.

Les contrastes entre eux, les oppositions de caractère, de taille, de voix, tout ceci fait mouche.
Augustes et clown blanc, le trio fonctionne à merveille !
Les trois camarades s'amusent beaucoup sur le plateau, c'est évident. De beaux moments de comédie émaillent cette heure de spectacle.

Ils nous régalent également d'un RAP engagé :
« Pas de plastique
Dans l'Océan atlantique, 
Pas de déchets,
Dans la Méditerranée ! » Yo man !

Bien entendu, la résolution finale viendra donner une lueur d'espoir, concluant de bien belle façon le message pédagogique adressé mine de rien aux petits.

Très subtilement, sans avoir l'air d'y toucher, on nous a parlé de l'hyper-capitalisme qui conduit au dérèglement climatique de notre planète.
 
La méchante sorcière adoptera donc un comportement écologiquement très responsable. Je vous laisse évidemment découvrir cette hilarante conclusion.

J'ai donc passé une excellente après-midi dans laquelle petits et grands, tous captivés, ne perdent pas une miette de ce qui se joue sur scène.
On entendait les mouches voler, tout le monde riait de bon cœur aux bons endroits, une vraie complicité s'installant très vite entre le public et les comédiens.



Je vous recommande chaudement ce spectacle qu'il serait d'ailleurs dommage de laisser aux seuls petits !

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It Art Bag

Pourquoi Blanche Neige ne se réveille pas ? et autres contes recyclables

Trouvailles scénaristiques, dialogues cocasses et inventivité tant de la scénographie que des costumes !

Pourquoi Blanche Neige ne se réveille Pas ? Le théâtre pour enfant est un exercice si ce n’est périlleux, à tout le moins délicat. Je parle bien ici de théâtre et non de cirque. Faire le clown en multipliant gags, chutes et guignoleries est une chose. Maintenir l’attention... Lire plus

Pourquoi Blanche Neige ne se réveille Pas ?
Le théâtre pour enfant est un exercice si ce n’est périlleux, à tout le moins délicat. Je parle bien ici de théâtre et non de cirque. Faire le clown en multipliant gags, chutes et guignoleries est une chose. Maintenir l’attention du jeune public et distiller un message à sa portée mais porteur de sens en est une autre. Les plus grands auteurs d’une littérature parfois trop rapidement qualifiées d’enfantine étaient détenteurs de ce talent-là. De La Fontaine à Perrault en passant par Grimm, ils savaient tenir le lecteur en haleine et dire quelque chose de leur époque, du monde dans laquelle leurs personnages évoluaient. Leurs textes étaient empreints d’une dimension sociale et sociétale et c’est dans leurs pas que cette sympathique et joyeuse équipe pose ses pieds, avec humilité, drôlerie et fraîcheur.
Proposer une énième adaptation d’un conte connu de tous eut été une entreprise louable mais… rebattue. Ici, l’auteur et les deux metteurs en scène mêlent subtilement plusieurs histoires où tout est partie en vrille. Plus rien ne fonctionne, le rêve a refermé ses paupières au grand dam des petits comme des plus grands. On ne s’ennuie pas une seule seconde à suivre les aventures de trois nains qui tentent désespérément de ranimer une Blanche Neige tombée dans le piège non pas d’une sorcière jalouse, mais comme nous tous, dans celui de la… surconsommation.
L’écologie au cœur du récit, est abordée sans grandiloquence, pour mettre le spectateur devant ses responsabilités individuelles et collectives, tout particulièrement le jeune enfant à qui il est grand temps d’insuffler une pédagogie et une prise de conscience qui manquèrent cruellement aux générations qui l’ont précédé.
On se surprend à rire à gorge déployée tant les trouvailles scénaristiques, les dialogues cocasses et l’inventivité tant de la scénographie que des costumes absolument hilarants, nous embarquent dans l’univers des contes où tout fout le camp. Mais peut-être n’est-il pas encore trop tard ? Les méchants pollueurs –qui sont eux mais que nous sommes aussi à notre échelle- auront-ils encore le temps d’inverser la flèche du temps pour sauver ce qui peut l’être ? La pièce ne répond bien entendu pas à la question mais présente le mérite incommensurable de la poser. La Fontaine s’en serait sans doute amusé tout comme il en aurait salué l’ambition, à n’en point douter, messeigneurs.
Le pitch : La planète des contes s'est détraquée... et les héros n'arrivent plus à finir leurs histoires. Les nains mènent l'enquête...
Au Pays des contes, les histoires vont bon train. Chacune se répète invariablement, pour le plus grand bonheur de ses jeunes lecteurs. Un jour, alors que les personnages vivent tranquillement leurs aventures, survient un drame : Blanche Neige ne se réveille pas... du tout !
L'histoire ne peut pas se terminer : ni prince charmant, ni joyeuse noce, ni " ils vécurent heureux et eurent beaucoup... ". L'un après l'autre, les contes s'arrêtent : la Petite Sirène ne remonte plus à la surface, la Fée Bleue reste coincée dans les nuages, Pinocchio est prisonnier de son corps en bois...
Affolés par cette situation, les nains de Blanche Neige décident de résoudre au plus vite les problèmes qui détraquent leur belle planète. Avec l'aide des lecteurs, sauront-ils à mener à bien leur enquête, relever les défis, et libérer les héros ?
Un indice : les solutions seraient d'ordre écologique...
David Fargier – Vents d’Orage

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Pourquoi Blanche Neige ne se réveille pas ? et autres contes recyclables

Une pièce de théâtre engagée, sensible et drôle pour tous !

Une pièce de théâtre engagée: "Pourquoi Blanche Neige" ne se réveille pas La pièce jouée au Théatre de la Contrescarpe à Paris offre un voyage au pays des contes, celui de Pinocchio, de la Petite Sirène et de Blanche Neige. Mais c’est une tragédie:... Lire plus

Une pièce de théâtre engagée: "Pourquoi Blanche Neige" ne se réveille pas
La pièce jouée au Théatre de la Contrescarpe à Paris offre un voyage au pays des contes, celui de Pinocchio, de la Petite Sirène et de Blanche Neige. Mais c’est une tragédie: l’éco- système du pays est complètement bouleversé !  Trois nains sur sept de Blanche-Neige ne supportent plus cette situation et décident de résoudre les problèmes qui détraquent leur belle Planète. Questionnements, enquêtes, expériences en temps réel…



Pourquoi Blanche Neige ne se réveille pas, en résumé
Les deux nains Éduquenat et Atessoué se préparent à partir au boulot. Éduquenat envoie Atessoué dire à Blanche Neige que c’est l’heure de recommencer l’histoire. 
Il revient paniqué avec un mot signé du Prince : 
“ Impossible de la réveiller malgré tous mes efforts ! Mes baisers ne fonctionnent pas, j’ai les lèvres gercées, je rentre au Château !” 
Les deux frères réalisent aussi que la petite sirène n’est pas remontée à la surface, coincée sous une masse de choses étranges, et que Pinocchio attend la Fée bleue perdue dans des nuages très bizarres et nauséabonds. Au même moment arrive Ravi, leur frère, lui aussi affolé. Il a étonnamment grandi pendant la nuit et est devenu nain géant : ses habits sont carrément trop petit pour lui ! Quand ils réalisent qu’il a mangé le cageot de pommes de Blanche Neige, ils comprennent qu’il y a un problème avec celles-ci.  En interrogeant la sorcière, ils découvrent qu’elle a été démarchée il y a plusieurs mois par l’engrais TOUTESTFINI, et qu’elle arrose depuis ses pommiers avec. À la suite de cet aveu, les trois nains décident de mener l’enquête. Qui est ce TOUTESTFINI ? D’où vient-il ? Comment réparer le Pays des contes pour qu’ils continuent de nous être racontés ? 



Une pièce de théâtre sensible et drôle, pour tous
A travers une actualisation « environnementale » des contes de Blanche-Neige, de La Petite Sirène et de Pinocchio, la compagnie ‘le vent se lève il faut vivre »   met en lumière les différents problèmes écologiques. Elle les rend accessibles aux enfants, sans les culpabiliser. Comme l’expliquent Emilie Letoffe et Amandine Rousseau, co-metteures en scène :« Les enfants n’y sont pour rien dans le monde actuel. Nous pensons que c’est l’amour pour la planète qui fait agir, et non un fatalisme contraint. » 
Elles ajoutent que le message qu’elles souhaitent faire passer est le suivant: « nous appartenons à la Terre » et non « La Terre nous appartient ».

 

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Pourquoi Blanche Neige ne se réveille pas ? et autres contes recyclables

Comédie tonique et engagée ! Efficace !

Blanche-Neige, la Petite sirène et la Fée bleue luttent contre des pesticides, détritus et autre pluies acides. Un spectacle écolo actuellement à l’affiche au théâtre de la Contrescarpe (Ve). Blanche-Neige a mangé une pomme aux pesticides toxiques. La Petite sirène est... Lire plus

Blanche-Neige, la Petite sirène et la Fée bleue luttent contre des pesticides, détritus et autre pluies acides. Un spectacle écolo actuellement à l’affiche au théâtre de la Contrescarpe (Ve).


Blanche-Neige a mangé une pomme aux pesticides toxiques. La Petite sirène est bloquée au fond de l’océan par un magma de détritus en plastique. La Fée bleue se retrouve coincée sous les pluies acides. Décidément, rien ne va plus au pays des contes !


Trois nains vont donc tenter de débloquer cette ignoble situation. Les petits spectateurs ne manquent pas, eux non plus, de venir en aide aux personnages en répondant à leurs questions. Les décors et surtout les costumes sont très réussis.

Cette comédie tonique et engagée de la compagnie Le Vent se lève, qui aborde les thèmes du recyclage et de l’amour de la planète, ne manque ni d’humour, ni de musique. Pour preuve, ce petit rap qui fait mouche : « Pas de plastique/Dans l’océan Atlantique/Pas de déchets/dans la Méditerranée ». Efficace.

Note de la rédaction : 4/5

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Pourquoi Blanche Neige ne se réveille pas ? et autres contes recyclables

Une façon très intelligente, subtile et instructive de nous éveiller à l’écologie !

Pourquoi Blanche neige ne se réveille pas? Théâtre de la contrescarpe   Naincroyable mais vrai ! C'est Nainporte quoi ! Rien ne va plus au Pays des contes ! Tel est le constat que sont obligés de dresser Atésouhè, Eduquenate et Ravi, trois nains, dont un... Lire plus

Pourquoi Blanche neige ne se réveille pas? Théâtre de la contrescarpe

 

Naincroyable mais vrai ! C'est Nainporte quoi !

Rien ne va plus au Pays des contes !

Tel est le constat que sont obligés de dresser Atésouhè, Eduquenate et Ravi, trois nains, dont un qui est géant. Si si... Arrivant sur le plateau de manière tout à fait naintempestive, ils vont constater un phénomène jusqu'alors nainpensable : Blanche-Neige ne peut plus se réveiller !

Il faut donc enquêter !

”Pourquoi Blanche neige ne se réveille pas” est un très joli spectacle pour enfants, mis en scène par Amandine Rousseau et Emilie Letoffe, fait pour plaire également aux adultes. Il est très agréable de passer d’un conte à l’autre afin de mener l’enquête et de régler les problèmes écologiques du pays des contes.

Une façon très intelligente, subtile et instructive de nous éveiller à l’écologie et l’arrivée de Sami est une très belle idée.

Je ne savais pas que le plastique était un dérivé du pétrole (oups), par exemple.

Cette proposition théâtrale est belle. Le rythme est soutenu et les comédiens ont une énergie folle.

Le spectacle idéal pour une après-midi de vacances scolaires au théâtre de la contrescarpe. Nainpossible de manquer ça !

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Pourquoi Blanche Neige ne se réveille pas ? et autres contes recyclables

Les messages sont posés avec humour et pédagogie dans ce joli conte !

Tout comme l’offre théâtrale dans son ensemble, les propositions de spectacles pour enfant sont très nombreuses à Paris et en Ile-de-France. Toutefois, bien qu’ayant gardé une part d’âme de grande enfant, il est rare qu’ils éveillent ma curiosité. Cela a pourtant... Lire plus

Tout comme l’offre théâtrale dans son ensemble, les propositions de spectacles pour enfant sont très nombreuses à Paris et en Ile-de-France. Toutefois, bien qu’ayant gardé une part d’âme de grande enfant, il est rare qu’ils éveillent ma curiosité. Cela a pourtant été le cas de « Pourquoi Blanche-Neige ne se réveille pas ? et autres contes recyclables », appréciant d’une manière générale que l’on s’amuse et que l’on prenne des libertés avec ces histoires qui ont bercé mon enfance (et sans doute la vôtre). J’avais ainsi dévoré avec délectation le livre « Politiquement correct : contes d’autrefois pour lecteurs d’aujourd’hui » il y a quelques années. Traitant d’une nouvelle forme de politiquement correct qu’est aujourd’hui devenue la question environnementale, cette pièce visant à sensibiliser petits et grands à l’écologie avec humour et malice m’a donné envie de (re)venir au Théâtre de la Contrescarpe.

Dès l’extinction des lumières côté public, nous sommes plongés dans l’antre des nains de la plus célèbre mangeuse de pommes de l’univers des contes (bien avant la campagne politique d’un certain Jacques dans les années 1990), qui, malgré toute l’énergie déployée par le prince, semble ne pas vouloir se réveiller, tandis qu’un de ses 7 colocataires s’est transformé en géant. Rien ne va plus donc, et les nains (ou ex-nains) mènent l’enquête pour comprendre l’origine de ces fâcheux dysfonctionnements.

Consultant le livre des contes (version 2.0), ils découvrent que d’autres contes sont victimes de l’horrible erreur 404 et sont ainsi bloqués sans espoir apparent de résolution. Ils vont donc retrousser leurs manches et partir en voyage pour comprendre ce qui se passe et trouver des solutions. Ils croiseront ainsi la sorcière et sa méthode pour accroître le rendement de ses champs de pommiers, la petite sirène coincée par un déferlement de plastique à l’entrée de sa grotte, la fée bleue, Bob l’éponge et autres personnages tous coincés dans un immense complot qui semble être l’œuvre d’un certain « Toutéfini ».

Les 3 comédiens nous entraînent ainsi dans leurs aventures rocambolesques, sur la base d’un texte bien construit, écrit par Fanny Roche, faisant la part belle aux jeux de mots et aux références pour les petits et les grands. Caroline Borderieux est excellente sous le bonnet de lutin d’Eduquenat, canalisant ses compagnons tout en sachant les surprendre lorsqu’elle se lâche pour un rap des océans « incorayable », Amandine Rousseau nous fait bien rire en petite sirène reine « d’instacrabe » et Quentin Morillère en nain de la taille de Gulliver mais aussi en tante maléfique repentie ou chef d’atelier fourbe. Les messages incitant à consommer moins de plastique, de pesticides et de pétrole sont posés avec humour et pédagogie dans ce joli conte où tout est bien qui ne fait que commencer… puisque c’est aux spectateurs de continuer en adoptant les bons gestes.

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GALATÉE ou la rencontre surréaliste de Dalí et Gala

Mise en scène excellente, entre fiction, rêve et réalité !

C’est dans une salle comble qu’a eu lieu ce soir, au Théâtre de la Contrescarpe, la première de Galatée ou la rencontre surréaliste de Dalí et Gala, une pièce qui met en avant l’attachement de ces deux êtres, au delà de la réalité. Ce qui fut... Lire plus

C’est dans une salle comble qu’a eu lieu ce soir, au Théâtre de la Contrescarpe, la première de Galatée ou la rencontre surréaliste de Dalí et Gala, une pièce qui met en avant l’attachement de ces deux êtres, au delà de la réalité. Ce qui fut cependant bien réel, c’est le succès total de la pièce auprès du public. 
« Le surréalisme, c’est moi ! » disait Dalí en 1978 alors interviewé à la télévision, ses moustaches bien peignées, la tête haute et les yeux ronds comme des billes. 

Sur une mise en scène extrêmement bien travaillée, nous sommes accueillis dans la salle par Maria Dalí, la sœur du Maître, en nous invitant à parler moins fort car il dort … et en effet. Sur la scène plongée dans le noir, les célèbres moustaches se détachent dans une faible lueur … il dort sur son fauteuil, se retourne, gémit quelque peu, une cuillère en argent dans la main … Une jeune femme dans un fauteuil roulant, sur l’autre côté de la scène, est également assoupie. On est ainsi directement plongés dans la pièce, avant même de retirer nos vestes … 

Mathilde Aurier nous emmène dans un va et vient de rêve, de réalité, d’absurdité, de surréalisme. De spectateurs, on devient les témoins directs de cette rencontre, en plein subconscient des deux protagonistes, car c’est ainsi qu’on aime à imaginer la rencontre de ces deux êtres, le peintre et sa muse, malgré un Paul Eluard qui tente de garder sa femme auprès de lui … La pièce nous donne l’impression que la vie commune des deux amoureux fut courte, voir inexistante dans la vie réelle. Elle dura pourtant 45 ans. Mais ne leur a-t-elle pas paru aussi rapide qu’un rêve qui s’efface au petit matin, tandis qu’on essaie de s’en rappeler au réveil ? 

On a parfois du mal à savoir s’il s’agit de rêve ou de réalité, mais dans tous les cas, les acteurs nous enchantent par l’intensité de leur jeu. Eva Ramos et Baptiste Carrion-Weiss sont justes à nous dresser les poils sur les bras, dans une mise en scène excellente, entre fiction, rêve et réalité. 

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GALATÉE ou la rencontre surréaliste de Dalí et Gala

Servie par un beau travail sur la lumière et interprétée par de fort bons comédiens !

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GALATÉE ou la rencontre surréaliste de Dalí et Gala

Ambitieux, sympathique, efficace et réussi !

THÈME Galatée ou la rencontre surréaliste de Salvador Dali et Gala. Une interprétation onirique et surréaliste du coup de foudre  de deux des fous les plus géniaux du XXe siècle. Une ode à l’amour, à la création deux facettes d’un même feu.... Lire plus

THÈME
Galatée ou la rencontre surréaliste de Salvador Dali et Gala. Une interprétation onirique et surréaliste du coup de foudre  de deux des fous les plus géniaux du XXe siècle. Une ode à l’amour, à la création deux facettes d’un même feu.
Transgressant cupidité et possession, la rencontre de Dali et de Gala – autrement dit l’Amour -  libère le génie de la création.


POINTS FORTS
- Les acteurs : tous issus de la Compagnie du Cri, ils portent la pièce avec justesse et une indéniable énergie.  Une mention spéciale pour Baptiste Carrion-Weiss qui campe un Dali hypnotique, hystérique, impressionnant. De crises créatives fulgurantes aux profonds abattements sous l’emprises de substances douteuses, il réussit à nous laisser croire… que le jeune Maître est là. Lola Blanchard materne Dali, son frère, en parfaite mégère, son autoritarisme est convaincant. Eva Ramos livre une Gala ambigüe, diaphane et évanescente, caractérielle et manipulatrice.
- la mise en scène : Mathilde Aurier, par ailleurs auteure de la pièce, signe une mise en scène efficace. Dans le petit espace de ce théâtre, elle réussit à faire exister deux lieux réels : celui de Dali dans son atelier et celui de Galla en hôpital psychiatrique… auxquels s’ajoutent les lieux imaginaires des phantasmes des deux protagonistes. Tout cela avec trois ampoules, un vieux fauteuil et une chaise roulante !
- la pièce : pour la composition des personnages.  Dali est plus que crédible, Gala  est très plausible,  Paul Eluard et  Maria - la sœur de Dali -  en contrepoints des deux ‘héros’ -jouent, à ce titre, parfaitement leurs rôles (avec une petite réserve pour le personnage d’Eluard, traité ici à la Feydeau, ce qui contribue à le dévaloriser).
- Egalement, pour les passages incessants du rêve à la réalité, très efficacement rendus, et qui nous font peu à peu abandonner toute lecture rationnelle.
- de nouveaux et jeunes talents : toute la troupe, les quatre comédiens et l’auteur metteur en scène appartiennent à une nouvelle génération  qui n’a pas froid aux yeux. S’attaquer à un tel sujet dans une telle économie de moyens et réussir… cela mérite d’être encouragé !


POINTS FAIBLES
-        La composition un peu déséquilibrée de la pièce : si la lente approche réciproque de Gala et de Dali occupe dans une aurore naissante toute la scène et toute la pièce…  l’extravagante lumière créatrice de la rencontre n’a pas la clarté ni la fulgurance que l’on pourrait attendre.


EN DEUX MOTS ...
Amour et Création / Rêve et réalité / Nouveaux talents.


UN EXTRAIT
« Puisque c’est à travers mes rêves que je vois Gala, peut-être que je peux aussi communiquer avec elle par ce biais… »

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GALATÉE ou la rencontre surréaliste de Dalí et Gala

Bel état d'esprit où l'hommage au grand homme et à sa compagne est propice à de jolis moments théâtraux !

Comédie écrite et mise en scène par Mathilde Aurier, avec Lola Blanchard, Baptiste Carrion-Weiss, Théo Delezenne et Eva Ramos. Sous-titré opportunément, "la rencontre surréaliste de Dali et Gala", "Galatée" est la première pièce écrite et mise en scène... Lire plus

Comédie écrite et mise en scène par Mathilde Aurier, avec Lola Blanchard, Baptiste Carrion-Weiss, Théo Delezenne et Eva Ramos.


Sous-titré opportunément, "la rencontre surréaliste de Dali et Gala", "Galatée" est la première pièce écrite et mise en scène par Mathilde Aurier.


Elle s'est entourée d'un quatuor d'acteurs qui furent ses condisciples au cours Florent, et l'on sent entre eux une grande complicité qui fait beaucoup pour le rythme alerte du spectacle.


Qu'on ne s'y trompe pas : "Galatée" n'est pas un biopic théâtral de plus. Si l'on y croise, Dali, Gala, Eluard, Anna-Maria la sœur de Dali, ce qu'ils disent ou vivent n'est pas forcément la vérité biographique.
Alors que dans la "vraie vie", à l'époque de leur rencontre, Gala a pour amant Max Ernst et s'est déjà partiellement détachée d'Eluard, et Dali est en pleine collaboration avec Bunuel dans la préparation du "Chien andalou", dans "Galatée", Dali est sous la coupe de sa sœur et dans une phase d'infertilité artistique alors que Gala est en fauteuil roulant dans un sanatorium où la maintient le pervers Eugène Grindel dit Paul Eluard.


La scène est partagée en deux : d'un côté, Gala souvent dans l'ombre, de l'autre, Dali dans son fauteuil royal cherchant à peindre ses rêves. Les deux maillons, prêts pour former l'un des couples mythiques du vingtième siècle artistique, vont se découvrir par une forme de télépathie surréaliste.


C'est en effet par leurs rêves qu'ils entrent en contact. On sait que les surréalistes croyaient en la puissance des rêves et étaient fanatiques de "Pete Ibbetson", le roman de George Du Maurier devenu un classique du cinéma grâce à Henry Hathaway dirigeant l'immense Gary Cooper dans le rôle titre. C'est ainsi que Mathilde Aurier imagine Dali et Gala réunissant leurs affinités électives par le songe.


Au début de "Galatée", on est face à une caricature de Dali, arrogant, moustachu façon "Chocolat Lanvin", répétant ad libitum qu'il est un génie et l'on pourrait craindre qu'il ne soit que ça pendant une heure.
Mais, heureusement, Dali est démoustachisé par l'un de ses proches et, dès lors, on découvre un tout autre homme... et surtout un comédien pour l'interpréter en la personne de Baptiste Carrion-Weiss, qui s'offre une performance d'acteur pour être Dali à temps plein en amoureux dématérialisé de Gala.
Toute la petite bande est d'ailleurs à vanter, notamment Lola Blanchard qui, en Maria Dali, est étonnante dans une double composition où elle réussit non seulement à ne pas se ressembler physiquement mais également à ne pas jouer dans le même registre en sœur mère poule humiliée et en sœur maîtresse femme.


Pareillement, Eva Ramos en Gala et Théo Delezenne en "Paulo" Eluard doublé d'un plombier, sont au diapason. On les sent tous les quatre faits pour la comédie, les intrigues ébourifées de Labiche comme les dialogues surécrits de Guitry.


Si tout n'est pas parfait dans "Galatée", tout a été conçu dans un bel état d'esprit où l'hommage au grand homme et à sa compagne est propice à de jolis moments théâtraux. La performance des uns et des autres est d'autant plus remarquable que tout se passe dans un décor minimaliste unique, Dali et Gala étant de surcroît quasi collés à leurs sièges respectifs.


Loin de la vérité historique, Mathilde Aurier et son quatuor a réussi à trouver la vérité des êtres par la preuve surréaliste. Une première tentative réussie qui en appelle d'autres que l'on espère de la même qualité d'écriture et de jeu.
 


Philippe Person

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GALATÉE ou la rencontre surréaliste de Dalí et Gala

C’est vif (également grâce aux acteurs), alerte, drôle et grave !

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GALATÉE ou la rencontre surréaliste de Dalí et Gala

Une pièce bien écrite et formidablement bien jouée par quatre excellents comédiens !

Dali et Gala, on connaît leur histoire d’amour, immense, passionnée, fusionnelle, qui a duré un demi-siècle. Gala fut la muse principale de ce peintre génial, un peu fou, vivant dans la démesure, qu’était Dali. L’auteur de la pièce, nous donne sa version de la... Lire plus

Dali et Gala, on connaît leur histoire d’amour, immense, passionnée, fusionnelle, qui a duré un demi-siècle. Gala fut la muse principale de ce peintre génial, un peu fou, vivant dans la démesure, qu’était Dali.


L’auteur de la pièce, nous donne sa version de la rencontre de ces deux personnages, à travers le rêve qui finit par se confondre à la réalité.


Épouse de Paul Éluard, c’est lors d’un week-end, invités par Dali, qu’ils se rencontrèrent et là, ce fut le coup de foudre.


La pièce commence où l’on voit les deux personnages endormis chacun dans leur coin, et l’on découvre que Dali avait une méthode bien particulière pour peindre ses rêves. En effet, il tenait dans sa main une cuillère en argent, plaçait un récipient en métal à ses pieds, s’installait dans son fauteuil et s’endormait.
La cuillère tombait alors de sa main dans le récipient, et le bruit métallique le réveillant, il pouvait comme cela peindre les rêves qui étaient encore dans son esprit.


Une pièce bien écrite et formidablement bien jouée par quatre excellents comédiens. Une mise en scène de l’auteur simple et efficace.


Un bon moment de théâtre, à voir, et à apprécier.
Robert Aburbe

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GALATÉE ou la rencontre surréaliste de Dalí et Gala

Un regard inhabituel, presque ensorcelé, sur une passion...

DALI DANS UN RÊVE ENSORCELÉ « Galatée » écrit et mise en scène par Mathilde Aurier, conte une étrange rencontre par songes interposés entre Salvator Dali et sa muse Gala. Une histoire d’amour qui dura plus de 45 ans dans la vie réelle. Comment rendre compte du... Lire plus

DALI DANS UN RÊVE ENSORCELÉ
« Galatée » écrit et mise en scène par Mathilde Aurier, conte une étrange rencontre par songes interposés entre Salvator Dali et sa muse Gala. Une histoire d’amour qui dura plus de 45 ans dans la vie réelle.


Comment rendre compte du tourbillon de la rencontre puis de la vie tumultueuse du peintre Salvator Dali et de sa muse Gala ? Exercice complexe, auquel se livre Mathilde Aurier dans ce « Galatée » dont elle signe aussi la mise en scène. Avec un parti pris qui passe par les rêves de l’artiste, au cour desquels il aurait imaginé cette jolie et jeune femme qu’il peignit de multiples façons.


Née en Russie en 1894, de son vrai nom Elena Ivanovna Diakonova, Gala est d’abord l’épouse du poète Paul Eluard, Eugène Grindel pour l’État Civil. Dali et Gala, se rencontrent en 1929 à Cadaquès (Espagne), où séjournent pour l’été plusieurs surréalistes invités par Dali. Ils deviennent mari et femme en 1932. En dépit de quelques aventures ça et là, ils resteront uni jusqu’à la mort de Gala, en 1982.


Sur la scène, Lola Blanchard, Baptiste Carrion-Weiss, Théo Delezenne et Eva Ramos sont les interprètes de cette séquence qui, comme le dit Mathilde Aurier « convoque les valeurs de l’irrationnel, du rêve, du désir et de la révolte ». Après une période de rodage, sans doute que l’ensemble gagnera en fluidité, mais déjà il propose un regard inhabituel, presque ensorcelé, sur une passion entre celle qui veilla sur un artiste peu commun, et ce spécialiste autant de la démesure que des montres molles.


En faisant l’impasse (mais ce n’est pas le propos) sur le Dali tristement fasciné par Hitler comme par Franco, en témoignent quelques toiles, qui valurent au couple une exclusion du mouvement surréaliste et quelques années d’exil aux USA. Dali nia toujours des sympathie avec le système nazi. Ce n’est qu’en 1948 que le couple pourra se réinstaller en Espagne. Et Salvator Dali est reconnu depuis pour ses créations imprévisibles.

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GALATÉE ou la rencontre surréaliste de Dalí et Gala

Les comédiens sont tous remarquables et remarqués.

Une fiction surréaliste de Mathilde AURIER, qui signe la Mise en Scène. Cela débute bien, avec la révélation d'une pratique connue de tous ceux qui sont familiers de la vie de Salvador DALI. Effectivement, il s'endormait avec une petite cuiller en argent en équilibre, et quand elle tombait, il se... Lire plus

Une fiction surréaliste de Mathilde AURIER, qui signe la Mise en Scène.

Cela débute bien, avec la révélation d'une pratique connue de tous ceux qui sont familiers de la vie de Salvador DALI.

Effectivement, il s'endormait avec une petite cuiller en argent en équilibre, et quand elle tombait, il se réveillait et tentait de mettre en image son rêve sur une toile.

Mais Eugène Grindel, devenu Paul Eluard n'a jamais été plombier. Gala n'a jamais été folle, mais a souffert d'une maladie respiratoire qui la conduira dans un sanatorium, et c'est là qu'elle rencontrera Salvador Dali.

Pour avoir un peu connu Gala et Salvador Dali, par l'intermédiaire de Mafalda Davis, au début des années 70, je me souviens parfaitement que Gala avait les pieds sur terre, et a largement contribué à la réussite de son époux.

Mafalda Davis, leur a fait connaitre le Merchandising qui a fait la fortune du couple.

Dans GALATÉE, il faut faire le tri entre le "vrai" et "l'imaginé".

Mais cette pièce, qui ressemble à un Essai, est de bonne qualité.

Les comédiens sont tous remarquables et remarqués.

Une mention particulière pour: Baptiste CARRION-WEISS, qui a une densité de jeu étonnante. Un Salvador Dali plus légendaire, que le vrai...

Il y a aussi:

Lola BLANCHARD, un vrai talent.

Eva RAMOS, du beau travail.

Théo DELEZENNE, un bon comédien pour un personnage abstrait...

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La nouvelle claque

GALATÉE ou la rencontre surréaliste de Dalí et Gala

Une comédie piquante et bien écrite servie par de jeunes comédiens à suivre.

Il y a Gala, enfermée dans un hôpital psychiatrique d’un côté et de l’autre Dali, vissé sur son fauteuil cuillère et pinceaux en mains. Dans ses expériences de rêve éveillé, Dali commence à percevoir sa muse Gala. De chaque côté, un proche pour... Lire plus

Il y a Gala, enfermée dans un hôpital psychiatrique d’un côté et de l’autre Dali, vissé sur son fauteuil cuillère et pinceaux en mains. Dans ses expériences de rêve éveillé, Dali commence à percevoir sa muse Gala. De chaque côté, un proche pour accompagner ces deux êtres hors du temps et de la société. Deux proches, oui, mais bien tenté d’utiliser leur captif pour se faire une santé…

Une fois la situation initiale établie, la pièce prend une tournure inattendue avec la pointe de surréalisme qui fait tout partir en vrille, pour le bonheur des spectateurs complices. Il y a de la fantaisie dans l’écriture de Mathilde Aurier et un peu de poésie qui part à tout va !
Dans le rôle de dandy enfiévré, Baptiste Carrion-Weiss se donne à fond. Ses gestes un poil exagérés font rire la salle en incarnant la folie exubérante de Dali. Remarquable, Eva Ramos est à la fois capricieuse et fantasque dans le rôle de Gala. Lola Blanchard et Théo Delezenne dans les rôles de Maria et Paulo ont le jeu ambivalent qui convient à leur personnage.


La mise en scène qui sépare en deux la scène et la proximité avec le spectateur que créé la salle de Contrescarpe participent à l’atmosphère de rêve et d’intimité.


Absurde juste comme il faut et interprétée avec un poil (trop ?) d’emphase, Galatée séduit par son originalité. Le temps passe agréablement. C’est un bon moment de divertissement à privilégier pour une sortie entre amis.


Une comédie piquante et bien écrite servie par de jeunes comédiens à suivre. Prometteur!

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GALATÉE ou la rencontre surréaliste de Dalí et Gala

Quatre très bons comédiens !

Le rêve est un élément central de la démarche surréaliste, une manière de s'affirmer, de donner vie à des choses que l'on croirait jamais réalisables.  Salvador Dali , peintre et philosophe, était de ceux qui faisaient du rêve une source première pour leur... Lire plus

Le rêve est un élément central de la démarche surréaliste, une manière de s'affirmer, de donner vie à des choses que l'on croirait jamais réalisables. Salvador Dali, peintre et philosophe, était de ceux qui faisaient du rêve une source première pour leur création. Sa méthode à lui consistait à s'endormir, une cuillère dans la main. Le son de la cuillère en argent s'écrasant sur le sol le réveillant, il peut peindre ses rêves, dès l'instant où il se réveille. 

C'est de cette réalité romanesque qu'est partie Mathilde Aurier pour créer le spectacle Galatée, présenté au Théâtre de la Contrescarpe jusqu'au 18 juin. Et si c'était dans ses rêves que Salvador Dali avait rencontré Gala, l'amour de sa vie, celle qui deviendra sa femme mais aussi sa muse mais qui fut mariée dans sa jeunesse au poète surréaliste Paul Eluard ? Et si c'était dans ses rêves que Salvador Dali avait su que celle-ci, enfermée dans un asile, avait besoin d'être secourue ? 

Galatée et les quatre très bons comédiens de sa distribution (Lola Blanchard, Baptiste Carrion-Weiss, Théo Delezenne, Eva Ramos) nous transportent dans un monde fantasmagorique où les barrières entre l'inconscient et la réalité éclatent, où l'amour traverse la logique et le réel. 

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GALATÉE ou la rencontre surréaliste de Dalí et Gala

Une pièce surréaliste envoûtante !

Le destin ne devait-il pas réunir Gala et Dali ? Deux êtres fantasques à l’univers assez étonnant qui marque les esprits. Leur amour passionné leur insuffle une énergie créative qui dépasse les frontières de l’imaginaire. Dali a toujours su montrer sa... Lire plus

Le destin ne devait-il pas réunir Gala et Dali ? Deux êtres fantasques à l’univers assez étonnant qui marque les esprits. Leur amour passionné leur insuffle une énergie créative qui dépasse les frontières de l’imaginaire.


Dali a toujours su montrer sa singularité aussi bien dans son attitude que dans son art. Sa façon de concevoir le monde dérange autant qu’il surprend. Gala de son vrai nom Elena Ivanovna Diakonova se marie avec Eugène Grindel, connu sous le nom de Paul Eluard en 1917. Le couple fréquente le milieu surréaliste où l’on rencontre André Breton, Louis Aragon, Max Ernst… Gala devient une femme qui inspire et se transforme en muse surtout pour un artiste assez particulier. Dès qu’ils se rencontrent avec Dali, c’est le coup de foudre. Leur vie doit se lier et être l’un à l’autre. Ils se marient en 1932 en se promettant d’être exclusif. Leur duo séduit par leur complicité et leur folie. Un récit de vie incroyable qui a de quoi être une véritable source d’inspiration pour tout curieux aimant l’art.

L’auteure et metteure en scène Mathilde Aurier s’approprie cette histoire pour en raconter une semblable très inspirée. Une rencontre amoureuse détonnante et fulgurante entre deux êtres que seule la mort peut séparer. Sur scène, nous avons d’un côté une femme un peu amorphe sur un siège. Ce n’est d’autre que Gala, cloîtrée et droguée. De l’autre côté, un homme sur un fauteuil avec une moustache que l’on identifie d’un coup d’œil, façon chocolat Lanvin. Nous voyons Dali qui essaie de trouver l’inspiration. Pour se souvenir de ces rêves, il dort avec une cuillère à la main. Ainsi quand elle tombe, il se réveille et peut aussitôt peindre. Dans ces expériences de rêves éveillés, il aperçoit son aimée. Aux côtés de chacun, un proche complote et veut leur malheur. Le destin les réunira contre toute attente comme attiré inexorablement l’un par l’autre. Le monde onirique rencontre la réalité mais pour combien de temps pourront-ils s’aimer librement ?

Une adaptation très libre qui montre à la fois l’étrangeté d’une rencontre et sa force incommensurable prêt à tout affronter. Un choix audacieux qui séduit aussitôt par son originalité que par l’interprétation dense et nuancée des comédiens. Nous avons l’étrange couple de Dali et Gala joué par Eva Ramos et Baptiste Carrion-Weiss qui mettent beaucoup de passion, de tempérance et d’extravagance. Ils tiennent d’une main de maître leur rôle nous permettant de rester en haleine d’un bout à l’autre de la représentation. Les deux personnages ont leur intensité grâce à deux autres personnages qui ne sont pas en reste. La soeur et le mari de Gala interprétés par Lola Blanchard et Théo Delezenne. Eux aussi dévoilent un jeu plein de caractère et de couleurs qui ne peut qu’illustrer leur habilité artistique. Leur complicité, née lors du cours Florent, se ressent et donne ainsi plus de volume et de rythme à ce spectacle.

Une pièce surréaliste envoûtante qui saura vous captiver le temps d’une rencontre amoureuse inhabituelle.

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GALATÉE ou la rencontre surréaliste de Dalí et Gala

Cette pièce a du génie. On y est, dans l’univers, dans la tête de Dali.

Attention. Un pur bijou créatif. J’ai absolument, complètement et véritablement adoré cette pièce. Dès le 1er octobre et ceci chaque mois. Je ferai un article reprenant mes coups de cœur et je peux vous faire une confidence. Galatée est un de mes véritables coups de... Lire plus

Attention. Un pur bijou créatif.

J’ai absolument, complètement et véritablement adoré cette pièce.

Dès le 1er octobre et ceci chaque mois. Je ferai un article reprenant mes coups de cœur et je peux vous faire une confidence.

Galatée est un de mes véritables coups de cœur de la rentrée.

Cette pièce a du génie. L’écriture est magnifique. Mathilde Aurier est tout simplement

Brillante.

Dalí aurait mérité une œuvre magistrale, dans un grand théâtre avec des décors complètement fous.
La compagnie du cri, pour des raisons de budget, mais avec une créativité folle a su retranscrire par le texte et les idées de mise en scène une œuvre surréaliste.

On y est, dans l’univers, dans la tête de Dali.

Je connais bien cette maison théâtre musée de Figueres et je peux vous assurer que cette pièce est aussi dingue que le musée Dali.

Ici, il n’est pas question de faire un Biopic mais plutôt de nous plonger dans l’esprit Dali, cet immense artiste.

Mathilde Aurier a créé une œuvre à part entière autour de cette relation amoureuse Dali-Gala en distillant, du vrai, du faux.

D’un point de vue créatif, je pense un peu au film Gainsbourg de Joann Sfar qui est brillant également.

Ces jeunes acteurs sont magnifiques, magnétiques. Quoi de plus beau que la jeunesse ?

Et ici, le travail est époustouflant, ils ont tous un rôle vraiment clef dans l’histoire et sont tous très bons, mais j’ai un vrai coup de cœur pour Lola Blanchard. Cette jeune actrice a un potentiel comique et une aura hors du commun.
Il suffit qu’elle apparaisse pour que la scène s'illumine.

J’ai appris en discutant qu’ils sortaient tout droit du cours Florent.

J’ai envie de vous raconter une histoire à ce sujet. J’ai pas mal fréquenté le cours Florent, il y a plus de 25 ans.

C’était une école intéressante, très tournée vers le cinéma mais qui ne me faisait pas frissonner plus que ça. (Ni moi ni le métier, en vérité) et bêtement j’avais gardé ceci en tête.

Cet été à Avignon, je suis allé voir, un peu à reculons PAN, une création de fin d’année, d’élèves du cours Florent et ce fût un choc. J’ai complètement adhéré, J’avais trouvé cette pièce géniale.

Je vais prendre très vite, rendez-vous au cours Florent pour essayer de comprendre ce qu’il s’y passe. Font-ils pousser en permaculture (puisque c’est la mode), de la graine de talent ?
Si vous avez l’envie de vous faire vraiment plaisir. Foncez au théâtre de la Contrescarpe. Je suis fou...de ce théâtre, de cette jeune compagnie aussi créative qu’adorable et surtout de Galatée.

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GALATÉE ou la rencontre surréaliste de Dalí et Gala

Coup de cœur pour ce spectacle ! C’est une réussite totale !

Coup de cœur pour ce spectacle qui présente tant de qualités ! Résumé : Salvador Dalí avait le génie de fondre le rêve dans la réalité. Son histoire d’amour avec Gala fut le chef-d’oeuvre de Dalí. Pendant quarante-cinq ans, ce couple mythique... Lire plus

Coup de cœur pour ce spectacle qui présente tant de qualités !


Résumé : Salvador Dalí avait le génie de fondre le rêve dans la réalité. Son histoire d’amour avec Gala fut le chef-d’oeuvre de Dalí. Pendant quarante-cinq ans, ce couple mythique vécut un rêve éveillé, dans la fusion et la démesure, avec dérision et humour. Un amour fusionnel, complexe, mystérieux, génial ou fou à l’image des toiles du Maître. S’inspirant du "couple tridimensionnel" formé par Eluard–Gala–Dalí, la pièce nous entraîne dans une fiction mystérieuse et intrigante, une pièce surréaliste, à tiroirs et jeux de miroir sur le génie, la folie, le désir, la peinture, la philosophie... et l’amour.

Notre avis : Dans la mythologie grecque, la légende raconte l’histoire du sculpteur Pygmalion, qui tombe amoureux de sa création, Galatée, une statue rendue vivante grâce à Aphrodite. La déesse de l’amour exauçait ainsi le vœu de Pygmalion.
Baptiste Carrion-Weiss campe avec beaucoup de talent un des pygmalions du surréalisme : Salvador Dali, alors jeune inconnu, drogué et qui ne se lave plus dans l’attente de sa muse. Athlétique de corps et d’esprit, il est « en état permanent d’érection intellectuelle ». Bondissant, exubérant, extravagant, il s’adresse au public pour embarquer notre esprit. Rebelle et philosophe à la voix essoufflée, Baptiste Carrion-Weiss alterne les séquences avec agilité, entre rêve éveillé et réalité virtuelle, folie des grandeurs et génie du geste.

À côté de lui puis tout contre, Eva Ramos incarne avec fougue Gala, autrement dit Elena Ivanovna Diakonova, d’abord muse de Paul Eluard et de Max Ernst. Condescendants, ils ont en commun la faculté d’humilier leur entourage, avec violence et insultes. Les duos s’entrecroisent avec l’arrivée de Maria, sœur de Dali (interprétée avec beaucoup de justesse par Lola Blanchard), qui change de couleurs et de facettes au fil de l’histoire et des visions droguées de Salvador. Avec une technique très maîtrisée, Théo Delezenne est successivement Paul Éluard, amant martyrisé par Gala, comploteur et plombier. Les histoires sont à la fois parallèles et entrecroisées, pleines de contrastes et de similitudes. Il y a une parfaite harmonie entre les quatre comédiens électriques, au courant continu, grâce à un rythme effréné.

Une réelle force se dégage de cette troupe au diapason, servie par une direction d’acteurs qui est au bénéfice de l’ensemble. Mathilde Aurier a un double talent : exceller aussi bien dans l’écriture esthétique que dans la mise en scène agile. Ses mots sont incisifs et poétiques. En mêlant recherche, documentation et imagination, elle nous offre une petite merveille dans l’écrin du Théâtre de la Contrescarpe.

Il n’y a aucun bémol à ce spectacle. C’est une réussite totale, qui fait vraiment honneur à la création contemporaine et à sa nouvelle génération. Épatante, la jeune Compagnie du Cri possède un savoir-faire magistral. On attend avec impatience sa prochaine œuvre.

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GALATÉE ou la rencontre surréaliste de Dalí et Gala

Texte libérateur et profondément ludique !

« Galatée ou la rencontre surréaliste de Dali̇́ et Gala » est un délire trépident, une pure invention, enfiévrée et réjouissante. Il est sans doute regrettable que soient annoncés des échanges philosophiques et surréalistes. On retrouve certes la cuiller de... Lire plus

« Galatée ou la rencontre surréaliste de Dali̇́ et Gala » est un délire trépident, une pure invention, enfiévrée et réjouissante. Il est sans doute regrettable que soient annoncés des échanges philosophiques et surréalistes. On retrouve certes la cuiller de Dali̇́, un phénomène de toile blanche, l’anxiété de la commande pour l’artiste libre, et la question du génie isolé… Mais le propos est ailleurs : c’est une rencontre amoureuse dont l’extrême originalité est de convoquer le réel et de le revêtir des fantasmes d’un subconscient génial et, disons-le, torturé -peut-être malade. La seule certitude, c’est l’amour.
Mathilde Aurier relève le pari de retenir l’attention, et une attention bienveillante. Le texte a des passages très heureux qui révèlent une réelle qualité de plume et un évident talent littéraire. Ses saillies contrebalancent les quelques faiblesses du dialogue amoureux, et une chute un brin expéditive. Une première œuvre permet d’apprécier un potentiel, et Mathilde Aurier est d’ores et déjà pleine de promesses.

La mise en scène est, à l’image du texte, pleine d’astuces, savoureuse, et gagnerait à se débarrasser de ses quelques clichés. Aurier déploie une heure dix d’ingéniosité et de trouvailles. On devine, à l’aune de la créativité qu’elle déploie, sa capacité à aller plus loin dans le démantèlement des clichés dramatiques. « Galatée » est un rêve : tout est possible, tous les carcans scéniques peuvent exploser ; Mathilde Aurier, explosez-les. La partition de la scène en deux pour juxtaposer les vies parallèles de Gala et Dali̇́ est-il le choix le plus audacieux ? Le gain en structure désinvestit légèrement la démarche onirique en même temps que la quête surréaliste.Sur scène, les jeux sont dissonants. Eva Ramos (Gala) est juste et charismatique, elle a cette singularité dans l’interprétation qui ressemble à une signature. Le jeu de Baptiste Carrion-Weiss (Dali̇́) est habité mais souffre parfois d’une recherche du mieux, ce grand ennemi du bien. Lola Blanchard (Maria Dali̇́) a le jeu sûr, plutôt normé pour du théâtre « bourgeois », qui jure un peu avec l’intention générale. Théo Delezenne est plus fragile, l’émotion manque de l’épaisseur d’un hors-texte, exigeant le recours à quelques artifices, dont l’exécution nuit à l’écoute de ses partenaires de scène. Les comédiens se rencontrent néanmoins, et c’est une agréable surprise, dans ce texte libérateur et profondément ludique : le plaisir est évident, et partagé par une salle séduite.

Marguerite Dornier

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GALATÉE ou la rencontre surréaliste de Dalí et Gala

Un jeu d’acteur impressionnant ! Pour une soirée décalée et onirique, Dali est là !

mour, folie, humour et rêverie… Au théâtre de la Contrescarpe, découvrez pour la première fois une pièce reprenant l’histoire d’amour entre Salvador Dali, illustre peintre du surréalisme et Gala, sa tendre muse… Un voyage dans l’imaginaire de Dali Cette... Lire plus

mour, folie, humour et rêverie… Au théâtre de la Contrescarpe, découvrez pour la première fois une pièce reprenant l’histoire d’amour entre Salvador Dali, illustre peintre du surréalisme et Gala, sa tendre muse…

Un voyage dans l’imaginaire de Dali
Cette pièce est à la hauteur du monde imaginaire de Dali. Le spectateur se trouve troublé, voire perdu entre le rêve et la réalité. Quelle différence finalement lorsque nous parlons de Dali, ce célèbre peintre surréaliste ? Un grand peintre parfois incompris et surtout décalé par rapport à la réalité. Ici, on découvre sa méthode bien particulière et atypique pour réaliser ses toiles : tenir une cuillère dans sa main au-dessus d’une casserole, s’endormir, la laisser tomber et se réveiller pour peindre ses rêves.

Et dans ses rêves, on y voit Gala, sa – future – femme, la muse de toutes ses pensées et de toutes ses œuvres. Elle est son inspiration, son oxygène. Il la peint et vit à travers elle. Elle est si belle que cela en devient presque surréaliste…

Un jeu d’acteur impressionnant !
De part son excentrisme, Salvador Dali est un personnage rudement difficile à interpréter et pourtant, on ne peut qu’apprécier le talent du jeune comédien Baptiste Carrion-Weiss, pour son énergie et son dévouement exceptionnel. Joue-t-il le rôle de Dali ou est-il lui-même possédé par ce génie ? Telle est la question. À vous d’en juger par vous-même !
Cette surprenante mise en scène et la relation entre les différents comédiens rendent la pièce d’autant plus déroutante. Et si Dali n’était pas si fou ? Et si Gala était bien plus que le fruit de son imagination ? Cela se sent et se ressent, il est fou d’elle. Il veut la rencontrer, la toucher. Mais pour cela, il faudra passer par un seul et unique moyen : le rêve.

Pour une soirée décalée et onirique, Dali est là pour vous servir !

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BAZ'ART

GALATÉE ou la rencontre surréaliste de Dalí et Gala

Si vous voulez rire et vous cultiver. Ils sont jeunes, talentueux, drôles..

Le Théâtre de la Contrescarpe, lieu culturel niché rue de Blainville, dans le 5ème arrondissement accueille une pièce particulièrement originale et qui m'a plu tout de suite dans la mesure où je suis passionnée par l'Histoire de l'Art et par Dali également. Quels sont les... Lire plus

Le Théâtre de la Contrescarpe, lieu culturel niché rue de Blainville, dans le 5ème arrondissement accueille une pièce particulièrement originale et qui m'a plu tout de suite dans la mesure où je suis passionnée par l'Histoire de l'Art et par Dali également.

Quels sont les thèmes que Mathilde Aurier, auteure et metteuse en scène aborde dans « Galatée »? Le rêve, le sommeil, l’amour, l’imaginaire, autant de thèmes que les surréalistes ont traité également.

Qu’est-ce que le surréalisme et qui en faisait partie? Un mouvement artistique et littéraire dans lequel par exemple Max Ersnt, Paul Eluard, Tristan Tzara ou encore Salvador Dali échangeaient et celui qui va nous intéresser ici est Salvador DALI, le génie catalan aux talents surréalistes.

Cette pièce traite d'amour... Comment Dali voyait-il ce sentiment? Dans son autobiographie, "La vie secrète de Salvador Dali", ce dernier décrivait ce sentiment comme tel "L'amour (...) ressemble étrangement à certaines sensations gastriques annonciatrices du mal de mer, accompagnés de frissons et de malaises, si bien que l'on a envie de vomir."

D'abord, que sait-on de leur rencontre?

Salvador Dali et Gala se sont rencontrés à Cadaquès, non loin de Figueras, son lieu de naissance et de mort. Cette rencontre s'est faite en 1929, ils ont eu un véritable coup de foudre. A ce moment-là, Gala était déjà mariée au poète français, Paul Eluard. 1929 sonne comme un année charnière dans la vie de Dali. Dans "La vie secrète de Salvador Dali", il raconte que c'est durant cette année-là qu'il commença à avoir des "crises de rire" et disait "Elles étaient si violentes que je devais ensuite m'étendre sur le lit pour me reposer." et c'est également sur un fou rire qu'il a rencontré sa muse, Gala. Si Dali a eu un fou rire au premier regard et a véritablement fondu telle une montre molle devant Gala, tel n'a pas été le même sentiment pour elle qui l'a pris pour "une personne antipathique et insupportable à cause de ses cheveux pommadés qui lui donnaient l'allure d'un danseur professionnel de tango argentin."

Quelle est ma citation préférée qui illustre l'amour que Dali portait à Gala ?

"Je l'aime plus que ma mère, plus que mon père, plus que Picasso et plus que l'argent". Gala était sa béquille, son soutien. Il avait perdu son frère également prénommé Salvador un an avant sa naissance, puis sa mère à l'âge de 17 ans et avait donc besoin de cette figure protectrice.

Comment Mathilde Aurier a t'elle interprété cette histoire d'amour surréaliste?

Mathilde Aurier a traduit leur relation de manière particulièrement originale et a montré combien celle-ci était surréaliste. Comment Dali est-il représenté? On le voit sur son fauteuil, en train de plonger dans le sommeil, avec une cuillère, cuillère que l'on retrouve d'ailleurs de manière récurrente dans ses oeuvres.

Mathilde Aurier s'est exprimée en ces termes : "Salvador DalÍ peignait ses rêves grâce à une méthode quelque peu particulière : il plaçait une cuillère en argent dans sa main, une casserole sur le sol, s’installait dans son fauteuil et sombrait. En s’endormant, la cuillère tombait et le bruit réveillait Dalí. Il pouvait alors peindre ses rêves." pour expliquer cette présence des cuillères et du fauteuil.

Qui sont les personnages ? Dali, sa sœur, prénommée Ana Maria, Gala et Paul Eluard.
Qui sont les acteurs? Comment les décrire?

Ils sont jeunes, talentueux, drôles....Salvador Dali est interprété par Baptiste Carrion-Weiss et parvient à retranscrire la folie du Maitre Catalan avec un génie incroyable, Eva Ramos interprète Gala de manière prodigieuse, Théo Delezenne quant à lui joue le rôle de Paul Eluard, Lola Blanchard est sous les traits de la soeur de Salvador, Ana Maria et nous a épaté de par son humour.

Qu'est-ce qui m'a le plus plu dans cette pièce? J'ai beaucoup aimé la mise en scène, le jeu d'acteurs et l'originalité.

Je n'ai qu'un conseil à vous donner, si vous voulez rire et vous cultiver, rendez-vous au Théâtre de la Contrescarpe pour "Galatée".

 

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GALATÉE ou la rencontre surréaliste de Dalí et Gala

C'’est drôle, vif et incisif !

Il ne vous reste que quelques représentations pour assister à cette fresque théâtrale, « Galatée ou la rencontre surréaliste de Dali et Gala », dans une mise en scène de l’autrice Mathilde Aurier, avec Lola Blanchard, Baptiste Carrion-Weiss, Théo... Lire plus

Il ne vous reste que quelques représentations pour assister à cette fresque théâtrale, « Galatée ou la rencontre surréaliste de Dali et Gala », dans une mise en scène de l’autrice Mathilde Aurier, avec Lola Blanchard, Baptiste Carrion-Weiss, Théo Delezenne et Eva Ramos, qui se joue actuellement au Théâtre de la Contrescarpe (Paris 5ème).
 
Tout comme pour son travail, c’est à travers ses rêves et ses obsessions que Dali fait la rencontre de sa future femme, Gala.
 
Mathilde Aurier imagine ici une rencontre totalement surréaliste entre ces deux âmes sœurs, à l’image du personnage de Salvador Dali. Son texte est dense et ne laisse aucune place à l’ennui. Sa mise en scène suit le même chemin avec un rythme effréné qui emporte le spectateur.
D’ailleurs, sans en dire trop, je tiens à saluer cette façon que Mathilde Aurier a eu de briser le quatrième mur et d’inclure le public avec tant d’élégance et de subtilité. À vous de le découvrir maintenant !
J’ai également beaucoup aimé la création des lumières qui tantôt agissent sur l’orientation de notre regard, tantôt tiennent un rôle à part entière comme une parole partie prenante du récit.
En ce qui concerne la distribution, je l’ai trouvée homogène et engagée. Ensemble, ils investissent la scène avec la précision d’une symphonie sans oublier le lyrisme qui l’accompagne. Si j’ai eu la crainte que les personnages soient quelque peu fabriqués au début, elle a été rapidement abandonnée. Au contraire, les comédiens s’accaparent leur rôle, autant par le corps que par la parole. Lola Blanchard, Baptiste Carrion-Weiss, Théo Delezenne et Eva Ramos nous offrent une belle performance avec une palette de jeu bien garnie.
Il y a dans cette pièce, « Galatée ou la rencontre surréaliste de Dali et Gala », un petit je-ne-sais-quoi qui éveille nos sens et qui nous fait sentir un peu plus vivants. Peut-être est-ce cet amour … Si vous l’avez vue, qu’en pensez-vous ?
Parce que c’est drôle, vif et incisif, je vous recommande chaudement cette pièce, dont voici les informations pratiques :
Quoi ? « Galatée ou la rencontre surréaliste de Dali et Gala » de Mathilde Aurier
Qui ? Une mise en scène de l’autrice Mathilde Aurier, avec Lola Blanchard, Baptiste Carrion-Weiss, Théo Delezenne et Eva Ramos
Où ? Au Théâtre de la Contrescarpe (5, Rue Blainville – 75005 Paris)
Quand ? Les mercredis 13, 20 et 27 novembre à 21h ; le mardi 26 novembre à 21h ; ainsi que les 10 et 11 décembre à 21h
Comment réserver ? https://www.billetreduc.com/233602/evt.htm
Pour aller plus loin : https://www.facebook.com/compagnieducri/
J’en profite pour féliciter au passage le Théâtre de la Contrescarpe pour leur programmation au top !

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Fausse Note

Un tête-à-tête fiévreux se met en place dans cette pièce à suspense...

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Fausse Note

Sans fausse note !

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Fausse Note

La salle, captée, vit le suspens et les retournements. C’est bouleversant. Et jouissif.

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Fausse Note

Un vrai thriller (…). À chaque phrase, on se dit qu’est-ce qui va se passer ?

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Fausse Note

L’intrigue est excellente, rondement menée.

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Fausse Note

Intéressant, intense, fiévreux, mis en scène avec rigueur et exigence.

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Fausse Note

On ne ressort pas indemne de ce spectacle.

Fausse Note

Un face à face saisissant.

Fausse Note

Un thriller haletant.

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Fausse Note

Un formidable jeu de piste qui mérite un 10 sur 10.

Logo Paris Match

Fausse Note

Du grand art !

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Fausse Note

Un duel aussi fascinant que délétère, à l’intrigue puissante !

« Fausse note » : un thriller haletant au théâtre de la Contrescarpe Un duel aussi fascinant que délétère, à l’intrigue puissante digne d’Harold Pinter.   Didier Caron, qui nous a habitués aux comédies jusqu’alors, nous surprend ici avec ce... Lire plus

« Fausse note » : un thriller haletant au théâtre de la Contrescarpe

Un duel aussi fascinant que délétère, à l’intrigue puissante digne d’Harold Pinter.
 
Didier Caron, qui nous a habitués aux comédies jusqu’alors, nous surprend ici avec ce drame psychologique mené tambour battant.
 
Hans Peter Miller (Pierre Azéma), illustre Chef d’orchestre du Philharmonique de Genève, de renommée internationale, rentre dans sa loge exaspéré à la fin d’un concert car les musiciens étaient médiocres.  Il a pour ambition de rentrer chez lui et de retrouver sa femme pour dîner mais c’est sans compter sur l’apparition d’un admirateur obséquieux et insistant qui tient absolument à féliciter le Maître. 
 
Nous sommes en 1989, peu après la chute du mur de Berlin. Le visiteur dit s’appeler Léon Dinkel (Pierre Deny), venu spécialement de Belgique et demande une photo dédicacée : il promet une « soirée inoubliable ».
 
Partant d’une scène a priori anodine, on se retrouve progressivement happé dans un huis clos machiavélique. L’intensité dramatique monte crescendo et les deux personnages se dévoilent à tour de rôle. 
 
Dinkel semble connaître tous les détails de la vie du chef d’orchestre et lui offre un cadeau qui va le faire replonger dans un passé enfoui. Qui est ce visiteur oppressant? Quel est l’objet de sa visite? Que cherche-t-il? Pourquoi s’acharne-t-il sur Peter Miller et que va-t-il en ressortir?
C’est brillant, bien mené avec des retournements de situation ingénieux sur fond de musique classique. «Si tu veux savoir où habite Dieu, écoute Mozart»

Les rapports de force vont s’inverser et les coups de théâtre se succéder.  Après avoir vu cette pièce, vous n’écouterez plus une petite musique de nuit comme avant… Ce spectacle nous parle de musique classique, de pères et de leurs fils, de vengeance et de pardon mais aussi du devoir de mémoire et de la responsabilité de nos choix et de nos actes.
 
Vous n’en ressortirez pas indemne, on vous aura prévenus.

 

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Fausse Note

Une pièce d’une grande intensité, interprétée avec brio !

Le Théâtre de la Contrescarpe propose souvent une programmation à la fois originale et éclectique, avec une exigence de qualité forte, ce que confirme la reprise de Fausse Note, pièce de Didier Caron créée en 2017 au Théâtre Michel (qu’il dirigeait alors avant de le... Lire plus

Le Théâtre de la Contrescarpe propose souvent une programmation à la fois originale et éclectique, avec une exigence de qualité forte, ce que confirme la reprise de Fausse Note, pièce de Didier Caron créée en 2017 au Théâtre Michel (qu’il dirigeait alors avant de le vendre en 2018, mais passons sur la biographie de l’auteur qui n’est pas le réel sujet de cette chronique). Forte de son succès sans hiatus musical, le spectacle se joue donc avec une nouvelle distribution, à savoir Pierre Azéma dans le rôle du chef d’orchestre de renommée mondiale H.P. Miller et Pierre Deny dans celui de son mystérieux admirateur Léon Dinkel. Soit 2 pierres angulaires pour porter ce duel au sommet avec la force de véritables rocs (oui, mon humour du dimanche soir est discutable, j’en conviens).

La scène se déroule donc à huis clos dans la loge de H.P. Miller, sortant de concert furieux contre ses musiciens ne s’étant pas montrés à la hauteur de sa très forte exigence. Pressé de rentrer chez lui retrouver sa femme, il va recevoir la visite inattendue d’un homme qu’il ne connaît pas. Lequel se montre d’abord très affable, lui demandant un simple autographe, avant de revenir quelques minutes plus tard, toujours très souriant, pour obtenir également qu’il pose sur une photo. L’on devine rapidement, qu’a l’instar d’un célèbre inspecteur, Léon Dinkel et son imperméable ne vont pas s’en tenir à ces deux petites incursions en loge et que l’homme a encore un certain nombre de questions et/ou de révélations à faire sur les vraies raisons de sa présence.

S’ensuit un face à face réellement haletant, d’où surgiront, l’on s’en doute, des vérités enfouies. Mais où l’on verra surtout la maestria des 2 hommes dans l’art de mener autrui à la baguette. Et à chaque retournement de situation, de nouvelles surprises surviendront, sans que l’on ne parvienne à anticiper qui sortira vainqueur, à la fois de l’autre et de ses propres démons. Une pièce d’une grande intensité, interprétée avec brio, et dont personne ne sort totalement indemne, et surtout pas le public. Un grand moment de théâtre pour finir votre journée sur une note juste et poignante.

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Fausse Note

Une interprétation magistrale !

Pour sa première incursion dans le registre dramatique, Didier Caron, auteur de comédies à succès, ne choisit pas la facilité avec l'opus "Fausse note" conçu comme un face-à-face sous haute tension qui ne ressort pas au théâtre de conversation mais au drame. Sur fond de... Lire plus

Pour sa première incursion dans le registre dramatique, Didier Caron, auteur de comédies à succès, ne choisit pas la facilité avec l'opus "Fausse note" conçu comme un face-à-face sous haute tension qui ne ressort pas au théâtre de conversation mais au drame.

Sur fond de résurgence du passé, ce drame en un huis-clos tragique est délivré comme un thriller autour de la dialectique du bourreau et de la victime et des dualismes y afférant telles vengeance ou pardon, résilience ou ressassement, responsabilité ou culpabilité, oubli ou déni, mettant les concepts moraux à l'épreuve de la réalité sensible.

Respectant la règle classique des trois unités et bien menée en termes de de cohérence fictionnelle et de gestion du suspense, la partition met en présence deux personnages douloureux, douleur de chaque instant pour l'un, par bouffée traumatique pour l'autre.

Tout commence mezzo-voce avec, à l'issue d'un concert, un admirateur mélomane, dont le comportement singulièrement insistant va revêtir une inquiétante étrangeté, qui s'incruste dans la loge d'un chef d’orchestre de renommée internationale et se révèle investigateur, procureur et juge à titre personnel en quête d'une révélation qui va se décliner de crescendo en confrontation violente.

Dans la mise en scène sobre de Didier Caron et Christophe Luthringer, deux comédiens au talent et à la puissance expressive comparables s'affrontent avec une intense présence physique et un jeu incarné.

Pierre Deny campe le visiteur apparemment inoffensif qui, une fois sa proie ferrée, ne la lâchera pas même si sa démarche court à leur perte commune et Pierre Azéma s'avère magistral en personnalité publique obséquieuse dont la superbe se délite au fil des preuves rapportées.

Une interprétation magistrale pour un époustouflant pas de deux mortifère.

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Fausse Note

Un grand moment de théâtre, profond, sensible et nécessaire !

Le rideau se lève sur la loge du chef d'orchestre H. P. Miller, nommé à la tête du philharmonique de Berlin pour remplacer le grand Herbert Von Karajan. Avec fracas, Léon Dinkel entre dans la loge à la fin du concert donné à Genève. Grand admirateur du chef d'orchestre, il s'impose... Lire plus

Le rideau se lève sur la loge du chef d'orchestre H. P. Miller, nommé à la tête du philharmonique de Berlin pour remplacer le grand Herbert Von Karajan.
Avec fracas, Léon Dinkel entre dans la loge à la fin du concert donné à Genève. Grand admirateur du chef d'orchestre, il s'impose avec insistance.
Son admiration devient rapidement oppressante, ne serait-elle qu'un prétexte ?
Mais pourquoi ?

La tension monte crescendo dans la loge du chef d'orchestre.
Dans un suspens haletant, les questions se bousculent. Que veut cet homme ? Est-il vraiment qu'un simple admirateur ?

Didier Caron construit un huis clos angoissant qui tient le spectateur en halène jusqu'aux dernières répliques.
La rencontre de ces deux hommes qui n'arriveront pas à accorder leurs violons touche par la profondeur du propos.

Le passé et le présent se confrontent sur fond de notes de musique qui illuminent l’indicible.
Didier Caron donne un visage humain à L'Histoire et joue sur les accords et désaccords de jeunes hommes qui se sont construit sur des blessures.

Pierre Azéma et Pierre Deny interprètent sans fausse note une partition qui mêle l'intime à la grande histoire.
Un grand moment de théâtre, profond, sensible et nécessaire !

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Fausse Note

MAESTROSO. « Fausse note » est un spectacle remarquable.

« FAUSSE NOTE » : MAESTROSO CRITIQUE. « Fausse note », écrit par Didier Caron, mis en scène par Didier Caron et Christophe Luthringer, assistés par Bénédicte Bailby, avec Pierre Deny et Pierre Azema. Au théâtre de la Contrescarpe du mercredi au samedi à 21h... Lire plus

« FAUSSE NOTE » : MAESTROSO

CRITIQUE. « Fausse note », écrit par Didier Caron, mis en scène par Didier Caron et Christophe Luthringer, assistés par Bénédicte Bailby, avec Pierre Deny et Pierre Azema. Au théâtre de la Contrescarpe du mercredi au samedi à 21h jusqu’au 4 janvier 2020.

« Fausse note » est un spectacle remarquable. Didier Caron et Christophe Luthringer ont trouvé ce point de bascule indéfinissable, qui place une œuvre à l’endroit juste, où l’émotion, le rythme, le texte, le jeu et l’espace scénique se rencontrent exactement, et fusionnent par un phénomène de l’ordre de l’attraction, de la gravité, voire de la nécessité.

C’est un travail d’horloger : le dispositif est si parfaitement pensé que le mécanisme théâtral, qu’on prête souvent au mystère, s’enclenche, et pas seulement par magie. Didier Caron entendait proposer une « nouvelle version, plus poignante, plus juste, exactement ce que je cherchais et que je n’avais pas encore trouvé. » Qu’on ait ou non assisté à cette progression dans le processus de création, on assiste à la Contrescarpe à un accomplissement, au sens glorieux non plus de l’éclosion, mais de la maturité.

« Fausse note » propose une synthèse impeccable des dispositifs théâtraux, sans prétention, sans provocation, sans exagération des formes. Moderne sans verser à outrance dans la contemporanéité, sorte d’œuvre « semi-bourgeoise » à mi-chemin entre le divertissement et une démarche esthétique populaire au sens anobli par Vilar et Barthes, la pièce ne boude aucun des plaisirs d’aucun des publics. C’est un petit exploit.

J’ai rapidement lâché mon calepin et mon crayon, et, chose rare, je n’ai plus vu des acteurs jouer, j’ai cessé d’adhérer à un décor, d’épier les astuces scénographiques, d’apprécier les effets lumineux, et j’ai passé un de ces moments de gaieté théâtrale à me laisser surprendre et embarquer, séduite et confiante. La dramaturgie repose sur l’effet de surprise, le rebondissement, et le suspense. C’est pourquoi il faut éviter d’être un spectateur averti.

Le rythme, crescendo, n’essouffle ni les comédiens, ni le texte, ni un public haletant et avide. La tension est sensible, parfaitement entretenue par Pierre Deny et Pierre Azema. Ils forment un duo qui doit tenir d’une complicité plus que professionnelle. Les passes d’arme oratoires sont comme chorégraphiées : « Fausse note » est de ces textes pensés comme des partitions, qui jouissent de cette force musicale qui sous-tend l’élan dramaturgique en lui prêtant la balance des andante et des allegro, et en garantissant la mélodie des dissonances.

Se rendre à la Contrescarpe à 21h un jeudi, vendredi, samedi ou dimanche à 16h30 c’est l’occasion de vous offrir, pendant une heure et demie, le confort bien rare du lâcher prise. Il n’y a pas la moindre raison de résister aux invitations de Didier Caron, Christophe Luthringer et de leurs deux Pierre de comédiens. Laissez-vous porter.

C’est même l’occasion, et c’est moi qui vous y invite, d’emmener cette personne de votre entourage qui résiste encore au genre théâtral ; qui en a un souvenir scolaire douloureux ; qui en a une idée à la fois trop classieuse et trop artificielle. « Fausse note » est une création populaire, accessible, simple et qui fait de la sobriété de sa mise en scène un parti pris d’élégance -ce qui n’est l’apanage ni de l’érudition, ni de la complexité, ni d’aucune forme d’élitisme. Bien au contraire.

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Fausse Note

Un pur régal théâtral !

Cette semaine, je vous parle de la pièce de théâtre « Fausse note », écrite par Didier Caron, mise en scène par ce dernier et Christophe Luthringer, et interprétée par Pierre Azéma et Pierre Deny, au Théâtre de la... Lire plus

Cette semaine, je vous parle de la pièce de théâtre « Fausse note », écrite par Didier Caron, mise en scène par ce dernier et Christophe Luthringer, et interprétée par Pierre Azéma et Pierre Deny, au Théâtre de la Contrescarpe(Paris 5e).
 
À la fin d’un de ses concerts, le chef d’orchestre renommé H. P. Miller reçoit la visite d’un de ses admirateurs, Léon Dinkel. D’abord fan un brin envahissant, il devient l’homme omniscient inquiétant.
 
En toute honnêteté : Je me rendais à cette représentation à reculons car j’ai quelques difficultés avec les pièces d’époque. Je redoute le côté poussiéreux qu’elles peuvent dégager. Mais ici, l’idée de voir Pierre Deny sur scène avait attisé ma curiosité.
Dès les premières secondes, avec l’arrivée de Pierre Azéma sur scène interprétant ce chef d’orchestre qui en impose, toutes mes craintes se sont envolées comme par magie. Et les 90 minutes qui ont suivi n’ont jamais cessé d’être un pur régal théâtral !
La mise en scène de Didier Caron et Christophe Luthringer est totalement fluide et va droit au but. Le rythme installé est soutenu mais n’enferme pas les comédiens dans une mécanique redondante. Elle met en valeur les comédiens et le texte tout en mettant l’être humain au centre de ce spectacle.
 
Si Didier Caron traite d’une époque à la cruauté innommable, sa plume n’est jamais lourde ou moralisatrice. Au contraire, elle est minutieusement dosée pour rester accessible et limpide. Allez, n’ayons pas peur des mots, le texte de Didier Caron est tout bonnement génial, parsemé de pépites çà et là pour nourrir nos réflexions personnelles.
 
Je vais faire quelque chose de très rare sur le blog en détaillant la distribution, mais comment ne pas en parler ?!
Pierre Azéma interprète donc ce chef d’orchestre à la renommée internationale, H. P. Miller. Cet homme respecté n’a plus rien à prouver à personne, il est magistral, son charisme est au zénith. Mais au fur et à mesure que l’intrigue avance, Pierre Azéma nous livre un homme inquiet, fragile et désarçonné.
Pierre Deny incarne ce mélomane belge un peu lourd, Léon Dinkel. D’abord terriblement drôle, notamment dans sa maladresse volontaire, le voile de mystère qu’il installe progressivement le fait basculer dans un registre inquiétant, même dérangeant.
Ce duo d’acteurs nous donne une belle leçon de théâtre avec cette performance. Leur jeu m’a touchée en plein cœur par la précision de leurs intentions, l’interprétation authentique de chaque mot et geste, et encore plus par leur humanité.
Leurs partitions se complètent à merveille. Ils créent dans ce face à face un équilibre d’une telle harmonie que la tension qui en nait est palpable pour le spectateur.
Je ne peux que vous conseiller cette pièce remplie d’émotions et de justesse, « Fausse note », qui a été pour moi un total coup de cœur !
Pour l’anecdote, en sortant du Théâtre de la Contrescarpe, je me suis fait la réflexion que c’était pour des moments de théâtre comme ceux-ci que j’avais créé le blog.

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Fausse Note

La pièce remue des principes universels tout en déclinant une histoire palpitante.

Fausse Note "Au bout de la baguette, la vérité éclatera toujours" Et si le génie adulé par le public était en réalité un monstre ? On trouve parfois charmante une personne dont on ne connait ni toutes les facettes ni la biographie. C'est cet amer constat que fait Didier Caron, l'auteur de... Lire plus

Fausse Note
"Au bout de la baguette, la vérité éclatera toujours"
Et si le génie adulé par le public était en réalité un monstre ? On trouve parfois charmante une personne dont on ne connait ni toutes les facettes ni la biographie. C'est cet amer constat que fait Didier Caron, l'auteur de "Fausse note" qui met en scène un chef d'orchestre au double visage.
Ce spectacle parle à tout le monde car il pose la question du libre-arbitre. Faut-il obéir à tous les ordres ? Où s'arrête la loyauté et où commence le libre-arbitre ? Il serait illusoire de penser que seule une grande guerre nous met face à nos responsabilités. Il arrive que le quotidien, l'univers de l'entreprise ou les débats politiques nous obligent à assumer nos choix et cette pièce nous interroge sur nos capacités à dire non. Loin de se réduire à une dialectique philosophique, elle dégage une émotion extraordinaire en faisant cheminer le public à force d'énigmes.

Dans une pièce qui va crescendo, le face-à-face entre deux comédiens fabuleux Pierre Deny et Pierre Azéma est aéré par l'apport de musiques en accord avec le dialogue, d'abord cordial, puis plein de tensions.
Et il faut un sens certain du paradoxe pour parvenir à envisager la dualité du maestro : celui qui fait jaillir des étincelles en jouant du Mozart et transcende les partitions n'est peut-être pas celui que l'on croit ! La barbarie est-elle soluble dans le passé ? À l'heure où la transparence s'impose partout, il devient délicat de cacher ses secrets, fût-ce au nom de sa carrière.
Obligé de se débarrasser peu à peu de ses oripeaux de diva de la musique, le dominant devient le dominé et le jeu de balancier continue à tour de rôle jusqu'à ce que la vérité éclate.
Connu pour le succès de ses comédies "Charité bien ordonnée" au Splendid ou "Un vrai bonheur ", Didier Caron, propriétaire pendant 10 ans du théâtre Michel, démontre qu'il maîtrise aussi parfaitement les rouages du genre dramatique. Prompts à détecter les réussites, des théâtres de Moscou, Saint-Pétersbourg jouent déjà la pièce car elle remue des principes universels tout en déclinant une histoire palpitante.

Et pour ceux qui l'ont vue au théâtre Michel, qu'ils retournent la voir avec la distribution actuelle, dans cette mise en scène épurée qui a été revisitée, elle a en effet un impact phénoménal avec cette dramaturgie qui s'intensifie et deux acteurs qui incarnent de plus en plus physiquement leur personnage au fur et à mesure des séquences. Le secret était bien gardé pendant la vie du chef d'orchestre mais un autre secret doit être éventé : "Fausse note" est la pièce qu'il faut aller voir de toute urgence !

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Fausse Note

Une vraie pépite théâtrale

Par Jean-Luc Jeener Fausse note: une vraie pépite théâtrale CRITIQUE - Au Théâtre de la Contrescarpe, Didier Caron orchestre un huis clos magnifique d’intensité et de précision. Tout près de la place de la Contrescarpe, il est un petit théâtre naguère... Lire plus

Par Jean-Luc Jeener

Fausse note: une vraie pépite théâtrale
CRITIQUE - Au Théâtre de la Contrescarpe, Didier Caron orchestre un huis clos magnifique d’intensité et de précision.


Tout près de la place de la Contrescarpe, il est un petit théâtre naguère réservé à la gaudriole et qui a été repris en main par une directrice qui pense visiblement que l’art dramatique peut avoir une autre mission que le simple divertissement. Une production ambitieuse dans un petit théâtre est chose assez rare pour le signaler.

Pour l’heure, s’y joue une espèce de pépite qu’il serait dommage de rater. L’auteur, Didier Caron, est l’ancien directeur du Théâtre Michel. Un homme qui a repris sa liberté et qui peut se consacrer enfin à ce qu’il aime sans souci de rentabilité immédiate.


Le sujet de la pièce est, pour le moins, délicat. À la fin de l’un de ses concerts dont il est sorti avec l’envie de tuer tous ses musiciens, le chef d’orchestre international Miller est importuné par un spectateur exagérément admiratif. L’homme s’incruste. Et on comprend très vite qu’il n’est pas seulement venu pour faire signer des autographes… C’est d’ailleurs un peu la limite de la pièce de Didier Caron. Il faudrait, en effet, être bien inattentif pour ne pas comprendre très vite ce qui va advenir. Mais c’est aussi sa réussite: on est, en quelque sorte, surpris par ce qu’on attend, ce qui, d’une certaine façon, est le comble du suspense.


Il ne serait néanmoins pas très gentil pour les spectateurs d’en dire plus… Si Didier Caron assure la mise en scène de sa pièce, il s’est fait accompagner d’un compère en théâtre, Christophe Luthringer, qui est un homme de grand talent. Qui a fait quoi? Mystère. Mais si on excepte une porte symbolique, inutile et idiote, qui met une note de distance dans un spectacle parfaitement réaliste, le travail et la direction d’acteurs frisent la perfection.

De la belle ouvrage
Les deux comédiens, en effet, sont très justes et très impressionnants. Pierre Azéma d’abord dans le rôle du chef d’orchestre. Même si on peut lui reprocher un tout début un peu hésitant, il devient très vite excellent. Parfait aussi est Pierre Deny. Dans le huis clos de l’affrontement et sur le petit plateau du Théâtre de la Contrescarpe, ils sont magnifiques d’intensité et de précision et formidablement complices. C’est, comme on dit, de la belle ouvrage.

Ce spectacle montre une fois de plus qu’il suffit de pas grand-chose, au théâtre, pour rendre pleinement heureux les spectateurs. Un texte fort, une unité de temps, de lieu, d’action, un bon directeur d’acteurs et deux excellents comédiens. Dans ce petit théâtre, la salle était pleine et les spectateurs, applaudissant à tout rompre, semblaient ne pas vouloir s’en aller. Pas de doute, c’est une vraie pépite qui nous est offerte! Et dans un quartier de Paris où les théâtres ne sont pas monnaie courante.

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Fausse Note

Un huis-clos magistral sans artifice

Fausse Note : petits secrets entre monstres 1989. Philharmonie de Genève. A l’issue d’un concert, le chef d’orchestre H.P. Miller est importuné dans sa loge par Léon Dinkel, un spectateur aussi admiratif qu’envahissant. Plus l’entrevue se prolonge, plus le comportement du visiteur devient... Lire plus

Fausse Note : petits secrets entre monstres
1989. Philharmonie de Genève. A l’issue d’un concert, le chef d’orchestre H.P. Miller est importuné dans sa loge par Léon Dinkel, un spectateur aussi admiratif qu’envahissant. Plus l’entrevue se prolonge, plus le comportement du visiteur devient oppressant. Il connaît tout de la vie du maestro, dans les moindres détails. Comment est-ce possible ? Qui est t-il vraiment ? Quelle est en fait la véritable raison de sa visite ? Le mystère s’épaissit jusqu’à ce que Dinkel dévoile un objet du passé…

En 2017, Didier Caron monte pour la première fois « Fausse Note » au Théâtre Michel. Le duo Dinkel-Miller est interprété respectivement par Christophe Malavoy et Tom Novembre. Le succès est au rendez-vous, mais l’auteur et co-metteur en scène n’est pas entièrement satisfait du résultat. La pièce est jouée à l’étranger, Didier Caron assiste à plusieurs de ces représentations. Dans les mains d’autres metteurs en scène, il en déduit vite être passé complètement à côté de sa propre création.
Didier Caron avoue sans détour, s’être fait « bouffer » par la scène du Théâtre Michel. Sa première version de « Fausse Note » était trop maniérée, pas assez focalisée sur le duel psychologique entre Dinkel-Miller. Un reboot s’imposait. Nouveau casting, nouveau théâtre pour cette v.2 qui doit privilégier l’immersion et la sobriété. Avec ce postulat, il y avait de quoi craindre que la pièce soit une œuvre maudite : Caron l’auteur, éternel insatisfait du Caron metteur en scène. Le résultat est tout autre, un retour aux sources d’un théâtre vrai. Un huis-clos magistral sans artifice.

Une Fausse Note sublime
A la seconde où Miller entre dans la salle d’un pas ferme, insatisfait de la prestation de son orchestre. On est happé par la prestance autoritaire de Pierre Azema. Sans un mot, on comprend que ce Maître va être une ordure. Tout le contraire de l’entrée de Dinkel à la démarche incertaine. Pierre Deny compose en finesse un visiteur du soir maladroit et semble-t-il ingénu. Le tableau est installé, mais les dés sont pipés.

Il suffit d’un geste, d’une remarque, pour sentir que ça va mal finir. A l’image de Dinkel qui prend une photo souvenir de Miller « Un léger sourire, moins carnassier ? » Ca sonne faux. On reste sur nos gardes, pour mieux apprécier la complicité entre Azema et Deny . Un combat rhétorique sous haute tension, qui nous gratifie d’une justesse d’interprétation.

Un plan séquence théâtral
Le pari de Didier Caron est réussi. La v.2 de « Fausse Note » est fluide, et l’attention toute portée sur ses comédiens. On est témoin d’un plan séquence millimétré à la virgule prêt. Chaque mot compte, et les retournements de situation sont de plus en plus perturbants. L’écriture très cinématographique, donne à la pièce cet aspect de film théâtral. Soyez bien attentif à ce qui est dit au début, les implants sont nombreux.

A l’issue de la première partie, on respire enfin. Les véritables enjeux sont dévoilés. Le rythme décélère soudain, un peu trop. Mais cette parenthèse flottante s’avère nécessaire. Elle instaure un rythme oppressant de plus en plus psychologique, qui culmine dans un climax émotionnel poignant.

Requiem pour une note
« Fausse Note » est un véritable jeu de piste qui conduit à nous questionner sur notre part d’ombre. On se projette autant dans la peau d’un salaud et que dans celle d’une victime qui a perdu foi dans l’humanité. Et si ça m’était arrivé, comment j’aurai réagi ? La « Fausse Note » à l’origine de ce procès, dont on est le jury, fait écho à l’actualité. Comme le dit Dinkel : « Nous partageons la même passion, les monstres. » Azema et Deny incarnent à merveille cette zone d’ombre propre à chacun.

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Fausse Note

Pierre Deny et Pierre Azema sont criants de justesse et de vérité.

Résumé : Comment vivre confortablement avec son passé ? Faut-il l’effacer ou l’assumer ? 1989. Philarmonique de Genève dans la loge du chef d’orchestre de renommée internationale, H. P. Miller. À la fin d’un de ses concerts, le Maître est importuné par... Lire plus

Résumé : Comment vivre confortablement avec son passé ? Faut-il l’effacer ou l’assumer ? 1989. Philarmonique de Genève dans la loge du chef d’orchestre de renommée internationale, H. P. Miller. À la fin d’un de ses concerts, le Maître est importuné par un spectateur aussi admiratif qu’envahissant, Léon Dinkel, venu de Belgique pour l’applaudir. Cependant, plus l’entrevue se prolonge, plus le comportement du visiteur devient oppressant. Il connaît tout de la vie du maestro, dans les moindres détails. Comment est-ce possible ? Qui est-il vraiment ? Quelle est en fait la véritable raison de sa visite ? Le mystère s’épaissit jusqu’à ce que Dinkel dévoile un objet du passé…
Notre avis : Miller (Pierre Azéma) fait une entrée fracassante sur scène. Il est rapidement rejoint par Dinkel (Pierre Deny), tour à tour admiratif et sympathique, mais qui se révèle vite intrusif et inquiétant. Il y a en quelque sorte deux parties dans ce spectacle : la rencontre de façade puis l’affrontement entre deux grands personnages particulièrement bien campés. Miller cherche les ressorts psychologiques de la présence oppressante de Dinkel, jusqu’à ce que les deux individus se dévoilent.
On peut éventuellement ressentir quelques longueurs au début mais elles sont finalement utiles pour créer une montée en puissance afin d’aboutir à une intensité redoutable, pleine de rebondissements. En subissant l’humiliation jusqu’à la perte de la dignité, Miller passe par de multiples couleurs de sentiments. Il en est de même pour Dinkel, victime et bourreau. La musique accompagne toute l’histoire, morceau par morceau, séquence par séquence. La mise en scène compte peut-être un peu trop sur les conventions (fausse porte, fausse fenêtre, fausse glace, violon en play back), mais elle fait preuve de cohérence, stimulant les émotions des spectateurs. 
En menant à la baguette le chef d’orchestre jusqu’à ses derniers retranchements, Dinkel emporte avec lui tout le public dans cette profonde histoire à tiroirs, brillamment écrite par Didier Caron. Beaucoup de choses ont été dites et jouées à propos des traumatismes engendrés par les camps de concentration. Le sujet est ici particulièrement bien traité. Pierre Deny et Pierre Azema sont criants de justesse et de vérité.

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Fausse Note

Une interprétation parfaite ! Une partition impeccable !

Fausse Note : une mise en scène où tout sonne juste au Théâtre de la Contrescarpe ! Vous nous connaissez désormais assez bien pour savoir que nous sommes des habitués et de grands amateurs de la programmation du Théâtre de la Contrescarpe. On ne déroge donc pas à la... Lire plus

Fausse Note : une mise en scène où tout sonne juste au Théâtre de la Contrescarpe !
Vous nous connaissez désormais assez bien pour savoir que nous sommes des habitués et de grands amateurs de la programmation du Théâtre de la Contrescarpe. On ne déroge donc pas à la règle en vous invitant chaleureusement à aller voir Fausse Note, dans une nouvelle version de Didier Caron.
Nous sommes en 1989. L'Europe est en émoi, bruissant des rumeurs provoquées par la chute du mur de Berlin qui pourrait conduire à celle, imminente, du régime communiste. Dans sa prestigieuse loge du Philarmonique de Genève, le grand chef d'orchestre Hans Peter Miller (Pierre Azéma) sort harassé d'un concert massacré, selon lui, par ses musiciens. Heureusement, son départ pour Berlin est proche. Berlin, ville qui connaît un moment historique. Berlin, qui le consacrera, demain.

Il savoure, un verre de Bordeaux à la main, ce moment de solitude bien mérité. Jusqu'à ce qu'à sa porte frappent trois coups : un admirateur venu de Belgique pour l'écouter, un certain Léon Dinkel (Pierre Deny) souhaite absolument lui témoigner toute son admiration. Un autographe, rien de plus. Très bien, merci. Après quelques minutes, le voilà reparti comme il est venu. Puis, retentissent à nouveau trois coups.

Il a oublié de lui demander une photo, juste une, pour sa femme Sarah, qui est elle aussi une fervente admiratrice du Maestro. Elle n'a pas pu venir, à son grand regret, mais lui transmet ses plus sincères salutations. S'il savait comme elle l'admire. C'est tout, c'est bien tout ? Dinkel quitte à nouveaux les lieux, s'enfonçant dans la nuit noire et froide de ce soir d'hiver. Pour, vous l'aurez deviné, revenir quelques instants plus tard dans la loge, avec cette fois, l'intention de ne pas en repartir de si tôt...
Brutalement, l'atmosphère se tend. De sympathique, l'admirateur se fait intrusif, puis inquiétant. Miller réclame la paix, ne supporte plus l'audace de Dinkel, ses allusions à sa vie personnelle, son adresse, le prénom de ses filles. Sa mine bienveillante devient celle d'un calculateur, déterminé, bien décidé à mettre en œuvre un plan fomenté depuis, selon lui, tellement longtemps. Pendant que le Maestro est sous la douche, il coupe les fils du téléphone, se serre allègrement un verre, puis, dissimule un objet dans la loge que le Maestro devra retrouver, sous la menace d'un revolver... Le jeu devient macabre, l'étau se resserre, les masques vont pouvoir enfin tomber.

On ne se risquera pas à vous dévoiler les motifs de cette bascule, de peur d'attirer vos foudres. Vous nous en tiendrez d'ailleurs rigueur et vous auriez raison. Vous vivriez la progression de la pièce avec moins de passion, moins de suspens. Vos émotions ne passeraient pas de la peur de l'un à la peur pour l'autre, si brusquement.

Préparez-vous à une tension implacable du début à la fin, à un saut d'un camp à un autre, à une rafale de questionnements parmi lesquels : mais qu'aurais-je fait à sa place ? Comment ne pas vouloir se venger, quand on nous a détruit ainsi ? Qui est celui qui souffre le plus, dans ce face-à-face ?
Menée habilement à la baguette par Didier Caron (assisté de Christophe Luthringer), la mise en scène de Fausse Note juxtapose moments de tension allant piano piano, puis crescendo, et respirations musicales venant parfois, porter à leur comble le drame de l'évocation de souvenirs atroces. Les rebondissements s'enchaînent, tirent sur la corde de nos nerfs, relançant sans cesse notre attention et notre perplexité devant une situation si inextricable.

Pierre Deny et Pierre Azéma nous livrent chacun une interprétation parfaite, sans fausse note où tout sonne juste. Prendre parti pour l'un ou l'autre devient, à certains moments, quasiment impossible.

L'ensemble compose une partition impeccable que l'on voudrait écouter encore et encore, pour que vibrent, encore, nos émotions.

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Fausse Note

Histoire, intelligemment écrite, à la construction remarquable !

Non loin du Mouffetard, ce théâtre des arts de la marionnette désormais bien connu des lectrices et lecteurs des Soirées de Paris, se trouve un autre petit théâtre, tout aussi charmant, à la programmation on ne peut plus dense et manifestement de qualité (1) : le Théâtre de la... Lire plus

Non loin du Mouffetard, ce théâtre des arts de la marionnette désormais bien connu des lectrices et lecteurs des Soirées de Paris, se trouve un autre petit théâtre, tout aussi charmant, à la programmation on ne peut plus dense et manifestement de qualité (1) : le Théâtre de la Contrescarpe. Situé à deux pas de la place du même nom, plus précisément rue Blainville, faisant face à un succulent restaurant coréen (2), il présente actuellement “Fausse note” de Didier Caron, un des grands succès de l’année 2017, dans une mise en scène et une distribution cette fois-ci tout autres, Pierre Deny et Pierre Azéma interprétant avec talent les rôles créés à l’origine par Christophe Malavoy et Tom Novembre.

Sur la petite scène du Théâtre de la Contrescarpe, un décor des plus sobres et des plus efficaces s’offre à nous, représentant la loge d’un chef d’orchestre : au centre du plateau, recouvert d’une moquette rouge, un cube en bois multifonctionnel, tout à la fois promontoire, table de loge, bar à alcools, meuble de rangement…, côté cour, une simple chaise sur laquelle repose un violon dans son étui, côté jardin, en fond de scène, un porte-manteau, à l’avant-scène, un cadre de porte faisant office d’ouverture sur l’extérieur. À ce chaleureux décor s’ajoute un petit cube de bois mobile servant d’assise.

Hiver 1989, après la chute du mur. Alors au sommet de sa carrière, invité à prendre la direction de la prestigieuse Philharmonie de Berlin à la suite du grand Herbert von Karajan, Hans Peter Miller, chef d’orchestre à la renommée internationale, donne quelques dates de concerts à Genève. Un soir, à la fin d’une représentation, le Maître reçoit la visite d’un admirateur, un dénommé Léon Dinkel, qui s’avère très vite aussi envahissant qu’inquiétant. Celui-ci, venu tout exprès de Belgique pour l’applaudir, semble, en effet, connaître la vie du maestro dans ses moindres détails. Mais qui est donc ce Léon Dinkel ? Et quelle est la véritable raison de sa visite ? Les deux personnages se seraient-ils connus autrefois ? Une photographie surgie du passé va peu à peu faire éclater la vérité…

S’il s’avère plus que tentant de raconter cette histoire merveilleusement bien ficelée, nous n’en dirons pas plus pour ménager l’intrigue. Disons simplement qu’il y est question de Mozart, d’une inoubliable interprétation de la “Petite musique de Nuit” en sol majeur, d’un violon, d’un bras qui tremble, d’un hiver glacial au camp de Birkenau… Cette histoire, intelligemment écrite, à la construction remarquable, nous parle de toutes ces valeurs qui font qu’un être humain peut se regarder ou non dans une glace : le courage, l’absence de courage, le devoir de désobéissance, le mensonge, la vengeance, l’oubli… Didier Caron, plutôt habituellement associé aux comédies – sa pièce “Un Vrai Bonheur” lui valut une consécration populaire – signe ici un formidable spectacle sur le devoir de mémoire. Tout en finesse et en rebondissements incessants, ce huis clos dramatique, sans temps mort, dont l’humour n’est paradoxalement pas absent, ne nous ménage pas et nous laisse, tout comme ses interprètes, totalement exsangues, un peu comme après une projection du “Pianiste” de Polanski. Effet émotion garanti. La fin, que nous ne dévoilerons évidemment pas, n’est rien moins que grandiose, inattendue et porteuse d’une belle leçon d’humanité.

Pour jouer cette partition exigeante, au suspense incessant, il faut indéniablement d’excellents comédiens. Pierre Azéma et Pierre Deny sont tout simplement épatants ! L’un et l’autre dotés d’une rare et étonnante palette de jeu, ils ne cessent de nous manipuler, de nous faire douter, nous faisant passer sans cesse par toutes sortes d’émotions. Ils livrent là une belle partie de ping-pong, un véritable jeu du chat et de la souris qui n’est pas sans rappeler celui de Laurence Olivier et de Michael Caine dans “Le Limier” de Mankiewicz. Une partition interprétée sans fausse note, en virtuoses !

Isabelle Fauvel

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Fausse Note

Une partition intense et sans couac !

4 ÉTOILES Théâtre : «Fausse note», une partition intense et sans couac Imaginée par Didier Caron et co-mise en scène par ses soins avec Christophe Luthringer, la pièce «Fausse note» est loin du huis clos qui peut parfois tourner à l’étouffement. Intense. A... Lire plus

4 ÉTOILES

Théâtre : «Fausse note», une partition intense et sans couac
Imaginée par Didier Caron et co-mise en scène par ses soins avec Christophe Luthringer, la pièce «Fausse note» est loin du huis clos qui peut parfois tourner à l’étouffement. Intense.
A l'issue d'une heure vingt d'une tension qui n'a jamais cessé de monter en puissance, les deux acteurs saluent la salle enthousiaste et émue avec l'expression de ceux qui ont vécu un puissant voyage intérieur. On ne revient pas si facilement de la scène à la terre quand on s'est donné, comme eux, à cette pièce créée en 2017, savamment construite par Didier Caron et co-mise en scène par ses soins avec Christophe Luthringer.
Après un succès cet été en Avignon, la revoilà à Paris dans cette distribution qui produit immédiatement ses effets. L'intensité ne quittera pas un instant Pierre Azéma et Pierre Deny. Le spectacle s'ouvre sur une porte claquée. Celle qui sépare la salle de concert du Philharmonique de Genève de ses coulisses. Et par l'aboiement du chef d'orchestre H.P. Miller, furieux que son premier violon ait, à ses oreilles, joué comme un sabot.
Voilà qu'on frappe à sa loge. Le visiteur se nomme Léon Dinkel et se déclare admirateur absolu du Maître. Léon a fait le voyage de Belgique pour rapporter une dédicace à sa femme Annah. Mais Miller s'aperçoit peu à peu que Dinkel, qui sait beaucoup de choses sur lui, n'est pas un fan comme les autres. Celui-ci semble avoir quelque chose de déterminant à lui dire…
La détermination faite homme
Les huis clos peuvent parfois tourner à l'étouffement ou s'effondrer sur eux-mêmes en gardant le spectateur en prison. Il en va de tout le contraire pour celui-ci. Caron connaît sa partie et sa partition en matière de drame et de pas-de-deux.
Dans le rôle du chasseur, Pierre Deny est la détermination faite homme. Dans celui du chassé, Pierre Azema tient la note et quand tous deux sortent les violons, ce n'est pas précisément pour être en harmonie.

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Fausse Note

Une excellente pièce, un sujet délicat, de remarquables acteurs !

Une excellente pièce, un sujet délicat, de remarquables acteurs : Fausse Note est vraiment une pièce à voir ; mais je ne vous en dévoilerai que quelques aspects…. Le sujet est lourd : il s’agit de la confrontation entre 2 hommes qu’un fait de vie a réuni il y a fort... Lire plus

Une excellente pièce, un sujet délicat, de remarquables acteurs : Fausse Note est vraiment une pièce à voir ; mais je ne vous en dévoilerai que quelques aspects….

Le sujet est lourd : il s’agit de la confrontation entre 2 hommes qu’un fait de vie a réuni il y a fort longtemps. Pendant une bonne partie de la pièce, on ignore la gravité, l’importance dramatique de ce fait. Les dialogues sont pesants, la tension monte à chaque réplique…
Le seul décor de la pièce est un encadrement de porte qui ressemble étrangement à un échafaud !   Le chef d’orchestre (P.Azéma) regardant jouer dans sa loge un inconnu (P. Deny)
Dans sa loge, un grand chef d’orchestre reçoit la visite d’un spectateur au comportement de plus en plus bizarre et oppressant jusqu’à une menace sous revolver. La raison : ce fait, cet acte vécu en commun 50 ans auparavant…
Se posent les questions du pardon, de l’oubli, de la vengeance, de la reconstruction de sa vie, du devoir d’obéissance sans condition, des rapports filiaux …
Seuls deux acteurs sont en scène pour cette pièce magistrale proche du thriller. Bravo aux deux Pierre, Deny et Azéma, tous les deux remarquables dans leur jeu et interprétation. Malgré la gravité du texte, la lourdeur des propos ; on ne peut qu’applaudir.

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Je m'appelle Erik Satie comme tout le monde

Une pièce tendre, onirique, drôle et précise.

Je m’appelle Erik Satie, comme tout le monde – (mais ce n’est pas n’importe qui…) Quel est donc ce grand escogriffe à chapeau melon, avec son parapluie si british et sa barbiche de savant ahuri ? Est-ce Érik Satie, le compositeur à la vie chaotique et à la musique si accessible,... Lire plus

Je m’appelle Erik Satie, comme tout le monde – (mais ce n’est pas n’importe qui…)
Quel est donc ce grand escogriffe à chapeau melon, avec son parapluie si british et sa barbiche de savant ahuri ? Est-ce Érik Satie, le compositeur à la vie chaotique et à la musique si accessible, disparu en 1925 ? Est-ce un fou d’aujourd’hui, qui se prend pour l’auteur des Gymnopédies ? À partir de cette ambiguïté, autour de cette frontière brumeuse entre biographie et psychiatrie, Laetitia Gonzalbes, auteur et metteur en scène, a construit, a « filé » pourrait-on dire, une pièce tendre, onirique, drôle et précise. Des épisodes marquants de la vie de Satie, on apprend l’essentiel, peint en couleur cocasse. On croise Cocteau, Picasso et Suzanne Valadon. On voit le Paris du surréalisme bégayant. Sur scène, deux petits pianos enchevêtrés rappellent ceux que l’on trouva au domicile du musicien à sa mort, ensevelis sous les partitions inachevées et les lettres qu’il n’avait pas décachetées, mais auxquelles il répondait, à l’aveugle…
La pièce entrouvre aussi un rideau intime, sur ce qu’est la vie quand on perd ses parents très jeune, quand on perd le goût de l’existence. Satie fut d’abord un élève incompris par ses professeurs, un compositeur méprisé par la critique, un personnage parisien méconnu par ses propres amis. Entre déprime invisible (il se dit atteint de « pleurez-y »…) et alcoolisme invétéré, le destin s’écrit avec plus de notes noires que de blanches, et sans barres de mesure, comme dans ses compositions, car chacun doit choisir le tempo de sa vie. Avec une finesse précieuse, Laetitia Gonzalbes a su saisir ces soupirs qui émaillent la partition de la vie.
C’est aussi le sens du titre complet: Je m’appelle Erik Satie, comme tout le monde. Oui, il y a en nous tous quelque chose de Satie, que la simplicité de sa musique nous rappelle, comme de la pluie sur un trottoir, quelque chose de cet « enfant nu » – l’étymologie de « gymnopédie » – que l’on est tout au long de sa vie, par-delà les réussites et les vicissitudes.
Outre la subtilité de son auteur et metteur en scène, ce spectacle bénéficie du talent de deux comédiens délicats et enthousiastes. Elliot Jenicot, d’abord, dont la silhouette a du génie; marionnettiste de lui-même, il dessine les sentiments par ses mouvements et incarne la fragilité cristalline de cet artiste hors des codes qu’était Satie – tout comme Elliot Jenicot, d’ailleurs, acteur inclassable. Anaïs Yazit, ensuite, à la fougue réjouissante. Infirmière curieuse, groupie mutine, muse audacieuse ou jeune fille désespérée, elle est le principe de vie, elle met le compositeur à notre… portée.

Au fond, un écran blanc accueille quelques dessins fugaces, où se tracent en minces traits, comme le fil de l’existence, la barbiche et les binocles de Satie, la pluie sur Paris, le temps qu’il fait et le temps qui passe… Heureuse initiative, à l’unisson de ce spectacle tout en délicatesse.

Christophe Barbier

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Je m'appelle Erik Satie comme tout le monde

Magnifique, sensuel, intelligent, émouvant, passionnant et même surprenant...

J'ai un rapport très charnel à l’œuvre D’Erik Satie et ceci depuis longtemps. Sa musique a accompagné mes amours, mes peines et mes joies. Je ne peux traverser la Normandie sans écouter les gymnopédies. Mon excitation était donc au maximum en venant voir, aujourd’hui «... Lire plus

J'ai un rapport très charnel à l’œuvre D’Erik Satie et ceci depuis longtemps. Sa musique a accompagné mes amours, mes peines et mes joies. Je ne peux traverser la Normandie sans écouter les gymnopédies.

Mon excitation était donc au maximum en venant voir, aujourd’hui « Je m'appelle Erik Satie, comme tout le monde ». Et je vous le dis le plus directement possible. Quel bonheur immense !

Ce spectacle est magnifique, sensuel, intelligent, émouvant, passionnant et même surprenant dans sa construction.

Je suis tombé amoureux de Laetitia Gonzalbes, d’Elliot Jenicot, d’Anais Yazit et de Suki. Il va peut-être falloir que j’arrête d'écouter Erik Satie. Je pense que ça me monte un peu au cerveau.

Savez-vous, tout de même qu’Erik Satie a fréquenté les plus grands ? De DEBUSSY à COCTEAU en passant par PAUL VERLAINE et SUZANNE VALLADON ? Que de nombreux musiciens se sont inspirés de son travail et qu’il n’a jamais eu la reconnaissance méritée ?

Laetitia Gonzalbes a fait un travail de documentation formidable, mais pas seulement. Elle a écrit un texte fantastique et malicieux, à tiroirs. J’adore ce type de travail artistique.

Quoi de mieux pour parler d’un créateur comme Satie, précurseur de plusieurs mouvements, dont le surréalisme, le minimalisme, la musique répétitive et le théâtre de l'absurde que de nous plonger, nous aussi, dans un univers fantasque et délirant. Je n’ai pas l’impression d’avoir rencontré Erik Satie cet après-midi mais d’être entré dans sa tête, dans son âme.

L’œuvre de Laetitia Gonzalbes, car il s’agit bien d’une œuvre, est géniale. Quel magnifique cadeau pour les deux comédiens. Elliot Jenicot (absolument immense) et Anais Yazit. Elle m’a dit que c’était sa première vraie pièce en tant que comédienne, je refuse de la croire. Elle est fantastique de douceur, de force, de subtilité et de sensualité.

Je ne peux finir sans parler de Suki, immense illustrateur, les images diffusées sont déjà une œuvre à part entière. Un spectacle dans le spectacle.

J’ai eu l’immense chance de rencontrer l’équipe de cette pièce formidable. En plus d’être talentueux. Ils sont extrêmement sympathiques et ont beaucoup humour.
Le théâtre de la contrescarpe et sa directrice ont eu l’idée géniale de souffler à l’oreille de Laetitia Gonzalbes, Erik Satie, et c'est une très grande idée, car cette jeune auteur et metteuse en scène à la très belle carrière en a fait un bijou.

Je ne suis pas tellement sûr que mon article soit utile finalement, tant je suis certain que «Je m'appelle Erik Satie, comme tout le monde» va être un immense succès. Cela ne peut pas en être autrement.

Les fées de la folie douce se sont penchées sur ce berceau.

Qui mieux que Xavier Delette, musicien et directeur du conservatoire régional De Paris pour parler de ce spectacle. «Le texte se dévoile comme l’un de ces tableaux anciens où une enfilade de portes entrouvertes induit un effet de vertige qui ne nous entraîne là, où plus rien ne répond aux critères de La pure Logique. Chaque plan questionne notre perception : sommes-nous prêts à accepter un autre qui ne fonctionnerait pas comme nous ?»

Grâce à la pièce, j’ai même appris ce que signifiait Gymnopedie, mais ça, vous le saurez en allant au théâtre de la contrescarpe.

Les photos magnifiques du spectacle sont de Fabienne RAPPENEAU, magicienne de l’art vivant et Julien Wagner est mon chouchou des attachés de presse de PARIS.

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Je m'appelle Erik Satie comme tout le monde

Un spectacle plaisant, enjoué...

Quelle bonne, douce et folle idée de se pencher sur Erik Satie qui n’était pas qu’un musicien inspiré, décalé, mais aussi un homme tout à fait étonnant. Écrite et mise en scène par Laetitia Gonzalbes, au petit théâtre de la Contrescarpe, la pièce... Lire plus

Quelle bonne, douce et folle idée de se pencher sur Erik Satie qui n’était pas qu’un musicien inspiré, décalé, mais aussi un homme tout à fait étonnant. Écrite et mise en scène par Laetitia Gonzalbes, au petit théâtre de la Contrescarpe, la pièce « Je m’appelle Erik Satie comme tout le monde » donne le ton par son intitulé. Elle se veut le portrait librement inspiré, quelque peu fictionnel, d’un homme non conventionnel à l’humour caustique, à l’ironie cinglante. Pour ce faire, elle a fait appel à un comédien épatant, Elliot Jenicot, accompagnée d’une comédienne convaincante, Anaïs Yazit qui lui donne la réplique.

Erik Satie (1866-1925) avait au moins deux points communs avec la poésie de Guillaume Apollinaire. Les deux hommes ont incidemment connu une suite de brèves relations , faites de malentendus et de rendez-vous ratés. Mais l’un comme l’autre avaient décidé d’abandonner la grammaire orthodoxe de la poésie et de la musique, d’en abandonner la ponctuation académique. D’autre part, lorsque Apollinaire décide de conférer une dimension graphique à ses poèmes en les appelant Calligrammes, Erik Satie fait à peu près la même choses, notamment quand il compose « Trois morceaux en forme de poires ». La plupart de ses partitions ne comportent aucune barre de mesure.
Né à Honfleur, il tentera la formation classique mais sera jugé sans talent par ses professeurs. De dépit il entrera dans l’infanterie avant de s’en faire prestement réformer. Il sera l’ami des poètes (Mallarmé Cocteau…) des artistes (Picasso, Duchamp, Man Ray…) et des musiciens modernes comme Georges Auric, Louis Durey, Arthur Honegger, Darius Milhaud, Francis Poulenc ou encore Germaine Tailleferre. Il est croyant, socialiste, pauvre, amoureux déçu de l’artiste Suzanne Valadon, et se rince avec abondance le gosier dès qu’il en a l’occasion, notamment lorsqu’il parcourt la distance le séparant de son domicile d’Arcueil avec la Butte Montmartre.

Sur la scène du théâtre de la Contrescarpe, Elliot Jenicot campe à merveille ce personnage officiellement inclassable ce qui, on en conviendra, est déjà une forme de classement forfaitaire. En costume trois pièces, cravate, lunettes et chapeau melon, le comédien s’est ni plus ni moins coulé dans le personnage, avec une crédibilité rare à la scène. Laetitia Gonzalbes s’est donné toute liberté pour venir à bout de son sujet. Le temps s’est arrêté au sein d’un hôpital et toute la pièce se joue entre un homme qui s’interroge sur son identité, cherchant sans cesse le parapluie qu’il tient à la main, face à une infirmière (Anaïs Yazit) qui lui réclame des renseignements d’admission. Le fond de la scène est en outre activé par un illustrateur qui intervient habilement sur un écran tout en faisant résonner le décompte d’un chronomètre dont on entend le tic-tac.

Elliot Jenicot a le beau rôle, celui d’Erik Satie, pensez-donc. Il y a quelque chose de Lambert Wilson chez cet acteur et la remarque est un compliment réciproque. Il redonne la parole à l’auteur des « Gymnopédies » avec une vigueur et une acuité savoureuses. Quand le personnage évoque les salles de spectacles emplies de « culs-à-bras » applaudissant à l’étourdie, on se réjouit de cette expression si bien trouvée tout en se demandant si elle est authentique. Pas moyen de retrouver la référence. Cette saillie n’est néanmoins pas sans rappeler celle que lança le critique Jean Poueigh à l’égard de l’accompagnement musical de « Parade ». La réplique de Satie « Monsieur et cher ami, vous n’êtes qu’un cul, mais un cul sans musique » (et qui lui vaudra une condamnation à de la prison et un malentendu avec Apollinaire) a donc au moins un lien de parenté par ses termes, avec celle sortie de la bouche de Elliot Jenicot.
« Je m’appelle Erik Satie comme tout le monde » est un spectacle plaisant, enjoué, emmené par deux comédiens qui ne doivent pas regretter d’avoir choisi ce métier. Lorsqu’ils dansent tous les deux en musique tout en articulant leur texte, il y a une indiscutable gaieté dans l’air. On se laisse facilement contaminer.

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L'Évasion des Sens

Je m'appelle Erik Satie comme tout le monde

Une fresque théâtrale loufoque !

« Je m’appelle Erik Satie comme tout le monde » est un plongeon dans la Belle Epoque avec le compositeur Erik Satie en une fresque théâtrale loufoque. Tout un chacun connaît le compositeur, l’homme au petit bouc soigné, au chapeau melon vissé sur la tête, à la... Lire plus

« Je m’appelle Erik Satie comme tout le monde » est un plongeon dans la Belle Epoque avec le compositeur Erik Satie en une fresque théâtrale loufoque.

Tout un chacun connaît le compositeur, l’homme au petit bouc soigné, au chapeau melon vissé sur la tête, à la recherche éternelle de son parapluie noir !

Il a laissé des textes, mais surtout de nombreuses musiques encore jouées aujourd’hui, dont les célèbres Gnossiennes et les Gymnopédies. Il fut l’ami de nombreux artistes : Debussy, Cocteau, Ravel, Picasso ….

Laissant aussi plusieurs écrits, sa vie fut un roman décousu qu’il traversa avec humour, à l’image de la pièce où les situations s’enchaînent entre morceaux de théâtre et visions quasi cinématographiques sur l’écran en fond de scène.

Mais loin de moi l’idée de vous expliquer le sens de la pièce ; car dans ce spectacle tout n’est que fiction sur fond d’ironie, de légèreté dansante.

Les 2 rôles sont magistralement interprétés par Elliot Jenicot, un ancien de la Comédie Française, et la jeune Anaïs Yazit aussi pétillante que son rôle.

Un duo qui s’amuse avec brio sur la scène pour notre plus grand plaisir.

Fiction ou réalité ? allez savoir !

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Patrimoine de France

Je m'appelle Erik Satie comme tout le monde

Elliot Jenicot campe un Erik Satie tout à la fois sincère et baroque.

Le décor est planté, nous sommes dans un asile psychiatrique. Anna, jeune infirmière accueille un nouveau venu : Erik Satie. Elle le questionne sur ses antécédents, sa vie. Intriguée par ses réponses, elle s'attarde à son chevet et un dialogue s'instaure. En quelle année... Lire plus

Le décor est planté, nous sommes dans un asile psychiatrique. Anna, jeune infirmière accueille un nouveau venu : Erik Satie. Elle le questionne sur ses antécédents, sa vie. Intriguée par ses réponses, elle s'attarde à son chevet et un dialogue s'instaure.

En quelle année sommes-nous ? sous la plume de l'illustrateur SUKI le temps s'égrenne et nous traversons un autre monde.

Une gymnastique de l'esprit 

Dans l'univers d'un compositeur (1866-1925)  rebel à son époque, qui toute sa vie tente d'imposer sa vision de la musique. L'artiste a l'imagination fertile, il donne des noms insolites à ses œuvres  "Ses Gymnopédies (1848),  "Trois morceaux en forme de poires" (1903)

"Il n'y a pas de vérité en art"

Elliot Jenicot campe un Erik Satie tout à la fois sincère et baroque. Bien souvent la mélancolie est associée à ces interludes de piano. Sans doute ses blessures que l'on ressent. Mais l'homme a eu plusieurs vies, il s'engage pour différentes causes. Il sera au coeur de mouvement artistique naissant à Paris, une époque flamboyante où l'on croise Picabia, Picasso, Cocteau, Diaghilev...

Tous les arts se côtoient, les rencontres alimentent son oeuvre

Ses amis, ses amours

"Un musicien égaré dans son temps" comme parlait de lui son ami Claude Debussy, que ses prises de position finiront par séparer. En amour il est intransigeant. Il évoque sa passion pour Suzanne Valadon qui le quittera aussi.  

L'auteur Laetittia Gonzalbes nous entraîne dans une fiction qui suscite l'envie d'écouter à nouveau Satie. Anaïs Yazit déploie un charme et une force qui se dévoilent crescendo. Cette création est interprétée avec brio par un duo énergique et radieux.

Erik (avec un K) Satie a légué une oeuvre qui ne meurt pas. Il aurait certainement apprécié cette pièce plus qu'un long discours, elle nous fait apprivoiser un homme décidément pas comme tout le monde.

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Je m'appelle Erik Satie comme tout le monde

Un véritable enchantement théâtral

Les  Gymnopédies  d’Erik Satie ,  composées alors qu’il n’avait que 22 ans, continuent de nous hanter. Il n’avait pas hésité à l’époque, en expérimentateur hors pair, à faire de véritables performances artistiques, qui ont parfois... Lire plus

Les Gymnopédies d’Erik Satiecomposées alors qu’il n’avait que 22 ans, continuent de nous hanter. Il n’avait pas hésité à l’époque, en expérimentateur hors pair, à faire de véritables performances artistiques, qui ont parfois dérouté le public, provoquant même le scandale. Précurseur des mouvements surréalistes et minimalistes, toujours inclassable, le voici désormais héros d’une pièce sur sa propre vie, également inclassable, tant elle convoque diverses formes, entre danse, illustrations projetées et musique, bien évidemment.

Dans Je m’appelle Erik Satie comme tout le monde de Laetitia Gonzalbes (qui met également en scène), actuellement au Théâtre de la Contrescarpe, on pénètre dans l’esprit de l’étrange compositeur, alors qu’il est hospitalisé pour consommation excessive d’alcool (il mourra d’ailleurs d’une cirrhose du foie). Il raconte quelques pans de sa vie à Anna, une infirmière énamourée de son œuvre.

C’est Elliot Janicot, ex-pensionnaire de la Comédie Française qui prête ses traits à Satie, endossant son costume étriqué, son chapeau melon, son pince-nez et son parapluie, avec une énergie débordante et un charisme qui enveloppe la scène littéralement. Il donne la réplique à la comédienne et chanteuse Anaïs Yazit, qui ne démérite pas et qui suit la cadence ou la précède, c’est selon. Derrière eux, donnant à voir ce qui se trame dans la tête de Satie (et Dieu sait qu’il y en a, des choses), des projections d’illustrations signées Suki, qui valent à elles seules le déplacement, où Satie devient un héros de dessin animé, où ses lettres se dévoilent, ses notes s’épanouissent. Un véritable enchantement théâtral.

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Je m'appelle Erik Satie comme tout le monde

La fantaisie, les embardées, les envolées, la poésie s’entremêlent

Ancien pensionnaire de la Comédie Française, Elliot Jenicot compose ici un magnifique duo avec la jeune et talentueuse Anaïs Yazit. ce duo vous invite à glisser, “à l’insu de votre plein gré” dans un univers, leur univers où la fantaisie, les embardées, les... Lire plus

Ancien pensionnaire de la Comédie Française, Elliot Jenicot compose ici un magnifique duo avec la jeune et talentueuse Anaïs Yazit. ce duo vous invite à glisser, “à l’insu de votre plein gré” dans un univers, leur univers où la fantaisie, les embardées, les envolées, la poésie s’entremêlent , où les syllogismes, les métaphores, les digressions, les oxymores s’enlacent, se croisent sous un ciel tantôt étoilé, lumineux, tantôt nuageux, sombre voir menaçant. 

Lâchez prise avec la logique, l’analyse, le pragmatisme et laissez vous porter sur le fil parfois tenu de ces deux funambules dont l’équilibre semble parfois si fragile qu’il ne tient qu’à un fil… 

Vous sortirez, peut être avec plus que questions que de réponses, avec le sentiment de n’avoir pas précisément cerner les contours de ces deux personnages atypiques, tourmentés mais aussi touchants, attendrissants tant leur imaginaire semble sans limite et que leur réalité semble toute aussi improbable. 

Comme le sable qui file entre les doigts, la certitude n’aura finalement que peu de place… mais n’est ce pas là la magie ? 

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Je m'appelle Erik Satie comme tout le monde

Laetitia Gonzalbes réussit cette hardie entreprise à double détente !

Spectacle conçu et mis en scène par Laetitia Gonzalbes, avec Elliot Jenicot et Anaïs Yazit. Sous le titre-citation "Je m'appelle Erik Satie comme tout le monde", Laetitia Gonzalbes propose un spectacle hybridant vérité historique et fiction pour tracer un biopic théâtralisé de Erik Satie,... Lire plus

Spectacle conçu et mis en scène par Laetitia Gonzalbes, avec Elliot Jenicot et Anaïs Yazit.

Sous le titre-citation "Je m'appelle Erik Satie comme tout le monde", Laetitia Gonzalbes propose un spectacle hybridant vérité historique et fiction pour tracer un biopic théâtralisé de Erik Satie, compositeur singulier et unique avec, et entre autres, "Les Gymnopédies", "Les Gnossiennes" et Trois morceaux en forme de poire", et également dramaturge, novelliste, billettiste et philosophe de l'absurde.

La partition se compose donc, et en partie, des écrits de Satie, dont les publications dans la Revue musicale telle "La journée du musicien", de sa correspondance, comme les lettres à Biqui, la peintre Suzanne Valadon, son grand amour inaccompli, de ses aphorismes qui préfigurent ceux de Cioran, et de ses vitupérations notamment contre la, et les, critique(s) qui assassine le fameux ballet "Parade" à l'affiche duquel il figure en compagnie de Jean Cocteau et Pablo Picasso.

Mais elle comporte également une fiction imbriquée, dont l'argument inattendu ne saurait être dévoilé même si la première scène, celle d'un malade interné d'office pour trouble sur la voie publique qui, soumis à l'interrogatoire d'une infirmière étrangement vêtue d'une robe à étoiles, ne reconnaît pas être Erik Satie mais un contemporain né en 1962, en constitue l'indice.

Laetitia Gonzalbes réussit cette hardie entreprise à double détente avec une dramaturgie maîtrisée pour ménager le suspense et différer sa révélation et les combiner, avec musique, chansons et pantomimes, en un kaléidoscope magique qui ressort tant au conte qu'au drame en assurant la dualité des personnages tout comme s'avère inventive sa mise en scène à la mesure de la fantaisie satienne.

Elle signe également la superbe scénographie, avec la création des décors par Claire Avias, qui dresse sobrement, par une approche poétique, l'univers de Satie avec un tabouret de piano et deux pianos miniatures se chevauchant, dans une bichromatique noir/blanc des partitions musicales.

En l'espèce, celles-ci sont figurées par des feuilles volantes dissimulant les spots latéraux entourant un écran sur lequel est projetée une amusante illustration graphique animée réalisée par Suki avec de guillerets inserts musicaux signés par Tim Aknine et David Enfrein.

Au jeu, deux comédiens en symbiose porte haut cet opus : l'aîné aguerri, Elliot Jenicot qui compose un formidable '"Esotérik Satie", grand escogriffe à besicles et chapeau melon, obsessionnel du parapluie, dandy maniaque qui crève de solitude et la jeune Anaïs Yazit à la fraîcheur prometteuse incarnant avec une délicate sensibilité les figures féminines.

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Je m'appelle Erik Satie comme tout le monde

Une pièce d’une sensualité extrême !

Le Théâtre de la Contrescarpe fait partie de mes théâtres parisiens favoris. Outre le fait qu’il soit situé à deux pas de la Place avec laquelle il partage son joli nom, il programme régulièrement des pièces dont je me délecte. Après ... Lire plus

Le Théâtre de la Contrescarpe fait partie de mes théâtres parisiens favoris.

Outre le fait qu’il soit situé à deux pas de la Place avec laquelle il partage son joli nom, il programme régulièrement des pièces dont je me délecte.

Après l’Étrange Affaire Emilie Artois que nous avons pu voir au début de l’été (et dont la dernière était le 30 septembre) voici une excellente pièce mise en scène par Laetitia Gonzalbez :

Je m’appelle Erik Satie, comme tout le monde!

Erik Satie, compositeur hors norme, avant-gardiste virtuose, composa des musiques aujourd’hui jouées dans le monde entier. Les plus célèbres sont les célébrissimes Gymnopédies.

Néanmoins, la personnalité d’Erik Satie était un brin fantaisiste avouons-le. Il fréquentait néanmoins les grands artistes de son époque et fut l’ami de Debussy, Cocteau, Picasso…mais pas vraiment celui des critiques…

JE M’APPELLE ERIK SATIE COMME TOUT LE MONDE évoque la vie de cet homme original.

Mais à cette histoire vient s’entremêler celle d’Anna…

Mais qui est vraiment Anna?

Est-elle cette jeune infirmière parfois timide et hésitante, ou plutôt cette jolie jeune femme effrontée et entreprenante? Simple infirmière un peu inexpérimentée … ou elle-même patiente de cet hôpital ?

Anaïs Yazit et Elliot Jenicot sont parfaits dans ces rôles où, au bout du compte, et comme le fera remarquer Anna :

« … est-ce vous qui me soignez ou moi qui vous soigne???… »

Le texte (de Laetitia Gonzalbes qui est également metteur-e en scène) est un véritable bijou et ce dans ses moindres détails !

Ces dialogues pleins d’humour, entrecoupés de scènes chantées et dansées, les jolies illustrations de SUKI (*) projetées en arrière-plan (dont on peut dire qu’elles font partie intégrante de la pièce) en concordance totale avec le personnage – un peu rétro – d’Erik Satie.

La mise en scène est tellement réussie!

Quant aux deux comédiens, ma première impression fut que la pièce avait été spécialement écrite juste pour eux !

Ils « collent » parfaitement aux personnages et font preuve d’un immense talent… tout aussi physique que théâtral.

Ceci dit, rien de surprenant: 

Elliot Jenicot (Erik Satie), est un ancien de la Comédie française… Rien que ça!  Il s’est très tôt formé à la comédie mais également au mime et au clown.

Et quant à Anaïs Yazit, n’a-t-elle pas fait ses premiers pas artistiques en dansant et décroché ses premiers contrats professionnels dès ses onze ans ? Depuis elle mène de front une carrière de danseuse et de comédienne en plus de ses ateliers de théâtre …

Tous deux investissent la scène avec une vitalité extraordinaire. Résultat: le spectacle est à la mesure de leur talent, c’est-à-dire, extra !

Et finalement, je vous laisse la surprise, mais vous verrez, c’est quand même une pièce d’une sensualité extrême!

Bref vous l’aurez compris, vous devez aller voir Je m’appelle Erik Satie, Comme tout le monde car cette pièce vaut (ô combien !) le déplacement.

Et pour finir, quelques photos prises lors de nos échanges avec les comédiens, la metteur-e en scène, la directrice artistique du théâtre et les journalistes qui étaient présents à la Générale de presse.

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Je m'appelle Erik Satie comme tout le monde

Une joyeuse création !

Lætitia Gonzalbes se penche avec un regard passionné sur la vie du grand compositeur dont les Gymnopédies ont bercé la mélancolie de chacun d'entre nous. 'Je suis venu au monde très jeune dans un temps très vieux' . Lætitia Gonzalbes, nourrie de cette phrase d'Erik Satie,... Lire plus

Lætitia Gonzalbes se penche avec un regard passionné sur la vie du grand compositeur dont les Gymnopédies ont bercé la mélancolie de chacun d'entre nous.

'Je suis venu au monde très jeune dans un temps très vieux' .
Lætitia Gonzalbes, nourrie de cette phrase d'Erik Satie, aborde l'originalité d'un être et d'une œuvre souvent mal comprise.

Erik Satie se construit à travers une vie faite de manque : le manque affectif avec la perte de sa mère lorsqu’il a six ans, et le manque de moyens aussi, la misère, celle qu'il nommera la Fille aux grands yeux verts, à force de la côtoyer.
La pièce nous raconte la vie artistique et foisonnante d'Erik Satie dans ce Montmartre qu'il fréquente, côtoyant Mallarmé, Verlaine, Cocteau ou Debussy.
Même lorsqu’il habitera Arcueil, il ne quittera jamais Montmartre, arpentant les kilomètres qui le sépare de son triste appartement, rempli de correspondances qu'il n'a jamais décachetées. 
Lætitia Gonzalbes crée une pièce qui multiplie les références biographiques tout en jouant avec la fiction.
Anna (Anaïs Yazit) apparait sur scène comme personnifiant cette compagne imaginaire d'Erik Satie, cette mystérieuse fille aux grands yeux verts.
L'alchimie entre Elliot Jenicot et Anaîs Yazit opère. Entre fraicheur et intensité, ils forment un duo complice et attentionné.
Erik Satie et Anna s’apaisent autant qu'ils se bousculent portés par une mise en scène à la fois enjouée et délicate.

Lætitia Gonzalbes s’intéresse au processus créatif né de douleurs, d'angoisse et de colère.
Car Erik Satie est en colère. Désavoué par la critique, sa voix s'élève contre 'les acclamations incompétentes', le snobisme d'un public et d'une critique dont lui, l'artiste, veut bousculer le confort.
'Les précurseurs font scandale'.
Lætitia Gonzalbes dessine le portrait d'un esprit révolutionnaire. Renvoyé du conservatoire, souvent hué, il s’élève contre les diktats d'une vérité artistique établie. 'Il n'y a pas de vérité en art'.
Grand barbu frêle au chapeau melon, fétichiste du parapluie, son portrait s'anime dans le décor.
Les illustrations de Suki donnent vie aux lettres écrites à sa maitresse Suzanne Valadon. Les notes dansent sur les étoiles.
La fiction se mêle aux détails troublants de la vie de l'artiste et les illustrations, la musique, les lumières, fusionnent en une joyeuse création.

Lætitia Gonzalbes lève un voile subtil et poétique sur la vie du grand compositeur torturé.
Je m'appelle Erik Satie, comme tout le monde, nous parle à tous. Comment composer avec le manque, comment composer avec soi-même ?
Lætitia Gonzalbes met en scène avec grâce l'artiste aux pianos entremêlés qui compose la partition de la vie faites de Vexations et de Gymnopédies.

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Je m'appelle Erik Satie comme tout le monde

Un spectacle des plus réussis. Un moment théâtral et musical surprenant...

Laetitia Gonzalbes nous fait ici un très beau cadeau artistique. Un spectacle riche et léger, documenté et charmant où une ribambelle de surprises virevoltent et se posent un instant sur notre imaginaire pour s’envoler très vite et laisser place aux suivantes. Voici du théâtre musical de... Lire plus

Laetitia Gonzalbes nous fait ici un très beau cadeau artistique. Un spectacle riche et léger, documenté et charmant où une ribambelle de surprises virevoltent et se posent un instant sur notre imaginaire pour s’envoler très vite et laisser place aux suivantes. Voici du théâtre musical de haute tenue qui réussit un double exploit. Évoquer en l’illustrant adroitement la vie de Satie, son œuvre dans son contexte et nous happer par une histoire qui va crescendo, nous bousculant de ses nombreux rebonds. C’est captivant et envoûtant, nous sommes emportés dans un merveilleux baroque et loufoque qui peu à peu devient saisissant.
 
Retrouver Érik Satie est toujours un plaisir immense perlé de découvertes iconoclastes et captivantes tant sa vie fut particulière, flamboyante et triste, insouciante et sérieuse, à l'image de ces artistes, génies de création, reconnus et adulés à présent mais souvent honnis ou oubliés de leurs vivants.
 
Que cela soit chez lui dans sa maison de Honfleur aujourd'hui devenue musée ou encore dans les évocations théâtrales ou plastiques, et bien sûr à l'écoute de sa musique, l’univers de Satie et ses délires fantasmagoriques prenant vie dans ses expressions ou ses musiques en forme de poésie burlesque nous trouble, nous touche et nous caresse comme pour consoler ou rassurer, séduire ou enchanter. Sans doute tout cela à la fois, autant que permis et désiré. Ce spectacle le restitue finement. Un délice.
 
L'écriture de Laetitia Gonzalbes s’appuie sur une composition variée de textes, d’images et de situations. Poèmes, pas dansés mis en place au cordeau, dessins projetés, lectures et jeux.  La poésie de l’ensemble, rythmée par des ruptures, se maquille de surréalisme et s’habille de non-sens. L’absurde vient toucher l’abstrait sans le faire tomber. Satie ne rougirait pas, ironiserait-il ? sans doute un peu mais un rien, juste ce qu’il faut pour garder son chapeau melon posé dignement sur la tête et sa réputation toujours établie.
 
La mise en scène met en valeur les jeux et la progression de l’histoire avec un habilité de velours et une brillante et lumineuse mise en place. Les éclats de joie nourrie de dérision, les souffrances contenues qui s’échappent par moments, la complémentarité complexe et si vraie des deux personnages, sont détonants. La curiosité est entretenue dans un vrai-semblant de divertissement. L’émotion surgit par moments mais tisse une grande toile peu à peu. Les sensations passent la rampe, nous ravissent et nous emportent littéralement dans cette curieuse et merveilleuse histoire.
 
Elliot Jenicot est un Satie plus vrai que nature. Ses intonations, son corps et son jeu, voltant du caustique à l’attendrissement en passant par la colère et la séduction, sont d’une crédibilité et d’une efficacité époustouflantes. Nous savions ce comédien très bon mais là, il resplendit. Anaïs Yazit compose une Anna touchante et surprenante dans ses sautes d’humeur parfaitement maîtrisées. Sa palette de jeux est impressionnante. Jeune femme forte et sûre d’elle, jeune femme meurtrie ou figure onirique, elle joue avec une fluidité expressive remarquable. Chapeau bas mademoiselle Yazit et monsieur Jenicot, vous nous avez fait vibrer de plaisirs et de sensations.
 
Un spectacle des plus réussis. Un moment théâtral et musical surprenant tant par son écriture que par son interprétation. Du très bel ouvrage. Immanquable rendez-vous délicieux et étonnant avec Satie.

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Je m'appelle Erik Satie comme tout le monde

Les textes sont puissants et magnifiquement interprétés par un duo remarquable.

Je m’appelle Erik Satie comme tout le monde – Fiction de Laetitia Gonzalbes. Compositeur excentrique, novateur, fantaisiste et dépressif dont la modernité et l’indépendance ont rendu sa musique intemporelle, Erik Satie a vécu une vie hors norme. « Je m’appelle Erik Satie comme... Lire plus

Je m’appelle Erik Satie comme tout le monde – Fiction de Laetitia Gonzalbes. Compositeur excentrique, novateur, fantaisiste et dépressif dont la modernité et l’indépendance ont rendu sa musique intemporelle, Erik Satie a vécu une vie hors norme.
« Je m’appelle Erik Satie comme tout le monde » conte la vie de cet homme original, à travers une fiction pleine d’ironie et d’humour, surprenante, musicale, esthétique… à l’image de l’extravagant compositeur.
Erik Satie fut un compositeur hors norme. Avant-gardiste virtuose, il composa des musiques aujourd’hui jouées dans le monde entier, telles les célébrissimes Gymnopédies. En homme libre, il fit de sa vie un véritable roman, avec humour et légèreté, et fut l’ami des grands artistes de son époque : Debussy, Cocteau, Picasso, Ravel…
Le texte se dévoile comme l’un de ces tableaux anciens où une enfilade de portes entrouvertes induit un effet de vertige qui nous entraîne là où plus rien ne répond aux critères de la pure logique. Chaque plan questionne notre perception : Sommes-nous prêts à accepter un autre qui ne fonctionnerait pas comme nous ?


NOTRE AVIS :
Spectacle déroutant où passé et présent se mêlent, dans une mise en scène très poétique. Les textes sont puissants et magnifiquement interprétés par un duo remarquable. Excessif, extravagant, alcoolique, Erik Satie a dû en dérouter certains du temps de son vivant. Même s’il s’agit là d’une fiction, l’on est scotché, amusé et ému par tant de fragilité voire de folie. Un bon moment…

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Je m'appelle Erik Satie comme tout le monde

Erik Satie manie avec adresse l’ironie et l’humour noir pour dépeindre son époque !

Surnommé « Esotérik Satie », Erik Alfred Leslie Satie est, selon Debussy, « un musicien médiéval et doux, qui se serait égaré au XIXe siècle ». Curieux portraits… Mais il est vrai que monsieur Satie est un artiste inclassable, hors du temps, capable... Lire plus

Surnommé « Esotérik Satie », Erik Alfred Leslie Satie est, selon Debussy, « un musicien médiéval et doux, qui se serait égaré au XIXe siècle ». Curieux portraits… Mais il est vrai que monsieur Satie est un artiste inclassable, hors du temps, capable d’émouvoir toutes les générations. Un homme intrigant à découvrir au théâtre de la Contrescarpe, à Paris, du 3 octobre 2019 au 4 janvier 2020.

Le texte de Laëtitia Gonzalbes décrit « par petites touches ce personnage pétri de contradictions », dont il se sort la plupart du temps par une simple pirouette. L’air de rien, Erik Satie manie avec adresse l’ironie et l’humour noir pour dépeindre son époque et répondre à ses détracteurs, pour le plus grand plaisir de son auditoire. La pièce nous invite à nous délecter de ces quelques bons mots, à travers la reprise de nombreuses citations du musicien, qui nous laisse entrevoir, de façon décousue, quelques aspects de sa vie.

Au début et à la fin du spectacle retentissent en off les voix d’Erik Satie enfant et de sa mère Jane Leslie Anton jouant à cache-cache, comme si nous allions remonter à le temps pour découvrir ce jeune Normand facétieux au fil des années.


Puis, plus rien. Seulement des murs blancs baignés de lumière. De Satie, il ne reste que les quelques partitions de musique suspendues de part et d’autre de la scène et éclairées par le bas à l’aide d’un projecteur posé au sol.


Changement d’atmosphère. Nous sommes dans le service psychiatrique du centre hospitalier d’Honfleur, ville natale d’Erik Satie. Il est 21 heures. L’orage gronde au-dehors et la pluie tombe dru. Un patient vient de se suicider. Deux autres manquent à l’appel. L’un est un homme qui ressemble étrangement à Erik Satie. Il est vêtu d’un costume trois pièces noir, d’une cravate avec faux col et d’un chapeau melon. Il porte un parapluie et des binocles, qui tiennent tant bien que mal en équilibre sur son nez. Il arbore une barbiche et une moustache. L’autre est une jeune femme, habillée d’une blouse blanche avec des motifs fantaisistes noirs (étoiles…). Est-ce la tenue d’une infirmière ou une chemise de nuit ? Difficile à dire.

Sur le mur du fond, un compte à rebours s’enclenche, nous ramenant une heure avant la tragédie.

Enfin, nous rencontrons Erik Satie. Le pauvre bougre est hospitalisé. Il souffre de plusieurs pathologies sévères (cirrhose du foie, pleurésie, pneumonie, rhumatisme, polype dans le nez, alcoolisme, tabagisme…). Heureusement, cette semaine, c’est Anna qui est de garde pour égayer ses après-midis.

Lors de son bilan de santé habituel, Satie se dévoile petit à petit et en musique s’il vous plaît ! Si les chansons La Bohème de Charles Aznavour et J’irai revoir ma Normandie de Frédéric Bérat n’appartiennent pas au répertoire du musicien et paraissent quelque peu anachroniques, elles transcrivent néanmoins l’atmosphère d’une époque et évoquent les origines de l’artiste.

Les autres morceaux sont, quant à eux, bien de Satie. De la mise en musique de Sylvie ! et Élégie, deux poèmes de J.P. Contamine à Vexations, un morceau un brin névrotique, né suite à sa rupture avec son grand amour, Suzanne Valadon, en passant par Trois morceaux en forme de poire, une œuvre composée pour railler non seulement ses détracteurs, mais aussi son grand ami Claude Debussy, qui lui reprochaient l’absence de forme dans sa musique, rien ne manque.

Bien entendu, Les Gymnopédies, orchestrées par Debussy, sont aussi de la partie. Le titre évocateur de cette œuvre, qui signifie littéralement la danse des enfants nus, inspire particulièrement Anna, qui se met à danser telle une petite fille, sa nudité à peine cachée par un voile…

Quelle étrange jeune femme que cette Anna ! Elle, qui semble être au départ un personnage rationnel, plutôt banal, se révèle au fur et à mesure de l’avancée de l’histoire une personne bien plus complexe qu’il n’y paraît…, à l’instar de l’environnement dans lequel elle évolue. Animé par les illustrations et textes de Suki projetés sur le mur du fond, ce dernier nous emmène aux frontières du réel et de l’imaginaire.

Nous avons tous des fêlures. Anna et Satie aussi. La différence réside dans la manière dont nous les surmontons…

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Je m'appelle Erik Satie comme tout le monde

Esthétiquement, c'est très réussi...

J'ai été aussi très convaincue par le jeu d'Elliot Jenicot, qui n'a plus à prouver qu'il sait jouer l'originalité de ses personnages sans les caricaturer. Il joue simplement le décalage du personnage, y ajoutant une pointe d'humanité bienvenue.

Planète Campus

Je m'appelle Erik Satie comme tout le monde

Ce pétillant hommage à Satie raconte avec humour la vie du compositeur...

Ecrit et mis en scène par Laetitia Gonzalbes, ce pétillant hommage à Satie raconte avec humour la vie du compositeur qui était à la fois excentrique, original et inventif . Sur les belles notes de ses Gymnopédies, avec en fond de scène un défilé d’ illustrations humoristiques... Lire plus

Ecrit et mis en scène par Laetitia Gonzalbes, ce pétillant hommage à Satie raconte avec humour la vie du compositeur qui était à la fois excentrique, original et inventif . Sur les belles notes de ses Gymnopédies, avec en fond de scène un défilé d’ illustrations humoristiques signées Suki, les deux interprètes évoluent avec une très belle énergie pour évoquer la vie hors-norme,  parfois scandaleuse   du compositeur. Avec Elliot Jénicot qui campe un Satie touchant de folie et de cynisme et  Anaïs Yazit, sa complice à la fois tendre et imprévisible.

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Je m'appelle Erik Satie comme tout le monde

Elliot Jenicot habite le rôle de Satie comme s’il y avait toujours vécu.

Un spectacle en forme de poire THÉÂTRE Laetitia Gonzalbes met en scène la vie et l’œuvre du génial compositeur Erik Satie. Elliot Jenicot habite le rôle de Satie comme s'il y avait toujours vécu. Tout commence là où tout s'apprête a finir. Au service... Lire plus

Un spectacle en forme de poire

THÉÂTRE

Laetitia Gonzalbes met en scène la vie et l’œuvre du génial compositeur Erik Satie.

Elliot Jenicot habite le rôle de Satie comme s'il y avait toujours vécu.

Tout commence là où tout s'apprête a finir. Au service psychiatrique du centre hospitalier de Honfleur, département du Calvados. Un vieux dégingandé en faux col et chapeau melon fait irruption. Il tient en main un parapluie et s'appelle Erik Satie, « comme tout le monde ». Du moins, c'est ce qu'il prétend. Et s'il ne l'est pas, il lui ressemble bougrement, avec son pince-nez de travers, sa barbe en pointe, ses yeux en coulisse et son sourire moqueur. Une infirmière a sa charge. Elle est jeune, fraîche, pimpante et ne s'appelle pas Erik Satie.

C’est à partir de cette confrontation de générations et d'époques (« Quelle curieuse époque cette époque », disait Satie de son temps) que l'auteur et metteur en scène Laetitia Gonzalbes déroule la vie et l' œuvre du compositeur. « Vous souffrez ? » demande l’infirmière. « Bien sûr, répond le patient. Je suis venu au monde très jeune dans un monde très vieux ». De ce genre d'aphorismes, la vie de Satie regorge. Il n'y a qu'à secouer pour qu'il en tombe des grappées. Et jusque sous ses partitions qu'il truffait de notes à l'attention de l'interprète : « Avec conviction et une tristesse rigoureuse », commande-t-il en préambule d'une Gnossienne. « Très luisant », indique-il sous un accord, comme autant d'invitations à ne pas respecter ses didascalies.

Erik Satie, qui composait sans barre de mesure – sans mesure non plus – ne fut que vents et contraires, perpétuellement drapé dans l’ironie. « L’homme le plus versatile du monde », prétendait le philosophe et musicologue Paul Landormy.À sa mort, en l925, ses amis découvrent dans son petit studio d'Arcueil deux pianos ficelés l’un à l’autre, une collection de parapluies, pour la plupart sous emballage – de peur qu'ils ne se mouillent – et une centaine de lettres jamais décachetées auxquelles il répondait toujours. À l'aveugle...Moment de colèreMais au-delà de l'anecdote et du pittoresque, dont il eût été regrettable de se contenter, la pièce explore les facettes moins riantes de la vie du compositeur, orphelin de mère à 6 ans, élève incompris de ses professeurs et méprisé par la critique. Un homme secret, méconnu de ses amis même et, en prime, alcoolique notoire. De sa rupture avec son unique et grand amour Suzanne Valladon « défenestrée dans un moment de colère » – ils habitaient par chance le premier étage –, au scandale du ballet Parade, en passant par les Trois morceaux en forme de poire, composés en réponse à son ami Claude Debussy, qui lui reprochait l'absence de forme dans sa musique, rien ne manque. La vie de Satie fut certainement moins douce que sa musique et c'est la subtilité de cette pièce que de donner à voir la complexité d'un artiste à l’œuvre pourtant si limpide.

Il faut également saluer le talent d'Elliot Jenicot, ancien pensionnaire de la Comédie-Française, acteur au moins aussi inclassable que son modèle, qui habite le rôle comme s'il y avait toujours vécu; et celui de sa partenaire Anaïs Yazit, infirmière moins ingénue qu'elle n’y paraît, tour à tour mère, fille et muse de son patient. Derrière eux, sur une toile blanche passent fugaces les dessins d'un certain Suki, petitespattes de mouche échappées d'une Gymnopédie. Voilà du théâtre sans prétention excessive au service d'un homme qui n’en avait pas davantage.

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Ce qui est remarquable

Je m'appelle Erik Satie comme tout le monde

Un spectacle inclassable... qui chamboule l'âme... à partager intensément !

Il y a d’abord deux interprètes. Anaïs Yazit est une tragédienne géniale et un clown adorable, et l’inventif Elliot Jenicot dont les possibilités d’interprétation semblent infinies. Le compositeur Erik Satie hante les lieux et va jusqu'à prendre possession d'Elliot Jenicot. Entre... Lire plus

Il y a d’abord deux interprètes. Anaïs Yazit est une tragédienne géniale et un clown adorable, et l’inventif Elliot Jenicot dont les possibilités d’interprétation semblent infinies. Le compositeur Erik Satie hante les lieux et va jusqu'à prendre possession d'Elliot Jenicot. Entre extravagance et intériorité, le voyage est mouvementé et passionnant. « Erik Satie vécut emmitouflé dans son ironie. » (Roland de Candé dans son Nouveau Dictionnaire de la musique). Le personnage d'Erik Satie transporte avec lui juste ce qu’il faut de poésie pure et de pitreries finement interprétées par Elliot Jenicot. Car pour parler d’un drame, il n’y a rien de mieux que l’humour. ErikSatie a transformé la perception de la musique, l’auteur et metteur en scène Laetitia Gonzalbes s’en inspire pour l’appliquer à la perception de la folie, un spectacle inclassable.
Le drame qui se joue évoque une douleur abyssale, de celle dont on ne se remet pas. Pourtant, l’auteur, à grands renforts d’amour et de musique, ne s’épanche pas en de dégoulinantes considérations, bien au contraire. Laetitia Gonzalbes touche l’essentiel en usant d'un humour particulier, celui des timides. Epaulée très artistiquement par Tim Aknine et David Enfrein, Laetitia Gonzalbes réunit un vocabulaire varié inspiré de la caricature (par les remarquables et très vivantes illustrations projetées de Suki), de la poésie, de la musique, de la danse ainsi que de la pantomime, pour créer un seul et unique langage. Une langue à part entière, tout entière vouée à créer de la beauté et à divertir tout en transmettant des sentiments justes. Un grand écart artistique, une parabole peut-être, sur la vie du compositeur qui fut obligé de travailler dans des cabarets pour gagner sa vie alors qu’il demeure un des plus grands compositeurs à la création radicalement révolutionnaire et visionnaire.
Pour soupirer de tendresse, « Je m’appelle Erik Satie comme tout le monde » est un spectacle qui chamboule l'âme. Il est à partager intensément avant qu’il ne s’échappe duThéâtre de La Contrescarpe pour une très longue vie.
Laurence Caron

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Je m'appelle Erik Satie comme tout le monde

Interview Paname et moi d'Elliot Jenicot

LE PARIS D’ELLIOT JENICOT, COMÉDIEN L’ex-pensionnaire de la Comédie Française, Elliot Jenicot, incarne en ce moment -au Théâtre de la Contrescarpe-, le compositeur Erik Satie, dans la pièce J e m’appelle Erik Satie comme tout le monde . Une performance habitée qui valait... Lire plus

LE PARIS D’ELLIOT JENICOT, COMÉDIEN

L’ex-pensionnaire de la Comédie Française, Elliot Jenicot, incarne en ce moment -au Théâtre de la Contrescarpe-, le compositeur Erik Satie, dans la pièce Je m’appelle Erik Satie comme tout le monde. Une performance habitée qui valait bien un portrait ! Voici son Paris.

Depuis quand êtes-vous à Paris ?

Je me suis installé à Paris (à Montreuil) en août 2011, suite à mon engagement à la Comédie Française.

Votre premier souvenir à Paris ? 

Un souvenir d’enfance : le périphérique, en descendant en vacances vers le Sud. Je voyais la Tour Eiffel de loin, je rêvais d’une ville que je ne connaissais que par la télévision. Je n’y suis venu pour la première fois, en séjour, qu’à l’âge de 20 ans… Emerveillé !
Un souvenir artistique : le Festival Mondial du Cirque de Demain en 1988, en duo comique… 

Paris vous le / la définiriez comment ? 

Une dame élégante et capricieuse, cultivée et charismatique, mais pas toujours bienveillante.

Quel est votre ou vos endroit(s) favori(s) à Paris ?

Les théâtres dans lesquels je joue !

Quel est votre musée favori ? 

Le Musée d’Orsay sans hésiter, pour le lieu et la scénographie de ses expositions. Le Centre Pompidou, pour sa modernité.  

Un restaurant fétiche ? 

Je reste toujours explorateur, à la quête d’une bonne surprise, mais en ce moment, La Petite, au 53 rue Lacépède, à côté du Théâtre de la Contrescarpe. Ou Bijou, 10 rue Dancourt, les meilleures pizzas de Paris ! Mais j’aime assez l’esprit des bonnes brasseries traditionnelles.

Une boutique fétiche ? 

La FNAC, pour errer aux heures calmes. Ou chez Roganel, 23 rue des Archives, car je suis accroc aux marinières.

Un salon de thé, un café, un brunch ou autre à recommander ?

Pour les brunchs, le Mama Shelter (109 rue de Bagnolet 75020 Paris). Le patron est un pote !

Quel est votre quartier préféré ?

Tout dépend de mon humeur… Les Abbesses, autour de la rue Mouffetard, certains coins de St Germain, le Canal Saint-Martin, les ponts historiques, mais j’aime aussi me retrouver rue Oberkampf, à Belleville, Ménilmontant… La liste est longue. On découvre Paris à chaque coin de rue !

Comment vous déplacez-vous à Paris ? 

En métro, en vélo dans mon quartier, en Uber quand il n’y a plus de métros, en voiture parfois, la nuit.

Que diriez-vous à Paris ?

« Respire ! Et calme toi … t’es plus toute jeune, chérie ! »

Si Paris était une chanson / une musique ?

Quartier Latin de Léo Ferré.

Si Paris était une odeur ?

Les gaz en tous genres !

Votre saison préférée à Paris ?

Peu importe la saison, mais sans pluie ! La pluie à Paris, c’est névrotique.

Un bar préféré, un lieu la nuit ? 

Je n’ai pas un lieu préféré… J’aime errer à pied sur les quais, la nuit. Paris en lumière, c’est cinématographique, ça ouvre l’imaginaire.

Paris le matin ? 

Aux heures de pointe, c’est tachycardiesque (le mot n’existe pas), mais il me convient. A une terrasse tranquille, dans le Quartier latin, quand tu espères croiser un poète .

Paris le dimanche ? 

Parfois… Mais là où il y a du vert. Sinon, en bords de Marne, ça peut détendre…

Paris et vous ?

C’est un roman. Je n’en ai pas fini la lecture.  

Merci Elliot !

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Je m'appelle Erik Satie comme tout le monde

Interview d'Elliot Jenicot : La petite musique d’Erik Satie

Elliot Jenicot : La petite musique d’Erik Satie Le génie du compositeur Erik Satie n’avait d’égal que son originalité. Pénétrer dans cet univers décalé, c’est l’occasion pour Elliot Jenicot de trouver un rôle à sa mesure. Ancien pensionnaire de la... Lire plus

Elliot Jenicot : La petite musique d’Erik Satie

Le génie du compositeur Erik Satie n’avait d’égal que son originalité. Pénétrer dans cet univers décalé, c’est l’occasion pour Elliot Jenicot de trouver un rôle à sa mesure. Ancien pensionnaire de la Comédie Française, il exprime ses talents de comédien dans un spectacle dont Erik Satie se serait certainement délecté.

À votre avis, pourquoi le personnage d’Erik Satie fascine encore ?

Parce qu’il est intemporel, je crois… par son oeuvre, sa personnalité, son extravagance. On a souvent soif de connaître l’inconnu, l’intouchable chez les grands artistes : c’est une façon de se découvrir soi-même.

Vous avez déclaré que vous vouliez jouer un personnage tragique, est-ce le cas avec celui d’Erik Satie ?

Satie est une personnalité délicieuse pour un acteur. il est à la fois teinté de lyrisme, de folie, d’extravagance, de poésie et d’inconnu… Quel régal, non ? J’ai ressenti avec Satie une espèce d’autorisation spirituelle, une similitude assez troublante… mais ne vous inquiétez pas : je n’invoque pas les âmes le soir autour d’une bougie (rires). Quoique…

À quoi doit-on s’attendre en allant voir ce spectacle ?

À ce qui est écrit sur le pitch de présentation du spectacle (rires)… plus sérieusement comme j’aime à le préciser « Tout est vrai sauf l’histoire ». Les mots de Satie… son univers poétique et musical, son ironie, ses révoltes, ses doutes… sa souffrance… sont représentés passionnément et avec respect dans une fiction par ma délicieuse et talentueuse jeune partenaire Anaïs Yazit et moi-même.

Est-ce que la musique d’Erik Satie vous interpelle ?

J’ai entendu les Gymnopédies pour la première fois il y a une trentaine d’années, dans un film de Woody allen. ce fut une émotion intense : sa musique est intemporelle et tellement actuelle ! Je n’en étais pas un spécialiste, ni un disciple pour autant. J’en ai beaucoup appris, grâce au spectacle de Laetitia Gonzalbes. Je ne peux donc que la remercier pour sa confiance et l’intense bonheur de créer avec elle Je m’appelle Erik Satie comme tout le monde. Une belle collaboration Gymnopédiesque !

C’est Laetitia Gonzalbes qui a écrit et mis en scène le spectacle, fallait-il une sensibilité féminine pour exprimer celle d’Erik Satie ?

S’il le fallait, je n’en sais rien mais ce que je sais c’est que l’univers et la sensibilité de Laetitia sont en accord total avec la sensibilité de Satie. elle est très investie dans son projet, c’est normal de l’être aussi.

Vous vous définissez comme un « éternel amoureux », c’est-à-dire ?

Je crois qu’il faut vivre chaque aventure artistique passionnément, comme une histoire d’amour. Je tombe amoureux du spectacle que l’on me propose car, quelque part, je considère que l’on tombe amoureux de ma personne… artistiquement, je veux dire (rires). Je suis fougueux comme un jeune labrador quand on m’ouvre la porte du jardin… et plus le jardin est grand, plus je cours et aboie avec enthousiasme.

Que pouvez-vous nous raconter de votre expérience au sein de la Comédie Française ?

Huit années, huit saisons, une vingtaine de pièces, de très belles rencontres humaines et artistiques, une grande maison avec ses codes, ses mouvances. des moments difficiles, aussi. Je mesure la chance et l’opportunité – improbable avec mon parcours artistique – d’y être entré, grâce à Muriel Mayette (administratrice en 2011). l’aventure s’est terminée en juillet dernier, après un comité décisionnaire. Tant pis pour eux (rires), tant mieux pour moi (rires). Mais pas d’aigreur : le meilleur est à venir.

Vous êtes également un mime renommé, cela vous aide dans vos rôles ?

le mime c’est un atout… c’est comme un acteur qui a pratiqué la danse… ou la musique… ou une discipline quelconque. c’est en moi… ça sort tout seul quand il le faut. le mime c’est le corps qui parle… après il faut trouver son style, je n’ai rien à voir avec Marceau ou Jean-louis Barrault… c’est comme au foot : c’est quand on a l’impression que c’est facile pour le joueur qu’il y a maîtrise. donc pour répondre à votre question, il y a toujours, dans un spectacle, un moment où je sors quelques dribbles (rire).

Erik Satie a dit : « Toute ma jeunesse on me disait : Tu verras quand tu auras 50 ans. J’ai 50 ans, et je n’ai rien vu ». Et vous qu’avez-vous vu ?

Oh… j’ai vu beaucoup mais j’ai tellement encore à voir ! C’est comme si je n’avais rien vu en quelque sorte. la vie c’est comme un bouquin avec plein de chapitres. l’histoire continue tant que le mot Fin n’est pas écrit. il faut aller voir… Sans cesse.

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La Parisienne Life

Je m'appelle Erik Satie comme tout le monde

Un moment théâtral brillant et intense

Si on présente Erik Satie comme un compositeur hors norme, cette œuvre théâtrale de Laetitia Gonzalbes est vraiment à son image. Il y a de la folie au sens propre comme au figuré dans « Je M’Appelle Erik Satie Comme Tout Le Monde » qui est... Lire plus

Si on présente Erik Satie comme un compositeur hors norme, cette œuvre théâtrale de Laetitia Gonzalbes est vraiment à son image.
Il y a de la folie au sens propre comme au figuré dans « Je M’Appelle Erik Satie Comme Tout Le Monde » qui est interprété magistralement par Elliot Jenicot et Anaïs Yazit.
Cette fiction que l’on croirait plus vraie que nature et qui emmène le spectateur là où il ne s’attend pas est originale et artistiquement complète car on y retrouve bien évidemment du jeu mais également du chant, de la danse, de la poésie et des illustrations animées de Suki qui sont projetées sur scène.
Les deux comédiens chez qui il existe une belle complicité œuvrent vraiment de concert pour donner le meilleur d’eux sur les planches afin que ce spectacle qui est plein de tendresse et d’humour touche le public en plein cœur.
Par ailleurs, l’auteure qui signe également la mise en scène montre son éclectisme car nous avions déjà beaucoup aimé son adaptation d’ « Anna Karenine » et dans le cas présent, si la qualité demeure, la proposition est autre.
« Je M’Appelle Erik Satie Comme Tout Le Monde » a le potentiel pour plaire aux amoureux du théâtre et aux mélomanes et nous vous dirions que nous ne pouvons pas tout révéler dans cet article car des surprises vous attendent dans cette œuvre et le mieux serait de les vivre en live auThéâtre de la Contrescarpe car vous vivrez assurément un moment théâtral brillant et intense.

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Interview d'Elliot JENICOT "Gymnopédiste" par Negar Haeri

Interview d'Elliot JENICOT "Gymnopédiste" par Negar Haeri

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Je m'appelle Erik Satie comme tout le monde

L'instant est poétique, vif, sensible, délicat, musical et dansant.

L'humour, la  poésie, la musique sont au Théâtre de la Contrescarpe avec la pièce "Je m'appelle Erik Satie comme tout le monde", une fiction animée nous plongeant dans la vie et l'oeuvre d'Erik Satie, compositeur à la vie souvent méconnue, malgré la richesse de son... Lire plus

L'humour, la  poésie, la musique sont au Théâtre de la Contrescarpe avec la pièce "Je m'appelle Erik Satie comme tout le monde", une fiction animée nous plongeant dans la vie et l'oeuvre d'Erik Satie, compositeur à la vie souvent méconnue, malgré la richesse de son oeuvre. En tête d'affiche et dans le rôle titre, l'excellent Elliot Jenicot, ancien de la Comédie Française et Anaïs Yazit, jeune talent solaire dans cette pièce. 

La scène de la Contrescarpe s'ouvre sur un décor à la fois épuré et poétique. Le public est d'emblée propulsé à l'hôpital de Honfleur au sein du service psychiatrique.  Deux personnes se sont enfuies... d'une réalité: il s'agit du génial et incompris compositeur des Gymnopédies et d'Anna, son infirmière. Tout au long de la pièce et au crépuscule de sa vie, il va évoquer le fil de  son existence.

Pour ceux qui ne connaissent pas la vie du compositeur, Erik Satie naquit à Honfleur en 1866 d'une mère écossaise. Avec son frère Conrad, il suit son père à Paris, après la disparition de sa mère. Puis, vinrent les premières leçons de musique et l'apprentissage du piano. Mais rien ne se passe comme prévu. L'élève Satie obtient des résultats décevants. Son père devenu éditeur de musique publie ses premières compositions. Pendant cette Belle Epoque, Erik Satie fréquente le célèbre "Chat Noir". Il rencontre Claude Debussy, devenu son ami qui va orchestrer ses fameuses "Gymnopédies". Pour ceux qui ne connaissent pas la définition même du terme, sachez  que les Gymnopédies sont des pièces légères, atypiques bravant les règles de la musique classique. Satie lui-même définit son oeuvre de « musique d'ameublement » qualifiant ainsi certaines de ses compositions et indiquant qu'elles pourraient être utilisées comme fond sonore. Ami de Maurice Ravel mais aussi Jean Cocteau, Pablo Picasso... l'homme est atypique.

Artiste fantasque... poète, souvent incompris, il est aussi précurseur,  lorsqu'il compose la première musique de film, basée, non pas sur l’intrigue mais sur le rythme et la fréquence des images. C'est avec René Clair et le fim "Entr'acte", dernière oeuvre signée avant qu'il ne s'éteigne, le 1er juillet 1925. 

C'est ce parcours riche qu'a librement écrit et mis en scène Laetitia Gonzalbes. L'instant est poétique, vif, sensible, délicat, musical et dansant.  Il révèle le compositeur dans sa complexité d'artiste dont la vie fut aussi riche de création qu'empreinte de misère. A noter les poétiques illustrations qui animent la scène et sont signées Suki.

Du mardi au samedi à 19h au Théâtre de la Contrescarpe à Paris jusqu'au 4 janvier.
Marie-Hélène Abrond

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Théâtre au vent

Je m'appelle Erik Satie comme tout le monde

Elliot JENICOT est irrésistible de faconde et de drôlerie.

« Et pour qui te prends tu ? – Je me prends pour Erik Satie, ne vous en déplaise » Certains se prennent pour Dieu et celui-là pour Erik Satie. Evidemment, l’énergumène a élu domicile dans un asile psychiatrique où seule une gracieuse et douce infirmière semble le prendre... Lire plus

« Et pour qui te prends tu ? – Je me prends pour Erik Satie, ne vous en déplaise » Certains se prennent pour Dieu et celui-là pour Erik Satie. Evidemment, l’énergumène a élu domicile dans un asile psychiatrique où seule une gracieuse et douce infirmière semble le prendre au sérieux. Les bouffées délirantes de ce fou dansant se révèlent très instructives sur la vie d’Erik Satie qui probablement n’aurait pas défrayé les chroniques si l’homme n’avait pas composé ses fameuses gymnopédies. L’homme fait figure d’ovni dans le paysage musical de son époque. Incompris, méprisé par ses pairs, il réussit cependant à passer la rampe, heureusement accueilli par Picasso, Jean Cocteau, les ballets russes de Serge Diaghilev avec lesquels il crée un spectacle « Parade » en 1917 qui fit scandale.


Cela doit être un bonheur de se prendre pour Erik Satie, le poète musicien d’Arcueil; il y vécut une trentaine d’années jusqu’à sa mort dans un logement sans eau ni électricité. Sa richesse était ailleurs dans ces notes de musique anarchiste qu’il distribua généreusement et dont les airs nous saisissent par leur joyeuse et mélancolique fantaisie.


Qui aurait pu imaginer la misère noire de l’homme qui avait étrange allure avec son pince-nez, son chapeau melon et sa barbe en pointe.


Son interprète sur scène, Elliot JENICOT est irrésistible de faconde et de drôlerie. Anaïs YAZIT, sa partenaire à qui il revient d’endosser à la fin de la pièce, l’aspect dépressif du personnage, l’est tout autant irrésistible de grâce et luminosité. La scénographie est illustrée par de joyeux dessins sur écran.
Laetitia GONZALBES signe avec ce spectacle une délicieuse parade à la morosité ambiante avec à l’honneur un chef d’orchestre hors du commun, Erik Satie !

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Je m'appelle Erik Satie comme tout le monde

Pièce très originale et magnifiquement interprétée. Mise en Scène éblouissante.

Un grand spectacle dans un petit Théâtre. Il est vrai que celui de la CONTRESCARPE a une programmation ambitieuse qui nous surprend agréablement souvent. C'est Laetitia GONZALBES qui a écrit cette pièce très originale et magnifiquement interprétée. Elle en signe une Mise en... Lire plus

Un grand spectacle dans un petit Théâtre.

Il est vrai que celui de la CONTRESCARPE a une programmation ambitieuse qui nous surprend agréablement souvent.

C'est Laetitia GONZALBES qui a écrit cette pièce très originale et magnifiquement interprétée. Elle en signe une Mise en Scène éblouissante. Une réussite totale.

Un beau décor, une belle Lumière, une salle pleine, tous strapontins occupés.

Elliot JENICOT, un Satie à s'y méprendre. Nous survolons les moments les plus importants de sa vie.

Anaïs YAZIT, une vraie découverte talentueuse. Les chorégraphies, un vrai bonus !

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Je m'appelle Erik Satie comme tout le monde

Une fiction ensoleillée, troublante, qui a pour prétexte Erik Satie.

« Je m’appelle Erik Satie comme tout le monde » de et mise en scène par Laetitia Gonzalbes au théâtre de la Contrescarpe est une fiction ensoleillée, troublante, qui a pour prétexte Erik Satie. Dans un décor tout blanc où le noir sera présent, nous sommes dès le... Lire plus

« Je m’appelle Erik Satie comme tout le monde » de et mise en scène par Laetitia Gonzalbes au théâtre de la Contrescarpe est une fiction ensoleillée, troublante, qui a pour prétexte Erik Satie.

Dans un décor tout blanc où le noir sera présent, nous sommes dès le début saisis ; saisis par cette surprenante intervention d’un infirmier d’un hôpital psychiatrique qui demande du renfort suite à l’évasion d’un patient.
Puis entre sur scène une infirmière, toujours pas d’Erik Satie me direz-vous. Nous qui sommes venus écouter un témoignage sur sa vie commençons à nous poser des questions…
Ah enfin Erik Satie entre sur scène avec en musique de fond sa première Gymnopédie qui me bouleverse à chaque fois au plus haut point, et nous écoutons alors un dialogue surréaliste entre l’infirmière et le compositeur : un univers qui m’a fait penser à Ionesco.
Et la phrase du flyer de Xavier Delette : « sommes-nous prêts à accepter un autre qui ne fonctionnerait pas comme nous ? » commence à avoir du sens…

Un dialogue entre cette jeune infirmière bienveillante Anna et le compositeur doté d’un pince-nez toujours un peu de travers et d’une barbe en pointe, à la stature longiligne, aérienne, qui dévoile petit à petit la vie d’Erik Satie à la folie, la sensibilité exacerbées depuis cet hôpital d’Honfleur, ville de sa naissance…Hasard du lieu ou un rendez-vous programmé !?

Le compositeur aux œuvres intemporelles, comme celles de ses Gymnopédies, ses Gnossiennes et ses morceaux en forme de poire dont vous découvrirez une très belle calligraphie sur un écran témoin de sa vie, se livre sans réserve.017 format web ©
En tous cas une progression dramatique intéressante, parfois inquiétante, qui nous fait découvrir, si vous n’êtes pas un aficionado d’Erik Satie, sa vie, son œuvre, ses colères, les témoins de son parcours comme Debussy à qui il aimait envoyer des piques, ou encore Cocteau, Picasso, Ravel et tant d’autres…sans oublier son amour pour l’artiste peintre Suzanne Valadon. Mais aussi un rapport patient – praticien ciselé où la vie et le deuil se mêlent.

Une fiction très originale, très documentée, entre un personnage réel et inventé où les tics et la gestuelle des personnages ont une importance primordiale dans leur évolution, dans leurs jeux. La fin de cette fiction, très surprenante, au rebondissement théâtral, ne manquera pas de vous toucher. Une fin à fleur de peau qui laisse place à un beau soleil apportant une fragilité réconfortante.

La mise en scène de Laetitia Gonzalbes est rythmée, fluide, légère, et met nos deux comédiens en phase dans leurs corps, dans leurs danses, aux gestes très précis. Ils sont habités par leurs personnages, et nous plongent avec beaucoup d’humour, d’émotions, dans la vie de ce virtuose dont la musique ponctue les dialogues avec délices ; une musique adaptée et interprétée par Tim Aknine et David Enfrein.

Les vidéos, les illustrations de Suki sont le troisième personnage. Elles sont magnifiques dans leurs graphismes, comme ces lettres adjointes de vrilles qui permettent aux plantes grimpantes de s’accrocher sur leur support.
Elliot Jénicot est un Erik Satie tout à fait remarquable. Son jeu millimétré et très expressif nous emporte dans un tourbillon de fantaisies à la légèreté rieuse.
Quant à Anaïs Yazit elle joue une infirmière, en toute simplicité, avec une émotion, une fragilité, palpables. Son grain de voix donne une belle couleur à son personnage empreint de gentillesse qui cache un désir intense de liberté.

Alors n’hésitez pas, laissez-vous séduire par les mots d’Erik Satie toujours à la recherche de son parapluie…

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Biographie ludique et décalée !

Erik Satie, je n’allais pas manquer un spectacle sur un de mes compositeurs favoris, je n’ai pas été déçue ! Pensez donc, les Gymnopédies, les "embryons desséchés", les "gnossiennes", et de jolies mélodies “je te veux” ou l'inénarrable “Allons y... Lire plus

Erik Satie, je n’allais pas manquer un spectacle sur un de mes compositeurs favoris, je n’ai pas été déçue ! Pensez donc, les Gymnopédies, les "embryons desséchés", les "gnossiennes", et de jolies mélodies “je te veux” ou l'inénarrable “Allons y chochotte” !
Mais sommes-nous vraiment face à ce génial compositeur ? comment se fait-il qu’il donne un autre nom à Anna ? Enfin, de toutes façons Monsieur Satie, binocles sur le nez, parapluie, chapeau melon et barbichette se lance dans l’évocation de sa vie, dansant, prenant des poses, aidé par la jeune femme, ces deux-là s’amusent bien !
Cet original se moque des conventions, sa musique manque de forme ? bon et bien il composera trois morceaux “en forme de poire” ! Un humour dévastateur ce Satie vous dis-je ! Iconoclaste, se prenant au sérieux, pas vraiment, en tout cas brocardant certains de ses confrères, et la critique n’en parlons pas ! Sa vie amoureuse ? “Biqui” Suzanne Valadon, rejeté par elle, il compose “Vexations”...
Sur un livret de Cocteau, le décor et les costumes de Picasso, musique de Satie, le ballet “Parade” sera créé par Diaghilev, les critiques seront virulentes. Satie baigne dans un “bouillon de culture”, il est à l’origine du groupe des six (Georges Auric, Louis Durey, Arthur Honegger, Darius Milhaud, Francis Poulenc et Germaine Tailleferre), ses compositions jouées dans le monde entier, chantées et toujours au répertoire des artistes lyriques.

Biographie ludique et décalée, grâce à l’interprétation géniale de Elliot Jenicot, qui investit le personnage, douceur et sensualité avec Anaïs Yazit. La projection d’un film d’animation aurait beaucoup plu à Satie, la mise en scène de Laetitia Gonzalbes est créative, en forme de… peut-être !
Un très bon moment de théâtre et de musique à ne pas manquer !

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Je m'appelle Erik Satie comme tout le monde

C’est riche, drôle parfois, grave aussi...

La vie d’Erik Satie a été mouvementée. Après une brève carrière dans l’armée, il s’exerça dans les cabarets de Montmartre dont notamment Le Chat noir et L’Auberge du Clou. Il rencontra même Debussy avec lequel ils restèrent liés pendant... Lire plus

La vie d’Erik Satie a été mouvementée. Après une brève carrière dans l’armée, il s’exerça dans les cabarets de Montmartre dont notamment Le Chat noir et L’Auberge du Clou. Il rencontra même Debussy avec lequel ils restèrent liés pendant longtemps. Peu compris par ses contemporains, il « s’exila » en banlieue parisienne dans une modeste demeure (à Arcueil). Néanmoins son activité resta intense et il composa de nombreux morceaux dont en particulier Trois morceaux en forme de poire (1903), mais ne connut le succès qu’avec Parade (avec l’aide de Cocteau, Massine et Picasso, le fameux groupe des Six). La courte pièce qui se joue en ce moment au théâtre de la Contrescarpe et que je vous recommande chaudement nous révèle certains aspects de sa personnalité. Personnage déconcertant et génial, il fut un incompris. Elliot Jenicot endosse magnifiquement le costume du grand maître et nous fait vivre quelques heures de son quotidien. Anaïs Yazit, sa partenaire sur scène, n’est pas en reste et se révèle bien plus qu’une simple infirmière. Pour ne pas trop en dire, allez vite voir ce spectacle, c’est riche, drôle parfois, grave aussi et surtout on en apprend beaucoup sur le grand homme de notre histoire culturelle et musicale. Je m’appelle Erik Satie comme tout le monde, texte et mise en scène de Laetitia Gonzalbes au théâtre de la Contrescarpe (de grandes pièces dans un petit théâtre et un super quartier pour l'après spectacle...)

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Je m'appelle Erik Satie comme tout le monde

Tout se dévoile avec beauté grâce à une mise en scène dynamique, inventive et délicate.

Erik Satie était un compositeur énigmatique et talentueux. Son nom évoque autant la folie que le génie. Alors que peut-il se cacher derrière le titre « Je m’appelle Erik Satie comme tout le monde » ? Excentrique, novateur, indépendant, caractériel… sa musique peut... Lire plus

Erik Satie était un compositeur énigmatique et talentueux. Son nom évoque autant la folie que le génie. Alors que peut-il se cacher derrière le titre « Je m’appelle Erik Satie comme tout le monde » ?

Excentrique, novateur, indépendant, caractériel… sa musique peut être évoquée de cent façons différentes. Laetitia Gonzalbes qui a déjà montré son ingéniosité dans la libre adaptation d’Anna Karénine, se lance dans un nouveau défi. Raconter la vie d’Erik Satie, ce musicien à l’imagination hors norme qui a su imposé sa créativité et son talent au monde entier. Encore aujourd’hui, on entend les célébrissimes Gymnopédies. L’art pour lui ne s’écrivait pas qu’avec des notes. On pouvait compter dans son entourage des personnages comme Debussy, Cocteau, Picasso, Ravel, Suzanne Valadon… Sa vie est un véritable roman alors comment ne pas le placer au cœur d’une histoire à travers une fiction pleine d’humour, de tendresse et de folie ?
Sur scène, deux comédiens virtuoses. D’un côté, nous avons l’ancien pensionnaire de la Comédie Française, Elliot Jenicot. Je me souviens encore de sa performance époustouflante dans « Les enfants du silence ». Le retrouver est un véritable plaisir. Son costume avec le chapeau melon, la moustache barbichette et les petites lunettes sans oublier le parapluie nous montre un homme assez singulier. C’est normal puisqu’il est enfermé dans un asile psychiatrique. Du moins, on essaie de nous le faire croire par un habile stratagème. C’est l’infirmière qui va permettre de délier le fil du passé pour nous proposer un voyage tout en musique. Un rôle magnifiquement interprété par Anaïs Yazit.
Une discussion et lien de confiance se créent entre eux. L’étrangeté de l’artiste s’affiche avec pudeur et dérision. Tout se dévoile avec beauté grâce à une mise en scène dynamique, inventive et délicate. Le duo joue mais aussi chante, danse, fait de la musique. Ils sont accompagnés de musique qui sublime les émotions. En parallèle, sur l’écran derrière eux s’anime un personnage caricaturé d’Erik Satie assez drôle, des lettres parfois en forme de poire, des notes qui s’envolent… Tout contribue à créer une ambiance chaleureuse et fantastique d’une rencontre improbable et mystérieuse. Le public ne s’y trompe pas sur la qualité remarquable de la représentation car encore ce soir le spectacle se joue à guichet fermé. Une bulle savante de magie et d’onirisme on l’on plonge avec plaisir et ravissement. Que demander de plus ?
On a tous quelque chose en nous d’Erik Satie avec notre part de fragilité et d’extravagance.

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l'œil d'olivier

Je m'appelle Erik Satie comme tout le monde

Un duo d’acteurs qui touche au cœur, un récit joliment concocté !

Elliot Jenicot un Satie pas comme les autres.   Jouant sur les ambiguïtés, les excentricités du personnage, son caractère irascible, loufoque, Laetitia Gonzalbes esquisse, au théâtre de la contrescarpe, le portrait tendre, humain du compositeur Erik Satie. Évoquant son style singulier... Lire plus

Elliot Jenicot un Satie pas comme les autres.

 

Jouant sur les ambiguïtés, les excentricités du personnage, son caractère irascible, loufoque, Laetitia Gonzalbes esquisse, au théâtre de la contrescarpe, le portrait tendre, humain du compositeur Erik Satie. Évoquant son style singulier entre surréalisme et minimalisme, elle offre à l’épatant Elliot Jenicot un rôle en or, et à sa jeune complice Anaïs Azit une belle partition. 
Qui est donc l’auteur des Gymnopédies, des Gnossiennes, de Trois morceaux en forme de poire ? Un artiste maudit, un peu fou, un compositeur de génie, incompris de son temps, un homme a la vie mouvementée, chaotique, tragique ? Un peu de tout cela. Avec une certaine légèreté, un lyrisme aérien, Laetitia Gonzalbes s’empare de cette personnalité unique et conte par touches son histoire. Né à Honfleur en 1866, Erik Satie doit faire face très tôt au deuil. Il n’a pas 7 ans quand sa mère, d’origine écossaise meurt et pas plus de 12 ans quand sa grand-mère paternelle est retrouvée inanimée sur une plage de la côte normande. Marqué à vie par ses deux disparitions, il se cherche dans la musique, invente son style, sa patte.
Partant d’un incident dans un asile, la fuite d’un homme, d’une jeune femme, lui grand, portant chapeau melon, elle toute fine, habillée d’une blouse blanche décorée d’étoiles noires, l’auteure-metteuse en scène s’amuse à déconstruire le mythe, à explorer la créativité de Satie pour mieux lui rendre hommage. Entremêlant réalité et fiction onirique, elle entraîne le public dans la tournée des bars montmartrois, à la rencontre de Cocteau, de Picasso, de la belle Suzanne Valadon. Elle parle de ses tocs – répondre à des lettres qu’il n’a ni lues, ni décachetées – , de ses peurs, de ses angoisses. Elle évoque son animosité rageuse envers les critiques qui n’ont jamais compris son travail. Elle lève le voile pudiquement sur l’intimité de l’homme, bien au-delà de l’artiste. 
S’appuyant sur les très belles et inventives animations de Suki qui viennent souligner le propos, Laetitia Gonzalbes signe un spectacle délicat, poignant, qui malgré quelques facilités d’écriture, séduit et réhabilite la figure mal connue du compositeur honfleurais. Entre déprime et alcoolisme, entre amour déçu et perte d’appétit de vivre, suite à la mort d’un proche, Satie apparaît en filigrane, magnifiquement interprété par Elliot Jenicot. Sensible, drôle, troublant, le comédien habite la scène, l’illumine. Face à lui, la jeune Anaïs Yazit se révèle bouleversante, vibrante. Un duo d’acteurs qui touche au cœur, un récit joliment concocté, Je m’appelle Erik Satie comme tout le monde tient ses promesses. Une soirée théâtrale à caler a plus vite ! 
Olivier Frégaville-Gratian d’Amore

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Je m'appelle Erik Satie comme tout le monde

Une jolie caresse à la mélancolie.

Je m’appelle Erik Satie comme tout le monde est une création originale de la vie du pianiste qui se joue au théâtre de la Contrescarpe jusqu’au 4 janvier 2020. Cette pièce de théâtre, mise en scène par Laetitia Gonzalbes décrit par petites touches un personnage pétri de... Lire plus

Je m’appelle Erik Satie comme tout le monde est une création originale de la vie du pianiste qui se joue au théâtre de la Contrescarpe jusqu’au 4 janvier 2020.
Cette pièce de théâtre, mise en scène par Laetitia Gonzalbes décrit par petites touches un personnage pétri de contradictions, dont il sort par une simple pirouette. L’air de rien, Erik Satie manie avec adresse l’ironie et l’humour noir pour dépeindre son époque et répondre à ses détracteurs, pour le plus grand plaisir de son auditoire. La pièce invite le public à se délecter de ses bons mots, à travers la reprise de nombreuses citations du musicien, qui laisse entrevoir, de façon décousue, quelques aspects de sa vie.

Au début et à la fin du spectacle retentissent en off les voix d’Erik Satie enfant et de sa mère, (Jane Leslie Anton) jouant à cache-cache, comme si le personnage allait remonter et ainsi faire découvrir le jeune Normand facétieux qu’il était. Puis, soudainement, plus rien. Seulement des murs blancs baignés de lumière. De Satie, il ne reste que les quelques partitions de musique suspendues de part et d’autre de la scène et éclairées par le bas à l’aide d’un projecteur posé au sol. Sur scène, Erik Satie et Anna apparaissent. Lui, reconnaissable entre mille par sa longue barbe, porte un chapeau rond noir et tient un parapluie dans une main. Il pleut, l’orage gronde. Le pauvre bougre est hospitalisé. Il souffre de plusieurs pathologies sévères (cirrhose du foie, pleurésie, pneumonie, rhumatisme, polype dans le nez, alcoolisme, tabagisme…). Heureusement, cette semaine-là, c’est Anna qui est de garde pour égayer ses après-midis. Anna réussit avec bienveillance à faire parler l’artiste qui se dérobe en musique: « La Bohème » de Charles Aznavour, puis « J’irai revoir ma Normandie » de Frédéric Bérat qui témoigne son attachement pour sa région natale. Il répète souvent qu’il a « une œuvre à achever…. » Le public (re) découvre ses morceaux emblématiques tels que « Gymnopédies », « Gnossiennes » ou encore « Trois morceaux en forme de poire », composé pour son ami Claude Debussy.
Quelle étrange jeune femme, Anna. Elle, qui semblai être au départ un personnage rationnel, plutôt banal, se révèle au fur et à mesure de l’avancée de l’histoire une personne bien plus complexe qu’il n’y paraît…, à l’instar de l’environnement dans lequel elle évolue. Animé par les illustrations et textes de Suki projetés sur le mur du fond, ce dernier nous emmène aux frontières du réel et de l’imaginaire. Erik Satie est interprété par Elliot Jenicot et Anna par Anaïs Yazit. Les deux comédiens rendent la pièce poignante, voire perturbante par son authenticité. Une jolie caresse à la mélancolie.

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Je m'appelle Erik Satie comme tout le monde

Un couple contrasté et complice qui confère à cette évocation originale un charme irrésistible.

JE M’APPELLE ERIK SATIE COMME TOUT LE MONDE. Texte et mise en scène Laetitia Gonzalbes. Avec Elliot Jénicot et Anaïs Yazit. Deux personnes viennent de s’échapper d’une maison psychiatrique, un homme d’âge mûr avec son parapluie et une jeune femme, à la robe parsemée... Lire plus

JE M’APPELLE ERIK SATIE COMME TOUT LE MONDE. Texte et mise en scène Laetitia Gonzalbes. Avec Elliot Jénicot et Anaïs Yazit.
Deux personnes viennent de s’échapper d’une maison psychiatrique, un homme d’âge mûr avec son parapluie et une jeune femme, à la robe parsemée d’étoiles. Aucune précision sur leur identité…
Sur la scène très blanche et lumineuse, des parapluies, un bouillon nuageux de tulle, des pétales. Deux tout petits pianos imbriqués l’un dans l’autre. Deux personnages en noir et blanc vont y évoluer sur fond de Gymnopédies d’Erik Satie. Il est à la fois nerveux, ironique et primesautier, elle est, semble-t-il, l’infirmière chargée d’entretenir la conversation de l’après-midi, tout intimidée d’être ainsi en contact avec le grand Erik Satie, qui entreprend dans un récit apparemment chaotique de l’introduire dans son autobiographie. Se déroule alors la fresque haute en couleurs d’une personnalité hors normes, qui vécut dans le Paris des surréalistes, des poètes, des grands musiciens de l’époque, entre autres le Groupe des Six dont il fit partie. La jeune femme lui fait reproche de sa brouille avec Debussy, il évoque ses amours malheureuses, elle mime le nom de gymnopédie qui le rendit célèbre, il se montre fantasque, insaisissable tout autant qu’attendri par cette jeune fille qui pourrait être sa fille. À propos, se pourrait-il qu’elle… ? À qui imputer la folie ?
Toute logique chronologique ou anecdotique est laissée à la porte, les époques s’entrechoquent, les identités virevoltent. Chansons et chorégraphies jumelles s’entrelacent avec leurs dialogues, tandis que sur l’écran en fond de scène se dessinent des silhouettes, des lettres piriformes, des notes mutines qui dansent avec les étoiles. Dans cet univers inclassable et poétique, Elliot Jénicot forme avec Anaïs Yazit un couple contrasté et complice qui confère à cette évocation originale un charme irrésistible. A.D.

 

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Comment j'ai dressé un escargot sur tes seins > en version française

La maladie d'amour sublimée ! Le comédien cueille l’attention !

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Le comédien est aussi grandiose que l’œuvre présentée.

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Un spectacle dont on sort avec le sourire aux lèvres...

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Comment j'ai dressé un escargot sur tes seins > en version française

Une incarnation sensible non dénuée d'humour candide.

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Beauté des mots, du texte, de l’histoire, c’est un tout qui rend cette pièce magique.

Comment j’ai dressé un escargot sur tes seins, une ode à l’amour C’est au Théâtre de la Contrescarpe que nous avons pu apprécier cette pièce jouée par Miguel-Ange Sarmiento, un comédien à la sensibilité touchante. La beauté des mots, du... Lire plus

Comment j’ai dressé un escargot sur tes seins, une ode à l’amour
C’est au Théâtre de la Contrescarpe que nous avons pu apprécier cette pièce jouée par Miguel-Ange Sarmiento, un comédien à la sensibilité touchante.
La beauté des mots, du texte, de l’histoire, c’est un tout qui rend cette pièce magique. Comment j’ai dressé un escargot sur tes seins, c’est une invitation à entrer dans l’intimité d’un homme, en profondeur, et à (re)découvrir ce qu’est l’amour et la sensation d’un coeur brisé.
Des mots qui résonnent dans l’air
Les yeux brillants, l’air candide, Miguel-Ange Sarmiento raconte avec passion cette oeuvre écrite par Matéi Visniec. La femme qu’il évoque tient le rôle d’une muse qui le fait voyager à travers différentes émotions, de là à rendre fou son coeur et chaque organe qui composent son corps.
Les mots sont choisis avec une grande attention, et la voix de Miguel-Ange, ses pauses, nous laissent suspendus à ses lèvres. Il nous donne envie de rêver d’amour, mais aussi et surtout de le vivre, là maintenant, tout de suite.
Cette pièce est une image, celle d’un escargot qui a été dressé pour découvrir les courbes féminines de la muse. Avec poésie, Miguel-Ange Sarmiento raconte, parfois avec humour, le corps de la femme et le sentiment que cela lui provoque.
La mise en scène effectuée par Rémi Cotta renforce par ailleurs le sentiment de proximité que nous éprouvons avec le comédien. Dans le noir, nous nous laissons parfois porter par le son de la nature…
Comment j’ai dressé un escargot sur tes seins est représentée en ce moment au Théâtre de la Constrescarpe, les samedis 9 et 23 novembre, 7 et 21 décembre, mais aussi le 4 janvier à 14h30. Elle est par ailleurs jouée, pour la première fois, en espagnol les 23 novembre et 21 décembre. La pièce partage ses créneaux avec L’exception dont nous vous avions parlé il y a quelques temps !
Comment j’ai dressé un escargot sur tes seins, à voir assurément.

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Très agréable, instructif, poétique, émouvant et sexy !

Voilà un spectacle, seul en scène, qui m’a scotché. Une fois de plus le théâtre de la contrescarpe propose un spectacle inventif et audacieux. La scénographie est d’une sobriété implacable mais le texte est si brillant et Miguel-Ange Sarmiento dégage une telle... Lire plus

Voilà un spectacle, seul en scène, qui m’a scotché. Une fois de plus le théâtre de la contrescarpe propose un spectacle inventif et audacieux.

La scénographie est d’une sobriété implacable mais le texte est si brillant et Miguel-Ange Sarmiento dégage une telle sensualité que je me suis senti sincèrement troublé.

On est dans un conte poétique absurde et pourtant si vrai. Les mots créent des images et les images des sensations.

Quand, en plus, Rémi Cotta, le metteur en scène trouve quelques idées de génie. Le tout en devient assez jouissif.

Comment j’ai dressé un escargot sur tes seins ou comment parler d’amour en utilisant des routes dérobés et toujours poétiques.

J’ai souri beaucoup, ri parfois et j’ai même pu réviser un peu mon anatomie. Que demander de plus ?

Si vous avez envie de passer un moment très agréable, instructif, poétique, émouvant et sexy. Je vous ai trouvé le spectacle idéal.

Cette pièce va être jouée prochainement en espagnol. Je suis persuadé que cette langue va convenir merveilleusement à ce texte et je vois déjà ce spectacle se jouer dans un petit théâtre de Madrid

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      Située juste à côté du Théâtre de la Contrescarpe, au 3 rue Blainville, la directrice du lieu, Florence Saragoni vous y conseillera pour la dégustation des vins de qualité ! 

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