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Théâtre de la Huchette - Entrée, accès extérieur

Théâtre de La Huchette 

23, rue de La Huchette
75005   Paris

T : 01.43.26.38.99

Direction : Franck DESMEDT

La légende du quartier latin

 

Né dans la folle euphorie de l'après-guerre, le théâtre de la Huchette est l'une des rares salles du quartier latin à avoir survécu. Fondée par Georges Vitaly et longtemps animée par Jacques Legré et Nicolas Bataille, elle fut le théâtre de créations symboliques de la seconde moitié du 20ème siècle comme La Fête Noire et Pucelle de Jacques Audiberti, La Quadrature du Cercle de Valentin Kataiev… On y voit notamment de jeunes comédiens comme Jacqueline Maillan, Claude Gensac, Monique Delaroche ou Pierre Mondy.

 

Suite au départ de Georges Vitaly, et sous la direction de Marcel Pinard en 1952, le Théâtre de la Huchette entretient le style et la programmation des années précédentes. Le 16 février 1957 sonnera toutefois comme une date forte pour son histoire, puisque les deux premières pièces d'Eugène Ionesco, La Cantatrice Chauve et la Leçon s'unissent définitivement, pour une reprise qui ne devait durer qu'un mois initialement...

 

Jouées sans interruption depuis 1957, la petite salle de la rive gauche est alors devenue un mythe mondial ! Une longévité et un succès unique dans l'histoire du théâtre (plus de 56 ans à l'affiche, le record mondial du spectacle joué sans interruption dans le même lieu) qui n'a pas empêché La Huchette de rester un lieu de création audacieux.

 

Pour réserver vos places pour la Cantatrice Chauve et la Leçon, mais aussi les autres créations proposées par le Théâtre de la Huchette, retrouvez ci-dessous la programmation et réservez votre place en ligne.

A l'affiche dans le Théâtre de La Huchette

La Cantatrice chauve et La Leçon - Spectacle Ionesco

La Cantatrice chauve et La Leçon - Spectacle Ionesco

de Eugène IONESCO

LA CANTATRICE CHAUVE : Une autopsie de la société contemporaine par le truchement de propos ridicules de banalité que tiennent deux couples. LA LEÇON : Un professeur timide, une élève insolente. Mais les rôles vont changer, la situation se... Lire plus

LA CANTATRICE CHAUVE : Une autopsie de la société contemporaine par le truchement de propos ridicules de banalité que tiennent deux couples.

LA LEÇON : Un professeur timide, une élève insolente. Mais les rôles vont changer, la situation se renverser.

Un monument du théâtre joué sans interruption depuis le 16 février 1957. Plus de 18 000 représentations. Molière d’Honneur 2000.

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La naissance de La Cantatrice Chauve...

Marcel Cuvelier, Eugène Ionesco, Nicolas Bataille - 1982 © MakiDans l’arrière-salle d’un café du boulevard Saint-Michel, une tablée de comédiens hurle de rire. Nicolas Bataille, jeune directeur de troupe, leur lit les deux premières scènes d’une pièce d’un jeune auteur, Eugène Ionesco.

Un couple qui n’a plus rien à se dire après vingt ans de mariage passe la soirée avec un autre qui ne se reconnaît plus.

Le texte a déjà été soumis à Bernard Grasset, mais, pour lui, cela ne vaut rien. Même fin de non-recevoir à la Comédie-Française. Ces premières scènes, Ionesco les a ébauchées en voulant apprendre l’anglais à partir de la méthode quotidienne Assimil, intitulée L’Anglais sans peine. Ses phrases toutes faites, alignées les unes derrière les autres, lui ont dévoilé un dérèglement du langage et un monde saisissant. Dès le début, ce grand lecteur de Lewis Carroll et des surréalistes a su précisément qu’il voulait en faire une parodie de théâtre.

Nicolas Bataille repose les feuillets sur la table.
Aussitôt, Simone Mozet, Odette Barrois, Paulette Frantz et Claude Mansart s’écrient en choeur :

« Il faut monter ça ! »
« Mais c’est trop court… » remarque l’un.
« Il faudrait trouver un autre titre »,
décrète un autre.
Très vite, Nicolas Bataille prend rendez-vous avec Ionesco.
« Je veux monter votre pièce. »
« Mais vraiment ? Mais vous êtes fou ? Tout le monde me dit que c’est injouable. »
« Nous, nous voulons la jouer. »

Les répétitions durent près de cinq mois. Un jour, Ionesco, qui connaît un agent de change habitant un hôtel particulier près du Champ-de-Mars, propose aux comédiens de présenter l’oeuvre dans son salon. Ils la jouent comique. Les spectateurs sont effondrés, la troupe aussi. « Pourquoi ça ne fonctionne pas ? » se demande le jeune metteur en scène. Akakia Viala, sa complice, lui conseille un revirement à cent quatre-vingts degrés : jouer contre le texte, dramatiquement. Bataille adopte l’idée et l’enrichit. Sur ce texte insensé, la mise en scène solennelle, cérémonieuse, se révèle irrésistible. Elle se nourrit de références à Jules Verne : en le relisant, Bataille a trouvé de troublantes similitudes de langage et d’attitudes entre les personnages du romancier et ceux du dramaturge. Ionesco assiste à toutes les répétitions. Avec la troupe, il s’emploie à trouver un autre titre à sa pièce. C’est alors que Jacques-Henri Huet, éblouissant pompier imbu de lui-même, fait un lapsus linguae dans son monologue du Rhume. Il remplace l’« institutrice blonde » par une « cantatrice chauve ». Ionesco bondit de son fauteuil et proclame : « Voilà le titre ! »

La troupe obtient une audition au Théâtre des Noctambules. Dirigé depuis 1939 par deux passionnés, Pierre Leuris et Jean Claude, cette salle est devenue, après des débuts difficiles, un haut lieu du renouveau théâtral.

« C’est épatant, s’exclame Pierre
Leuris, seulement ça ne fait qu’une heure !
Qu’est ce que vous voulez que je fasse avec une heure ?
Écoutez, je veux bien vous programmer, mais à 18 heures, parce que j’ai un spectacle à 21 heures. »

L’horaire est médiocre, mais la troupe n’a pas le choix. Elle improvise un décor avec des meubles prêtés par les parents des comédiens, et emprunte les costumes du film Occupe-toi d’Amélie, réalisé par Claude Autant-Lara, ami de Nicolas Bataille.

Le 10 mai 1950, c’est le jour de la première au Théâtre des Noctambules, Il n’y a pas beaucoup de monde dans la salle. Eugène Ionesco assiste anxieusement à la representation dans les coulisses. Pendant la scène des Smith, il entend des rires. « Mais… mais ils rient », murmure-t-il. Cela ne dure pas.

Le public est partagé. Des spectateurs les insultent : « Mais qu’est-ce que c’est que ces petits cons ! Ils se foutent de notre gueule ! » Camus, Breton ou Queneau par contre sont conquis. Mêmes réactions du côté des critiques. Si Jacques Lemarchand et certains de ses collègues la défendent ardemment, d’autres la descendent sans concession. Jean-Baptiste Jeener écrira : « En attendant, ils font perdre des spectateurs au théâtre. » Au bout d’un mois, la troupe est contrainte d’arrêter les représentations faute de public.

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Durs débuts de Leçon...

«J’aimerais bien monter un spectacle de vous. Est-ce que vous avez quelque chose, une pièce ? »

demande Marcel Cuvelier à Eugène Ionesco, au sortir d’une représentation de La Cantatrice Chauve. Ionesco est surpris. C’est la première fois qu’on lui fait une telle demande. « Je suis en train d’en écrire une, lui répond l’auteur. C’est l’histoire d’une leçon : un professeur, une élève. A la fin, le professeur tue l’élève. » Histoire du petit chaperon rouge dévoré par le grand méchant loup. Dans cette allégorie des ravages de tout pouvoir dictatorial, l’absurdité du comique tourne vite au cauchemar.

Pour présenter une pièce d’un auteur inconnu, avec des acteurs inconnus, dans la mise en scène d’un inconnu, il faut trouver une petite salle. Marcel Cuvelier contacte le directeur du Théâtre de Poche. Corentin Quéfellec lit La Leçon, qui ne l’enthousiasme pas. Mais un jour, il fait une proposition au metteur en scène : « Je n’ai rien pour le mois de mars, donne-moi soixante-dix mille francs et la salle est à toi. » Cuvelier lui demande trois jours de réflexion. Pas question de compter sur une subvention : « Montez la pièce d’abord », lui répète-t-on. Il pense alors à l’acteur Gamil Rhatib, qui cherche désespérément à mettre en scène un court drame, Les Assassins. L’Égyptien apporte cinquante mille francs et obtient, en contrepartie, que sa pièce soit programmée avec La Leçon. Mais ce n’est encore assez. Marcel téléphone alors à une ancienne amie. Elle et sa soeur vident leurs comptes en banque afin de lui permettre de boucler le budget. Il n’y a pas un sou pour la publicité, le décor et les costumes. Peu importe. Le metteur en scène emprunte les rideaux gris du théâtre, se sert d’une table et trois chaises trouvées sur place et demande à chaque acteur de fournir son costume. Ionesco assiste à presque toutes les répétitions. « Soyons honnête, nous avons fait la mise en scène ensemble, concède Marcel Cuvelier. Et puis, j’étais en permanence sur le plateau. »

Le 20 février 1951, au Théâtre de Poche, Marcel Cuvelier en professeur, Rosette Zucchelli en élève et Claude Mansard en bonne reçoivent le même accueil mitigé que la première pièce d’Eugène Ionesco. La pièce quitte l’affiche rapidement.


La première union...

Au printemps 1952, Ionesco confirme sa stature de dramaturge : Sylvain Dhomme crée Les Chaises au Théâtre Lancry, dans un décor de Jacques Noël, avec une certaine Tsilla Chelton. Générale triomphale et public absent, comme d’habitude. Le théâtre propose alors à Marcel Cuvelier de remonter La Leçon. À nouveau, c’est un échec.

Mais le metteur en scène persévère. Suite au retrait d’une pièce programmée au Théâtre de la Huchette, la salle dirigée par Marcel Pinard est libre pendant trois mois. Cuvelier saute sur l’occasion. Il se souvient qu’un jour, un critique avisé a émis l’idée d’associer La Cantatrice Chauve et La Leçon. Marcel Cuvelier appelle très vite Nicolas Bataille, qui se déclare partant.

Décorateur attitré de Ionesco, Jacques Noël est un jeune homme à la voix douce et aux idées subtiles. Il présente l’avantage non négligeable de travailler à crédit. Remarquant des paravents laissés là par une précédente production, il décide de s’en servir et en tire un décor réversible : côté vert pour La Cantatrice — une couleur tabou au théâtre, mais Nicolas Bataille n’est pas superstitieux sur ce plan — , côté rouge pour La Leçon.

La générale a lieu le 7 octobre 1952. Quelques jours plus tard, Jacques Lemarchand écrit dans Le Figaro littéraire : « Le Théâtre de la Huchette recèle en ses petits flancs de quoi faire sauter tous les théâtres de Paris. (…) Quand nous serons bien vieux, nous tirerons grand orgueil d’avoir assisté aux représentations de La Cantatrice Chauve et de La Leçon. » Cette fois, la salle est pleine. Mais au bout de trois mois, les deux premières pieces de Ionesco doivent céder la place à d’autres spectacles.


La reprise...

Depuis 1952, Nicolas Bataille et Marcel Cuvelier jouent ou mettent en scène des pieces au Théâtre de la Huchette. Ils se croisent souvent dans les coulisses, mangent avec leur troupe respective des pâtes chez l’un ou chez l’autre. Germe l’idée de réunir de nouveau La Cantatrice Chauve et La Leçon.

« On ne peut pas reprendre le Spectacle Ionesco sans même avoir de quoi payer une affiche ! déclare Jacqueline Staup à ses camarades. Il faut que nous mettions toutes les chances de notre côté. »

La seule personne en mesure de leur prêter les fonds nécessaires, c’est son ami Louis Malle. Le réalisateur accepte aussitôt. Il prête à la troupe un million d’anciens francs (l’équivalent de mille cinq cents euros), de quoi payer la location du théâtre et la promotion du spectacle Ionesco, que Marcel Pinard accepte de reprendre pour un mois, du 18 février au 18 mars 1957.

Cette fois, le succès est immédiat...

L’incroyable se produit. Le Tout-Paris se presse rue de La Huchette.
La mode a enfin rejoint Ionesco, jusque-là trop en avance. On aperçoit dans la salle Edith Piaf, Sophia Loren, Maurice Chevalier… Tandis que la critique, cette fois, vole au secours de la victoire : « La Cantatrice Chauve a sept ans, souligne Georges Lerminier. Elle vieillit bien, elle vieillit même très bien. Pas un cheveu blanc. » Il ne croyait pas si bien dire, celui qui écrivait ces lignes au bon vieux temps du président Coty. Les présidents et même les Républiques passent, La Cantatrice Chauve et La Leçon demeurent. Même s’il arrive encore que des spectateurs quittent la salle outrés, le public a compris le sens et la portée de ces deux pièces.

Semaine après semaine, mois après mois, année après année, décennie après décennie, le succès ne se démentira plus.


Une avant-garde devenue un classique...

Avec les années, la troupe est obligée de se dédoubler. En 1964, elle se transforme en coopérative, Les Comédiens Associés, plagiant dans son règlement intérieur les règles de la Comédie Française.

Le Spectacle Ionesco a un tel retentissement que très vite les tournées se succèdent. France, Allemagne, Etats-Unis, Liban, Japon, Tunisie, etc… la troupe parcourt le monde au fil des ans.

Elle inspire les plus grands artistes comme le photographe William Klein ou le graphiste Massin. De Louis Malle à Robert Enrico, en passant par Jacques Tati, de nombreux réalisateurs de cinéma font appel aux comédiens de la Huchette.


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  • Mise en scène : Nicolas BATAILLE

La presse parle du Théâtre de La Huchette

LA POUPEE SANGLANTE

Délicieux et affreux spectacle ! Il y est question de vampires, de monstres, d’expériences scientifiques à la Frankenstein. Et d’amour fou et... Lire plus

Délicieux et affreux spectacle ! Il y est question de vampires, de monstres, d’expériences scientifiques à la Frankenstein. Et d’amour fou et désespéré aussi… Emportée par les ravissantes mélodies de Didier Bailly (lui-même les accompagnant en direct sur la minuscule scène du Théâtre de la Huchette), la comédie musicale tirée d’un feuilleton de Gaston Leroux est un réjouissant spectacle. On y suivra la tragique passion du très laid Bénédict Masson pour sa ravissante voisine, fille et fiancée d'apprentis sorciers. Quel exploit que de réduire la rocambolesque histoire datée de 1923 à une partition pour trois acteurs (mais jouant quantité de rôles !) et de mettre en scène l’action échevelée sur quelques mètres carrés seulement ! Il est gagné, et procure une sorte d’enchantement sanglant. Fabienne Pascaud

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La Cantatrice chauve et La Leçon - Spectacle Ionesco

« Et des centaines de spectateurs continuent d’assister à ce dîner anglais se transmettant, comme un précieux patrimoine, le plaisir de ce texte génial... Lire plus

« Et des centaines de spectateurs continuent d’assister à ce dîner anglais se transmettant, comme un précieux patrimoine, le plaisir de ce texte génial et incongru. »

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Zurban - 20:26 07 2005 - Spectacle Ionesco (jpg)
La Cantatrice chauve et La Leçon - Spectacle Ionesco

« Rompus aux jeux de mots du dramaturge roumain, les comédiens n’en sont pas moins brillants et subtils. »

Le Figaroscope - 24 04 2013 - Spectacle Ionesco (jpg)
La Cantatrice chauve et La Leçon - Spectacle Ionesco

« Quand nous serons bien vieux, nous tirerons grand orgueil d’avoir assisté aux représentations de « La Cantatrice chauve » et de... Lire plus

« Quand nous serons bien vieux, nous tirerons grand orgueil d’avoir assisté aux représentations de « La Cantatrice chauve » et de « La Leçon ».

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Le Figaro Littéraire (Jacques Lemarchand) - 18 10 1952 - Spectacle Ionesco (jpg)
LA POUPEE SANGLANTE

Le théâtre de la Huchette était plein à craquer hier pour la première de La poupée sanglante d’après l’œuvre de Gaston Leroux.... Lire plus

Le théâtre de la Huchette était plein à craquer hier pour la première de La poupée sanglante d’après l’œuvre de Gaston Leroux.

Gaston Leroux, le maître du roman mêlant amour, science fiction et suspense, des romans foisonnants de lieux et de personnages. Comment diable les auteurs Didier Bailly et Éric Chantelauze avaient-ils réussi à transposer ce monument en comédie musicale sur la petite scène de la Huchette, avec seulement trois comédiens et un pianiste ?

C’est évidemment la question que tous se posaient, attendant avec impatience le lever de rideau.

Disons-le tout de suite, le résultat a été au delà même de nos espérances.

Nous avons en effet assisté à une vraie comédie musicale, avec de nombreux passages chantés qui servent l’histoire et ne sont pas simplement plaqués artificiellement comme souvent hélas, un spectacle où on retrouve comme par magie tous les éléments du roman malgré les coupes obligatoires, avec de surcroit de nombreux passages humoristiques qui ont déclenché les rires du public n’empêchant pas au fur et à mesure qu’on avance vers le dénouement l’émotion de poindre le bout de son nez.

Il faut dire que les trois comédiens qui interprètent tous les personnages de l’histoire sont tout à fait exceptionnels : voix magnifiques lorsqu’ils chantent, ils savent aussi danser, faire des claquettes, et jouer la comédie avec tout l’entrain, la finesse et le talent nécessaires à ce genre d’exercice.

Un simple accessoire leur suffit pour composer un personnage, un gant en cuir noir et voilà le terrible marquis, un éventail et il devient la vieille marquise, la mèche en travers et nous voyons apparaître le pauvre Bénédict si laid. Astucieusement, le pianiste (Didier Bailly) intervient parfois pour relancer l’histoire ou planter un décor, et jamais nous ne sommes perdus, jamais l’attention ne se relâche.

Belle gageure que de réussir à rendre moderne et attractif un genre complètement passé de mode !

Gageons que ce sera le succès de l’été et que l’enthousiasme du public sera au rendez-vous comme il l’a été hier soir avec de nombreux rappels et des applaudissement nourris et chaleureux amplement mérités.

Nicole Bourbon

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LA POUPEE SANGLANTE

L’année 2016 s’annonce une grande année pour le théâtre de la Huchette. Nouveau directeur, Franck Desmedt, nouveaux fauteuils d’un beau rouge... Lire plus

L’année 2016 s’annonce une grande année pour le théâtre de la Huchette. Nouveau directeur, Franck Desmedt, nouveaux fauteuils d’un beau rouge flamboyant, nouvelle case comédie musicale pour l’été avec la création de « La poupée sanglante » de Didier Bailly et Eric Chantelauze, d’après le fameux roman éponyme de Gaston Leroux écrit en 1923 et sa suite « La machine à assassiner » ! 
Des femmes disparaissent au cœur de l’Ile Saint-Louis. Le très ingénieux metteur en scène Eric Chantelauze a réussi la prouesse de mettre en scène 15 personnages sur la minuscule scène du théâtre de la Huchette en choisissant 3 comédiens exceptionnels qui savent jouer épatamment, chanter magnifiquement, danser merveilleusement et même faire des claquettes tout en maintenant le suspens ! 
Charlotte Ruby est notamment la belle Christine, fille d’un vieil horloger, promise à Jacques, jeune savant, et amoureuse de Gabriel, un beau jeune homme caché dans son armoire qui s’avère être un automate humanoïde. A ses côtés, Edouard Thiebaut est entre autres Benedict Masson, relieur au physique repoussant, très amoureux de sa voisine Christine. Enfin, Alexandre Jérôme passe avec talent du personnage de Jacques à celui d’une Marquise, etc... Il ne faudrait surtout pas oublier le pianiste et le co-auteur Didier Bailly qui sait à merveille relancer "la machine à assassiner » ! 
Durant 1h30, science-fiction, fantastique, mystère et roman d’amour sont au rendez-vous de cette comédie musicale digne de Broadway et à qui nous souhaitons au moins 30 années de succès, tout comme la comédie musicale « Le fantôme de l’opéra » adaptée d’un autre célèbre roman de Gaston Leroux. D’ailleurs, le théâtre de la Huchette a pour habitude de porter chance aux auteurs, puisque Ionesco y est joué depuis près de 60 ans ! Longue vie donc à "la Poupée sanglante » qui vous fera frémir et rire à la fois! Détail « sanglant » : à l’accueil et à la billetterie, Michelle Josset a arboré un look d’enfer de femme de Dracula....
L.BV

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LA POUPEE SANGLANTE

Sertie de textes riches et malicieux, de chanteurs-comédiens excellents, la poupée sanglante réussit le pari de condenser deux volumes de Gaston Leroux en 1h30 en respectant... Lire plus

Sertie de textes riches et malicieux, de chanteurs-comédiens excellents, la poupée sanglante réussit le pari de condenser deux volumes de Gaston Leroux en 1h30 en respectant à la fois l’histoire, l’esprit, les rebondissements et le contexte. Ce tour de force passe pourtant tout en légèreté et en douceur, bref : un régal. 
Tour à tour, Charlotte Ruby, Alexandre Jérôme et Edouard Thiébaud interprètent une quinzaine de personnages sans jamais nous perdre. Il suffit d’une mèche, d’un éventail, d’un tablier ou d’une paire de gant. Cerise sur le gâteau, les multiples extraits visibles sur le web ne dévoilent pas toute la fantaisie des personnages, ou si peu. On a beaucoup ri. Bravo aux auteurs Didier Bailly (également pianiste quelque peu malmené) et Eric Chantelauze.
Et quel lieu bien choisi que la Huchette ! Tout petit Théâtre compressé dans l’engrouillamini (oui j’aime bien inventer des mots) du quartier Saint-Michel ; à deux pas des lieux du mystère. Passé la porte on oublie les files de touristes et leurs perches à selfies. Et bien que 92 ans nous séparent de la publication du roman, la faille temporelle fonctionne et nous ramène au temps des melons, des voitures à traction… Et de la guillotine. Au temps aussi ou la science danse le tango avec le mysticisme, alors que croire ?
De la graine de Molière, que j’vous dis. “Et j’vivrais 100 ans que j’m’en souviendrais tout comm' maint'nant".

Clr B

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LA POUPEE SANGLANTE

Tout commence pourtant bien, un pianiste découvre le roman sur son piano, il joue quelques notes et surgissent deux hommes et une femme arrivant tout droit des années folles et qui... Lire plus

Tout commence pourtant bien, un pianiste découvre le roman sur son piano, il joue quelques notes et surgissent deux hommes et une femme arrivant tout droit des années folles et qui prennent possession des personnages !
Amours contrariés, émotions, personnages pittoresques, le malheureux Benedict Masson, cœur pur mais laideur repoussante, la charmante Christine qui fait tourner bien des têtes, son père et son fiancé et surtout l’incroyable « Gabriel »… Et puis le marquis et sa femme, ainsi que le redoutable Sahib Khan !
Tous les ingrédients sont là pour nous terrifier, mais aussi nous faire rire des situations improbables que n’auraient pas reniées nos créateurs de séries policières !
Les comédiens chantent à la perfection, un beau numéro de claquettes également, un bon moment de théâtre musical et une envie de relire ce cher Leroux.
Anne Delaleu
 
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LA POUPEE SANGLANTE

Alors que Le Fantôme de l'opéra s'apprête à hanter Mogador à la rentrée, le Théâtre de la Huchette prend de l'avance en adaptant un autre... Lire plus

Alors que Le Fantôme de l'opéra s'apprête à hanter Mogador à la rentrée, le Théâtre de la Huchette prend de l'avance en adaptant un autre roman fantastique de Gaston Leroux publié en 1924. Un relieur défiguré, une jeune femme amoureuse d'un automate, un marquis vampire, des disparitions mystérieuses : « la Poupée sanglante », transposée en chansons par Didier Bailly et Eric Chantelauze, nous fait frissonner avec humour, comme si Frankenstein, Dracula et Landru s'essayaient à la comédie musicale. Trois comédiens-chanteurs, les excellents Charlotte Ruby, Alexandre Jérôme et Edouard Thiebaut, interprètent à eux seuls les multiples personnages de cette saga musicale. Une impeccable performance, malgré l'étroitesse de la scène et l'absence de décor.

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LA POUPEE SANGLANTE

À La Huchette, trois comédiens chanteurs se partagent les rôles des quinze personnages de « La Poupée sanglante », roman de Gaston Leroux... Lire plus

À La Huchette, trois comédiens chanteurs se partagent les rôles des quinze personnages de « La Poupée sanglante », roman de Gaston Leroux adapté en comédie musicale par Didier Bailly et Éric Chantelauze. A mi-chemin entre Walt Disney et Chair de poule, l’humour et les mélodies conquièrent la salle, dont les murs de pierre semblent avoir été faits pour prolonger l’ambiance souvent mystérieuse jusqu’aux derniers rangs.

On est plongés au cœur de l’Île Saint-Louis au début du XXe siècle, dans un univers proche d’autres romans de Leroux, tel le « Le Fantôme de l’opéra ». Bénédict, un relieur que la nature a fait repoussant, est suspecté de crimes aussi atroces que les traits de son visage. La jolie Christine, fille de l’horloger voisin, se prend tout de même d’amitié pour lui le jour où il accepte de l’accompagner chez le marquis de Coulteray, étrange et fort insistant quant à l’obtention des faveurs de la belle. Malheureusement, le relieur sera condamné et tué pour un meurtre qu’il n’a pas commis, cela sans disparaître de la vie de Christine pour autant…

Puisqu’elle n’est pas large, Éric Chantelauze utilise la scène du théâtre de La Huchette en profondeur. Le piano est au fond, discrètement éclairé, alors que l’action se passe à l’avant scène, quasiment sans décor : les ambiances sont composées à partir des corps et du jeu des comédiens. Tous les trois excellents, tant par la justesse des voix que par la qualité des interprétations, ils parviennent à rester dynamiques du début à la fin du spectacle. Les incises et autre apartés comiques dans des situations qui ne le sont pas donnent une couleur burlesque au spectacle et contribuent à nous surprendre sans cesse. Tous les personnages sont en fait monstrueux, les âmes rongées par divers traits de folies : lieux reculés, vampirisme et autres perversions, l’inspiration sadienne est palpable mais jamais lancinante.

Alternant scènes de brefs dialogues et chansons longues, les mélodies nous plongent dans un univers musical à la Disney. On croit avec plaisir à cette histoire dont l’adaptation est fidèle à l’imaginaire du roman. On participe à la circulation des rumeurs, les déplacements des personnages, entre Paris, les hôtels particuliers ou la proche banlieue… Du public, on est facilement pris dans la vie du quartier et ses ruelles sombres. Si l’on regrette que le côté fantastique manque un peu d’effets, l’équilibre entre humour et conte glaçant a néanmoins bien été trouvé !


En savoir plus sur http://www.sceneweb.fr/la-poupee-sanglante-a-la-huchette/#oBb7jhgSCLT1GRkB.99

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Calendrier et Tarifs - Théâtre de La Huchette

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Plan d’accès Théâtre de La Huchette

Comment se rendre au Théâtre de La Huchette

  • Saint-Michel, Cluny La Sorbonne
  • 21, 27, 38, 85, 96
  • Saint-Michel, Notre-Dame
  • Théâtre de La Huchette
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