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Théâtre Saint-Georges : un lieu sous le signe du divertissement intelligent

29/11/16

Reportage

Par un lundi automnal, nous nous sommes réfugiés à l’intérieur du Théâtre Saint Georges. Jour de relâche, nous avons eu la chance de rencontrer Marie-France Mignal sa directrice depuis 1984 qui a bien voulu partager avec nous ses souvenirs et anecdotes. Suivez-nous !

Inauguré en 1929 et bousculant les traditions avec son style moderne, le Théâtre Saint-Georges connut une histoire brillante et de très grands succès dès son ouverture. Fermé puis ré-ouvert à plusieurs reprises durant la guerre, le lieu a rencontré ensuite plus de 30 ans de succès sous la direction de May Morgan. En 1984, Marie-France Mignal et France Delahalle reprennent la direction du théâtre, avec comme objectif d’y présenter des comédies de qualité. Comme c’est toujours le cas aujourd’hui  avec « Les Faux British » d’Henry Lewis et « Les Fourberies de Scapin » !

 

Entrons, sans plus tarder, à la rencontre de ce lieu où une équipe d’une quinzaine de personnes travaille pour rendre la magie du théâtre possible chaque soir…

Dès leur entrée, les fans d’architecture prendront plaisir à contempler l’escalier particulièrement remarquable :

Dans le hall, on retrouve le Molière reçu par les Faux British (Molière 2016 catégorie Comédie). En 2008, la pièce Les Belles-Sœurs avait également reçue cette distinction. Preuves de la qualité des programmations du Théâtre Saint-Georges.

En montant l'escalier, nous avons pu voir les différentes affiches des pièces jouées ces dernières années. Brigite Fossey, Francis Perrin, Marthe Villalonga, Daniel Prévost, Jacques Balutin… Les plus grands ont ici foulé les planches.

Au premier étage, nous découvrons le bar et bien sûr la salle où vous pouvez voir le décor de la pièce « Les Faux British » encore sur scène.

Le bar

La salle  

En se faufilant dans un petit escalier pour arriver aux loges, nous remarquerons le rouge si particulier des murs. Couleur choisie par François Truffaut lui-même lorsqu’il tourna ici « Le dernier métro » sorti en 1980. Les passionnés du film pourront y retrouver certains détails du décor.

Après l’effort, le réconfort, arrivé au dernier étage, une terrasse donne une vue magnifique sur la place Saint-Georges :

Nous nous sommes ensuite faufilés dans les loges avant de redescendre retrouver Madame Mignal.

Au hasard de nos pérégrinations, nous retrouvons l’ancienne façade du théâtre disparue depuis, suite à des travaux :

Derrière le théâtre : la femme

Avant de finir cette visite, nous avons échangé quelques mots avec Madame Marie-France Mignal, véritable figure emblématique de ce lieu. Elle en a pris la direction en 1984 mais avait déjà foulé ses planches par le passé dans la pièce « L’idiote » de Marcel Achard en 1971. Elle ne pensait pas alors en devenir directrice quelques années plus tard.

 

Madame Mignal nous a confié ses débuts motivés au départ par sa volonté de faire de la production et d’aller au-delà de son métier d’actrice. La prise de direction a été un véritable défi pour elle. En se rapprochant de France Delahalle, avec qui elle avait déjà joué, elles ont pu, toutes les deux, relever ce défi. Leur ligne de conduite à leurs débuts : le divertissement intelligent. Et c’est ce qu’elles ont fait pendant 20 ans en proposant des pièces telles qu' « On m’appelle Emilie », « Drôle de couple » ou encore « Le Charlatan ».

 

En 2004, après le décès de France Delahalle, Marie-France Mignal reprend seule les destinées du théâtre, entourée de son équipe, devenue une seconde famille pour elle.

 

Elle nous a confié ses souvenirs avec Maria Pacôme avec qui elle a fait cinq pièces dont la première, « On m’appelle Emilie », en 1984 avec le jeune Patrick Bruel qui faisait alors ses débuts de comédiens avant de connaître la célébrité.

 

« Maria lui disait : écoute comme acteur tu es formidable… Mais comme chanteur non ! ». Il commençait tout juste à être connu. Très vite starisé, il a cependant gardé un très bon contact avec Marie-France Mignal.

 

Elle est ensuite revenue sur « Drôle de couple » de Neil Simon avec Jacques Balutin et Daniel Prevost l’un des plus gros succès du théâtre avec presque 450 représentations et une nomination aux Molières en 1989.

 

Madame Mignal a eu la chance de rencontrer de nombreuses grosses pointures du Théâtre : Francis Perrin, Claude Rich et Michel Galabru notamment, avec qui elle a adoré travaillé. En 2013 ce denier avait d’ailleurs joué ici « Les Lettres de mon moulin ».

 

A la fin de cette entrevue, nous nous sommes quittés aux portes du théâtre, devant sa façade où Madame Mignal nous a expliqué l’histoire derrière ces fresques et trompes l’œil. De nombreux détails nous avaient échappé à notre arrivée, notamment ce rébus peint sur la façade :

 

Si vous aimez l’humour « british » courez voir « Les Faux British » et profitez-en pour découvrir ce magnifique lieu et déchiffrer le rébus ! Et si vous cherchez une pièce pour vos enfants, faites-leur découvrir « Les Fourberies de Scapin », également au programme.

 

 

Avis des spectateurs

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Anonyme

Nous avons toujours adoré ce théatre, une programmation intelligente, créatrice, idéale pour passer de très bonnes soirées . Quand nous habitions PARIS, nous ne manquions jamais une pièce dans ce théâtre . Maintenant, nous habitons plus au sud (cagnes sur mer) mais nous montons souvent sur PARIS et nous notons toujours dans notre planning une soirée dans ce merveilleux théâtre . " Les faux british" est une pièce remarquable et nous avons envoyé beaucoup d' amis la voir et tout le monde a eu la même critique : sensationnel !!!!!! Encore MERCI pour la programmation .

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