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Rencontre avec Julien LAMBERT, régisseur général du Théâtre des Variétés.

25/02/16

Interview Reportage

Pour continuer notre série sur les métiers du théâtre, nous vous proposons aujourd’hui une rencontre avec le régisseur général du Théâtre des Variétés : Julien Lambert. Le régisseur général d’un théâtre est la personne sur laquelle le bon déroulement des spectacles repose. De la mise en place des décors, des sons et des lumières imaginés en amont en passant par la gestion de la régie pendant les spectacles, la sécurité du public ou encore l’organisation de l’entretien du théâtre et du matériel, il est la personne référente.

Comment êtes-vous devenu régisseur général ?

 

Comme beaucoup de personnes dans le métier, j’ai un parcours atypique. Je suis régisseur général depuis 18 ans, je suis sur Paris depuis plus de 15 ans et depuis 5 ans au poste de régisseur général au Théâtre des Variétés, tout ceci après des postes d'ingénieur du son, d'éclairagiste, de backliner et enfin de régie générale pour des salles de concerts et des festivals en France.

 

J’ai une formation d'électricien, d'ingénieur d'automatisation et bien-sûr de musicien percussionniste (10 ans de batterie) ainsi que des habilitations en sécurité, incendie et électricité pour les ERP (Etablissement Recevant du Public).

Que vous évoque le Théâtre des Variétés ?

 

C’est un lieu que j’affectionne particulièrement par sa beauté et par l’ambiance qui y règne : les spectateurs viennent ici pour s’amuser, c’est très agréable d’entendre chaque soir les rires de la salle.

C’est un théâtre à l’italienne de 927 places, en général seules 850 à 900 sont commercialisées, selon les spectacles.

 

Que préférez-vous dans votre rôle de régisseur général ?

 

C’est un métier où il y a énormément de relations humaines. Il faut beaucoup communiquer avec les divers intervenants de chaque spectacle : le metteur en scène, le décorateur,  le créateur lumière, le créateur de son, la costumière… Chacun compte sur moi pour la mise en place de son travail et j’ai un cahier des charges précis à respecter, c’est un métier à responsabilités.

 

Je suis également la personne à qui se réfèrent les vendeurs de la billetterie et les ouvreurs les soirs de spectacle. Premier arrivé et dernier parti, c’est sur moi que l’on compte pour que tout se passe comme il faut.

Le travail sur le décor et la mise en place des lumières est une partie que j’apprécie particulièrement. A chaque nouveau spectacle des camions semi-remorques amènent les décors et nous faisons appel à la préfecture pour faire bloquer le boulevard Montmartre le temps du déchargement. 

Nous faisons ensuite entrer les décors par des tranchées situées dans la salle, sous l’allée centrale. Puis il faut adapter les éléments à la scène et mettre en place les lumières selon les indications du créateur lumière. 

 

Pour le décor de la pièce « Un nouveau départ » avec Corinne Touzet actuellement à l’affiche, avez-vous rencontré des difficultés particulières ?

 

C’est un décor assez léger, qui n’a pas été très compliqué à installer. En revanche il y a un plafond constitué d’une toile tendue dans le décor, ce qui complique grandement l’éclairage. Nous avons dû trouver des astuces pour faire passer les lumières.

Récemment nous avons pour une autre pièce dû monter des tournettes électriques entièrement motorisées. Mes connaissances en électronique m’ont été précieuses !

Un autre défi de taille que nous avons eu lors d’une pièce précédente fut de mettre en place un effet pluie/neige : il s’agissait de faire tomber de l’eau puis de la récupérer dans des gouttières afin de la réutiliser.

 

Quelles sont les nouvelles tendances des spectacles actuels ?

 

L’utilisation de la vidéo est de plus en plus présente. Dans la pièce « Ne me regardez pas comme ça ! » avec Sylvie Vartan, le décor était remplacé par une toile sur laquelle étaient projetées des vidéos.  Pour ce spectacle nous étions cinq en régie : deux personnes en plateau, une personne pour la régie son, une pour la régie vidéo et une pour les lumières. La taille de l’équipe dépend des idées du metteur en scène, je suis toujours accompagné d’un apprenti et nous faisons appel à des intermittents du spectacle quand cela est nécessaire.

Nous avons aussi maintenant des projecteurs entièrement programmables, cette automatisation demande des compétences en programmation.

 

Comment vivez-vous le fait de voir et revoir chaque soir le même spectacle, est-ce ennuyeux ?

 

L’aspect « live » permet de ne pas s’ennuyer. Ce n’est jamais le même public et jamais exactement le même spectacle. Pour les spectacles pour adultes, pour jeune public (nous avons actuellement « La revanche du Capitaine Crochet » à l’affiche) ou les concerts c’est toujours un plaisir de voir les spectateurs s’amuser et prendre du plaisir !                   

La variété des tâches que j’effectue entre technique et administration me permet aussi de ne jamais m’ennuyer et d’apprécier chaque jour ce métier. 

 

Nous tenons à remercier Julien Lambert, qui nous a fait découvrir  son métier avec un enthousiasme communicatif !

 

Dans la série  « les métiers du théâtre », retrouvez également sur notre site l’interview de Pascale Bordet, costumière, celle de Sophie Jacob, Scénographe ou encore cette de Joël Fabing, créateur lumière.

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