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L'Exception > 1 Livre. 1 Adaptation. 1 Débat. 

Promo L'Exception > 1 Livre. 1 Adaptation. 1 Débat. au Théâtre de la Contrescarpe
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Théâtre de la Contrescarpe

Contemporains Seul en scène Pièce historique

Dans le cadre des Rendez-Vous « L.A.D. » du Théâtre de la Contrescarpe : 1  L ivre  1  A daptation 1  D ébat La pièce « L’EXCEPTION », issue du livre... Lire plus
Dans le cadre des Rendez-Vous « L.A.D. » du Théâtre de la Contrescarpe :
Livre 
Adaptation
Débat

La pièce « L’EXCEPTION », issue du livre autobiographique de Ruth Klüger « Refus de témoigner » est un vibrant hommage à Simone Veil. 

Elle raconte l’expérience radicale d’une petite fille juive vivant à Vienne. Pendant la guerre, elle est déportée à Auschwitz d’où elle réussit à s’enfuir avec sa mère. Toute la force de ce récit est de nous faire entendre et voir la volonté irrésistible de cette petite fille « exceptionnelle » de ne pas succomber à l’horreur.

Il ne s’agit pas de la représenter sur scène mais de l’éprouver, de la ressentir, en tissant un lien insaisissable entre le spectateur et la comédienne qui incarne le texte avec sobriété et émotion par le biais de son corps qui se débat pour survivre. Si cette relation entre la comédienne et la salle se produit, on pourra dire alors qu’un ange a traversé le plateau.

Une pièce d’énergie, de lucidité et d’indocilité sur une petite fille qui a survécu à la barbarie nazie.

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Première

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Dernière

 : 

Mise en scène :

Jacky KATU

Distribution :

Sandra DUCA

Adaptation :

Jacky KATU

Infos et réservation :

Guichet :

Contrescarpe 5 rue Blainville 75005 Paris  

Tél. location

 : 01 42 01 81 88
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La presse parle de L'Exception > 1 Livre. 1 Adaptation. 1 Débat.

“L’Exception”, la force vitale de la mémoire

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Avec beaucoup d’économies, se concentrant sur l’essentiel, Sandra Duca nous bouleverse par son jeu.

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Unification France
L’exception est l’adaptation remarquable d’un récit glaçant et passionnant. Puissant et réfrigérant.

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C’est poignant, nous sommes bouleversés, l’émotion est forte.

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Casting.fr
SANDRA DUCA, UNE JEUNE COMÉDIENNE TRÈS PROMETTEUSE DANS LA PIÈCE "L'EXCEPTION"

SANDRA DUCA, UNE JEUNE COMÉDIENNE TRÈS PROMETTEUSE DANS LA PIÈCE "L'EXCEPTION" Pour 3 dates au théâtre de la Contrescarpe, Sandra Duca interprète le rôle d’une petite fille juive pendant la seconde guerre mondiale dans un seul en scène époustouflant. Découvrez avec... Lire plus

SANDRA DUCA, UNE JEUNE COMÉDIENNE TRÈS PROMETTEUSE DANS LA PIÈCE "L'EXCEPTION"

Pour 3 dates au théâtre de la Contrescarpe, Sandra Duca interprète le rôle d’une petite fille juive pendant la seconde guerre mondiale dans un seul en scène époustouflant. Découvrez avec nous son parcours, ses conseils et sa préparation pour cette pièce inspirée du Livre de Ruth Klüger « Refus de témoigner ».
Sandra, vous êtes une jeune comédienne très prometteuse. Après des expériences dans différents projets artistiques, vous jouez seul sur scène dans la pièce “L’EXCEPTION”. Nous avons quelques questions à vous poser :

Pouvez-vous nous raconter votre parcours ?

Sandra Duca : Petite, je parle bien avant de marcher... Et pour parler je parle. Trop. Ça fatigue gentiment mes proches et amuse beaucoup le docteur. A quatre ans, je découvre la force et la beauté du mouvement grâce à Geneviève Choukroun, ancienne interprète de la Compagnie Carolyn Carlson.

En 2008, après plusieurs années durant lesquelles se mêlent pratiques de la Danse (classique, modern jazz, hip hop, contemporaine), du chant, du piano et du violon, je débute le théâtre.

Je rejoins en 2010 l'Echange Theatre Compagny à Londres. J'en profite pour me nourrir de cette ville, si vivante, si spontanée.
2012, retour en France, arrivée à Paris. En parallèle avec des études universitaires en Sciences du langage et Etudes Culturelles, je rejoins l'école de théâtre EIT Béatrice Brout. Je travaille durant 2 ans avec divers intervenants tels que Philippe Lelièvre, Sorën Prévot et Michaël Beaufrère.

Depuis, je tends à développer une Expérience approfondie de tous les aspects de la performance artistique en multipliant collaborations et expérimentations. Dernièrement avec  « Qui suis-je ? », duo vibrant qui aborde le thème de la transidentité et mon premier seule en scène « L'Exception », mêlant texte brut et travail du corps abimé ; deux créations du Festival d'Avignon OFF 2018.

La première a été reprise en novembre 2018 au Festival International de Théâtre de Jezkazgan au Kazakhstan, la seconde au Théâtre de la Contrescarpe (Théâtres parisiens associés) dès janvier 2019.

En février 2019, j'ai le grand plaisir d'intégrer l'équipe réduite de la formation "De la page à la scène" dirigée par François Rancillac au Théâtre de l'Aquarium (Cartoucherie) et au CFPTS (Centre de formation professionnelle aux techniques du Spectacle).

Qu'est ce qui vous a motivé à faire de la comédie ?

S.D : Les premiers spectacles que j’ai abordés furent ceux auxquels j’ai participé : ceux de mon école, de l’école de musique et surtout ceux de l’école de Danse que j’ai fréquentée de 4 à 18 ans. Outre qu’ils consacraient le parcours d’une année entière dans une discipline que j’aimais, j’étais sensible au mélange de fièvre et de rigueur qui accompagnait leur préparation, leur réalisation. Je n’étais pas d’un milieu où on avait vraiment les moyens d’assister à des manifestations culturelles, mais les vivre de l’intérieur, même à un niveau si juvénile et amateur me ravissait.

A 17 ans, j’ai débuté le théâtre et cette Expérience fut déterminante. Elle correspondait je crois à un profond désir/besoin d’expression que les autres disciplines n’avaient pas comblé. Petite, je « saoulais » mes proches car je parlais tout le temps. Maintenant, grandie, je reconnais ce fort désir d’intervenir et d’échanger dans ce goût, cette passion pour le théâtre ; qui porte en corollaire l’exploration de la parole ou des écrits des autres, la reprise d’histoires, de rôles… Monter sur scène, se montrer, se faire entendre, proposer une interprétation issue de sa sensibilité, de son travail et de ceux de l’Auteur, du Metteur en scène, des autres acteurs, des techniciens, m’apparaissent comme un challenge. Une nécessité presque. Celle de participer à cette convergence de créativité et d’échanges.

Comment avez-vous préparé votre rôle ?

S.D : Avant tout j’ai lu plusieurs fois le Livre « Refus de témoigner » de Ruth Klüger, dont la pièce est une adaptation. Je souhaitais vraiment m’imprégner de sa parole, me faire une idée sur qui était cette femme, quel était son caractère…

Au moment de préparer Avignon 2018, où la pièce a été crée, je me suis demandée s’il fallait que je lise davantage de livres, que je regarde davantage de films sur la Shoah. J’ai commencé à regarder « Nuit et brouillard » d’Alain Resnais puis « Shoah » de Claude Lanzmann. Je n’en ai regardé que des passages. Ça me paraissait si éloigné de la parole de Ruth Klüger que j’ai finalement décidé de ne me consacrer qu’à elle, qu’à son oeuvre. J’ai écouté quelques conférences, lu quelques essais, mais je dois dire que « Refus de témoigner » est si dense qu’il y avait de quoi faire !

D’un autre côté, comme c’est un rôle assez physique, il s’agissait alors de faire attention avant les Répétitions, de prendre le temps de s’échauffer correctement par exemple. Et surtout… pas d’excès !

Quel est le message que vous souhaitez véhiculer à travers cette pièce ?

S.D : Rien de plus que la parole de Ruth Klüger. Son Livre est un monument littéraire que très peu de personnes connaissent en France. C’est assez incroyable. Alors je suis heureuse de pouvoir faire entendre cette histoire et cette façon très spéciale de la raconter. C’est un Livre qui parle de la construction de soi. Ce n’est pas un appel à la compassion ni au pathos, c’est un appel à la lucidité et à l’indocilité ! C’est le message que j’en retiens et que je tends à défendre à travers la pièce.
Il faut dire qu’elle était contre tout sentimentalisme et contre tout culte de la mémoire. Je fais de même.

Nombreux sont nos membres à vouloir suivre vos pas, avez vous un conseil/une astuce à leur donner ?

S.D : Surtout ne laissez personne vous formater, soyez libres ! Il n’y a pas UN théâtre légitime, le Spectacle vivant est polymorphe, il fourmille de belles choses, de beaux êtres. Et chacun y a sa place. J’ose espérer…

Merci beaucoup et bonne continuation. 

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Contorsionniste de l'âme, Sandra Duca interprète avec force ce cri étouffé !

D'après le roman ' Refus de témoigner' de Ruth Klüger. Une pièce-matériaux de Jacky Katu Avec Sandra Duca  Au théâtre de la Contrescarpe.  Représentation de la pièce dans le cadre des Rendez-vous L.A.D, un Livre / une Adaptation / un Débat  du... Lire plus

D'après le roman ' Refus de témoigner' de Ruth Klüger.
Une pièce-matériaux de Jacky Katu

Avec Sandra Duca 

Au théâtre de la Contrescarpe. 

Représentation de la pièce dans le cadre des Rendez-vous L.A.D, un Livre / une Adaptation / un Débat  du Théâtre de la Contrescarpe

Prochain rendez-vous le samedi 16 mars 2019 à 14 heures 30.


Ruth est une enfant comme les autres, une enfant comme les autres qui porte une étoile jaune. 
Septembre 1942, arrêtée à l'hôpital de Vienne dans lequel travaillait son père, elle fera partie du dernier convoi en partance pour les camps.

Le personnage de la pièce ne se positionne pas en victime. Juive déportée dans le camp de Theresienstadt, puis en 1944 à Auschwitz, elle reste avant tout une enfant, et bientôt une adolescente.

Son rapport avec sa mère, déportée avec elle, reste conflictuel. Malgré la promiscuité et les souffrances de leur quotidien, elle n'a pas un sentiment de pitié pour sa mère, elle continue de ressentir de l'agacement, cet agacement propre à tous les adolescents. 
Elle est fière de son étoile, car elle a cette ambivalence de l'âge et cet esprit de contradiction : vous me rejetez, mais c'est moi qui vous méprise.
Tatouée à Auschwitz, marquée au fer, elle a cet instinct de survie et, déterminée, se convainc que cette trace indélébile sera l’illustration tangible de l'histoire qu'elle aura cœur à raconter.
De cette situation d'humiliation elle se crée des raisons de tenir, des idées d'avenir.

Elle ne mourra pas ici, cette intime conviction est sa façon de tenir debout.

Sandra Duca joue, mime, exprime ce cri qui ne sort pas. Ce combat pour résister se joue dans les mouvements du corps, intenses, électriques.
Au delà des mots ce sont les gestes qui expriment la souffrance.

Contorsionniste de l'âme, elle interprète avec force ce cri étouffé, ce refus de témoigner de Ruth Klüger. 

Jacky Katu adapte et met en scène ce texte profond en respectant le vœu le plus cher de l'auteur : se raconter mêlée aux prises de l'histoire sans jamais être l'Histoire.

On peut dire, cher Théâtre de la Contrescarpe, qu'un ange a traversé le plateau.

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Moi j'y crois !
Un texte à couper le souffle magistralement interprété !

L'Exception : la voix d'une adolescente au cœur des camps de la mort Dans le cadre des rendez-vous "LAD" : Un Livre, une Adaptation, Un débat, le Théâtre de la Contrescarpe accueille une pièce touchante et prenante de Jacky Katu, L'Exception, adaptée du livre de Ruth Klüger, Refus de... Lire plus

L'Exception : la voix d'une adolescente au cœur des camps de la mort
Dans le cadre des rendez-vous "LAD" : Un Livre, une Adaptation, Un débat, le Théâtre de la Contrescarpe accueille une pièce touchante et prenante de Jacky Katu, L'Exception, adaptée du livre de Ruth Klüger, Refus de témoigner. Un texte à couper le souffle magistralement interprété par Sandra Duca. Une performance à découvrir le 16 mars 2019. 


Il y a des pièces qui font écho à la triste actualité de ces derniers jours. A l'heure où le mot "Juden" (Juifs) est inscrit en lettres jaunes sur la vitrine de magasins, où des portraits de Simone Veil sont marqués d'une croix gammée, où des arbres plantés en hommage à Ilan Halimi sont sciés.... L'Exception nous ramène à une histoire pas si lointaine, qui devrait nous servir de leçon... Et pourtant, comment parler de la Shoah aujourd'hui ?

 
L'Exception est une partie de l'histoire de Ruth Klüger. Petite fille juive, Ruth grandit à Vienne. Sa condition de juive, elle la découvre un jour où elle décide d'aller voir Blanche Neige au cinéma. Mais les juifs n'ont pas le droit d'aller au cinéma. C'est ce que lui rappelle une jeune fille de son quartier. 
Et ce n'est que le début... Elle n'a que 12 ans, quand en 1942, elle est déportée à Theresienstadt, avant un départ pour Auschwitz, en 1944. Elle échappe à cette mort certaine qui attend les enfants de moins de 15 ans, et se raccroche à cette volonté de vivre, de ne pas mourir dans les camps. Elle parviendra à s'enfuir avec sa mère, peu avant la libération. 


Et c'est cette histoire qu'elle nous raconte, des convois, de l'arrivée dans les camps, de cet instinct de survie, de ce qu'elle voit et de ce qu'elle vit. Un récit factuel, glaçant tant il est brut. 
Ce récit est d'autant plus touchant qu'il est celui d'une enfant face à la barbarie. Et c'est avec le regard de la jeune fille qu'elle était alors que Ruth partage avec nous son témoignage. 
Vêtue de la tenue rayée des déportés, Sandra Duca, nous livre ces mots, d'un ton presque détaché, mais qui nous prennent, et nous plongent dans l'horreur de la solution finale. Des mots, mais aussi une gestuelle. Ce corps qui se désarticule, cette bouche qui semble chercher une bouffée d'air pur... On suffoque avec elle, on partage cette inhumanité qui l'entoure et contre laquelle elle lutte pour garder son identité et ne pas être uniquement ce numéro tatoué sur son avant-bras gauche. 
Elle devient cette petite fille dans un cinéma de Vienne, cette adolescente que sa mère oblige à mentir sur son âge pour qu'elle survive... 

Un rôle fort qui est à sa mesure et qu'elle défend avec brio. 
C'est Jacky Katu qui signe cette adaptation de Refus de témoigner. Ce qui l'a attiré dans ce livre de Ruth Klüger, peu connu en France, c'est le côté brut du récit, bien loin de tout ce qui a pu être écrit sur le sujet. L'avis de Ruth Klüger quant au regard que l'on porte sur la Shoah est singulier. Elle qui a refusé de témoigner pendant plus de 50 ans, nous dit qu'à la liberation, il était difficile de parler des camps, car les gens voulaient passer à autre chose, reprendre le cours de leur existence en refusant de voir  la réalité atroce ou en l'occultant. De nos jours, la Shoah est sanctuarisée et les témoignages factuels tels que le sien passent mal. 


L'Exception est une pièce à ne manquer sous aucun prétexte. Ce qu'elle raconte c'est une page de notre histoire au travers du parcours d'une enfant exceptionnelle. Elle nous permet également une réflexion sur ce qu'on appelle le devoir de mémoire et sur la façon de transmettre ce que l'homme est capable de faire aux jeunes générations à l'heure où les survivants sont moins nombreux. 
Une thématique qui fait partie de celles développées lors du débat organisé après le spectacle. Les spectateurs peuvent alors dialoguer avec Sandra Duca et Jacky Katu. Un échange riche et passionnant qui permet de nourrir sa propre réflexion. 


Un moment de partage dont on ne sort pas tout à fait le même, tant il est clair que l'histoire est un éternel recommencement. Et qu'on voudrait à tout prix que cela se reproduise. 

 

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C’est un spectacle, un texte à découvrir. Pour continuer à ne pas oublier.

Ce 19 janvier, au Théâtre de la Contrescarpe, il ne manquait que la présence de Ruth Klüger pour cette première édition de LAD (« Livre, Adaptation, Débat » dont j’expliquais le principe dans un article précédent). La pièce, de Jacky Katu,... Lire plus

Ce 19 janvier, au Théâtre de la Contrescarpe, il ne manquait que la présence de Ruth Klüger pour cette première édition de LAD (« Livre, Adaptation, Débat » dont j’expliquais le principe dans un article précédent). La pièce, de Jacky Katu, formidablement interprétée par Sandra Duca, est un texte tiré du livre « Refus de témoigner » de Ruth, née à Vienne, juive, déportée à 10 ans avec sa mère. Elle sortira de cet enfer à 16 ans, émigrera aux Etats-Unis pour reprendre le cours de sa vie de jeune fille pour y devenir adulte. 
Ruth a 7 ans lors de l’Anschluss, ce raccordement entre l’Autriche et l’Allemagne nazie. Elle est déportée avec sa mère dans plusieurs camps avant d’être envoyée à Auschwitz. Elles parviennent à s’échapper en 1945, pendant la marche de la mort. En arrivant aux Etats-Unis, Ruth reprend ses études, et devient germaniste, contre toute attente. Ce n’est que bien longtemps après qu’elle finit par écrire son livre, que Jacky Katu nous fait vivre pendant ce spectacle. Seule sur scène, une petite fille nous raconte son quotidien. Elle ne pleure pas, elle suit le chemin qu’on lui dit de suivre. Elle prend conscience de sa situation en se confrontant aux autres enfants de son âge. Heureusement, elle est avec sa mère. Elle est dure, et l’a certainement aidée à survivre. Car il n’y a que ça à faire … Survivre. Au moins, essayer. 
La pièce alterne des passages monologués avec des séquences de gestuelle intenses. Toute la douleur que la petite fille ne peut extérioriser, car il en va de sa survie, toute ce mal qu’elle vit, qu’elle voit, qu’elle ressent tous les jours, est reformulé dans ces séquences, dans un silence presque difficile à supporter. Son corps se contorsionne, se tord de douleur. C’est son seul moyen de supporter cette vie … 
Une fois la pièce terminée, dans une ambiance intimiste, l’actrice et le metteur en scène s’installent avec nous pour parler de la pièce. Des spectateurs un peu timides au début, les langues se délient et s’ensuit une demi heure de questions sur la création de la pièce, le choix du texte, la vie de son auteur, Ruth Klüger qui aurait bien voulu être là, nous confirme Jacky. Il nous dit d’ailleurs qu’elle est très contente de ce projet, même si elle fait partie de ces survivants discrets. 
Une première édition à la hauteur de l’enthousiasme que nous avait témoigné Maud Mazur, directrice artistique du Théâtre de la Contrescarpe, le jour de la présentation saisonnière. Cette représentation de « L’exception » sera suivie de 2 autres, les 9 février et 16 mars. N’hésitez pas une seconde. C’est un spectacle, un texte à découvrir. Pour continuer à ne pas oublier. 

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La jeune comédienne interprète avec justesse cette parole et fait entendre un cri sourd !

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Travail de mémoire et mise en scène originale !

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Une claque en plein cœur !

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LaProvence
L’interprétation de Sandra Duca est impressionnante par son intelligence et son expressivité.

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Eva 5

Un seul en scène vibrant. Beaucoup d'émotion mais aussi d'espoir... La discussion proposée avec le public à la fin de la représentation nous offre la possibilité d'échanger sur cette terrible période de l'Histoire. Parce qu'il est important de ne jamais oublier...

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Calendrier et tarifs - L'Exception > 1 Livre. 1 Adaptation. 1 Débat.

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  • Réduit 16 € à partir de 2 places achetées
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  • Chômeur 16 €
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