Spectacles

LA CHUTE de CAMUS 

Théâtre de la Contrescarpe

Classiques Contemporains One Man Show Seul en scène

De Albert CAMUS

Dans son dernier grand récit, Albert Camus dresse l'état des lieux sans concession de « l'homme moderne ». Un texte éblouissant. 2020 est "l’année Albert Camus" : 60 ans après sa disparition, son... Lire plus

Dans son dernier grand récit, Albert Camus dresse l'état des lieux sans concession de « l'homme moderne ». Un texte éblouissant.

2020 est "l’année Albert Camus" : 60 ans après sa disparition, son œuvre résonne toujours aujourd'hui !

« La Chute » est le roman-testament de Camus.
Un an après avoir achevé cette dernière œuvre, il reçut le prix Nobel de littérature.

Dans « La Chute », Jean-Baptiste Clamence se confie à un inconnu, dans un bar douteux d’Amsterdam. Il se présente comme « juge-pénitent », étrange profession consistant à s’accuser soi-même afin de pouvoir devenir juge.

Il se raconte : naguère avocat à Paris, il mena une brillante carrière. Respecté de tous et ayant une haute opinion de lui-même, il se considérait au-dessus du jugement du commun des mortels. En parfait accord avec lui-même, sa vie était une fête, et il était heureux.

Jusqu’au soir où il passa sur un pont duquel il entendit une jeune fille se jeter. Il poursuivit son chemin, sans lui porter secours. Cette chute entraîna celle, morale, de Clamence et marqua le début de sa quête existentielle.

Au travers de son personnage, Albert Camus dépeint l’homme occidental : égoïste, vivant dans le pur divertissement, coupé des notions fondamentales de justice et de responsabilité.

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Durée

 :  1h10

Première

 : 

Dernière

 : 

Distribution :

Stanislas DE LA TOUSCHE

Mise en scène :

Géraud BÉNECH

Création vidéo :

Géraud BÉNECH

Création sonore :

Géraud BÉNECH

Infos et réservation :

Guichet :

Contrescarpe 5 rue Blainville 75005 Paris  

Tél. location

 : 01 42 01 81 88
Temporairement fermé
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La presse parle de LA CHUTE de CAMUS

A voir à lire
Époustouflante adaptation de La Chute.

Alors que cette année célèbre le triste anniversaire des soixante ans de la mort d’Albert Camus, l’un des plus grands intellectuels français, quel plus beau cadeau pouvaient lui faire Géraud Benech et Stanislas De La Touche avec cette époustouflante adaptation de La Chute, court roman aux... Lire plus

Alors que cette année célèbre le triste anniversaire des soixante ans de la mort d’Albert Camus, l’un des plus grands intellectuels français, quel plus beau cadeau pouvaient lui faire Géraud Benech et Stanislas De La Touche avec cette époustouflante adaptation de La Chute, court roman aux allures de monologue intérieur.

Résumé : La Chute c’est celle d’un homme, Jean-Baptiste Clamence. Alors qu’il s’enivre dans un bar d’Amsterdam, il va faire la rencontre d’un français à qui, sous couvert de servir de guide, va en réalité se dévoiler. S’il le fait au départ sous un jour des plus favorables, petit à petit, son autoportrait se fait de plus en plus aigre, cynique, mesquin et se termine par l’aveu d’une culpabilité qu’il tente de taire depuis des années.
Critique : Sur sa machine à écrire, il tape frénétiquement, buvant avidement avec l’air de celui qui boit, mais qui n’a plus soif, sans prêter à attention à nous. Puis, alors que la salle se remplit peu à peu, il nous jette enfin un regard pour nous toiser de son regard inquisiteur, comme si nous étions entrés par effraction, sans lui demander son avis.

Alors qu’il est seul sur scène, des bruits de fêtes se font entendre, le décor est planté Stanislas de la Touche devient Jean-Baptiste Clamence, héros camusien iconique, parfois considéré comme l’alter ego de l’auteur.
Semblant errer sans but dans cette fête, il va faire la rencontre d’un Français qu’on ne verra jamais et dont on ne sait rien, avec qui il va se mettre à parler.
Comme dans le texte de Camus, le choix est fait de laisser cet homme dans l’ombre, pour accentuer la solitude du héros qu’on pourrait qualifier sans difficulté de tragique, car c’est là que réside toute la violence du texte, dans la solitude de l’homme moderne, pour reprendre les mots de Camus.
Rapidement Jean-Baptiste Clamence se présente à son nouvel ami sous un jour des plus plaisants, avec parfois une pointe de vantardise propre à celui qui cherche l’approbation de son auditoire. Pourtant, très vite, le monologue de Clamence prend une toute autre dimension et devient plus introspectif, plus intime. Petit à petit, la carapace se fissure et il se donne à voir tel qu’il est vraiment, n’hésitant pas à se décrire sous un jour plus cynique, mesquin, comme lorsqu’il avoue jubiler à l’idée de faire l’aumône ou lorsqu’il parle de ses conquêtes amoureuses et de sa façon de traiter les femmes.
Si, dans le texte de Camus, l’intime est à ce point dévoilé, Géraud Bénech et Stanislas de la Touche, à travers leur mise en scène, ont fait le choix de l’accentuer, pour faire raisonner un peu plus en nous ce texte écrit il y a plus de soixante ans et dont la modernité reste toujours aussi saisissante.
En effet, si l’intime est à ce point central dans l’adaptation à l’instar de l’œuvre originale, c’est qu’il est au cœur de l’évolution du personnage. Il ne fait aucun doute que Clamence était au départ l’homme qu’il décrit avec délectation, mais un événement tragique va venir bousculer ses certitudes et le transformer en cet être cynique qui se donne à voir.

Le récit de Camus est parfois abrupt, tant le personnage semble passer d’un état à un autre, tel un corps porté par les flots. La prestation de Stanislas de la Touche parvient, avec beaucoup de justesse, à transposer le texte sur scène. L’acteur est constamment en équilibre pour conférer au propos ce qu’il faut de pathos et de cynisme, sans jamais exagérer le trait. Stanislas de la Touche donne vie sous nos yeux au héros camusien, avec une incroyable facilité.
De plus, le choix de la mise en scène et du décor épuré accentuent cet effet de solitude et participent au sentiment de malaise que le spectateur ressent parfois à l’écoute des confidences du héros. Le spectateur assiste impuissant à la chute de cet homme, mais pas à celle de l’acteur qui, au contraire du héros, s’élève grâce à sa prestance.

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Un spectacle profond, actuel voire intemporel.

On se régale de ce texte qui a - sans doute - contribué à l'attribution du Prix Nobel de Littérature, qui a récompensé Albert CAMUS en 1957. Une jolie promenade dans l'univers existentiel du héros Clarence, marri de ne pas avoir sauvé une jeune fille se jetant d'un pont et de s'y noyer.... Lire plus

On se régale de ce texte qui a - sans doute - contribué à l'attribution du Prix Nobel de Littérature, qui a récompensé Albert CAMUS en 1957.

Une jolie promenade dans l'univers existentiel du héros Clarence, marri de ne pas avoir sauvé une jeune fille se jetant d'un pont et de s'y noyer.

Un spectacle profond, actuel voire intemporel.

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Magnifique mise en scène ! Intense et sobre !

La chute. Théâtre littéraire à la contrescarpe. Nouveau horaires Jean-Baptiste Clamence se confie à un inconnu, dans un bar douteux d’Amsterdam. Il se présente comme « juge-pénitent », étrange profession consistant à s’accuser soi-même afin de pouvoir... Lire plus

La chute. Théâtre littéraire à la contrescarpe. Nouveau horaires
Jean-Baptiste Clamence se confie à un inconnu, dans un bar douteux d’Amsterdam. Il se présente comme « juge-pénitent », étrange profession consistant à s’accuser soi-même afin de pouvoir devenir juge.
Il se raconte : naguère avocat à Paris, il mena une brillante carrière. Respecté de tous et ayant une haute opinion de lui-même, il se considérait au-dessus du jugement du commun des mortels. En parfait accord avec lui-même, sa vie était une fête, et il était heureux.
Jusqu’au soir où il passa sur un pont duquel il entendit une jeune fille se jeter. Il poursuivit son chemin, sans lui porter secours. Cette chute entraîna celle, morale, de Clamence et marqua le début de sa quête existentielle.
Depuis 10 ans, Géraud Bénech, metteur en scène et Stanislas de la Tousche, comédien explore la littérature et l’emmène au théâtre.

Après le merveilleux Céline, Derniers entretiens joué au théâtre de la contrescarpe et au poche Montparnasse, Cette année est l’occasion de revisiter, de façon théâtrale, ce récit écrit par l’une des figures les plus marquantes de la pensée du XXe siècle.

Loin des affrontements historiques et idéologiques des années 1950 (Guerre froide, décolonisation, forte influence du marxisme dans les courants de pensée en Europe), qui lui donnaient des allures de manifestes, cette étrange confession s’inscrit à présent dans un contexte plus émouvant et proche de nos sensibilités contemporaines, davantage tournées vers l’intime et le personnel.

Un homme rompu à l’art de la parole, brillant avocat comme il se décrit... comédien comme il se prétend, va se mettre à nu dans un « jeu de la vérité » sans concessions.
Un homme rompu à l’art de la parole, brillant avocat comme il se décrit... comédien comme il se prétend, va se mettre à nu dans un « jeu de la vérité » sans concession ?
La mise en perspective théâtrale de ce texte s’appuie sur la stratégie d’écriture de Camus. Le spectateur, tout comme le lecteur, n’est pas pris à partie directement. La parole de Jean-Baptiste Clamence, portée par le comédien Stanislas de la Tousche, est adressée à cet interlocuteur invisible qu’il tente de convertir et d’entraîner dans sa chute salvatrice. Petit à petit, sans s’en apercevoir, alors que la confession avance, on se sent tous concernés, pris à partie et presque gênés de voir à quel point le mensonge, si souvent usité, peut faire des dégâts colossaux.

Qui est ce personnage qui se désigne sous le nom de Jean-Baptiste Clamence. À qui s’adresse-t-il ?

La magnifique mise en scène de Géraud Bénech, à la fois intense et sobre met la place du miroir en évidence et à chaque instant, le spectateur est confronté à plusieurs informations. Jeu d'acteur, bande sonore, projections. Le tout se mêle en un jeu d'illusions et ajoute encore, une folle intensité à cette introspection. Un texte, tout en ambigüité voulue par Camus et très bien retranscrit par Stanislas de la Tousche, à la mélopée très particulière.
” Ces nuits-là, ces matins plutôt car la chute se produit à l’aube, je sors, je vais, d’une démarche emportée, le long des canaux. Dans le ciel livide, les couches de plumes s’amincissent, les colombes remontent un peu. Une lueur rosée annonce, au ras des toits, un nouveau jour de ma création (...) Alors planant par la pensée sur tout ce continent qui m’est soumis sans le savoir, buvant le jour d’absinthe qui se lève, ivre enfin de mauvaises paroles, je suis heureux. Je suis heureux, vous dis-je, je vous interdis de ne pas croire que je suis heureux, je suis heureux à mourir ! ”

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Une œuvre majeure, sur le sujet majeur l’individualisme de l’homme moderne.

Jean-Baptiste Clamence est un avocat français émigré au Pays bas, à Amsterdam. Il vit une vie parfaite, à tous niveau, jusqu’au jour où un bruit assourdissant brise cette perfection. Le bruit d’un corps s’abattant sans l’eau calme du fleuve, quelque minutes après... Lire plus

Jean-Baptiste Clamence est un avocat français émigré au Pays bas, à Amsterdam. Il vit une vie parfaite, à tous niveau, jusqu’au jour où un bruit assourdissant brise cette perfection. Le bruit d’un corps s’abattant sans l’eau calme du fleuve, quelque minutes après qu’il soit passé sur le pont. Glacé par la stupéfaction de cette situation, il ne parvient pas à faire quoi que ce soit.
Jean-Baptiste Clamence est un être à qui tout sourit. Le travail, la famille, les femmes. Il est formidable et tout le monde le lui rend.
Le jour où il passe sur un pont traversant la Seine, et que la jeune femme qu’il avait aperçue alors, se jette dans le fleuve, tout son être est pétrifié. Il ne sait pas quoi faire. Il attend, il se questionne. Il se dit que quelqu’un va faire quelque chose, qu’il n’est pas seul. Mais personne n’agit. Et il poursuit sa route. 

À ce moment-là, sa vie parfaite bascule. Sa culpabilité remonte à la surface. Sa vie est menée que par une chose : la crainte du jugement dernier. Il n’est plus si parfait que ça, il se sent épié par les autres (et on sait bien que l’Enfer c’est les autres …). Le regard des autres le traumatise. Il pense que tout le monde considère qu’il a laissé mourir cette femme, qu’il aurait pu la sauver. Mais est-ce vrai ? Personne ne peut l’affirmer. 
Parlons de la mise en scène de Géraud Bénech. Il faut expliquer tout d’abord que Jean-Baptiste Clamence s’adresse à quelqu’un. Quelqu’un qu’il croise dans un bar. Mais que nous ne voyons pas. Dans un décor savamment épuré, chaque objet a sa signification. 
Il passe de chez lui à la salle du bar en quelques mots. La scène est donc partagée entre les deux lieux. Mais le bar est-il réel ? Parle-t-il véritablement à quelqu’un ou est-ce finalement son jugement dernier qu’il matérialise ici ? 

Précisément au milieu de ces deux espaces, un mannequin représentant cette femme, dans le fond mais qui prend la place la plus importante de la scène. 
Le mannequin éclairé, qu’on voit tout au long de la pièce, qui nous regarde, nous rappelle la culpabilité de Clamence, qui pèsera toute sa vie sur lui. Cette femme avec qui il vit désormais, sans la connaitre. 
Une œuvre majeure, sur le sujet majeur l’individualisme de l’homme moderne. L’homme moderne qui ne voit plus que son propre intérêt, sa propre vie, au point de passer son chemin sur la détresse de l’autre. 
Parce qu’en fait, qui n’a rien sur la conscience ? Même quelque chose dont on n’est pas responsable ? C’est toute cette question qu’aborde Camus dans cette œuvre. 

 

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