Spectacles

À la recherche du temps perdu 

Théâtre de la Contrescarpe

Classiques Contemporains Seul en scène Pièce historique

De Marcel PROUST

« Le regard de Proust est infiniment plus subtil et attentif que le nôtre. Il nous prête ce regard tout le temps que nous le lisons. Et comme les choses qu’il regarde sont les plus naturelles du monde, il nous semble sans... Lire plus

« Le regard de Proust est infiniment plus subtil et attentif que le nôtre. Il nous prête ce regard tout le temps que nous le lisons. Et comme les choses qu’il regarde sont les plus naturelles du monde, il nous semble sans cesse, en le lisant, que c’est en nous qu’il nous permet de voir. Par lui, tout le confus de notre être sort du chaos, prend conscience. Nous nous imaginons avoir éprouvé nous-mêmes ce détail, nous le reconnaissons, l’adoptons, et c’est notre passé que ce foisonnement vient enrichir. » ANDRÉ GIDE

 

C’est dans l’envie de prolonger le plaisir évoqué par Gide, et de le partager, qu’est né ce spectacle autour de Marcel Proust. Les images du souvenir, choisies et assemblées selon la logique d’un puzzle merveilleux, ouvrent une porte inédite sur l’un des plus éblouissants monuments de la littérature moderne : À la recherche du temps perdu.

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La presse parle de À la recherche du temps perdu

Un bien beau moment à conseiller vivement...

Virgil Tanase, romancier et dramaturge d’origine roumaine, est bien connu du public français. Installé sur notre territoire depuis 1977, il a réalisé depuis cette date nombre d’adaptations théâtrales d’inspirations très diverses. C‘est un court texte d’André... Lire plus

Virgil Tanase, romancier et dramaturge d’origine roumaine, est bien connu du public français. Installé sur notre territoire depuis 1977, il a réalisé depuis cette date nombre d’adaptations théâtrales d’inspirations très diverses.
C‘est un court texte d’André Gide sur l’œuvre de Marcel Proust qui déclencha en lui cette envie d’un nouveau spectacle.

A partir d’extraits soigneusement choisis des divers tomes de « A la Recherche », Tanase analyse le subtil processus de souvenir inconscient indissociable, selon lui, de l’acte de création artistique.

Dans les passages proposés on retrouve bien sûr les grands classiques, de l’église de Combray à la petite madeleine trempée dans le thé. Et puis d’autres, moins connus, qu’on vous laisse identifier.

Des noms évocateurs surgissent du passé, celui de la Duchesse de Guermantes, ceux de Bergotte et de Saint Lou et aussi des prénoms qui nous sont familiers, Albertine et Gilberte, par exemple.

C’est à David Legras qu’incombe la tâche délicate d’incarner le narrateur. Nous l’avions découvert dans une adaptation du « Petit Prince » de Saint-Exupéry au théâtre de la Pépinière il y a une dizaine d’années.

Tout de blanc vêtu de la tête aux pieds, avec un élégant chapeau, il est l’incarnation parfaite du sublime Marcel. Pendant une heure un quart il nous susurre sur le ton de la confidence, parfois gourmand, amusé ou surpris, les phrases choisies par le metteur en scène. Le tempo est lent, régulier puis soudain accéléré, comme dans une sonate au piano.

Quelques meubles, d’abord cachés par des draps blancs, constituent le premier décor. Un guéridon, une chaise et une commode, objets familiers anciens d’une maison de campagne que l’on ferme après l’été et que l’on retrouve à la saison suivante.

D’autres accessoires font petit à petit leur apparition sur la scène de manière originale, tels une poussette grinçante ou un chapeau d’Albertine. La parole de l’acteur est quelquefois relayée par un gramophone qui délivre le texte derrière un délicieux grésillement.

Un bien beau moment à conseiller vivement à tous ceux qui aiment être bercés par la magie des mots et la réminiscence des souvenirs qu’on croyait perdus à jamais.

«Proust est quelqu’un dont le regard est infiniment plus subtil et attentif que le nôtre, et qui nous prête ce regard tout le temps que nous le lisons. Et comme les choses qu’il regarde sont les plus naturelles du monde, il nous semble sans cesse, en le lisant, que c’est en nous qu’il nous permet de voir ; par lui tout le confus de notre être sort du chaos, prend conscience et « nous nous imaginons » avoir éprouvés nous-mêmes ce détail, nous le reconnaissons, l’adoptons, et c’est notre passé que ce foisonnement vient enrichir » disait André́ Gide.

Alex Kiev

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A voir à lire
Il y a en effet de quoi être impressionné par l’interprétation de David Legras !

Réuni au sein de la petite salle du Théâtre de la Contrescarpe, le public, souvent épris de l’œuvre de l’auteur mis en scène, découvre avec surprise, parfois même avec interrogation, un spectacle captivant, toujours sur le fil. Notre avis : Proust est l’auteur qui,... Lire plus

Réuni au sein de la petite salle du Théâtre de la Contrescarpe, le public, souvent épris de l’œuvre de l’auteur mis en scène, découvre avec surprise, parfois même avec interrogation, un spectacle captivant, toujours sur le fil.
Notre avis : Proust est l’auteur qui, souvent, fait l’unanimité au sein des adeptes de littérature. Il est certain cependant que l’écriture de ce dernier peut dérouter, par son caractère fortement descriptif, introspectif, patient. Pour réussir à lire Proust, il faut du temps, il faut aussi avoir vécu. Sinon, la magie n’opère sûrement pas pleinement.
On mesure alors le défi du comédien, David Legras, et de son metteur en scène, Virgil Tanase, pour rendre la Recherche accessible. Car c’est bien le texte de Proust que le spectateur écoute, attentivement, durant cette heure de réflexion. Réflexion sur l’oubli, sur le souvenir, sur l’être.
Il y a en effet de quoi être impressionné par l’interprétation de David Legras, totalement habité par ce texte, par ses circonvolutions, par sa musicalité, qu’il nous transmet merveilleusement. Mais il fut étonnant, en tant que spectateur, de ressentir parfois l’envie de retrouver ces mots seul, à côté d’une lampe de chevet, de se les dire à soi, dans sa tête. Le texte de Proust a cette particularité qu’il ne se donne pas facilement. Et si le comédien réussit brillamment à adapter son phrasé à la complexité du propos, le désir de le faire sien est plus grand que celui de se le faire conter.
Tout n’est qu’une question de goût finalement, car ce seul-en-scène aiguise toutes les subjectivités. Qui ne s’est pas en effet, un jour, repassé le film de sa vie en retrouvant sa chambre d’adolescent ? Son odeur, sa lumière, ses bibelots. Pour qui aime à se laisser aller à des pensées, sans pour autant s’y perdre, pour qui a le goût du questionnement, de la démesure et de l’absolu dans la quête de sens, cette pièce résonnera très certainement en lui.
Mais il fut par la même amusant de ressentir davantage l’envie de se replonger dans les pages de Proust, plutôt que de se projeter dans l’imaginaire du comédien. La Recherche a cette magie, cette plénitude, qui fera d’elle le roman de chacun.
En tout cas, ce spectacle démontre que l’amour des artistes pour cette œuvre est bien palpable.

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David Legras est fascinant, magistral !

D’emblée c’est beau, blanc sur noir. Atmosphère, ombre et lumière… Des draps blancs recouvrant des meubles, et déjà prend vie une maison prometteuse d’histoires, dans laquelle pénètre lentement un homme très élégant, tout de blanc immaculé... Lire plus

D’emblée c’est beau, blanc sur noir. Atmosphère, ombre et lumière… Des draps blancs recouvrant des meubles, et déjà prend vie une maison prometteuse d’histoires, dans laquelle pénètre lentement un homme très élégant, tout de blanc immaculé vêtu, entre deux âges. Ses mains s’emploient à interroger l’espace en le/se découvrant au fur et à mesure… Son regard hypnotique invite à une intimité étrangement pudique. Il raconte, partage des fragments de son passé. Avec une fébrilité maîtrisée, de sa voix modulable, il décortique les mots qui décortiquent les moments choisis, de manière à ce qu’ils paraissent tangibles pour/par tous les sens. L’éphémère devient universel, le banal se revêtit d’une importance capitale. L’homme qui parle au passé, par sa présence, est une évidence, apaisante et troublante à la fois. Il semble chercher sans réellement en avoir besoin, sauf peut-être pour se rassurer enfin de ne pas l’avoir perdu… tout ce temps.

Seul en scène, David Legras est fascinant, magistral dans son art de jongler avec le rythme et les intonations, la précision, l’émotion. Il sert avec panache et justesse le magnifique texte proustien.

Quant à la mise en scène, elle est surprenante, esthétique, épurée et inventive à la fois : Virgil Tanase l’a forgée à la hauteur de son talent et de son imagination. Et nul doute, ce grand Monsieur est un magicien espiègle qui aime transporter les spectateurs dans son univers particulier, où derrière le moindre détail scénique se cache un symbolisme inattendu. À vous/nous de trouver !

Certains, comme Gide, aiment Proust. Les autres le (re)découvrent grâce à cette pièce qui lui rend si majestueusement hommage.

Luana Kim

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Les réminiscences s’entremêlent et donnent la vie à ce très beau “À la recherche du temps perdu”

“Il faut du cran pour se risquer à pénétrer dans le temple de Proust. Le parfum de ses réminiscences échappe à nombre de flacons… Alors, une heure et quart de recherche. Il s’agit de faire jaillir le passé dans le présent ; de réitérer une sensation pour lui faire dire ce qu’elle renferme de souvenirs. Le... Lire plus

“Il faut du cran pour se risquer à pénétrer dans le temple de Proust. Le parfum de ses réminiscences échappe à nombre de flacons… Alors, une heure et quart de recherche. Il s’agit de faire jaillir le passé dans le présent ; de réitérer une sensation pour lui faire dire ce qu’elle renferme de souvenirs. Le désir de Proust – retrouver par les mots un plaisir évanoui – est atteint grâce à un processus mental minutieux, auquel le spectateur assiste, en même temps qu’il se délecte de la magie poétique des images. David Legras apparaît là comme un « voyant ». Il transmet cette « fièvre de la recherche » au pays de la mémoire, avec une flamme particulièrement captivante. Il voyage dans l’écriture de Proust, en nous la restituant fluide, voluptueuse et enivrante. Les moments choisis, dont fait partie le passage de la mythique madeleine «imbibée de thé», l’amour exaltée envers l’étrange, l’ambigüe Albertine, s’incarne dans les quelques accessoires présents sur la scène. Un phono, du vieil or, des fleurs, une poupée, un simple grincement : tout nous propulse dans cette galerie de miroirs, où les émotions enfouies se conjuguent et se reflètent encore une fois, au creux des phrases complexes et infiniment extatiques de Proust. Les réminiscences s’entremêlent et donnent la vie à ce très beau “A la recherche du temps perdu”, sous le pinceau d’un Virgil Tanase, au meilleur de sa forme.”

 

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Des tonalités cristallines pour une symphonie romanesque.

Des tonalités cristallines pour une symphonie romanesque “À la recherche du temps perdu de Marcel Proust rivalise avec l’ambition des cathédrales et des symphonies. Virgil Tanase met en scène cette balade du souvenir aux couleurs sépia, trempées des rayons réfractés de la vie passée. Des occasions... Lire plus

Des tonalités cristallines pour une symphonie romanesque
“À la recherche du temps perdu de Marcel Proust rivalise avec l’ambition des cathédrales et des symphonies. Virgil Tanase met en scène cette balade du souvenir aux couleurs sépia, trempées des rayons réfractés de la vie passée. Des occasions d’éblouissements pour des intuitions que l’on croyait perdues, avec la sérénité et l’inquiétude contrôlée de David Legras, le flâneur dont les pensées et les mouvements mènent à des relais obligés du cycle proustien. L’écriture, produite dans une chambre tapissée de liège, ne saurait oublier toutes les alcôves protectrices de l’enfance, entre rideaux de mousseline à la blancheur d’aubépines chez les grands-parents à Combray, et l’odeur de renfermé que distillent des brindilles de bois sur le sol, un morceau de temps retrouvé: « Longtemps, je me suis couché de bonne heure… ». Surgit soudainement à la mémoire la disparition signifiante de la grand-mère, l’instant où le garçon prend conscience qu’il ne la reverra plus, tout en chaussant ses bottines.
Miracle d’un crissement qui laisse affleurer les jours anciens
Au rendez-vous, la fameuse madeleine, moment inattendu d’une félicité goutée à nouveau, à l’instant même où les «miettes du gâteau » imbibées de thé touchent le palais. Voilà l’envahissement d’un « plaisir délicieux » dont l’adulte ne peut saisir la cause, une simple offrande dominicale de la tante Léonie à l’enfant qu’il était. Quand au sentiment de l’amour, il s’impose à travers le portrait d’Albertine, l’adolescente si changeante rencontrée pendant la villégiature normande. Le spectacle donne la mesure des trésors poétiques de l”A la recherche du temps perdu” à l’aide d’images scéniques réinventées, non pas par le déséquilibre attendu des « deux dalles inégales du baptistère de Saint-Marc », mais grâce à une voiture enfantine du siècle dernier avec un guignol de poupées. Miracle d’un crissement de métal pleurant qui laisse affleurer les jours anciens.”

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A voir à lire
La présence scénique humanise tout en sobriété cette écriture géniale.

Une gageure que de mettre sur les planches “À la recherche du temps perdu”. Virgil Tanase s’y essaie pourtant et parvient à nous faire entrer dans le monde de Marcel Proust par une petite porte tout en finesse. Des morceaux choisis, des phrases, des moments de texte qui évitent l’écueil des raccourcis. Sur scène,... Lire plus

Une gageure que de mettre sur les planches “À la recherche du temps perdu”. Virgil Tanase s’y essaie pourtant et parvient à nous faire entrer dans le monde de Marcel Proust par une petite porte tout en finesse. Des morceaux choisis, des phrases, des moments de texte qui évitent l’écueil des raccourcis. Sur scène, quelques-unes des thématiques fortes du roman : la réminiscence et le souvenir chers à l’auteur, entre autre. Et David Legras, seul sur le plateau, nous fait partager intelligemment la phrase proustienne, dont la structure complexe se déroule avec jouissance, servie par la clarté de la diction et l’expressivité du comédien. La présence scénique humanise tout en sobriété cette écriture géniale. Sans l’appauvrir.
L’on écoute comme une évidence ce soliloque oiseux, cette introspection qui, au sens propre, nous parle. Les quelques accessoires suggèrent l’incarnation des figures chéries. Ils rythment les moments du texte soutenant l’attention de l’auditoire, servant d’allégories à tous les personnages et notions présents fantomatiquement. En une heure et quart, le spectateur perçoit les plus minuscules détails qui peuplent la vie de l’enfant jusqu’à ceux qui obnubilent l’homme d’âge mûr. Une description de chambre, une évocation de femme ou une peinture de comparses vieillissants.
Combray, Albertine, Swan, vous n’aurez qu’une hâte au terme du spectacle : les retrouver, (r)ouvrir l’un des tomes, au hasard et ressentir à nouveau ce que vous avez éprouvé à la lecture d’un Proust, jadis”

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Cette adaptation se caractérise par son éclatante cohérence !

“Une valise à la main, tout de blanc vêtu, l’homme avance lentement sur scène. Bientôt, les mots de Proust s’élèvent dans leur troublante et mystérieuse beauté. Réalisée à partir d’extraits plus ou moins connus de “À la recherche du temps perdu”, cette adaptation se caractérise par son... Lire plus

“Une valise à la main, tout de blanc vêtu, l’homme avance lentement sur scène. Bientôt, les mots de Proust s’élèvent dans leur troublante et mystérieuse beauté. Réalisée à partir d’extraits plus ou moins connus de “À la recherche du temps perdu”, cette adaptation se caractérise par son éclatante cohérence. Une même évidence qui se retrouve dans la mise en scène où le moindre objet a sa justification, le moindre silence sa raison d’être. Une réussite parachevée par l’interprétation envoûtante de David Legras, qui nous emmène sur le chemin sinueux des souvenirs à la rencontre de la duchesse de Guermantes ou d’Albertine. Un plaisir rare au goût aussi savoureux que celui d’une petite madeleine.”

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