Spectacles

Philippe Fertray dans EN MODE PROJET 

Philippe Fertray dans EN MODE PROJET au Théâtre de la Contrescarpe
5

52 avis
2 commentaire(s)

Votre avis
Théâtre de la Contrescarpe

Humour et One man show Contemporains Humour Seul en scène

De Philippe FERTRAY

NOUVEAU SPECTACLE ! CRÉATION ÉTÉ 2019 ! Quand des stagiaires en reconversion lâchent prise et passent en mode projet, tout peut arriver… et même pire. Alfred Carmut avait tendance à... Lire plus

NOUVEAU SPECTACLE ! CRÉATION ÉTÉ 2019 !

Quand des stagiaires en reconversion lâchent prise et passent en mode projet, tout peut arriver… et même pire.

Alfred Carmut avait tendance à rêvasser au bureau. Tombé de sa chaise, il s’est réveillé dans une réunion de motivation chez Paul Empoil. Quand l’animateur a demandé aux cinq stagiaires de passer en mode projet, ils ont lâché prise. Et là, c’est parti en live…

ILS CHERCHENT TOUS À S’EN SORTIR.
DE QUOI ? ON NE SAIT PAS. COMMENT ? EN OSANT…

Dans ce nouveau seul en scène, Philippe Fertray nous propose de faire connaissance avec les rêves farfelus d’un désemployé de bureau, d’une coiffeuse visagiste avant-gardiste, d’un chanteur apprenti-star internationale, d’un voyagiste du 9-3 et d’un startuper transhumaniste.

À travers un portrait drôlement féroce du monde du travail, il réveille nos aspirations, nos rêves et nous donne envie d’oser.

Fermer

Première

 : 

Dernière

 : 

Mise en scène :

Philippe FERTRAY

Distribution :

Philippe FERTRAY

Collaboration artistique :

Marc PISTOLESI

Chorégraphie :

Evariste DESJOUBARDS

Décor :

Sophy ADAM

Costumes :

Chouchane ABELLO

Infos et réservation :

Guichet :

Contrescarpe 5 rue Blainville 75005 Paris  

Tél. location

 : 01 42 01 81 88
réserver

La presse parle de Philippe Fertray dans EN MODE PROJET

Jubilatoire. On se laisse entraîner... avec un rare délice.

En mode absurde ! Après Pas d’souci, Philippe Fertray revient avec un spectacle dont lui seul à le secret et les ingrédients, En mode projet. Un seul en scène encore plus poussé sur les jeux de mots et les personnages totalement déjantés, tout en gardant la poésie qui est la... Lire plus

En mode absurde !

Après Pas d’souci, Philippe Fertray revient avec un spectacle dont lui seul à le secret et les ingrédients, En mode projet. Un seul en scène encore plus poussé sur les jeux de mots et les personnages totalement déjantés, tout en gardant la poésie qui est la sienne. Jubilatoire.

On avait laissé Philippe Fertray sur la scène du théâtre de la Contrescarpe en train d’abuser textuellement des mots. Il y avait fait éclore des personnages plus vrais que nature, comme Tristine Angoisse ou un maître conférencier d’art contemporain totalement hors de contrôle. Ce n’était qu’un tour d’échauffement avant le plat de résistance, celui qu’il nous a concocté pour En mode projet, un seul en scène qu’il crée, bien évidemment, sur la scène du théâtre de la Contrescarpe, écrin dans lequel il peut librement faire éclater sa folie créatrice.

Un décor composé de branches d’arbre mortes sur lesquelles reposent des accessoires. Un bureau et une chaise. Un écran, également. Tel est le décor que Philippe Fertray s’est préparé pour ses nouvelles saillies stylistiques. En guise de préambule, le personnage d’Alfred Carmut (variation 2010 de Camus ?) qui tombe dans un burn out total à trop rêvasser. Le voici arrêté, au chômage, dans une de ces réunions de Pôle Emploi, pardon, Paul Empoil, où il va croiser d’autres individus tous plus étonnants les uns que les autres. Tous fort bavards également. Car un spectacle de Philippe Fertray, Raymond Devos réincarné, est versé dans le haut débit de paroles. Une fois qu’on l’accepte, on se laisse entraîner par les flows avec un rare délice.

On y retrouve donc une coiffeuse paysagiste (dont le passage sur les coiffures surréalistes qu’elle propose vaut son pesant de bigoudis), un chanteur de télé-crochet qui a raccroché, un jeune du 9-3 ou encore un start-uper, tous en train de passer en mode projet. Un projet pour changer de vie et celle des autres. Des doux rêves proches de celui des phalanstères. Des projets qui portent plus à rire qu’à une quelconque concrétisation.

De temps à autre, on entend le cri d’un oiseau qui nous rappelle à la réalité, au concret, aux vraies valeurs. Mais c’est l’envie profonde de réussir sa vie ou quelque chose dans sa vie qui l’emporte. Philippe Fertray délivre un message tantôt poétique, tantôt pessimiste sur notre monde d’aujourd’hui, en pleine uberisation. Il est grand temps de passer en mode vie, plutôt que survie. Et d’aller au théâtre l’applaudir.

Fermer
Source
picto De la cour au jardin
Intelligent, drôle, et par bien des aspects militant, engagé.

Le travail c'est la santé ? Le non-travail, c'est le projet ! 
C'est ce que ne va pas tarder à découvrir Alfred Carmut, ex-employé passant plus de temps à rêvasser devant son ordinateur sur lequel il appuie fort sur la touche « Enter » pour faire pro, qu'à... Lire plus

Le travail c'est la santé ?
Le non-travail, c'est le projet !

C'est ce que ne va pas tarder à découvrir Alfred Carmut, ex-employé passant plus de temps à rêvasser devant son ordinateur sur lequel il appuie fort sur la touche « Enter » pour faire pro, qu'à « targeter » les nouveaux clients potentiels.
Et forcément, ce qui devait arriver arrive. Direction Paul Empoil !

Chez Paul Empoil, lui et nous allons tout d'abord faire la connaissance d'un animateur de stage, sourire carnassier, jambes écartées, dont l'objectif sera de démontrer à quatre stagiaires très hauts en couleur la nécessité de passer rapidement en mode projet pour retrouver du taf.

Il y aura Nadéja, coiffeuse-visagiste-bimbo-avant-gardiste, Jean-Karim titulaire dans le 9-3 d'un CAP « herboristerie à tendance lymphatique ».
Nous apprendrons également à connaître Kévin, chanteur apprenti-star internationale, sans oublier Kim-Jean-Luc, startuper « transhumaniste » d'origine coréenne. ("C'est sans douleur, c'est numérique !")

Dans ce tout nouveau spectacle, Philippe Fertray va certes nous faire beaucoup rire.
Ses personnages à la recherche d'un nouvel emploi, sont très drôles, souvent hilarants.
Impossible de rester de marbre devant ses interprétations de la bimbo à la banane dorée en bandoulière, ou encore celle du rebeu au bonnet noir « K-Tar » enfoncé sur la tête, décrivant son projet de voyage organisé en Seine-St-Denis.

C'est tout d'abord par la très grande qualité de son texte que le comédien-auteur nous attrape et ne nous lâche plus.
Fertray, c'est un mélange de Raymond Devos et Stéphane De Groodt, à savoir un travail précis, rigoureux, drôlissime sur la langue.

Le spectacle fourmille de trouvailles langagières, de formules-chocs, de jeux de mots de bon aloi, de calembours jubilatoires, d'à-peu-près épatants.
« Rien Nasser de courir, il faut partir au rond-point », nous serine par exemple Jean-Karim, du fond de sa cité...

Le passage sur les multiples et ronflants noms de baguettes de pains trouvés par des publicitaires voulant vendre de la farine, ce passage est formidable. Celui consacré au projet du rasoir à huit lames est magnifique !

Chaque personnage possède son propre registre de langue, à commencer par l'animateur à l'insupportable sabir, fait d'une novlangue technocratique et bureaucratique très actuelle et très tendance.
 
Ce spectacle est de ceux dont les mots se dégustent, se savourent.

Mais nous n'allons pas faire que rire.
Philippe Fertray, ne ménageant vraiment pas sa peine et son énergie, nous tend un impitoyable miroir sociétal.
Il nous décrit de façon très corrosive, voire subversive, en exagérant à peine, une société contemporaine en général et un monde du travail en particulier on ne peut plus aliénants.

Oui nous rions, mais ce rire sain et salvateur ne nous fait jamais oublier que les situations que l'artiste décrit ne sont jamais très éloignées de la réalité.
C'est nous que finalement, sans concession, il décrit et met en scène, c'est notre monde, c'est le rapport de l'individu face à la perte du travail et à l'espoir de rebondir.
Il est souvent impossible de ne pas avoir un frisson dans le dos en pensant que non, tout ceci n'est presque pas exagéré...

Un joli message sera délivré à la fin du spectacle. Et non, je n'en dirai pas plus.

Vous l'aurez compris, votre projet immédiat, quant à vous, c'est d'aller applaudir toutes affaires cessantes ce seul-en-scène intelligent, drôle, et par bien des aspects militant, engagé.

C'est acquis, ça, pour tout le monde ?

Fermer
Source
Logo Froggy's Delight
Un intelligent et subtil brûlot subversif et militant...

Seul en scène conçu et interprété par Philippe Fertray. Avis aux amateurs : avec le comédien-humoriste Philippe Fertray point de "Bonjour Paris ! Ca va paris !" ni de formatage façon "école du one man show" avec avalanche de vannes et de punchlines pour gros rire à gorge... Lire plus

Seul en scène conçu et interprété par Philippe Fertray.

Avis aux amateurs : avec le comédien-humoriste Philippe Fertray point de "Bonjour Paris ! Ca va paris !" ni de formatage façon "école du one man show" avec avalanche de vannes et de punchlines pour gros rire à gorge déployée.

Comme son précédent opus "Pas d'souci ?", sous titré "Halte aux abus textuels" qui épinglait les dérives langagières, celui titré "En mode projet" résulte de sa passion pour les mots, les jeux de mots à la manière devossienne, et les dérives langagières qui, poussées, avec esprit, dans leurs extrêmes retranchements, se révèlent non seulement drôlissimes mais révélatrices d'un état civilisationnel déliquescent.

Avec pour fil rouge et "maître de cérémonie" un formateur de Pôle Empoil grand manitou d'un atelier collectif de motivation pour chômeurs, pardon, pour personnes en recherche d'emploi, Philippe Fertray présente certes une hilarante galerie de portraits de pseudo-postulants archétypaux mais également, et surtout, avec un conséquent travail du texte basé sur une divagation sémantique pataphysicienne, une satire incandescente de la société contemporaine.

Et il la déploie sous l'angle de la déstructuration de la langue française résultant de la terminologie jargonnesque des novlangues, telle celle du monde de l'entreprise, du management au marketing, et de la langue verniculaire des subcultures, notamment celle dites "des cités" qui installe une fracture linguistique en lien direct avec la fonction identitaire du langage.

La capacité fregolienne de quasi métamorphose physique de Philippe Fertray lui permet d'incarner crédiblement cinq protagonistes plus vrais que nature, dont la primeur est laissée au spectateur.

Avec la collaboration artistique de Marc Pistolesi, et dans un décor malin et malicieux de Sophy Adam, il dispense, sans aucune baisse de régime tant dans l'acuité du propos que dans l'interprétation, avec, en sus, un roboratif épisode musical sur une illustration graphique originale, un intelligent et subtil brûlot subversif et militant pour le droit à la liberté, à la diversité... et au rêve.

Fermer
Source
Ne manquez pas l’occasion, il y a du Devos dans cet homme là.

Philippe Fertray pose son regard affuté et tendre sur le monde du (non)travail, il en dresse un portrait corrosif, les mots fusent pour un vrai moment de plaisir et d’espoir. Sur scène, un bureau, un ordinateur, des classeurs. Un téléphone, une agrafeuse, des Post It, tout est là. C’est le... Lire plus

Philippe Fertray pose son regard affuté et tendre sur le monde du (non)travail, il en dresse un portrait corrosif, les mots fusent pour un vrai moment de plaisir et d’espoir.

Sur scène, un bureau, un ordinateur, des classeurs. Un téléphone, une agrafeuse, des Post It, tout est là. C’est le bureau d’Alfred Carmut, qui aime répondre au téléphone, cocher des cases, transmettre des dossiers. Jusqu’au moment où un oiseau attire son attention, il met les pieds sur son bureau, s’endort… et se réveille chez Paul Empoil pour un stage de motivation en mode projet.

Après ce prologue dont je me demande pourquoi il est joué sur une voix off, le spectacle commence à pétiller, et j’ai savouré.

Philippe Fertray, c’est un regard, le regard qu’il pose sur la société. Un regard juste, affuté, tendre. A l’exact milieu entre caustique et affectueux. Il ne se moque pas des gens, il montre leurs travers, et en rit avec eux. On imagine son personnage dans la salle, on l’entend s’exclamer en riant « Eh, c’est moi, ça ! ».

Philippe Fertray ce sont les mots, et c’est un sacré jongleur de mots, il les prend, les décortique avec logique, les réassemble avec rigueur, et le voilà parti à parler de décruting, du nom des pains, à prendre une de ces phrases qu’on a tous entendue et fait semblant d’approuver d’un air grave, à mettre les mêmes mots dans un autre ordre, on peut toujours approuver du même air grave, mais là on sait que quelque soit l’ordre des mots, la phrase n’a pas de sens.

Avec ces mots, avec ce regard, voilà Nadeja, coiffeuse, Jean Nabil, cultivateur breton qui prone la diversité, Kim Daniel, technophile venu de Corrèze du sud…

Le résultat est corrosif. Avec ces personnages auxquels on a pu s’attacher, avec ces mots qui ont virevolté, Philippe Fertray a dressé un portrait sans concession du monde du travail, ou plutôt du monde de la formation – accompagnement. Je ne connais pas l’homme, je l’imagine fondamentalement bon, parce que si le portrait est sans concession, le message est plein d’espoir : osez, rêvez, vivez vos rêves.

Philippe Fertray a posé ses valises pour tout l’été au Théâtre de la Contrescarpe, ne manquez pas l’occasion, il y a du Devos dans cet homme là.

Fermer
Source

Laissez un avis sur Philippe Fertray dans EN MODE PROJET

Votre prénom sera affiché à côté de votre commentaire

Jamais affiché, jamais partagé !

Votre évaluation :

Les avis des spectateurs sur Philippe Fertray dans EN MODE PROJET

Anonyme
Lionel 5

Être emporté par les mots et par la folie d'un spectacle incroyablement réussi... Cette homme est un artiste

0 0
Anonyme
Hugo Gandelin 5

Une pièce décapante, rire assuré! les personnages joués par Philippe Fertray ont tous des caractères et des répliques à mourir de rire. Avec un texte subtile et percutant, vous serez des les premières minutes embarqués dans cette aventure chômageresque qui ne vous laissera que peu de répit pour décontracter vos zygomatiques ! N'hésitez pas, foncez voir "en mode projet"!

0 0

Calendrier et tarifs - Philippe Fertray dans EN MODE PROJET

  • août
  • Lu
  • Ma
  • Me
  • Je
  • Ve
  • Sa
  • Di
  •  
  •  
  •  
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
  • 11
  • 12
  • 13
  • 14
  • 15
  • 16
  • 17
  • 18 21:00
  • 19
  • 20
  • 21 21:00
  • 22 21:00
  • 23 21:00
  • 24
  • 25
  • 26
  • 27
  • 28 21:00
  • 29 21:00
  • 30 21:00
  • 31 21:00
  •  
    • Promotion
    • Dernière minute
    • Plein tarif
    Tarifs
    • Plein 26 €
    • Réduit 16 € à partir de 2 places achetées
    • Etudiant 16 €
    • Jeune -26 ans 10 €
    • Chômeur 16 €
    • Abonné du Théâtre

    À l’affiche dans ce théâtre

    Les autres pièces du même genre

    Ceux qui ont consulté le spectacle Philippe Fertray dans EN MODE PROJET ont aussi consulté

    Notre site utilise des cookies afin d’optimiser la qualité de votre visite et vous proposer des offres adaptées. En poursuivant votre visite vous consentez à l’installation de ces cookies. Vous pouvez prendre connaissance de notre politique de confidentialité et apprendre comment les désactiver en cliquant le lien ci-après.

    En savoir plus

    Fermer

    Réserver