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© Philippe Muraro
Théâtre de l'Atelier, salle

Théâtre de l'Atelier 

1 place Charles Dullin
75018   PARIS

T : 01.46.06.49.24

Direction : Didier LONG

Directrice Adjointe : Véronique DESHAIRES

Montmartre au sommet

L'inauguration du théâtre que l'on appelait alors le "Théâtre de Montmartre" a lieu le 23 novembre 1822, soit il y a près de 200 ans ! Inscrit en tant que monument historique depuis 1965, le Théâtre de l'Atelier est notamment l'une des premières construction de Pierre-Jacques Seveste, qui réalisa également le théâtre de Montparnasse et celui de Belleville.

Le Théâtre de l'Atelier a connu une histoire riche au rythme des directeurs successifs et c'est ainsi que durant la première guerre mondiale (à partir de 1913 précisément), il cesse de servir l’art dramatique pour devenir un cinéma.

En 1922, le comédien Charles Dullin rachète ce cinéma pour lui redonner sa fonction originale de théâtre et le rebaptise par la même occasion en « Théâtre de l’Atelier ». En effet son fondateur ardent défenseur de la poésie et de la réflexion souhaite faire de ce théâtre un lieu d’excellence et de recherche théâtrales.

C'est notamment sur ces planches que s'est illustré le talent dramaturge de Jean Cocteau et de Luigi Pirandello, mais ce fut également le lieu de la révélation de Brigitte Bardot, Jean-Paul Belmondo ou encore Michel Bouquet.

De janvier 1999 à janvier 2015, Laura Pels assure la direction du Théâtre de l'Atelier.

 

Début 2015, le metteur en scène Didier Long succède à Laura Pels et devient le nouveau Directeur du Théâtre de l'Atelier.

 

Le Théâtre de l'Atelier ouvre sa porte à des créations qui font découvrir au public parisien les nouveaux auteurs et metteurs en scène français, anglais et américains.

Pour vous en convaincre, découvrez ci-dessous la programmation du théâtre et réservez votre place sans plus attendre grâce au site des Théâtres Parisiens Associés.

A l'affiche dans le Théâtre de l'Atelier

VOTRE MAMAN

VOTRE MAMAN

de Jean-Claude GRUMBERG

Dans une maison de retraite la maman reçoit les visites de son fils. Tantôt elle le reconnaît, tantôt elle le confond avec le directeur. Ces visites sont souvent agitées, pressées, semées de problèmes, de malentendus qui font naître d’étranges... Lire plus


Dans une maison de retraite la maman reçoit les visites de son fils.
Tantôt elle le reconnaît, tantôt elle le confond avec le directeur. Ces visites sont souvent agitées, pressées, semées de problèmes, de malentendus qui font naître d’étranges cocasseries et loufoqueries. Grumberg excelle dans ces échanges où l’humanité se décale, se détraque, on ne sait pas vraiment pourquoi.
Tout ça peut aller cahin-caha jusqu’au moment où la cocasserie a ses limites, jusqu’au jour où on lui annonce que sa mère a disparu…
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  • Mise en scène : Charles TORDJMAN

La presse parle du Théâtre de l'Atelier

VOTRE MAMAN

Il n'est pas toujours facile d'aller rendre visite à un proche dans une maison de retraite, d'autant plus quand il s'agit de sa mère qui ne vous reconnait qu'une fois sur deux. Les... Lire plus

Il n'est pas toujours facile d'aller rendre visite à un proche dans une maison de retraite, d'autant plus quand il s'agit de sa mère qui ne vous reconnait qu'une fois sur deux. Les moments où les rôles s'inversent et où l'enfant devient parent ne sont jamais évident à gérer. Les méandres de la vie en collectivité et les soucis de personnels, souvent trop peu nombreux, engendrent parfois des histoires étonnantes et, dans cette maison de retraite-ci, on découvre rapidement que le caractère de cette locataire et ceux des autres pensionnaires ne font pas toujours bon ménage. La mise en scène et le texte nous plonge sur un système de répétition qui à la fois nous conditionne mais nous questionne également sur le côté rébarbatif d'un tel procédé. Heureusement, cela est loin d'être le cas ! L'histoire est très émouvante, tour à tour douce et violente : elle rappelle à chacun d'entre nous la fragilité de la vie et des relations humaines, la place du parent et de l'enfant, la force de ces petits gestes et petits moments de partage, des souvenirs, furtifs et revigorants. Catherine Hiegel nous transporte avec brio par sa sincérité et son humanité ! Entre larmes, rires et émotions, ce spectacle est fort et beau ! M.M

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A HAUTE VOIX - CYCLE DE LECTURES ET DE PRISES DE PAROLE AUTOUR DU POUVOIR ET DE LA CITOYENNETE

  Cycle de lectures et de prises de parole autour du pouvoir et de la citoyenneté   Le sous-titre de cette manifestation a de quoi inspirer le sérieux. Il... Lire plus

 

Cycle de lectures et de prises de parole autour du pouvoir et de la citoyenneté

 

Le sous-titre de cette manifestation a de quoi inspirer le sérieux. Il pourrait être l’intitulé d’un séminaire universitaire à destination d’un public de sociologues ou d’analystes politiques. Et en effet, en parcourant la liste des hommes et des femmes dont les paroles et les textes seront la colonne vertébrale de ces lectures, on se rend compte que ce sont toutes et tous de sérieux personnages. Ecoutez donc  ce petit échantillon : Jean Jaurès, Albert Camus, Victor Hugo, Martin Luther King, Emile Zola, mais aussi Aimé Cézaire, Boulgakov, Olympe de Gouge et plus contemporain, Mitterrand, Chirac, Christiane Taubira…

Pourtant, on peut faire confiance à Didier Long et la quinzaine de metteurs en scène qui l’accompagnent dans ce projet pour que ces lectures soient totalement à l’opposé d’un pensum rébarbatif mais bien un acte théâtral, vivant, touchant, surprenant.

C’est à la suite du succès immédiat de la lecture de Joeystarr (« Eloquence à l’Assemblée » reprise ici pour trois soirs) que Didier Long a eu l’idée de ces représentations. L’actualité du monde, les élections en France et la place du théâtre dans ces bouleversements, ces politiques, ces pouvoirs sont vite devenus les thèmes centraux de ces lectures. Avec comme point commun du riche éventail proposé ici : l’éloquence !

C’est ainsi que l’on retrouve une cohérence dans cette programmation éclectique et au spectre très large. Chacun pourra sans problème y trouver un thème, un auteur, un interprète, un metteur en scène pour l’attirer. Morceaux d’histoire, bien souvent comme le débat Chirac/Mitterrand de 1988, rejoué ici par Jacques Weber et François Morel, le « J’accuse » et d’autres textes de Zola dit par Stéphane Guillon ou l’échange épistolaire entre Boulgakov et Staline assumé par Denis Lavant.

Mais aussi des textes romanesques comme Le Tribun de Mauricio Kagel dit par Dominique Pinon ou La Chute de Camus par Ivan Morane, et des extraits de discours, d’apostrophe ou d’articles qui ont sonné à leur époque comme un tonnerre, et dont certains ont peut-être réussi à faire changer un peu le monde vers quelque chose de meilleur. Tel est la vertu possible de l’éloquence lorsqu’elle est au service du bien, de la justice et de la vérité.

Les thèmes ? La justice, la tolérance, l’exil, le déracinement, l’écologie, et l’égalité, l’égalité des hommes et des femmes, l’égalité quelque soit la couleur de peau, l’origine, la religion.

Notons aussi certains événements particuliers qui auront une saveur particulière. Ainsi le mardi 9 mai, surlendemain du jour où la France se sera dotée d’un nouveau chef, sera organisé un débat entre journalistes de la presse internationale et politologues étrangers… le regard d’ailleurs sur nos institutions.  Egalement le 31 mai, lecture par le Salon Des Dames de Simone de Beauvoir à Meryl Streep, de Louise Labbé à Madonna…

Bref un vaste choix pour ne pas oublier que le théâtre est là pour interpeller le monde. Une de ses qualités premières est d’être avant tout parole de la cité et amplificateur des revendications. Et qui mieux qu’une distribution de grande actrices et de grands acteurs pour nous faire éprouver, sentir et ressentir la valeur du verbe et son pouvoir ?

Faites attention, la plupart des lectures n’aura lieu qu’une unique fois.

Bruno Fougniès

 

Le programme :

Le 25 avril à 21h : Le goût d’être ensemble d’après Murmures à la jeunesse et Nous habitons la terre de Christiane Taubira, mise en voix Emmanuel Noblet / Avec huit jeunes comédiens et comédiennes de la classe « égalité des chances » de la MC 93

Mercredi 26, Jeudi 27 et vendredi 28 avril à 21h Eloquence A L’assemblée de Pierre Grillet et Jérémie Lippmann, Mise en scène Jérémie Lippmann avec Joeystarr

Du mardi 2 au samedi 6 mai à 21h - Dimanche 7 mai à 16h : 1988 le débat Mitterand / Chirac avec Jacques Weber - François Morel et Magali Rosenzweig

Mardi 9 mai à 20h45 : La présidentielle vue de l’étranger, rencontre observateurs internationaux.

Mercredi 10 mai à 21h : Alors je n’aurai pas vécu en vain martin, Luther King / Georges Jackson de Pierre Tré-Hardy et mis en voix par sally Micaleff avec Lucien Jean-Baptiste et Cyril Guei

Jeudi 11 mai à 21h La vérité en marche Emile Zola adaptation Anne Rotenberg et Gérald Sther, mise en voix Didier Long avec Stéphane Guillon

Vendredi 12 mai à 21h : Ce que c’est que l’exil Victor Hugo adaptation libre de Françoise Hamel avec Jacques Weber

Samedi 13 mai à 21h : Lettres à Staline Mikhaîl Boulgakov adaptation de Gérald Sther avec Denis Lavant

Mardi 16 mai à 21h : La chute Albert Camus adaptation Catherine Camus Et François Chaumette mise en scène et avec Ivan Morane

Mercredi 17 mai à 21h : Le tribun “pour un orateur politique, éclats de fanfares et haut-parleurs” de Mauricio Kagel mis en scène par Charles Torjmann avec Dominique Pinon

Jeudi 18 mai à 21h : Je veux espérer encore Jean Jaurès conception et mise en espace Léonard Matton avec Richard Bohringer

Vendredi 19 mai à 21h : Marie-antoinette correspondances privées d’Evelyne Lever mise en scène de Sally Micaleff avec Fabienne Périneau

Samedi 20 mai à 21h Elles prennent la parole mise en voix d’Anouche Setbon avec Nathalie Cerda, Julie Depardieu, Andréa Ferréol et Juliette Biry

Mardi 23 et mercredi 24 mai à 21h : Zhumains, conférence-spectacle «anti-fin du monde» de et avec Catherine Dolto et Emma Le Clown

Mercredi 31 Mai à 21h : Les rebelles de et par Le Salon Des Dames

 

Mis en ligne le 21 avril 2017

 

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A HAUTE VOIX - CYCLE DE LECTURES ET DE PRISES DE PAROLE AUTOUR DU POUVOIR ET DE LA CITOYENNETE

Dites-le « A haute voix » ! De tout temps, théâtre et politique ont toujours fait bon ménage. Même si parfois certaines pièces... Lire plus

Dites-le « A haute voix » !

De tout temps, théâtre et politique ont toujours fait bon ménage. Même si parfois certaines pièces ont eu l’heur de courroucer têtes couronnées ou présidents. C’est encore plus vrai de nos jours, surtout en la période électorale que nous sommes en train de vivre, où des voix ont besoin de se faire entendre sur scène, sur le critère de l’éloquence, pour que jaillisse la parole citoyenne, pour que l’individu puisse témoigner de sa place dans la société et questionner sa relation avec le pouvoir.

C’est ce que propose le cycle « A haute voix » au théâtre de l’Atelier qui aura lieu jusqu’au 31 mai. On y retrouve des textes écrits pour être dits et qui sont intervenus à un moment de l’Histoire où il fallait s’engager à contre-courant d’une parole majoritaire. Une parole politique (dans le sens de la vie de la cité), rendue nécessaire et qui a sa propre identité. Une parole courageuse, sans parti pris et qui fut parfois le ciment de la naissance d’une opinion.

 

On se souvient ainsi du « J’accuse » de Zola au moment de l’affaire Dreyfus, des discours de Jean Jaurès, des invectives de Martin Luther King ou plus près de nous, du débat télévisé transformé en joute verbale entre Jacques Chirac et François Mitterrand en 1988. La parole se libère pour devenir témoignage d’une époque. C’est Marie-Antoinette qui vit de l’intérieur la Révolution et passe de reine à trépas. C’est Victor Hugo qui raconte son exil. C’est Boulgakov qui tente de raisonner Staline pour être à nouveau joué.

Dans ce cycle théâtral, des seuls en scène sont ainsi proposés avec des têtes d’affiche (ici Denis Lavant, là Stéphane Guillon, là encore Joeystarr ou Dominique Pinon, sans oublier Jacques Weber et Richard Bohringer), ainsi que des mouvements collectifs, au nom de la femme ou les échos de notre présidentielle surprenante vue de l’étranger. Des échanges sont prévus à l’issue des représentations pour que la parole soit également du côté strapontins et non seulement celui de la scène. Un cycle qui pourrait devenir récurrent, tant la parole a besoin d’être libérée…

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VOTRE MAMAN

AU THEATRE HIER SOIR - LULU A VU- Le meilleur de Grumberg, Du grand Hiegel Atteinte d’Alzheimer, « Votre Maman » se révèle ingérable à en croire les... Lire plus

AU THEATRE HIER SOIR - LULU A VU-

Le meilleur de Grumberg, Du grand Hiegel
Atteinte d’Alzheimer, « Votre Maman » se révèle ingérable à en croire les plaintes répétées du directeur de la maison médicalisée à chacune des nombreuses visites de son fils. Cela débute par un « détournement » de chaise roulante pourtant indispensable à un monsieur qui « lui, a toute sa tête mais plus ses jambes ». Amusée par cette note de fantaisie égayant sa routine, la vieille femme, « La seule à marcher encore sur ses deux fémurs », s’y est obstinément accrochée durant toute la journée en dépit des nombreuses tentatives du personnel soignant. A l’intervention du fils considérée comme dernier espoir par le directeur excédé, la récalcitrante, péremptoire, réplique avec l’autorité d’une logique imparable : « Les chaises sont à tout le monde, si je suis assise dessus, elle est à moi » Une extraction physique sans succès parachève cette première scène tragi-comique de la plus pure veine grumbérienne. J’arrête là afin de conserver tout leur sel aux tableaux qui suivront. Tels de véritables détonateurs d’hilarité, fusent les répliques percutantes au sceau de l’absurde ; S’enchainent les situations au rythme des visites et des dialogues de sourds entre le directeur et le fils, le fils et sa mère. La « banalité » des conversations révèlera cependant, comme une déchirure qui va s’élargissant, la faille jamais refermée dans la vie de la vieille dame. Imperceptiblement, se dessineront les évènements d’un passé tragique dont les circonstances n’ont cessé de hanter son existence. Devenues toujours plus lourdes à porter, elles finiront de provoquer sa tragique disparition au cours d’une impossible quête de retour au passé. D’irrationnelle, le dénouement fera soudain basculer la maladie sous le seul prisme de la douleur, « rationnelle ». Une ultime réplique dans la bouche du fils permettra alors au dramaturge, pudique et concis, d’atteindre à l’universel à partir du particulier. Catherine Hiegel retrouve un auteur qu’elle a déjà interprété en donnant la réplique à Pierre Arditi dans « Moi je ne Crois pas » encensé en son temps dans cette même chronique ( Lulu de Février 2012) Ce nouveau personnage semble avoir été créé pour elle. Fascinante tout au long de la soirée, drapée frileusement dans son vieux manteau beigeasse trop grand pour elle, chaussée de ses caoutchoucs dans la même couleur indéfinie, le cheveu long et triste, regard perdu ou accès de vivacité retrouvée. Autoritaire et méprisante, le ton rogue et le verbe assassin, violente quand elle sent son « territoire menacé » (en l’occurrence ses toilettes privées) se défendant de l’envahisseur à coups de parapluie : elle provoque l’antipathie, au mieux le rire moqueur. Ses accès de tendresse non feinte nous émeuvent soudain, Quand petit à petit elle lâche quelques bribes du passé, tour à tour désabusée, méfiante ou soupçonneuse, ses absurdités deviennent bouleversantes. Harcelé par le directeur, fils dévoué, protecteur et aimant, Bruno Putzulu campe parfaitement ce personnage à la patience durement éprouvée, pris en étau entre sa mère et le directeur, en permanence agressé, subissant les récriminations de tout bord, ne sachant plus à quel saint se vouer. Caricature vivante, Philippe Fretun incarne ce directeur plus obsédé de rentabilité que préoccupé du bien-être de ses pensionnaires. Rougeaud, faussement chic sanglé dans son costume trop serré bleu, il souffle, soupire, s’époumone toujours, en vain… Sous l’excellente direction de Charles Tordjman et dans le décor de Vincent Tordjman, le trio évolue devant de hauts éléments blancs et fins qui suggèrent l’espace médical. Posés devant une toile de fond verdoyante, jardin ou parc, ils ne s’écarteront qu’à la fin, découvrant au fils accablé, un dénouement «fantomatique ». Voilà des décennies que nous connaissons les obsessions de Jean-Claude Grumberg et son art unique de les exorciser par le rire, la dérision, l’absurde poussé à son paroxysme. De « l’Atelier », « Rêver peut-être » en passant par « Zone libre » « La leçon de Savoir Vivre », « L’enfant Do » et « Pour en Finir avec la Question Juive » pour ne citer que quelques titres de ses pièces les plus réussies, il est bien « L’auteur tragique le drôle de sa génération » comme le définissait Claude Roy. L’octogénaire n’a rien perdu de son humour dévastateur. « Votre Maman » en est la dernière et brillante confirmation. Foi de Lulu, vous ne pouvez pas être déçus.

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VOTRE MAMAN

Votre maman de Jean-Claude Grumberg Atteinte de la maladie d'Alzeimer la maman d'un fils qui lui rend de fréquentes visites finit ses jours dans une maison de retraite... Lire plus

Votre maman de Jean-Claude Grumberg
Atteinte de la maladie d'Alzeimer la maman d'un fils qui lui rend de fréquentes visites finit ses jours dans une maison de retraite médicalisée. Le début de la représentation est assaisonnée de scènes absurdes. Le directeur du lieu se plaint au fils des comportements souvent agressifs de sa mère. Le fils joue les étonnés. Arrive celle dont l'esprit dérive et qui se montre d'une impertinence décapante. Elle prend ou feint de prendre le directeur pour son fils. On retrouve là le sens aigu de la dérision de Jean-Claude Grumberg. L'action se tend lorsque s'adressant une fois encore au fils le responsable de la maison lui apprend que sa maman a disparue. Hors de lui, le fils l'envoie dinguer. C'est qu'il sait que si la conscience de sa mère s'en est allée, sa douleur n'a jamais désarmée. Rescapée d'un camp d'extermination, elle ne put jamais chasser les images horrifiantes, dont celle de sa mère qui y périt, maraudant sans cesse dans sa mémoire. L'auteur dont le père fut déporté tient, avant que les dernières voix ne se taisent, à rappeler le calvaire de ceux qui virent disparaître leurs proches. Le metteur en scène Charles Tordjman, familier de l'oeuvre de Grumberg, joue sur du velours en engageant une comédienne d'un talent aussi fou que Catherine Hiégel. Laquelle est entourée de Bruno Putzulu et de Philippe Fretun, deux interprètes de la même trempe qu'elle. Un spectacle qu'on quitte à la fois retourné et diverti.
Théâtre de l'Atelier.
Publié par Joshka Schidlow

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VOTRE MAMAN

VOTRE MAMAN

« Votre maman » Petite forme, grande histoire Au théâtre de l’Atelier,Catherine Hiegel est une maman qui a perdu la mémoire. Qui reconnaît-elle encore ?... Lire plus

« Votre maman »
Petite forme, grande histoire
Au théâtre de l’Atelier,Catherine Hiegel est une
maman qui a perdu la mémoire.
Qui reconnaît-elle encore ?
De quoi se souvient-elle ?
La mémoire et l’Histoire sont les deux matériaux sur lesquels Jean- Claude Grumberg a toujours travaillé.
De « l’Atelier » à « Zone libre » en passant par « Dreyfus », il témoigne. Ses grands-parents et son père ont été déportés pendant la guerre et ne sont jamais revenus. Ce traumatisme court tout au long d’une oeuvre importante.
Grumberg écrit pour le théâtre, signe des scénarios pour le cinéma et la télévision et compose des pièces pour la jeunesse. Ces textes très différents sont unis par une certaine manière d’envisager le monde. La douleur ne s’exprime jamais directement.
Grumberg n’a jamais craint de faire rire. Sa pudeur est ainsi. Son ironie aussi.
Dans « Votre maman », l’un de ses récents écrits, mis en scène par Charles Tordjman, on est dans une maison de retraite. Une femme, Catherine Hiegel, est là qui reçoit les visites de son fils, Bruno Putzulu. Elle ne le reconnaît pas toujours. Elle a largué les amarres. Cela lui donne une liberté paradoxale. Liberté
de répondre avec insolence, fantaisie. Liberté d’échapper aux contraintes. Agressivité à l’égard d’autres pensionnaires. Cela plonge dans un désarroi certain le fils, qui est un bon fils, tendre et doux, patient. Cela donne du fil à retordre au directeur, que joue très bien Philippe Fretun.
C’est fin, subtil, déchirant. Le public rit. On imagine que le public ne réagit pas toujours aux mêmes moments : la petite musique, dirigée au soupir près par Charles Tordjman, s’irise de tonalités changeantes. Dans un décor sobre et soigné, les quatre comédiens, car il faut également citer Paul Rias dans une  partition plus brève, sont d’une précision totale. Ils sont légers et pourtant graves. Catherine Hiegel, suggérant avec délicatesse une certaine absence, est bouleversante.
C’est incisif et déchirant, mine de rien. Bref et puissant.
Armelle Héliot

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VOTRE MAMAN

Un sujet grave, qui nous interpelle tous. Le jeu des comédiens est si léger, la mise en scène tellement simple ( et il n'y a rien de plus compliqué que cela ) le... Lire plus

Un sujet grave, qui nous interpelle tous.
Le jeu des comédiens est si léger, la mise en scène tellement simple ( et il n'y a rien de plus compliqué que cela ) le décor est épuré mais réaliste et tout cela fait que l'on est plongé dans l'univers de cette maison de retraite, dans une sorte de torpeur qui rappelle ces lieux où le temps s'étire et se répète irrémédiablement... Jusqu'au petit grain de sable qui fait tout basculer.
Les dialogues frisent l'absurde et nous entrainent presque malgré nous vers le rire.
J'ai beaucoup aimé cette pièce, elle est traitée avec une grande sensibilité et les comédiens sont juste excellents.
On oscille entre rire et larme.
C'est la vie tout simplement qui nous étreint le coeur et cela fait du bien.
Je vous recommande cette pièce chaudement et sachez que vous pouvez également vous procurer ce beau texte de Jean-Claude Grumberg aux éditions Actes Sud.

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      Au Bistrot du théâtre (à l’étage), Gérard vous attend pour un apéro dînatoire avant le spectacle
      et vous propose une large gamme de boissons et de vins BIO ainsi que ses planches et ses assiettes gourmandes
      A ne pas manquer également ses douceurs « faites maison » :
      Mousse au Nutella et M&M’s
      Tiramisu revisité à l’Oréo
      Compotée de pommes aux 4 épices et palets bretons
      Café très gourmand…
      Il est préférable de réserver au 06 09 05 40 00.
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